#CEREGMIA : I AM A FRED

Trois jours après une OPA de 58 minutes sur l’émission Le Kiosque diffusée sur Zouk TV en #Martinique, l’affaire #Ceregmia revient en force sur les devants de la scène médiatique le lundi 26 mai 2014 avec l’annonce de la suspension de Fred Célimène le directeur de ce laboratoire de recherches. Une suspension de ses fonctions de professeur d’université notifiée par Corinne Mencé-Caster la présidente de l’Université des Antilles et de la Guyane (#UAG). Voilà une affaire qui bouscule autant qu’elle éclabousse culs et autres Q.I.

Et pour mettre un peu de piment dans ce désormais pitt sociétal, qui risque d’enflammer la #Martinique et pas que… Bondamanjak, modeste blog privé offre à ses lecteurs un bel extrait du rapport de l’IGAENR
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CONCLUSIONS ET PRÉCONISATIONS DU RAPPORT DE L’ADMINISTRATION DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE (IGAENR)
8. Conclusions et préconisations 8.1. Conclusions à l’issue de la phase contradictoire 8.1.1.
Concernant le directeur du laboratoire, M. Célimène Le refus de M. Célimène d’inscrire le laboratoire dans un projet d’établissement, l’objectif poursuivi d’en faire une entité autonome, son refus de tout pilotage hormis le sien, sa propension à exercer des pressions et des menaces sur les services, les cadres, les instances, la gouvernance, jusqu’aux partenaires extérieurs, ont transformé ce qui aurait pu être un levier pour la recherche de l’université des Antilles et de la Guyane, en un facteur de risques et de déstabilisation. La volonté est délibérée de gérer dans la plus grande opacité des conventions financées sur les fonds européens dont le volume a atteint en trois ans, entre 2009 et 2012, plus de13 M€ dont près de 9 M€ de FEDER, et de s’affranchir des règlements européens et nationaux. Elle sert des intérêts personnels en impliquant membres et collaborateurs du CEREGMIA. Elle sert une ambition personnelle centrée sur un laboratoire que M. Célimène dirige depuis bientôt trente ans, et dont les activités dépassent le périmètre scientifique d’une unité de recherche. En raison de pratiques contestables en matière de dépenses et de traçabilité, la gestion du laboratoire CEREGMIA fait courir à l’établissement des risques juridiques et financiers majeurs qui entachent par ailleurs l’image de l’université et de ses membres. Ainsi le bureau des contrôles de la direction Europe et aménagement de la préfecture de la Martinique, a rendu le 27 mars 2014 les rapports définitifs concernant l’audit de trois opérations, cofinancées par le FEDER, portées par le laboratoire CEREGMIA, Green Island, Oolog et PRED. La presque totalité des dépenses est inéligible. Le préfet de la Martinique a adressé le 10 avril 2014 à l’université un courrier sur les conclusions de ces trois contrôles, qui corroborent l’analyse de la mission sur la gestion des fonds européens par le laboratoire GEREGMIA et les risques qu’il fait courir à l’université. Des titres de perception pour un montant de 531 450 € vont être émis par l’autorité de gestion à l’encontre de l’UAG. Le préjudice financier pour l’université est très important. Elle doit non seulement rembourser la quasi-totalité des subventions FEDER perçues mais ne percevra pas le montant prévisionnel du FEDER qui s’élevait pour ces trois opérations à 2 292 089 €. 8.1.2. Concernant M. Logossah Dans les dysfonctionnements analysés par la mission, la responsabilité de M. Logossah, directeur adjoint du laboratoire, est également engagée, notamment dans la mise en œuvre d’une convention irrégulière lorsqu’il était directeur de l’institut IFGCar et du bureau Caraïbes pour l’AUF, d’octobre 2008 à septembre 2011, convention portant sur plus de 2 M€. Les dysfonctionnements de cette convention « écran » pour gérer la convention du même nom cofinancée par des fonds FEDER du programme INTERREG IV dont la région Guadeloupe est l’autorité de gestion, sont tels que l’UAG a aujourd’hui peu de chances de percevoir la subvention FEDER d’un montant de 1 968 697 €. En effet, pour percevoir éventuellement cette subvention, il faudrait que l’UAG accepte de rembourser les dépenses engagées par l’AUF en cautionnant une série d’irrégularités, comme par exemple une convention de prestation de plus de 100 K€ qu’a signée M. Logossah, payée à une société privée à Haïti qui a été cofondée par un membre du CEREGMIA, lequel occupe toujours un poste de responsabilité dans cette société. On voit mal un comptable public rembourser et certifier de telles dépenses, ni un ordonnateur réquisitionner l’agent comptable, pour les mêmes motifs.

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