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Accueil arrow Martinique arrow A la une arrow Aurélie Janice Bayimbi : "Je réclame « le soleil de la conscience »"
Aurélie Janice Bayimbi : "Je réclame « le soleil de la conscience »" Version imprimable
19-02-2006
Aurélie Janice Bayimbi est une jeune lycéenne de la Martinique. Au mois de janvier elle a reçu le premier prix du 9ième concours lycéen sur les Droits de l'Homme. Sa plaidoirie est une formidable leçon aux adeptes des "bienfaits de la colonisation". Leçon à tous ceux qui veulent que les victimes de la traite transatlantique admirent leurs tortionnaires; Leçon à tous ceux qui veulent culpabiliser la victime et absoudre le tortionnaire; Leçon à tous ces scientifiques si prompts à détecter le "syndrome dit de Stockholm" chez les victimes de viols, de tortures, d'attentats ou de prises d'otage; mais qui refusent aux descendants d'Africains déportés, violés, esclavisés, torturés, déshumanisés le droit de se reconstruire. La plaidoirie d'Aurélie est aussi une preuve de notre incroyable capacité de résistance. De par son jeune âge et ses origines (17 ans, père Africain, mère Martiniquaise), c'est aussi un camouflet à tous ceux qui s'entêtent à diviser Africains et Antillais. La jeunesse Martiniquaise n'est pas dupe. Nous sortons lentement, mais sûrement, du syndrome de l'esclavisé-colonisé. Tout seul, sans l'aide des "médecins-spécialistes". Quel parcours! Bravo et Merci à Aurélie ! Aurélie Janice Bayimbi est une jeune lycéenne de la Martinique. Au mois de janvier dernier, elle a reçu le premier prix du 9ème "Concours lycéen sur les Droits de l'Homme". Sa plaidoirie est une formidable leçon aux adeptes des "bienfaits de la colonisation". Leçon à tous ceux qui veulent que les victimes de la traite transatlantique admirent leurs tortionnaires. Leçon à tous ceux qui veulent culpabiliser la victime et absoudre le tortionnaire. Leçon à tous ces scientifiques si prompts à détecter le "syndrome de Stockholm" chez les victimes de viols, de tortures, d'attentats ou de prises d'otage mais qui refusent aux descendants d'Africains déportés, violés, esclavisés, torturés, déshumanisés le droit de se reconstruire. La plaidoirie d'Aurélie est aussi une preuve de notre incroyable capacité de résistance. De par son jeune âge et ses origines (17 ans, père Africain, mère Martiniquaise), c'est aussi un camouflet à tous ceux qui s'entêtent à diviser Africains et Antillais. La jeunesse Martiniquaise n'est pas dupe. Nous sortons lentement, mais sûrement, du syndrome de l'esclavisé-colonisé. Toute seule, sans l'aide des "médecins-spécialistes". Quel parcours! Bravo et merci à Aurélie ! Gilbert Léonard La plaidoirie de Aurélie Janice Bayimbi est retranscrite ci-dessous, pour voir la vidéo cliquez ici "Tout commence durant un cours d?histoire. Les élèves et leur professeur échangent avec ferveur, car le thème est passionnant : en effet, il s'agit de la mondialisation. Très vite s'élèvent pêle-mêle la découverte des Amériques, le commerce triangulaire et aussi naturellement la colonisation et la servitude. Le débat s'enflamme et glisse inexorablement sur la vision d'une Afrique qui a avorté d'infinies possibilités du fait de la déportation des millions d'Africains qui sont nos ancêtres. Chacun y va alors de sa théorie ! « Finalement, la colonisation, ce n'est pas si intolérable que ça puisque maintenant on est civilisé. » Ou encore : « Ah non ! Je ne suis pas un Africain moi ! Je ne vis pas en brousse ! » Tous s?enfoncent dans le gouffre de l'ignorance historique, expliquant le manque de rigueur scientifique de leurs propos. Et c'est au coeur de cette confusion générale que le temps s'est suspendu pour moi, car elle a dit : « Ah non, je ne suis pas noire ! T'as pas vu que ma peau est moins foncée que la tienne ? ! » Mesdames et messieurs, vous comprenez l'effroi qui me saisit devant une telle répulsion pour son être. Car il s?agit bien d?une jeune fille martiniquaise qui s?exprime ainsi. Se défend presque, comme agressée. Et pourquoi donc ? Parce qu'un de ses camarades, sans doute trop conscient de qui il est réellement, l'a qualifiée de « belle négresse ». Honte de ses origines. Honte d'être noire. Honte de descendre d'Africains. Complexe d'infériorité. Manipulation. Trouble identitaire. Aliénation de la réflexion. Assimilation à deux revers. Tel est pour moi l'écho des dires de cette adolescente. Tels sont pour moi les traumatismes dus au « silence des aïeux ». Le silence qui enfouit tout ! Qui ne guérit rien ! » D'abord celui de l'impossible parole des traumatisés ! Sauvagement déracinés, les déportés africains furent, dès leur arrivée en Martinique, dépossédés d'eux-mêmes ! Des familles entières furent disloquées. Plongées dans un monde créolisé, les réduisant à un mutisme forcé qui déstructura leur être. Plus de transmission de la mémoire et des traditions ! Plus de mots pour exprimer la douleur ! L'esclavage rompit tout contact culturel, bâillonnant l'esclave au moyen de ses propres cris réprimés. Mais le silence a surtout été imposé par l'État colonial ! Stratégie politique cynique ou revirement humaniste ? J'estime qu'il est vain d'essayer de trancher car l'assimilation qui suivit l'abolition de l'esclavage, en 1848, est tout cela à la fois : une assimilation à deux revers. L?une des premières mesures de la Seconde République est d?abolir l?esclavage dans les colonies. Le décret d?application de la loi Schoelcher du 27 avril est prêt : dans un délai de deux mois, aucune colonie française ne portera plus d?esclaves. « Il n?y a plus parmi nous de libres, ni d?esclaves. La Martinique ne porte plus aujourd?hui que des citoyens », proclama Rostoland, le 23 mai 1848, alors futur gouverneur de la colonie. « Je recommande à chacun d?oublier le passé. » Entendez par là, mes chers, que les esclaves, en devenant citoyens français, n?avaient plus d?histoire spécifique. La République poursuit ainsi sa stratégie de l?oubli forcé ! Au nom de la réconciliation, les nègres marrons et les esclaves insurgés du 22 mai, à qui on doit la liberté effective et sans condition, sont amnistiés ! La France accorda ainsi son pardon aux esclaves pour l?insurrection du 22 mai au lieu de reconnaître l?esclavage comme un crime commis envers eux. Ce n?était pas la violence de la période esclavagiste mais la violence exprimée au moment de l?abolition qu?il fallut oublier pour rétablir la paix sociale. Le silence sur la période esclavagiste s?accompagna du silence sur l?héroïsme des esclaves ! Si bien que de l?abolition de 1848, on ne retint ainsi que l?idéologie shoelchériste, le mythe du sauveur blanc, de la France émancipatrice et miséricordieuse. La vérité fut honteusement passée sous silence, la réalité historique déformée et instrumentalisée par l?État. On notera surtout comme finalité de ce mutisme imposé, le maintien de la structure économique où les intérêts des anciens maîtres et de la France métropolitaine passent avant tout. Je cite : « La liberté n?est pas le droit de vagabonder, mais bien celui de travailler pour vous-mêmes (...). Mes amis, soyez dociles aux ordres de vos maîtres pour montrer que vous savez qu?il n?appartient pas à tout le monde de commander. » Il est évident que l?on passe d?un capitalisme esclavagiste à un capitalisme où le colonisé devient un travailleur, certes, mais rémunéré en fonction de son assiduité. Il est traité en fonction d?un passé esclavagiste qu?on lui demande par ailleurs d?oublier. On le prive, je cite, « du temps de la gestion mentale du bouleversement social lié en mai 1848. Il n?a ni le temps du deuil ni celui de la jouissance. Seul celui de continuer de travailler pour ces anciens maîtres lui est accordé. » C?est alors plein d?espoir que l?on se tournerait vers l?école pour l?éradication d?une aliénation culturelle et historique. Mais il faudrait se contenter d?une simple répétition de l?histoire coloniale en marche, car l?école républicaine fut le haut lieu de l?exécution de l?âme martiniquaise ! Les bienfaits de la colonisation y furent enseignés aux écoliers comme on apprend le Notre-Père par coeur, sans même savoir l?écrire ! Alors que, et je me permets de citer Césaire, la colonisation fut synonyme de « cultures piétinées, de terres confisquées, d?extraordinaires possibilités supprimées », notamment avec l?instruction systématique en français, langue alors dite de prestige et de promotion sociale, qui relégua le créole au rang d?idiome vulgaire, reflet d?un passé honteux. Les petits Martiniquais ne reçurent donc aucun enseignement de l?histoire de la Martinique, noyés dans le Rhône et la Garonne et savamment ridiculisés, je l?avoue, par les casques de fer et les mèches blondes de leurs prétendus ancêtres les Gaulois. Sous la houlette des grands créoles, du clergé et des enseignants, le chaos identitaire issu d?une francisation exacerbée et aliénante fonctionna à merveille. Aujourd?hui encore, l?omniprésence de l?esclavage dans les esprits persiste. Cent cinquante-sept ans plus tard, le crime est toujours intact et les traumatismes engendrés par les mécanismes sévissent. Le Martiniquais continue de développer un complexe d?infériorité évident. Le père, réduit au rôle de géniteur du temps de l?esclavage, reproduit ce schéma dans la structure familiale actuelle, où il est déresponsabilisé, au profit de la femme dite « poto-mitan » de la société. Les critères esthétiques influencés par le modèle de type européen qui exalte la finesse des traits, la blancheur de la peau poussent encore le Martiniquais à vouloir « blanchir sa race », « chaper la peau », comme on dirait en créole. Le Martiniquais en vient à renier ses origines, parfois sa culture et même sa langue. Il a encore honte de sa peau. De lui-même. D?être noir. L?acquisition de connaissances quant à la période esclavagiste est donc cruciale pour que les langues se délient et que les traumatismes soient dépassés et vaincus. Or, les programmes d?histoire actuels n?y pourvoient pas ! La reconnaissance de l?histoire des Antilles, de la traite négrière et du système esclavagiste, comme matière à part entière, est donc absolument indispensable : pour un dépassement de la haine, pour une réelle conscience historique, et surtout, pour combattre les manoeuvres des institutions scolaires qui visent à redorer le blason des puissances coloniales et à anoblir l?esclavage. Notamment par la loi sur le discours positif sur le colonialisme. Et cela au mépris de la vérité scientifique et de la reconnaissance par l?État de l?esclavage comme crime contre l?humanité. Au nom de tous et en tant que lycéenne d?origines antillaise et africaine, engagée dans une construction cohérente de ma personne, je réclame la mise en place de dispositions nécessaires quant à un réel enseignement de notre histoire. Je réclame « le soleil de la conscience ». Je réclame le droit de savoir !" Aurélie Bayimbi, du Lycée Pernock-le-Lorrain (Martinique)

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Commentaires
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stamathvan   |19-02-2006 22:11:08
Bravo Aurélie, c'est magnifiquement écrit... en français et ta conclusion est
sans appel... Juste deux petites remarques. Nos ancêtres africains nous ont
vendus... aussi... car il y a eu des transactions... donc achat et vente
d'esclaves... Je le dis avec d'autant plus de liberté que j'ai été en Cote
d'Ivoire, au Bénin et au Togo et j'ai discuté de cela avec des historiens sur
place... Quant au complexe d'infériorité, il est si présent.... Ainsi il y a une
dizaine d'années, il y eut à Paris à la Maison de l'Amérique Latine, une soirée
hommage à la négritude... et c'est ainsi qu'arrivèrent, nos CESAIRE, CHAMOISEAU,
CONFIANT, GLISSANT... avec à leurs côtés, de charmantes femmes BLONDES.... bref
aucun d'entre eux n'avait pour épouses, ou compagnes, une NEGRESSE de chez
nous... et au cours de cette soirée là, chacun y est allé afin de déclamer des
vers sur la couleur de peau, l'asservissement, l'avilissement de l'homme ou de
la femme NOIRE... Assez spécial ce spectacle de nos poètes, penseurs es
négritude, avec pour épouse ou compagne, une femme BLANCHE et BLONDE de surcroit
!!!! Il y a donc encore beaucoup de boulot ! et bravo encore Aurélie !
TI KAZO   |20-02-2006 00:09:38
"Le Martiniquais en vient à renier ses origines, parfois sa culture et même
sa langue. Il a encore honte de sa peau. De lui-même. D?être
noir."

Parle- t-on bien de la Martinique? Pays me semble-t-il de
métissage (involontaire puis volontaire). Pays où l'on peut trouver des
personnes de toutes origines.
Sans renier ses origines, peut-on être
Martiniquais sans pour autant être noir?
Si la réponse à cette question est
négative, qu'est-ce qu'un noir? qu'est-ce qu'être noir.




nasyon matnik peyi a sé ta nou   |20-02-2006 06:27:20
TI KAZO
"peut-on être Martiniquais sans pour autant être noir?"
C'est
la culture qui defini une personne , tout comme tu peut trouver un francais ou
un suédois plus martiniquais qu'un neg bokay qui vit au pays, car si l'etranger
à un mode de vie reposant sur la culture martiniquaise au jour le jour il pourra
être défini comme étant un martiniquais alors que le neg qui vit comme un
francais , "aliéné comme on dit chez nous" sera defini d'une autre
manière , et ce raisonnement est applicable pour n'importe quel pays et
origine.

"Pay s me semble-t-il de métissage " dit moi un pays qui
n'est pas métissé ( excuse moi, man pé pa supoté mo tala ! )


STAMATHVAN
"Nos ancêtres africains nous ont vendus? aussi? car il y a eu
des transactions? donc achat et vente"
ATTENTIO N DE NE PAS TOMBER DANS LES
PIÈGES DU COLONISATEUR! Je suis d'accord avec toi quand tu le dit mais je ne
peut l'être entièrement car comme dans toute histoire on retient ou on s'arrête
là où sa nous arrange: Comme je te disais c'est vrai que les africains nous on
vendus mais C'EST PAS TOUT les africains qui l'on fait! Le roi Béhanzin et
d'autre roi d'afrique ont lutté , les BAMBARA ( voulant dire dans leur langues,
peuple refusant d'être soumis plutôt la mort que la honte disent -ils!) .... se
sont pas laissé faire et ont lutté contre les autres corrompus.C'est ce que
l'histoire ne nous a pas raconté alors peut on dire qu'ils nous ont vendus?Peut
on dire que les Allemands sont nazis et par la suite on tués les juifs alors que
ces nazis représentait une certaine fraction et qui ont mis le peuple allemand
sous une dictature?

Je suis content que AURELIE soit martiniquaise , j'en
suis fier !
Mais ce qu'il faut savoir c'est qu'il y a une distinction entre le
martiniquais et l'africain .Aurélie Janice Bayimbi a deux cultures differentes
c'est SON droit de les revendiquer.Ce n'est pas la seule metisse que je
connaisse à qui sa arrangerait que les deux culture n'en fasse qu'une, c'est
comme une fois j'ai vu un gwada d'un pere blanc et d'une mere bokay et lorsq'un
pote ayitien lui dit: Si je comprends bien ton pere c'est un francais et ta mere
c'est une gwada "? IL repond NON je n'aime pas dire sa les 2 sont
francais!Et il est venus me dire par la suite que sa l'arrangeait étant donné
qu'il voudrait pas que sa mere est un autre pays que celle de son pere alors
qu'ils ont deux cultures différentes.Donc l'un doit se diluer dans l'autre cela
va à sens unique.

En tout cas c'est lorsque vous allé en Afrique que vous
comprendrez que nous ne sommes pas africains (pour y avoir vecu 2 ans je sais
de quoi je parle) .Nombreuses sont les femmes
de l'ancienne generations qui
épousent des africains et qui m'ont deja dit : "afritjins sé nou mem" mè
lè yo ka allé en péyi boug la yo ka fè démi tou flap pou viré an péyi nou pas la
ba toute sé fanm afritjèn ka jalousé fanm bokay nou yo lé sanm yo ek mari yo ka
kouri déyé tanou en ! ( sé pa mwen ki ka di zot sa sé sa man ja tan sé sa man ja
wè ! ) an lè KMT man wè an émisyon ki té ka montré an sorcier afritjen ki avoué
ki té ka fè tchimbois an lè mandanm nou pas i ni fil a ritod pou soti épi
yann!

mési an pil mési an chay!
Micheline   |20-02-2006 10:17:56
Blamer ... les Africains... pour la traite...c'est comme les Japonais qui
blament les Chinois pour Nanjing. Colonial mais pas dupe. Colonial... aussi. . .
est ce procès fait au Neg qui a amis, hommes, femmes blancs, etc. Dupe et
colonial! La Martinique pays de métissage. La propagande coloniale qui pousse
l'dée que la Martinique n'apartient pas aux Martiniquais est fade et désuete.
AKENATON   |20-02-2006 10:23:45
Ce "tract" et cette vidéo doivent être connus dans toute la martinique
même s'ils doivent faire très très mal, peut-être plus mal encore que les coups
de fouets.Les martiniquais connaissent leur histoire de manière
superficielle.Ils parlent de l'esclavage comme des touristes américains qui
commentent l'art "inutile" des "peaux rouges".Or ces esclaves
font parti de notre patrimoine génétique.Même si la "race" blanche en
fait un peu parti, l'occidental le( vrai blanc) ne verra pas en nous des
blonds.A savoir si je suis plus noir ou moins noir qu'un autre, c'est un
problème martiniquais.Une fois en france, en allemagne, en grande-bretagne, en
australie...les termes comme "chabin", "chapé-couli" ;,
"mulatre", "neg-bel-chivé&# 34;, "quarteron" et même
"béké ou blanc créole, mais avec l'accent nègre :LE BANC N'A RIEN A FOUTRE,
ON N'EST PAS COMME LUI.
A moins que nous martiquais, on ne déclare une guerre
aux nations blanches pour leurs prouver qu'on est blanc.Même si notre esprit est
"blanc", mais comment le prouver ?
J'ai coutume de dire que les
antillais sont des aliénés,cependant, de plus en plus je n'épargne plus tous ces
africains ( du continent) qui critiquent les antillais(surtout ceux d'occident)
alors qu'ils n'ont pas su faire l'autocritique des colonisations européennes en
afrique.Et une question : pourquoi les africains (noirs) sont musulmans,
chrétiens ?Des religions, qui subtilement "nous" détestent. Rien à voir
avec nos humanités classiques africaines.Tant que l'afrique ne sera pas
réhabilité, les noirs ne seront pas des "hommes".Le "travail"
doit être fait en afrique et dans la diaspora.Pour en finir, une fois pour toute
avec les séquelles de l'histoire de l'esclavage,en martinique, les jeunes
doivent connaître cette période de "a à z" avec tous les indices (comme
les nègres attachés à des poteaux enduits de sucre afin d'attirer les
fourmis...).Ca va attiser la haine raciale, le sang va couler en martinique,
mais ça passera une fois pour toute.Et seulement après on pourra comprendre que
les noirs ne sont pas" là" pour rien;qu'on avait des royaumes, des
pyramides des obélisques, les arts, les sciences, la musique.Or on n'était ni
catholiques, ni musulmans, ni socialistes, ni capitalistes...
TI KAZO   |20-02-2006 11:51:27
Je reviens à ma question intiale: qu'est-ce qu'un noir? Est-ce un africain?
quelqu'un qui a la peau noire? Quel lien entre un mélanésien et un éthiopien
sinon la similitude dans la couleur de leur épiderme?

Je sais que je m'écarte
un peu de sujet. Mais je m'interroge sur le fait que l'on veuille
systématiquement rattacher le Martiniquais à son aspect physique (le plus
souvent sous les termes de neg' ou noir) quitte à négliger certaines franges de
la population.
En fait, je me demande si être Martiniquais ce n'est pas avant
tout un état d'esprit, une façon d'appréhender les choses.

Je ne renie en
rien notre histoire marquée de façon indélébile par l'exploitation de nos
ancêtres africains. Je veux juste me référer à ce qu'est la société
martiniquaise aujourd'hui suite aux apports successifs (Indiens, Syro-libanais,
Chinois...).
Marie   |20-02-2006 13:36:07
TI KAZO, je partage ttes tes interrogations. :-)
Sal Raton   |20-02-2006 13:56:29
Pendant que la colonisation bat son plein et touche à sa solution finale, il y
en a toujours a faire du nombrilisme d'aliéné. Quand la guillotine coloniale va
donner son coup de gras, il y aura encore un a demander," c'est quoi un
noir?"
TI KAZO   |20-02-2006 14:21:21
Où veux-tu en venir "Sal Raton"?
As-tu une réponse à apporter à cette
question?
Penses-tu que ce n'est pas une question à poser?
Ou peut-être as-tu
peur de la réponse?
Géraldine   |20-02-2006 15:14:51
Un alliéné que ce "SR" et c le glas qui sonne non le gras...

Je
trouve cette initiative légitime, j'aime la fin du texte...
Ce besoin de
reconstruction du soi du moi...

"Au nom de tous et en tant que lycéenne
d?origines antillaise et africaine, engagée dans une construction cohérente de
ma personne, je réclame la mise en place de dispositions nécessaires quant à un
réel enseignement de notre histoire.
Je réclame « le soleil de la conscience
».
Je réclame le droit de savoir !?

Je souhaite que tout tes camarade
emprunte la même démarche et feront la même demande...
AKENATON   |20-02-2006 15:27:19
Ti kazo, tu parles à la 13e ligne de" tes ancêtres africains" et en même
temps tu demandes, qu'est qu'un noir.C'est ambigu.
S'il faut aller dans le vif
du sujet, je dirai que l'HOMME a pris naissance en afrique (mais
bien-entendu,"ça " ne s'appelait pas afrique, puisque la terre était
plus ou moins "une" et un "beau jour" a décidé l'aventure, en
sortant d'afrique.Quand il est arrivé en europe, il s'est retrouvé piégé par la
fonte des glaces.Il ne pouvait plus retourner en afrique.Il a fallu qu'il
s'adapte et s'est là que le phéno


mène de la dépigmentation intervient :il
changera de peau car la mélanine qui le protégeait en afrique n'a plus raison
d'être sous la latitude froide.C'est ainsi que le 1e blanc d'europe fut un
noir.MAIS CA,ON NE LE DIT PAS A L'ECOLE.Comme disait CHEIKH ANTA-DIOP la nature
ne revient jamais en arriere pour "faire la même chose".Elle a créer une
espèce et cette dernière se développe.C'est pourquoi, la logique va du noir au
blanc et non du noir vèrs le blanc.La nature a fait que le noir a donné le
blanc, mais on ne sait pas ce que le blanc donnera.Je n'ai pas voulu rentrer
dans les détails avec les homo-sapiens, homo-érectus et autres...
Donc
l'ancêtre de l'homme est nègre.Qu'ils soient occidentals, asiatiques, orientals,
amérindiens,mélanési ens...
Ensuite arrivèrent les civilisations et le
racisme.Et nous voilà entrain de parler de races, d'ethnies...
Bien que
parfois, c'est difficile de classer les races, on peut dire, qu'en martinique
90% de la population est négroïde : de gens plus ou moins noirs ainsi que leurs
traits physiques.Quand on me parle d'indiens de chinois, de syro-libanais de
japonais... ce ne sont pas des races, ce sont des nationnalités.
Oû se
mettent-ils ?
Christophe   |20-02-2006 16:34:45
AKHENATON

Je souhaite comme toi une prise de conscience forte de la part de
notre peuple de son histoire mais quand je t'entends souhaiter "la haine
raciale" et vouloir voir "le sang couler" je frémis...

Je suis de
ceux sur ce forum qui ont dénoncé (et dénoncent encore) l'invasion massive de
notre pays par les Hexagonaux, les relations malsaines que nous entretenons avec
le pouvoir central, etc. Néanmoins, il nous faut éviter, à mon avis, de nous
abaisser jusqu'à souhaiter une guerre des "races".

Nous devons
dénoncer les comportements de l'Occident non pas parce qu'il est "blanc"
et que nous sommes "Noirs" mais parce qu'il s nous a agressé et que nous
souffrons encore de cette agression.

Paix Amour et Joie.
Serge E   |20-02-2006 19:45:41
Bonjour à vous,

L'exploitat ion d'un meurtre ODIEUX et CRAPULEUX et le
discours de l'INCOMPARABLE président du Crif ne laissent planer aucun doute sur
les mobiles des manipulateurs des médias Français. Après une bonne lecture de
l'evangile selon le Crif, vous aurez plus encore envie de crier LIBERTE, EGALITE
et FRATERNITE, voire de défendre la République face au COMMUNAUTARISME qui ne
veut pas dire son nom.

Cet Hors sujet valait le détour, n'est-ce pas ?



A+

Source:www .guysen.com/articles .php?sid=4221

DIS COURS DU
PRESIDENT DU CRIF ROGER CUKIERMAN EN L' HONNEUR DU PREMIER MINISTRE DOMINIQUE DE
VILLEPIN LE 20 FEVRIER 2006

Propos recueillis par Veronique Chemla pour
Guysen Israël News

Lundi 20 février 2006 à 20:51


Monsieur le Premier
Ministre,
Monsieur l?ancien Premier Ministre
Monsieur le Président du
Sénat,
Monsieur le Président de l?Assemblée Nationale,
Mesdames et Messieurs
les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Mesdames et Messieurs les
Ambassadeurs,
Monsi eur le Maire de Paris,
Madame la Présidente de la
Fondation pour la Mémoire de la Shoah,
Messieurs les Représentants des
cultes,
Messieurs les Présidents, et ils sont nombreux ce soir
Chers Amis, et
peut-être futurs présidents


Monsieur le Premier Ministre, c?est la
première fois que le CRIF a le très grand honneur de vous recevoir au titre de
cette fonction.
Mais c?est la 5ème fois que je m?adresse, depuis cette
tribune, au Premier ministre. Une fois de plus, je parlerai des actes
antisémites commis dans notre pays. Cependant, et j?en suis très heureux, ce
sera pour évoquer un recul significatif de ces actes en 2005, de l?ordre de la
moitié.

C?est une bonne nouvelle qui nous fait du bien après les années que
nous venons de vivre. Et nous avons tenu à le faire savoir en Europe comme en
Amérique.

C?est une bonne nouvelle qui est le fruit d?une mobilisation très
large.

Mobilisati on en tout premier lieu du Président de la République, du
Premier ministre, du Gouvernement, de tous les partis politiques démocratiques
de gauche comme de droite.
Mobilisatio n de la société civile et mobilisation
des médias.

Monsieur le Premier ministre, nous avons pu apprécier votre
engagement personnel dans ce combat. Nous avons été sensibles à votre émotion,
ce 17 Juillet 2005, square des Martyrs Juifs du Vel d?Hiv, lorsque vous avez lu
un texte écrit par un enfant, mort en pleine jeunesse, parce que juif, victime
des nazis, avec la complicité d?hommes portant des uniformes français.


L?amélioration constatée en 2005 est due notamment à l?action des forces de
police qui sous l?impulsion énergique du Ministre d?Etat, Ministre de
l?Intérieur, M. Sarkozy, font preuve d?une efficacité dont je tiens à les
remercier. Les Ministres de la justice, de l?éducation nationale, et les autres
membres du comité interministériel contre le racisme et l?antisémitisme ont
également droit à notre gratitude.

Cette évolution ne signifie pas que les
racines du mal ont disparu. Les actes antisémites se situent encore à un niveau
sept fois supérieur à celui d?il y a 6 ans. Un immense effort éducatif reste à
mettre en oeuvre. La célébration du centième anniversaire de la réhabilitation
du Capitaine Dreyfus, que le CRIF compte organiser, y contribuera sans
doute.

Aucun enfant ne naît raciste ou antisémite. Il faut enseigner à nos
enfants, qui sont notre avenir, des règles de respect, des principes de
civilité, qui sont à l?opposé du climat de la société actuelle. Une société
marquée par ses problèmes sociaux, par ses replis identitaires, et par ses
conflits. Et aussi par la violence, cette violence que le cinéma, la télévision,
y compris satellitaire, et Internet nous assènent quotidiennement.

J?ai
assisté vendredi à l?enterrement bouleversant d?un garçon de 23 ans Ilan Halimi,
sauvagement torturé et assassiné par une bande nombreuse et organisée, une bande
de monstres. Le Crif a appelé au calme et au sang froid. Mais une question
s?impose à nous de manière pressante. Ilan est-il mort parce que juif ? Monsieur
le Premier Ministre, vous devez la vérité à notre pays. Je demande à votre
gouvernement de nous fournir la vérité, rien que la vérité, toute la vérité, sur
cette affaire et notamment sur les motivations des assassins.

Aucun être
humain ne doit être attaqué en raison de son identité, de son origine, de sa
religion ou de la couleur de sa peau. Violer la dignité, l?essence d?un être
humain, l?agresser en raison de ce qu?il est, ou, plus encore, de ce qu?il
paraît être, ce n?est pas exprimer une opinion, c?est commettre un crime, un
crime contre l?intégrité morale d?un individu.

Il appartient certes aux juges
de dire ce qui est un crime et ce qui n?en n?est pas un, de même qu?il
appartient aux juges de protéger la liberté d?expression et la liberté de la
presse. Nous avons heureusement constaté que les décisions de justice semblaient
prendre davantage en compte la gravité particulière des délits racistes et
antisémites. Il n?en demeure pas moins que les crimes doivent relever du droit
commun- et non pas du droit sur la presse comme c?est le cas aujourd?hui pour
les délits racistes et antisémites. L?acharnement de quelques juges spécialisés,
dans le droit sur la presse, à toujours relaxer le prétendu comique qui déclare
« les juifs c?est une secte, une escroquerie » est choquant. Nous renouvelons
notre demande de réintégrer les délits racistes et antisémites dans le droit
commun.

J?espère, comme vous, Monsieur le Premier Ministre, que le recul des
actes antisémites se poursuivra.

Mais la société française est confrontée, en
ce début du 3ème millénaire, à d?autres maux.

Notre pays connaît aujourd?hui
une situation paradoxale. La France est un des pays les plus riches du monde.
Mais, en même temps, bien des Français s?angoissent pour leur vie de tous les
jours.

Les mutations économiques, les drames sociaux ? le premier d?entre eux
étant le chômage, sont porteurs de crises et mettent à jour les défaillances de
notre société. Mais les tensions sont devenues aussi identitaires.

Auj
ourd?hui, notre société française a besoin de s?apaiser dans son cadre
républicain. Il faut redonner aux Français de l?espoir, mais aussi le respect
des symboles de l?Etat, mais aussi la fierté d?appartenir au pays des droits de
l?homme et de la laïcité.

Dans cette perspective, la lutte contre les
discriminations est une priorité. Personne ne doit se voir refuser un logement
ou un emploi en raison de ses origines. Il en va du principe de fraternité
auquel nous adhérons tous.

D?autres maux minent encore la société française,
en mettant en cause ses valeurs fondamentales.

Je redoute pour la France une
pensée unique, nourrie des clichés de la bonne conscience populiste, et
démagogique. Cette pensée est présente dans les forums internationaux. Elle fait
entendre dans notre pays la voix du dénigrement et de l?auto
flagellation.

Cet état d?esprit est trop souvent intolérant. Il incite
certains au lynchage médiatique et à la diabolisation d?un Alain Finkielkraut,
ce philosophe qui a combattu l?intolérance toute sa vie.

Je n?aime pas la
concurrence des mémoires. Une victime est toujours une victime, et un bourreau
reste un bourreau. Mais cette universalité ne signifie pas que les événements
qui se sont déroulés en différents lieux et à différentes époques puissent être
étalonnés, ou comparés.

Dans ce contexte, la loi Gayssot, qui lutte contre
le négationnisme, est un élément essentiel du cadre moral et juridique dans
lequel nous vivons. Comme l?a écrit Claude Lanzmann, « la loi Gayssot n?est pas
une limitation de la liberté de l?historien. Elle n?est rien d?autre que le
rappel de l?obligation de vérité ».

L?histoire est importante. L?avenir ne
l?est pas moins. Le dialogue est précieux pour préparer notre avenir commun.
C?est pourquoi le CRIF a une longue tradition de dialogue. Dialogue avec les
responsables politiques démocratiques, avec les médias, avec la société
civile.

Nous avons rencontré presque tous les syndicats et notamment les
syndicats des enseignants et des magistrats. Sur notre demande l?Ecole de la
Magistrature a introduit une formation sur l?antisémitisme.

Nous avons
participé à la fondation d?une association de l?amitié entre Juifs et Afro
antillais. Cette association promeut le dialogue là où certains, précisément,
souhaitent créer un fossé de haine.

Nous avons renforcé une relation
fructueuse avec l?Eglise catholique, marquée par notre présence à Rome, aux
obsèques de Jean Paul II et à la commémoration de Nostra Aetate.

Avec la
Fédération Protestante de France nous avons organisé un colloque commun ainsi
qu?un voyage au Proche Orient.

Dans le même souci de dialogue, nous avons
créé conjointement avec le Consistoire de Paris et la Mosquée de Paris une
association de l?amitié judéo musulmane. Cette association a fait circuler, avec
l?appui des délégations régionales du CRIF, et sans aucun incident, un bus de
l?amitié dans trente villes de France pendant l?été 2005.

Au moment
d?aborder la politique étrangère, je voudrais partager avec vous notre émotion
devant la sortie de la scène publique d?Ariel Sharon. Lui qui a affronté les
périls de la guerre, le voilà terrassé par un accident de santé à un moment
crucial pour l?avenir du Proche Orient. Au-delà de l?homme hors du commun, c?est
son patriotisme, son sens des responsabilités, qui nous inspirent le respect.
Cet homme qui avait mené tous les combats pour la survie d?Israël, qui avait
même réussi à réduire la vague terroriste, a eu le courage d?amener son pays,
contre la volonté de son propre parti, à se retirer de Gaza, ouvrant ainsi la
voie à de nouveaux espoirs de paix.

Nous aimerions tant avoir le moyen de lui
faire savoir notre reconnaissance pour le courage de son action en direction de
la paix. A cet instant, toutes nos pensées vont vers lui, vers son lit
d?hôpital, pour lui adresser depuis cette terre de France, tous nos v?ux dans
cet ultime combat, et aussi pour souhaiter la réalisation de son projet d?une
paix durable entre Israéliens et Palestiniens.

Vous avez dit, Monsieur le
Premier Ministre, que l?histoire de France est faite de quête de l?universel,
plutôt que de la gloire des armes. L?universel, c?est le droit qui doit
prévaloir sur la force, et la morale sur le calcul politique.

Il fut un
temps où Yasser Arafat et la famille Assad jouissaient à Paris d?une grande
considération. Il fut un temps où on ne parlait guère au Premier Ministre de
l?Etat d?Israël.
Il fut un temps où une visite officielle en France d?Ariel
Sharon n?allait pas de soi.
Il fut un temps où il était impossible à un
Président du Crif, soucieux de sincérité, de ne pas critiquer les déséquilibres
de la politique de la France au Proche Orient, au risque de susciter de
l?irritation.

Mais quand de plus en plus d?événements ont une portée
planétaire, comment penser que la politique étrangère puisse être absente du
débat public ?

J?ai le plaisir de constater un changement appréciable.
L?invitation faite à M. Sharon de venir à Paris, après quatre années sans
rencontre au sommet, a été un acte politique important. Et c?est un accueil
chaleureux que le Président de la République et vous-même avez réservé au
Premier Ministre d?Israël fin juillet 2005.

Certains évènements ont joué un
rôle dans cette évolution :

-----Le remplacement de Yasser Arafat par un
homme de dialogue Mahmoud Abbas.
-----La décision prise par le Premier
Ministre d?Israël du retrait de Gaza
-----L?assassi nat, par qui nous savons,
de l?ancien Premier Ministre libanais Rafic Hariri, avec le refroidissement
subséquent des relations entre la France et la Syrie. Chacun sait que la Syrie
sert de base arrière aux organisations terroristes, et n?est pas étrangère à
l?élimination des patriotes libanais opposés à la domination syrienne.

Le
temps du désamour d?Israël semble révolu. Je suis particulièrement heureux de
cette harmonie retrouvée entre la France et Israël. J?en sais gré au Président
de la République, à vous-même, Monsieur le Premier Ministre, ainsi qu?au
Ministre des Affaires Etrangères. Il serait injuste d?omettre le rôle joué par
le gouvernement de M. Jean Pierre Raffarin dans le début de cette inflexion.


Une nouvelle page semble en train de s?écrire entre la France et Israël,
matérialisée par la création d?une Fondation France Israël. Elle est destinée à
promouvoir une meilleure compréhension entre Français et Israéliens.


Désormais la France est à nouveau l?amie de tous les dirigeants de raison de
la région, qu?ils soient arabes ou israéliens.

J?en profite pour dire
combien nous sommes heureux de la présence hautement significative parmi nous ce
soir des ambassadeurs d?Algérie, d?Egypte, de Jordanie, du Maroc, de Mauritanie,
du Pakistan, et de Tunisie.

Le CRIF a constamment manifesté sa conviction que
la solution du conflit du Proche Orient passait par l?existence d?un Etat
palestinien aux côtés de l?Etat d?Israël. La petite flamme de l?espoir de paix
semblait à nouveau briller. La victoire du Hamas aux dernières élections
palestiniennes nous replonge dans l?inquiétude.

Ce mouvement figure sur la
liste européenne des organisations terroristes. Le Hamas prône dans sa charte la
destruction de l?Etat d?Israël. Le Hamas est responsable de la mort violente de
centaines de civils israéliens, hommes, femmes et enfants, victimes d?attentats
terroristes aveugles. Il est responsable de plusieurs milliers de blessés. Rien
ne sera possible si le Hamas ne renonce pas définitivement à sa charte et à
l?action terroriste.

En revanche tout deviendrait possible si le Hamas,
cédant aux réalités du pouvoir, prenait conscience des intérêts véritables du
peuple palestinien. La communauté internationale a un rôle crucial à jouer. Elle
doit refuser que le gouvernement d?un Etat ait pour projet la destruction d?un
autre Etat.

Ses pressions pour être efficaces doivent s?appliquer de façon
unanime et sans tergiversation. Je crains que l?initiative russe d?inviter à
Moscou les dirigeants du Hamas ne soit un premier pas dangereux dans la voie du
renoncement aux principes de fermeté affichés par la communauté internationale.
Et j?avoue ne pas comprendre la précipitation de notre diplomatie à approuver
cette initiative russe.

La France est aujourd?hui en position de jouer le
rôle du médiateur qui inspire confiance à toutes les parties. Elle est en
position d?être entendue.
Lorsque la France s?est jointe aux Etats-Unis pour
exiger de la Syrie qu?elle se retire du Liban, cette demande a été immédiatement
satisfaite. De même, l?Europe, pour la première fois, a été appelée
conjointement par les Israéliens et par les Palestiniens à surveiller la
frontière entre Gaza et l?Egypte. La paix au Proche-Orient passe par
l?implication conjointe et ferme, et de l?Europe, et de l?Amérique.

Dans le
climat de rapprochement entre la France et Israël, permettez-moi, Monsieur le
Premier Ministre, de rêver,

de rêver à l?entrée tant attendue, et si
légitime, d?Israël dans l?Organisation Internationale de la Francophonie. A
l?occasion par exemple de la prochaine réunion, à l?automne, en Roumanie. Le
maintien de l?exclusion serait choquant, serait incohérent.

de rêver aussi à
la célébration du 14 juillet dans ce bel édifice qui abrite, en plein quartier
juif, le Consulat de France à Jérusalem. Mais Israéliens et Arabes y seraient
invités cette fois ensemble, en une fête unique, au lieu des deux cérémonies
séparées de ces dernières années,

de rêver enfin au transfert de Tel-Aviv
vers Jérusalem, de l?Ambassade de France en Israël. La France serait ainsi la
première grande puissance à reconnaître un fait simple, un fait réel. Jérusalem
est la capitale de l?Etat d?Israël.

Utopiqu e tout cela ? Non, le mot utopie
n?a pas de sens en Israël, car Israël est la terre des miracles !

Mais
revenons aux réalités immédiates ! Il y a dans cette région du monde une cause
nouvelle d?immense inquiétude.

Monsi eur le Premier Ministre, l?histoire nous
a appris qu?il fallait toujours prendre au sérieux les menaces. Il y a plus de
70 ans, en Europe, un petit homme moustachu, et vociférateur avait déjà écrit
son projet de suprématie raciale. Pour ne l?avoir pas cru, l?Europe a payé le
prix fort.

Aujourd?hui un autre petit homme tient un langage aussi
inquiétant. Il vient d?Iran.

Les déclarations du président iranien n?ont rien
à envier au Mein Kampf de Hitler. Hitler l?a écrit. Hitler l?a dit. Hitler l?a
fait. Et Hitler n?avait pas la bombe atomique.

Va-t-on s?accoutumer à ces
délires ?

Les projets de ce président iranien constituent un danger pour
tous les musulmans qui ont une vision modérée de l?Islam, ainsi que pour les
droits des femmes musulmanes.
Ils sont aussi un danger pour les pays
occidentaux.
Ils sont évidemment un danger pour Israël.

Ses propos ont été
immédiatement accueillis par de fortes déclarations de rejet par toutes les
chancelleries occidentales. L?opinion publique française les condamne sévèrement
à 85% selon un sondage que le CRIF a commandé à la Sofres. On doit s?en
féliciter ! Mais après ? Que fait-on ? Où va-t-on ?
Comment faire comprendre
au grand peuple iranien que son Président fait courir des risques à la terre
entière, et pour commencer au peuple iranien lui-même ?
Faut-il rappeler que
l?Afrique du Sud, du temps de l?Apartheid, subissait des sanctions économiques,
et ne pouvait participer à la plupart des compétitions sportives internationales
? Cette pression fut efficace et l?Afrique du Sud s?inclina devant l?opprobre
international.

Va -t-on appliquer à l?Iran des sanctions économiques ?

Va-t-on exclure l?Iran des compétitions sportives internationales ? Et
notamment de la phase finale de la Coupe du Monde de football ? Une telle
décision aurait un impact considérable sur le peuple iranien, très fier, et à
juste titre, de son accession à cette phase finale.
Va-t-on réagir après
l?agression contre notre ambassade à Téhéran ?
Va-t-on rompre les relations
diplomatiques ?
Va-t-on exclure l?Iran de l?ONU ?

Il y a danger et le temps
presse.
Il y a danger car nous savons, d?expérience, que les dictatures n?ont
que mépris pour les démocraties. Il y a danger car l?Iran entend mener à terme
son programme nucléaire.
Il y a danger car les menaces du Président iranien
sont incompatibles avec la détention de l?arme nucléaire. Certes il n?existe pas
de solution indolore. C?est peut-être ce que pensaient les représentants de la
France et du Royaume-Uni à Munich en 1938.
Aujourd?hui, il est essentiel que
l?Iran acquière la conviction qu?il fait face aux descendants de De Gaulle, et
de Churchill, et non à ceux de Daladier et de Chamberlain.

La France, seule,
ne peut rien dans cette affaire. Mais elle peut tout, si elle agit en union
complète avec l?Europe et les Etats-Unis.

Monsi eur le Premier Ministre, nous
souhaitons que la France joue un rôle moteur dans l?union des grandes puissances
occidentales. L?Europe et les Etats-Unis doivent imposer aux Iraniens, par tout
moyen, de renoncer à l?arme nucléaire alors qu?il est encore temps. Et le temps
presse.

Monsieur le Premier Ministre, nous sommes heureux du chemin parcouru
par la France dans la lutte contre les actes antisémites, et dans une politique
lucide et équilibrée au Proche-Orient. Nous voulons espérer que vous saurez
jouer un rôle déterminant dans cette affaire iranienne, si dangereuse, si
complexe.

Parce que nous savons votre volonté de contribuer à tous les
efforts de paix,
Parce que nous savons ce que nous devons à notre République,

Parce que nous croyons aux valeurs éternelles de la France,
Nous avons
confiance dans l?avenir.
Vive la République !




moline   |20-02-2006 19:50:14
sal raton (
géraldine (10)

"quand la guillotine coloniale va donner
son coup de GRACE"-

à moins qu'elle ne SONNE le glas
Serge E   |20-02-2006 19:50:36
Bonjour,

C'est comme si vous y étiez, en direct LIVE du repas du
CRIF:www.guysen.com/ crif.php

NO COMMENT !

A+
stamathvan   |20-02-2006 21:59:10
totalement hors sujet, le CRIF face à ce qu'a si bien exprimé Géraldine... et il
y en a pour venir polluer le débat. RIEN A VOIR; Heureusement que l'on peut
zapper grâce à la flèche sur le côté... pour parler du CRIF, il fallait le faire
sur la base d'un autre article. Il ne faut pas TOUT MELANGER systématiquement...
C'est stérile et stupide. Et en plus cela ne sert pas la cause en question. Au
contraire.
ken-nel   |21-02-2006 05:51:59
bien pitite!
hanibal   |21-02-2006 12:49:25
Bravo Aurélie-Janice pour cette superbe plaidoirie ! Et merçi de me conforter
dans l'opinion celon laquelle on aurait tort de réduire les jeunes à quelques
exemples caricaturaux, mais qu'il y a de vrais talents qui ne demandent qu'à
s'épanouir...
Quelq ues réactions sur les commentaires :

1 - Participation
d'africains à la traite négrière : l'Afrique du 16e est un immense continent,
plus grand que l'Europe occidentale, composé de plusieurs empires et royaumes
avec des intérêts souvent antagonistes. Que l'Européen ait utilisé les rivalités
entres les différents peuples d'Afrique relève d'une stratégie classique, à
l'instar de ce qui a été fait sur le continent américain à l'égard des
amérindiens du nord et du sud. De là affirmer que les amérindiens sont
responsables de leur génocide à part égale avec les consquistadors espagnols ou
colons anglais relève de la démagogie. De même que relève de la démagogie la
co-responsabilité de l'Africain avec le colonisateur européen dans la mise en
place d'un système esclavagiste à échelle industrielle accompagnée d'une
entreprise systématique de déshumanisation et de chosification. D'ailleurs
l'archarnement dans les élites de l'époque à trouver des fondements
philosophico-religie ux à cette vaste entreprise montre bien que la seule
complicité de quelques peuples africains n'était pas suffisante pour calmer les
tourments des "bonnes consciences" de l'époque.

2 - Arrêtons avec le
syndrôme du métissage à la Martinique et arrêtons de nous en servir pour noyer
l'évidente ascendence africaine d'au moins 70 % de la population. L'Espagnol est
certainement le peuple le plus metissé d'Europe, renie-t-il pour autant son
appartenance européenne ? Construisons plutôt un peuple libre qui accepte
pleinement toutes ses composantes. Evidemment, la situation actuelle du
continent africain n'est guère reluisante et l'homme est ainsi fait qu'il a
plutôt tendance à vouloir se placer du côté des vainqueurs que des vaincus : il
est plus valorisant de rechercher nos racines du côté du seul breton qui a mélé
de gré ou de force son rameau à notre arbre plutôt que du côté du mandingue ou
du yoruba.
Et, à mon avis, le fameux metissage culturel tant vanté par
certains, n'existe pas encore, mais il est à construire. Et il ne pourra se
construire que quand nous accepterons pleinement et entièrement l'héritage reçu
de ceux de nos ancêtres qui ont été arrachés du continent africain, à égalité
avec tous autres apports que nous revendiquons.
TI KAZO   |21-02-2006 18:34:10
Je partage complètement ta conclusion "hanibal". Il est en effet
nécessaire de prendre en compte pleinement et entièrement l'héritage que nous
ont laissé nos ancêtres africains.
Mon point était de ne pas occulter les
autres apports, même s'ils sont postérieurs et concernent une part moins
importante de la population.
ben la dengue   |21-02-2006 18:49:44
ben quand j'avais son âge, j'aimais surtout la plage, les amis et les belles
négresses (quelle que soit la couleur :-)) é mon ti feu avec le mouvement
giratoire-rotatoire pour que le sucre au fond soit dedans (dedans le ti feu :
nous sommes des alchimistes en puissance).

Alors , je sais pas si je suis
noir mais j'ai souvent été dedans (dedans le noir à cause du sucre dedans le ti
feu).

Comme quoi, "ce sera très simple, quelque chose qui de l'ordre
évident ne déplacera rien mais qui fait que les coraux aux fond de la mer les
oiseaux au fond du ciel les étoiles au fond des yeux des femmes tressailliront
le temps d'une larme ou d'un battement de paupières"

Ay e chèchéy'
Luc Nardal   |21-02-2006 19:41:56
C'est toujours un grand plaisir à te lire Hanibal!
Akhenaton II   |21-02-2006 20:25:26
C'est long à lire, peut-on l'avoir en cassette audio Hanibal?
AKENATON   |22-02-2006 09:22:04
La direction, n'y a t-il pas un moyen d'éliminer ce spam qui est akenaton II, le
minable plagiaire ?
caraibe972   |22-02-2006 09:25:01
Très belle plaidoirie.
Une question se pose : Être Martiniquais actuellement
est-ce être noir ?
Au siècle où nous vivons, il est légitime de vouloir
connaître son histoire et la faire connaître à ses enfants. Mais ce qui me
révolte un peu, c'est de vouloir chercher dans le peuple africain nos
racines.
Comme le dit si bien un lecteur, n'oublions pas que ce sont dse
africains qui ont vendus leurs compatriotes au blancs de l'époque pour
s'enrichir. D'ailleurs les peuples d'Afrique noir continuent à le faire.
Etre
Martiniquais, ce n'est point être africain, nous avons notre propre identité,
mettons la en avant. Arrêtons cette assimilation aux africains.
Je suis
Martiniquais et fier de l'être. Ma femme est métropolitaine, mes enfants sont
métis, je veux qu'ils connaissent toute mon histoire, sans restriction. Je veux
leur transmettre l'âme Antillaise et Martiniquaise. Ils doivent se positionner
pour l'avenir, sans pour cela renier leur histoire, celle de leur père.
hanibal   |22-02-2006 11:45:01
Caraïbe972 : Etre martiniquais c'est reconnaître toutes les composantes de la
société. Bien sûr l'Indien de Pondichéry est un martiniquais et il est normal
qu'il cherche ses racines en Inde. Bien sûr le chinois de Hong kong ou du
Sichuan venu ici au début du siècle est un martiniquais et qu'il entretienne des
liens avec sa lointaine famille est un plus.
Bien sûr, le syro-libanais venu
dans les années 30 et qui s'exprime parfois dans un mix arabo-créole à la maison
est un martiniquais.
Bien sûr que le béké, malgré sa place dans notre histoire,
est un martiniquais est tant mieux s'il cultive sa généalogie bretonne,
normande, anglaise ou hollandaise.
Mais bien sûr aussi que le Nègre, qu'il soit
tempéré par un apport caraïbe, indien, chinois, syro-libanais ou européen a des
racines qui s'enfoncent profondément en Afrique et qu'il ne doit pas occulter au
risque de se fourvoyer et de toujours demeurer un être inachevé.

Donc
caraïbe972, ce que je dis, c'est que le martiniquais ne se réduit pas qu'à sa
composante noire africaine, mais qu'elle ne doit être en aucun cas ni ignorée et
ni minimisée.
D'autre part, et je le dis souvent sur ce forum, le métissage
biologique est un phénomène tout à fait banal et normal et qui prend son origine
depuis la nuit des temps, mais qu'il ne faut pas confondre avec le metissage
culturel qui est un processus beaucoup plus lent et qui, pour l'instant, reste à
construire en Martinique.
Sapata   |22-02-2006 12:08:13
hanibal

Comprends si tu peux.

Mais sachez que si je devais
bâtir l'idée je dirais que couleur n'est pas culture . Bien que sachant que la
forme se compose d'une pluralité d'individualités. Je nierai tous les
particularismes, pour ne prendre que la plus grande mesure
de ce qui rassemble
afin de créer l'entité


Evariste Zephyrin
http://cqo
j.typepad.com/chest/ 2005/03/index.html
Micheline   |22-02-2006 12:59:11
Les Negs assimilés, quand ils ont besoin de se demarquer de l'Afrique, sortent
la vielle rangaine du role des Africains dans la traite. Comme l'explique si
bien Hanibal, c'est une autre "démagogie" au parfum colonial. C'est
comme cette fausse question de métissage qui ne vise qu' a promouvoir la
dissolution du patrimoine martiniquais.
Serge E   |22-02-2006 13:12:00
Caraïbe 972 a dit:"........... .Comme le dit si bien un lecteur, n?oublions
pas que ce sont dse africains qui ont vendus leurs compatriotes au blancs de
l?époque pour s?enrichir. D?ailleurs les peuples d?Afrique noir continuent à le
faire.
Etre Martiniquais, ce n?est point être africain, nous avons notre propre
identité, mettons la en avant. Arrêtons cette assimilation aux africains.
Je
suis Martiniquais et fier de l?être. Ma femme est métropolitaine, mes enfants
sont métis, je veux qu?ils connaissent toute mon histoire, sans restriction. Je
veux leur transmettre l?âme Antillaise et Martiniquaise. Ils doivent se
positionner pour l?avenir, sans pour cela renier leur histoire, celle de leur
père."

Bonjou r,

Cette tirade mérite de figurerdans les études de cas
proposées aux étudiants en psychologie et névroses identitaires. C'est un
chef-d'oeuvre qui dépasse tout ce à quoi nous avons eu droit dans le domaine de
l'esquive identitaire.
Enfin, afin de ne pas se noyer en compagnie du papa des
petits métis, comme il le revendique, il faut quand même rappeler que les gens
qui qui étaient razziés esclavagisés dans les Amériques n'étaient pas des BLANCS
mais des NEGRES d'Afrique, c'est toujours bon à signaler aux gens qui essayent
de faire croire que l'on peut parler du Crime sans parler de l'Afrique. Donc,
qu'on le veuille ou non, le soubassement culturel des Afrodescendants, donc des
Martiniquais NEGRES, est AFRICAIN. C'est si peu évident que les rituels
mortuaires et l'imaginaire empruntent encore au continent NEG, n'est-ce pas?
Alors l'âme Antillaise ou Martiniquaise, ça commence où et s'arrête quand,
monsieur le papa des métis?

A+
stamathvan   |22-02-2006 14:05:51
quelle agressivité Serge E pour revendiquer quoi ? un vieux débat sur la couleur
???? et les orignines ??????? Contrairement à bcp, j'ai été voir Monsieur dans
les registres, l'origine de ma famille... vous devriez le faire et ensuite ai
été en Afrique voir aussi. et au Pondichery.. alors parlez toujours... bref la
musique a tout compris avant les nègres qui s'expriment... et nous explique tous
les jours le metissage culturel et ce dans le monde entier... Savez vous qu'il y
a du raï zouk comme du raï salsa etc... Henri Guédon dans son oeuvre musicale et
en peinture son ouverture........ A bons entendeurs, salut.
Sapata   |22-02-2006 14:59:42
Micheline

Si tu es Micheline M on se connaît ! Alors Si tu as un
truc a dire vas y je t'écoute. Précise ta pensée.


Caïn
ken-nel   |22-02-2006 15:03:14
29, tu as trouvé quoi?...que ton arrière grand mère était une mulatrèsse et que
ses cheveux arrivaient sur ses fesses?
vous me faite doucement rigolé quand
certaint, pour cacher leur malaise(qui n'a mème pas lieu d'exister) vous
pondent tout et n'importe quoi.


ken-nel   |22-02-2006 15:22:45
HS
bmj pas d'info sur saint martin?
le gendarme qui a été tuer....
moline   |22-02-2006 18:20:49
Certaines réflexions montrent bien combien certains n'assument pas leur part
génétique africaine à l'heure où certains n'en sont qu'au réveil et se démènent
pour faire émerger dans les consciences et leur culture cette part d'afrique
qui reste enfouie.Sous peine de ne pas exister vraiment.

Le malaise est si
évident que parler de l'arrière grand-mère mûlatresse aux longs cheveux fait
plus plaisir que de parler de l'africain ou du grand-père bien noir.

Etre
martiniquais ou antillais n'est pas être africain MAIS le martiniquais qu'il le
veuille ou non a sa part africaine. Et s'il ne le voit ou refuse de le voir ;
c'est un doux rêveur qui est ramené régulièrement à la réalité quand l'autre qui
est différent le regarde.

Alors comment ne pas être ridicule ? Car c'est plus
compliqué que ça.

Le français est-il blanc ?
Le français n'est-il
qu'européen ?
Le français est français

Le martiniquais est-il noir ?
Le
martiniquais est-il antillais ou caraïbéen ?
Le martiniquais est-il (aussi)
d'origine africaine ? ou "venant d'afrique" (aussi)
Le martiniquais
est-il de la martinique ?
Le martiniquais est-il français ?
Le martiniquais
est martiniquais
ben la dengue   |23-02-2006 19:17:01
euh ... négropolitain, ça marche ?
Alex DORVILLE   |27-02-2006 19:22:35
Merci Aurélie Janise Bayimbi,

Ce poème est paru dans PLUIES EN CAREME écrit
en 2004

Une histoire pour le dire
Un conte pour le narrer
Un roman pour le
raconter
Un fim pour le voir

Nous n'avons pas de honte à avoir
Ni de nos
ancêtres africains
Ni de nos cultures africaines
Ni de la couleur de notre
peau
Ni d'être fils d'esclave

Soyons fier de notre passé
Portons haut le
flambeau de leurs révoltes
C'était sans pitié
C'était sans honte
C'était sans
amour
C'était esclave ou mort

Soyons fiers de nos dances, de nos
transes
De nos traces, de nos rites, de nos sorciers
De nos déchirements, de
nos racines
C'est leur dignité d'homme, de victime
De force de la nature, de
nos forces invisibles
Qui leur permirent de briser leurs
Ce qu'il nous faut

C'est plein d'histoires pour le dire
De contes pour le narrer
De romans pour
le raconter

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Dernière mise à jour : ( 12-06-2008 )
 
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Les kamo du zouk

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