Comprendre la crise des gilets jaunes

Comprendre la crise des gilets jaunes

Depuis les années 90,  des historiens, économistes, sociologues tentent d’alerter, sans réaction,  les élites françaises quant au risque de conflits sociaux. 

Dans cet article je tente de présenter de manière simplifiée, les différents facteurs qui ont contribué à l’exaspération des Français et qui expliquent  non seulement la révolte populaire mais le soutien massif de la majorité de la population française.

Ce que disent les Français c’est que : 
Les mesures prises ces dernières années et ces derniers mois :
– les ont appauvri
– il ne vivent plus dignement de leur salaire.
– certains  souffrent du  chômage (car les industriels préfèrent embaucher là où les salaires sont bas).
– ont détruit les services publics qui leur permettaient d’accéder à  une certaine qualité de vie.
– ont  détruit leur démocratie

– et tout ce système a été mis en place  sans son accord.

L’évènement déclencheur : une taxe sur les carburants, qui est durement ressentie par ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre l’automobile pour aller travailler et qui font plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres par jour. Cette augmentation qui aurait pesé lourd sur un budget déjà très contraint.

Des causes liées aux décisions  précédentes du gouvernement Macron :
–  la suppression de l’ISF (Impôt sur la fortune) et sa transformation en ISI(Impôt sur la fortune immobilière)sont donc exclus du décompte  selon L’Express du  11/05/2017   : « oeuvres d’art, les objets de collection, les antiquités, tous  les actifs, mobiliers comme immobiliers, sont pris en compte dans votre patrimoine net taxable, qui sert de base au calcul de l’ISF. Livrets d’épargne, assurances-vie, bijoux, meubles, appartements, maisons, voitures, bateaux de plaisance… ».
les grandes fortunes ont profité  d’allègements de leur impôts notamment :

– le  CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi)

Le gouvernement Macron a donc fait des faveurs à la minorité privilégiée de
France, et  annonce par la suite une hausse des taxes qui touche la classe sociale qui souffre le plus de sa politique fiscale.

 Une pression fiscale insupportable par conséquent. Dans le Figaro du 5 décembre 2018 :
« La pression fiscale a atteint l’an dernier un niveau jamais vu depuis 1965 dans la zone OCDE. Les recettes fiscales ressortent en moyenne à 34,2 % du PIB, en hausse de 0,2 point par rapport à 2016. Cela représente 10 points d’imposition supplémentaire en près de cinquante ans. Et c’est désormais un record absolu. »( Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/12/05/20002-20181205ARTFIG00122-sur-le-podium-des-impots-la-france-occupe-toujours-la-premiere-marche.php)

– Une pression fiscale est jugée  injuste  car elle est  principalement supportée par  les classes moyennes.
Pour prendre un exemple concret pour que nos amis à l’étranger comprennent concrètement ce que vivent les Français,  en l’espace de 3 mois, de septembre 2018 à décembre 2018, un contribuable a pu payer :
– 800 euros de taxe d’habitation
– 2000 euros de taxe foncière
– 1000 euros d’impôt sur le revenu
Soit 4 fois le smic (salaire minimum)  environ en trois mois.
et cela à la veille de Noël.
Si la consommation n’est pas au rendez-vous, n’incriminez pas les gilets jaunes, car c’est la pression fiscale la cause de la baisse de la consommation;

Elle est injuste car elle permet à des privilégiés de s’en soustraire, et ponctionne à tout va sur la majorité des Français, pensant (et c’est un dogme auquel ils croient) que la classe moyenne ne se révoltera pas et paiera.
Mais  cette révolte a aussi plusieurs autres causes profondes : 
– Une dilapidation des entreprises publiques dès le quinquennat de Jacques Chirac, amorçant ainsi un tournant ultralibéral. (dans les années 80). Des banques publiques, des sociétés privées, compagnies électriques autrefois apportant des ressources à l’Etat ont été transférées dans le patrimoine privé. Cette dilapidation a privé l’Etat français de ressources financières qui ne proviennent pas des prélèvements fiscaux.

 Une crise démocratique en 2008,  de trois ans après la victoire du « non » au référendum sur la constitution européenne, le texte est quand même adopté dans une version simplifiée, le traité de Lisbonne. Pour faire simple encore une fois : ce qui avait été refusé par le peuple est imposé par les parlementaires en 2008 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy. C’est la première fois que l’on peutmesurer de manière claire le désaccord entre le peuple français et son élite politique sensée le représenter. 
Des machines de vote ont été installées, celles-là même qui avaient été falsifiées lors des élections américaines, laissant imaginer la falsification possible des élections en France.

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