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Accueil A la une Cité de l'Histoire de l'Immigration: une ouverture dans la plus grande discrétion
Cité de l'Histoire de l'Immigration: une ouverture dans la plus grande discrétion PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 09 Octobre 2007 09:17
La Cité nationale de l'Histoire de l'Immigration ouvre discrètement ses portes, mercredi, au Palais de la Porte Dorée à Paris, en pleine polémique sur le projet de loi de Brice Hortefeux sur la maîtrise de l'immigration.
  L'ouverture de ce nouveau musée national, dont l'idée avait été lancée il y a une quinzaine d'années par quelques historiens avant d'être sérieusement envisagée par Lionel Jospin, alors Premier ministre puis inscrite dans le programme du candidat Chirac en 2002, se fera sans tapage: aucune inauguration officielle n'est prévue pour l'instant.
Certes, Jacques Chirac, qui avait porté le projet lorsqu'il était à l'Elysée, s'y rendra jeudi matin. Mais du côté du gouvernement, seule Christine Albanel (Culture) a promis de venir mercredi soir, à 19h00.
 "On a été un peu surpris que la Cité ne suscite pas l'intérêt qu'elle mérite auprès des plus hautes autorités de l'Etat", a déclaré à l'AFP Patrick Weil, un des historiens démissionnaires des instances officielles de la Cité mais qui ont continué à travailler au projet. "C'est quand même un musée qui concerne l'histoire de 20 à 25% de la population française (...) C'est le Ellis Island français et il aurait été naturel que le président de la République l'honore de sa présence", a-t-il ajouté.

Le projet de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI), dont la présidence est assurée par Jacques Toubon et Jean-François Roverato, est de
"faire connaître et reconnaître l'apport de l'immigration en France". Le projet, qui a mis des années à voir le jour, a été concrétisé en juillet 2004 par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui avait alors annoncé sa création sur le site du Palais de la Porte Dorée, construit à l'occasion de l'exposition coloniale de 1931 et devenu, après plusieurs avatars, musée des Arts africains et océaniens. Huit universitaires avaient annoncé leur démission des instances officielles de la Cité au printemps dernier pour protester contre l'instauration d'un ministère de "l'immigration et de l'identité nationale". Ils n'en avaient pas moins continué leurs travaux sous la houlette de Jacques Toubon.  Un autre de ces historiens, Gérard Noiriel, a estimé mardi que "s'il n'y a pas d'inauguration officielle, c'est parce que ça coince. Notre discours, qui est de montrer les apports de l'immigration n'est pas celui de la suspicion généralisée de l'immigrant avec l'instauration de tests ADN". Soucieuse de dédramatiser le thème de l'immigration, la Cité offre un regard sur 200 ans d'histoire. "Or, explique Jacques Toubon, cette histoire est quasiment méconnue et elle n'est pas reconnue. Faute de perspective historique,la plupart de nos concitoyens vivent l'immigration comme un phénomène récent (...) alors que toute l'histoire fait le récit d'une immigration constitutive d'une part importante de la réalité française". En l'absence d'inauguration officielle, la Ligue des Droits de l'Homme et d'autres associations ont appelé mercredi matin à une "inauguration citoyenne" de la Cité.
L'ouverture des portes au public intervient alors que le thème de l'immigration semble polarisé par le projet de Brice Hortefeux sur la maîtrise de l'immigration et particulièrement sur l'amendement instaurant des tests ADN pour les candidats au regroupement familial.
 Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, en jugeant  "dégueulasse" d'instrumentaliser ainsi l'immigration a fait rebondir un débat
qui devrait être tranché le 16 octobre par une Commission mixte paritaire.
Commentaires
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conkalanby   |2007-10-09 10:33:22
Elle(La France) ne veut toujours pas assumer ce pan d'histoire qui l'a tant
aider à se faire et se refaire!
Cachez-moi tous ces étrangers qui me font
vivre! "Notre" Président est issu de cette même immigration et apport
là et Il refoule encore Quelle Torture que cette France là!
%D4%20MONIL   |2007-10-09 11:11:37
Le Président a suivi un stage intensif d'une journée avec son homologue
américain. Il a bien retenu la leçon numéro un: "When things goes wrong
at home, go away" alors il part en Bulgarie, en Russie. Leçon numéro deux:
"never go where things goes wrong" Alors malgrès les appels de ses
enfants désemparés de Rivière Salée, Scoelcher, Morne Rouge,...Il applique
la leçon numéro 3:"Fuck them all!"
Guly   |2007-10-09 22:47:22
En tout cas, Fadela Amela ne ferme toujours pas sa "grande Gaule", un
gros big up pour elle...
Sois libre, libre, libre !!!
jarry privilèj   |1969-12-31 10:00:00
libre de quoi?
elle est l'otage de Sarkozy!
aujourdhui
elle part, les "arabes" n'ont pas de couilles de rester, et sont
laches
elle reste, les arabes n'ont pas les couilles de partir , et
sont laches
et le jour où Sarkozy n'aura plus besoin de son gadget, elle gicle

les pros venus de Boston qui entourent Sarkozy et le conseillent,
font du bon boulot. 
pierrre  - réaction   |2007-10-10 01:26:20
en tout cas elle réagit plus que rama yade
Guly   |1969-12-31 10:00:00
Tout à fait...

Elle est : Libre ! Libre ! Libre !
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Mise à jour le Mardi, 09 Octobre 2007 09:17
 

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