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Jeudi, 19 Mars 2009 14:10 |
La fameuse « rencontre-débat sur la place des békés dans la société antillaise : mythes et réalités » a eu lieu hier, à la délégation interministérielle pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer à Paris.
Devant la salle Félix Eboué pleine à craquer, les principaux représentants de la communauté Béké et leurs amis sont venus donner leur version de l’histoire.
En première page du joli dossier de presse distribué à l’entrée, un texte estampillé délégation interministérielle, dans lequel on peut lire : « très peu de familles békés sont parvenues à transmettre à travers les ans les héritages qu’elles auraient éventuellement reçus ». Un peu plus loin : « les Békés constituent désormais un groupe hétérogène, puisque ses membres se retrouvent dans toutes les catégories socioprofessionnelles de la Martinique : médecins, avocats, (…) ou encore SMICards et RMIstes ». Pour ceux qui n’avaient pas encore compris, cette conférence doit « dédiaboliser » les Békés. Noyer le poisson diraient les mauvaises langues, mais c’est pas le genre de Bondamanjak.
Voilà en bref ce qu’on a pu entendre :
« Si on remplaçait dans tout ce qui a été dit le mot béké par Juif ou autre chose, je me demande ce qui ce serait passé », Roger de Jaham, chef d’entreprise.
« Il n’y a pas de monopoles aux Antilles, s’il y en a c’est la SARA… », José Marraud Desgrottes, expert comptable.
« Mon exploitation, je l’ai achetée à ma famille », Jean-Louis de Lucy, agriculteur.
« Les terres de la Martinique ne sont pas restées dans les mêmes mains, je pense qu’il faut vous détrompez », Roger de Jaham.
Le président du MEDEF Guadeloupe, Willy Angèle, a fait le voyage pour nous expliquer que « la question béké, on s’en fout, ce qui compte, c’est comment on va faire pour rattraper les 44% de PIB de retard » par rapport à la Métropole.
Serge Romana est venu mettre un peu de piment dans ce débat lénifiant : « personne ne comprendrait que le groupe des Békés n’ait pas hérité du racisme de leurs parents, il faut un effort de vérité entre nous ».
Organiser cette rencontre a été un premier pas, même si le dialogue tant espéré n’était pas au rendez-vous.
JG
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Mise à jour le Jeudi, 19 Mars 2009 19:59 |