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Biologie médicale et proximité des soins : 120 emplois condamnés à La Réunion

Face à cette situation, l’ensemble des membres de la Plateforme d’Exercice
Professionnel, qui regroupe 100% de la biologie médicale libérale française, a décidé de
lancer 2 actions phares :
• Un arrêt de la télétransmission des feuilles de soins vers les Caisses Primaires
d’Assurance Maladie (CPAM) durant la semaine du 29 octobre au 4 novembre.
• Une fermeture de l’ensemble des sites de biologie médicale en France tous les
après-midis de la semaine du lundi 5 novembre au vendredi 9 novembre.
Ces 2 actions ont été définies et décidées en tenant compte de 2 facteurs.

Elles n’impactent pas directement les patients et permettent de faire pression sur l’ensemble
des directeurs de Caisse Primaire d’Assurance Maladie afin qu’ils remontent le
mécontentement et les volontés de l’ensemble des biologistes médicaux de France auprès
de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAMTS), le dialogue étant quasi rompu
avec celle-ci.
Pour Cécile Tallet, biologiste et porte-parole de la PEP à La Réunion : “Plus de 70% des
diagnostics reposent aujourd’hui sur la biologie médicale et le maillage territorial que
représentent les 3 800 structures de proximité de biologie médicale implantées en France.
Celles-ci permettent de répondre à la nécessaire qualité et à la permanence des soins. Le
PLFSS tel qu’il est conçu actuellement ne tient absolument pas compte de cette
nécessaire proximité”.
Augmenter la pression financière sur les structures de biologie médicale libérale, implique
non seulement la destruction de milliers d’emplois mais aussi l’obligation, pour des
centaines de milliers de patients, de parcourir de nombreux kilomètres pour accéder à un
site de biologie médicale et avoir une chance d’être diagnostiqués ou suivis. Selon Jean
Rogier, biologiste et co porte-parole de la PEP à La Réunion: “Il s‘agit aujourd’hui de savoir si la logique comptable doit prévaloir sur la qualité et la sécurité des diagnostics et des suivis médicaux.

Les jours à venir seront lourds de conséquences pour la santé publique en France. A défaut de dialogue avec les pouvoirs publics, nous espérons que les élus – députés et sénateurs – sauront faire preuve de réalisme et modifier le projet de loi du gouvernement”.

 

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