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Chienfanm, Version imprimable
28-03-2006
Il est plein de poésie, de rythme. Il déroule des sonorités captivantes. « Chienfanm, dé ti pawol anlè Don-Jan ek Doméyis », de Roland Davidas, vient d?être publié aux Editions Gawoulé. Extraits. Il est plein de poésie, de rythme. Il déroule des sonorités captivantes. « Chienfanm, dé ti pawol anlè Don-Jan ek Doméyis », de Roland Davidas, vient d?être publié aux Editions Gawoulé. Extraits. « Ni nonm. Nonm ki sé chienfanm, ki ka niché piè fanm ek ki ka modé tjè fanm ». « Ni tout model chienfanm. Ni chienfanm ki sé chien-fè, ka fouté fè, ka fè lèlè, ki pwofitè, malélivé, ki two présé, ki anrajé, ka méprizé, ka fè pléré, ka badjolé, ka rakonté, ki rakonta, ki two vanta, ki sé sadik ; ki tiranik, ka montré grif. ». « Abel : Potré an toumantè. Sété an bel chaben zié klè : i té jalou madanm, i té jaja tout fanm. I té bodzè, kourè, baladè, kaliè, sédiktè, doublè, baratinè, dézabiyè, bawoufiè.» «Men sé pa té an viè mako-jalou, an boug ki té la pou kasé ménaj, tjenbé chandel, chofé zorey, koubaré dot nonm, bétizé anlè tèt-yo, fè fanm faché ek mari-yo : Abel pa té ka jwé an kannari lé zot.» Roland Davidas est professeur de langue et culture régionale au collège du Vauclin. "Chienfanm "est son premier ouvrage en créole. Il avait auparavant participé à l?ouvrage "crack et cannabis dans la caraïbe » du professeur Aimé Charles-Nicolas avec un article sur le langage des toxicomanes intitulé "es pawol sé van"? Son projet d'écriture est de nous faire réfléchir sur nous même pour parvenir à conquérir de nouveaux espaces de liberté. 10 euros et en couvertrure la photo d?un superbe « maskoko » de Daniel Boukman.
Commentaires
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LAM   | Unregistered | 28-03-2006 22:41:48
Un beau travail sur notre langue.....
Yon di yo   | Unregistered | 31-03-2006 12:11:46
Non, pas un commentaire... je ne me le suis pas encore procuré. Mais une "lettre ouverte" à "an chienfanm" !

C?est vrai, pourquoi chercher une responsabilité ailleurs qu'en moi-même parce que les choses tournent mal ? Pourquoi vouloir vous rendre (toi et les autres) responsables de mes blessures, si profondes et si douloureuses soient-elles ? Pourquoi en effet, quand l?entière responsabilité de mes croyances n?appartient qu?à moi !
Qu?ai-je fait pour que cette relation s?épanouisse ?
J?ai commencé à me donner dans cette relation, à tomber amoureuse, depuis Paris, par mail, en ignorant tout de toi et de ta vie. Je me suis autorisée cet abandon sur la seule foi de ta parole (déjà viciée). Tu étais soi-disant seul, sous-entendu célibataire et sans femme. Quelle naïveté !
C?est vrai que nous n?avions pas de « contrat » clairement établi. Mais dans ma conception des choses, elles allaient de soi.
Et quand bien même, tu as su très tôt ce que j?attendais d?une relation et surtout de l?homme auquel je donnerais mon coeur. Parce qu?il s?agit vraiment de cela.
Je crois m?être investie autant (non, à la réflexion, davantage) que toi, lors de mes brefs séjours en Martinique (et jusqu?en Guadeloupe, quel honneur !), mais surtout par mail. Même loin de toi et par conséquent seule, j?étais heureuse, amoureuse, confiante. Tu étais ma petite bulle de bonheur du matin au soir et du soir au matin. L?éventualité d?une trahison ne m?a jamais effleuré l?esprit, parce qu?elle n?avait pas lieu d?être, et ne pouvait par conséquent troubler mes sentiments, mon bien-être, mon doux rêve. Encore moins, malheureusement, m?alerter sur des déboires alors prévisibles.
J?étais dans une nouvelle dynamique, je n?avais de cesse de rentrer pour poursuivre ce rêve en vrai, m?ouvrir, me donner, être aimée, aimer en grand, être l?objet d?attentions particulières, bref, revivre enfin l?amour.

Et puis, il y a eu tes problèmes avec ton ex. Puis des soupçons (déjà !), alors que je te laissais toute latitude pour tenter de sauver ton histoire. Puis des aveux et à partir de là, le charme était rompu.

Qu?ai-je fait pour que cette relation s?épanouisse malgré tout ?

Je t?ai dit et redit, expliqué et réexpliqué les blocages que créaient chez moi l?infidélité et le mensonge. Je t?ai laissé l?entière liberté de choisir.

Je dois reconnaître que pendant tout ce temps, tu as été suffisamment fin stratège, habile menteur et doux manipulateur pour me laisser entendre que ce que je considère comme des tares (et c?est un pléonasme) avilissantes et dépravantes pourraient disparaître, pour me laisser espérer encore et encore.

De mon côté, je reconnais également avoir été incroyablement et superbement naïve pour avoir donné corps à des soi-disant aspirations, qui n?étaient en réalité que de simples vues de l?esprit, tant elles font partie de la « norme » que tu abhorres et des « bornes » dans lesquelles je me complais.
Peut-être as-tu essayé, mais tellement sans conviction ! Et « chassez le naturel et il revient au galop »? Sinon, quid des mumu, coco, mumu, nénu et qui d?autre encore ? Celles que tu n?as pas réussi à prendre dans tes filets (en réalité, je pense à une en particulier), se sont montrées bien moins naïves que toutes les autres et moi en premier ; suffisamment lucides pour lire en toi et ne pas se laisser aveuglées par tes belles paroles, tes beaux sentiments, tes insoupçonnables mensonges.
Au moins, ont-t-elles su se contenter du simple confort d?une amitié toute dévouée (déjà si profondément ancrée pour certaine, hé ben !), bref, du pur bénéf, sans les inconvénients. Celles-là n?avaient aucune attente vis-à-vis de toi, elles t?ont simplement regardé venir.
Qu?ai-je fais pour que cette relation s?épanouisse malgré tout ?
C?est très clair, je n?ai rien fait pour « gravir la tour ». Et pour cause, tenter l?ascension en même temps que tu y encourages d?autres, très peu pour moi. C?est à celle(s) qui y parviendra(ont) le mieux ?
Quelle délectation, comme tu te sens fort, désiré, sollicité, en observant toutes ces femmes si avides d?affection et d?amour qu?elles se bernent elles-mêmes !
Tu n?es pas qu?une « queue ambulante » (pourquoi tant de modestie ?), tu es également un bourreau des c?urs. Tu leurs laisses croire « que? », et « même que peut-être? » alors « peut-être que?», pour mieux te nourrir de leurs sentiments, puis de leurs tourments.
Je pleure sur ma naïveté, sur l?amour (que tu dis, que j?ai crû et voulu croire malgré tout) que tu avais pour moi.
Je pleure sur ton hypocrisie, sur ton manque de franchise, sur ton manque de sincérité, sur ta culture du flou.
Si tu as tout à fait le droit de partager l?amour que tu as en toi, tu n?as pas celui de laisser croire à celles à qui tu le donnes qu?elles en sont chacune l?unique bénéficiaire, l?unique dépositaire.
Tu n?es pas responsable de ces croyances, mais responsable de laisser tes proies les développer. Encore que, pour ce qui me concerne, je suis tombée dans le panneau les yeux ouverts. J?ai sciemment attendu le « attention à la marche », alors que j?aurais pu fuir très tôt cette « vacabonnagerie » et ta fourberie.
Au bout du compte, je te dois tout de même une fière chandelle : j?avais bien compris qu?il ne fallait rien attendre de rien ni de personne... mais pas en amour ! Tu m?as permis de me libérer de cette croyance. Merci beaucoup.
Mes blessures me font déjà moins souffrir et je ne doute pas de leur rapide cicatrisation.
Bien à toi.
Yon di yo.
PS : la déclaration d?amour fait-elle partie de ton attirail du parfait dragueur ? Comme les séjours « improvisés » à l?îlet ou en Guadeloupe ! Si tel n?était pas le cas, penses-y, car c?est exactement comme les mensonges : plus c?est gros, mieux on y croit !
Bécune   | Unregistered | 31-03-2006 14:15:06
Des noms, on veut des noms.
UNE TEL   | Unregistered | 31-03-2006 16:44:47
à qui est dédié ce message ?? le nom
et celle de l'auteur: padi nou la moitié di nou toute; tu nous laisse sur la faim lol y chaud........
queenkelly   | Unregistered | 31-03-2006 17:49:37
Au risque de détonner dans ce concert de louanges, je ne vois pas l'intérêt de s'acharner à écrire le créole, langue orale s'il en est...Mon père était un farouche défendeur du créole qu'il appelait "langue vernaculaire, il y a contribué et pourtant il me disait toujours: "çà ne s'écrit pas, çà se parle!"
queenkelly   | Unregistered | 31-03-2006 17:49:59
Au risque de détonner dans ce concert de louanges, je ne vois pas l'intérêt de s'acharner à écrire le créole, langue orale s'il en est...Mon père était un farouche défendeur du créole qu'il appelait "langue vernaculaire, il y a contribué et pourtant il me disait toujours: "çà ne s'écrit pas, çà se parle!"
queenkelly   | Unregistered | 31-03-2006 17:54:17
Sachez que l'homme martiniquais vit et respire grâce à son appendice d'entrecuisses...S'il;est insuffisant à son goût, il berne sa proie lors d'un collé-sérré en mettant un petit concombre dans son froc...L'amour du mâle martiniquais se situe fort bas!
Lee Bee Dee   | Unregistered | 01-04-2006 00:17:09
QueenKelley, est-ce queue tu ne devrais pas te mettre un doigt dans le cul et respirer fort plutôt que de venir nous sortir des anneries de pédale impubère ?
Ti Sonson sirè   | Unregistered | 01-04-2006 01:58:15
Quelle est l'adresse postale de cet éditeur. Edition Gaoulé ne veut rien dire tout seul quand vous êtes en dehors de la Martinique.
fo_voir   | Unregistered | 01-04-2006 11:22:18
queenkelly,

Eu égard à ta conception du créole et ta vision de tes compatriotes masculins je crois que tu es prêtes toi aussi à écrire ton bouquin; un machin qui pourrait s'intituler "Dictionnaire d'autoflagellation identitaire et autres breves de comptoirs tropicaux".
pas de pudeur   | Unregistered | 01-04-2006 16:29:57
Alors, tu as eu mal de te faire avoir ainsi ? tu n'es pas la premiere, je compatis a ta douleur, c'est dur de vivre ce genre d'histoire mais au moins tu t'es fait koker et c'était bon. Pas de regret. Ki nom-ÿ ?
le lécheur de koukoune ou ... ?
kat   | Unregistered | 01-04-2006 17:26:10
a l'attention de Ti-Sonson
il faudrait que quelqu'un te l'achète et te l'envoie. C'est publié à compte d'auteur, c'est pour cela qu'il n'y a pas d'adresse.
yon' di yo   | Unregistered | 01-04-2006 20:38:26
pas de pudeur... ça te va comme un gant !
Si encore il y avait eu qu'une histoire de cul, qu'une histoire de partouze d'une invitation à l'autre... tu me suis ?!
Mais, je n'imaginais pas être un jour concernée, de si près, par ce genre de "vacabonnagerie" ! Alors oui, plein de regrets !
Mon orgueil, ma dignité, mon intégrité en ont pris un sacré coup ! Alors oui, d'amers regrets !
Quant à la pitié, compassion & Cie, merci, mais je m'en passe.
An lot   | Unregistered | 02-04-2006 04:27:32
Pas de regrets, Yon di yo. L'homme qui t'a coquée et que tu as aimé y a mis quand même du sien : tous ces mails, tous ces séjours à l'Ilet et en Guadeloupe, tout ce temps, toute cette tendresse, tous ces lèchages (de coeur comme de koukoun), toute cette stratégie, tous ces mensonges... ce n'était donc pas qu'une affaire de sexe. Quand on veut seulement coquer, on n'en fait pas tant ! Et s'il t'a, finalement, préféré une autre femme (ou d'autres femmes), c'est que tu ne lui convenais pas, qu'il n'était pas pour toi. Ce n'est donc pas nécessairement une vakabonajri. D'autant qu'il a sans doute été, au moins au début, sincère. C'est souvent ça le problème du love par mail : on se fait des idées, on est enthousiaste, mais quand on se rencontre, on déchante (de suite ou à la longue). Et puis laisse tomber l'orgueil, ton honneur n'est pas entre les cuisses d'un homme. Enfin, pense à tous ces hommes qui t'ont aimé, dont tu n'as pas voulu, qui en ont pris plein la gueule.
Jôdi ou ka pran fè, dimen sé wou ki ké bay fè !
Yon' di yo   | Unregistered | 02-04-2006 14:16:40
Très juste, An lot : « ? ce n?était donc pas qu?une affaire de sexe? il a sans doute été sincère? » nous sommes d?accord et j?ai voulu y croire, j?ai voulu le croire. Pour toutes ces raisons, je ne me suis pas tirée tout de suite, je nous ai donné DES chances ! J?ignorais alors que d?autres avaient droit aux mêmes attentions?
« ? c?est que je ne lui convenais pas? » encore d?accord, on en a d?ailleurs discuté longtemps et je lui ai laissé la totale liberté de choisir, sans aucune pression. Peu m?importait (on va dire ça comme ça) qu?il me préfère une ou d?autres, sincèrement tant mieux pour lui, mais il n?a même pas été capable de reconnaître de ça ! Je ne suis pas contre le bonheur des autres, je suis pour le mien ! Je ne demandais qu?honnêteté et franchise !
Alors qu?il revienne de son propre chef, EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE, déclaration d?amour et promesses à la clé ! Et qu?il POURSUIVE sa « VACABONNAGERIE », parce que c?est vraiment ça, une fois que je me suis mise en action pour revenir, vous comprendrez un tant soit peu mon amertume ! Bref.
Et pour répondre à ton observation, je n?ai justement pas tergiversé à coups de peut-être et de conditionnel avec celui « qui m?a aimée et dont je n?ai pas voulu ». Si i pri an sa, cé pas i té lé, sé pa pas i pa té sav, ni ke man kouyonen-y! Nuance.
Quant à « pran fè » et « ba fè », je ne vois pas l?intérêt d?en arriver là, ça va contre le bon sens, ou plus précisément à contresens de mes opinions. Je pense que nous sommes suffisamment instruits, intelligents, que nous disposons de suffisamment de libre arbitre pour dire et expliquer ce que nous voulons ou pas, pour entendre, analyser et comprendre que veut l?autre ou pas, pour décider d?accepter ou de refuser ! Pourquoi causer tant de peine (à soi-même et à l?autre), éveiller tant d?incompréhension, attendre d?en arriver au conflit, lè sé pa yan? ki fèy an lè lòt-la, alò ke ou sav ou pa an lè sa, ou sav ke ou pé ké sa satisfè atante lòt-la, ou ke chimen-an bagay-la pran-a pa ka plèw ! An ni pran la penn di lòt-la an nou fini épi sa, épi tout? bagaÿ klasé pou yon? kon pou lòt, surtout lèy tala baw an chans diy sa !

Merci aux bien attentionné(e)s (si si, il en existe) d'avoir pris le temps de me lire, voire de me "soutenir".

Bon, an lot lè, man fini épi tou sa. Plis fos.

Bondamanjak, ce recueil est introuvable ! Merci de nous donner l'info utile.
An lot di Yo   | Unregistered | 02-04-2006 22:46:12
Témoignage très touchant de YON DI YO...

Commentaires très éloquents de certains internautes qui en disent long sur la conception qu'on se fait des relations amoureuses en général dans ce pays...
Beaucoup demandent des noms... comme si ça allait rendre ce témoignage, déjà très courageux, plus intéressant... Un peu d'imagination, messieurs... Cette femme, ça a peut-être été votre mère, c'est peut-être votre maîtresse et votre femme que vous couillonnez en ce moment même, ce sera probablement votre propre fille, qui aura droit au même traitement dès qu'elle sera en âge de rêver d'amour avec le 1er isalope venu... C'est le cas le plus dur, quand il s'agit de votre propre fille, car ce n'est que là qu'on finit par se rendre compte de sa propre isaloperie... Non, franchement, qu'est-ce qu'on en a à f... d'avoir des noms ?

Sinon, il y en a un (n°11) qui demande si le "koké était bon, au moins"... On voit là la hauteur de vues de grand nombre de mâles martiniquais... Amour et koké, mêm bitin, mêm bagay... Dans ce cas, Vive le Canal Levassor, et ces femmes (que je respecte profondemment par ailleurs) qui gagnent leur vie pour permettre à ces messieurs de koker moyennant finances... Si c'est ça la conception de l'amour, c'est étrange, pourquoi je vois tant de tristesse sur leurs visages quand je passe devant elles en voiture ? Y'a pas quelque chose qui cloche, par hasard ?

Un autre (n°14) voit les choses comme une bataille rangée : "Jôdi ou ka pran fè, dimen sé wou ki ké bay fè ! "
Puisque le meilleur remède pour se remettre d'un amour malheureux, c'est bien entendu de prendre sa revanche sur un autre, n'est-ce-pas... Voilà où en sont réduits certains, pétris de leurs aigritudes et de leurs rancoeurs, à compter les coups donnés et les coups rendus, plutôt que d'essayer d'ouvrir leur coeur à celui/celle qui en vaudrait la peine... Encore faut-il être capable de DONNER... Bien peu dans ce pays à la dérive, en fait, bien peu...

Je suis toujours étonnée de voir combien de mes compatriotes confondent baise et amour, cest quand même assez surprenant au XXIè siècle... Du coup, n'assumant pas leurs appétits en toute franchise, plutôt que d'aborder leur proie en annonçant la couleur franchement ("Ton CUL me plait, c'est juste pour KOKER", ils se croient obligés de faire un cirque pas possible, avec parfois des conséquences gravissimes pour la vie de l'intéressée...

... par exemple quiter son pays pour rejoindre celui qu'on croit être "l'élu de son coeur", et se retrouver avec un mec qui attend un bébé, mais avec une autre (même s'il s'est fiancé avec vous, mais pour lui, pa ni pwoblem, sé nou mêm nou mêm)

... par exemple s'installer avec "l'élu" pour commencer une vie à deux, ponctuée par quelques absences prolongées du cher et tendre pour raisons uniquement professionnelles, bien entendu, mais le boug est tellement amoureux qu'il veut un bébé tout de suite là-même, et c'est seulement après l'acouchement que vous aprenez que le monsieur est déjà marié et père de famille dans sa ville d'origine (là où il se rend tout le temps pour raisons professionnelles, justement)

... et qui ne connait pas ces cas de filles qui aprennent que celui avec qui elles vivent une liaison depuis des mois voire des années se marie le samedi suivant ? Sans compter celles qui n'aprennent la chose qu'aux obsèques du mec, si celui-ci a le malheur de mourir de mort violente (sympa de faire connaissance avec l'épouse dans de telles circonstances)

Si seulement ces cas étaient fictifs, on pourrait en rire... Hélas, ils font partie du quotidien des femmes de ce pays... Et tout le monde trouve ça normal, y'en a même qui trouvent ça drôle... On vient, on se sert, on piétine le coeur des gens, et on repart vers d'autres pâturages... Et ainsi va la vie, notre société, qui est déjà en pleine forme, s'en va en déliquescence, mais y'a pas de problème, tant que ça peut alimenter les plaisanteries grasses de ce messieurs, eh ben, woulé ! Pa ni piès pwoblèm !

YON DI YO, foss épi couraj pour remonter la pente, je te souhaite d'y parvenir rapidement, mais je doute fort que celà soit possible avec un de nos compatriotes.

Quant au titre du livre : CHIEN Famn'... finalement, pas mal trouvé... CHIEN, en effet... mais le genre de CHIEN qui n'a aucun respect et qui pisse sur tout ce qu'il peut trouver comme support...
An pa dako   | Unregistered | 03-04-2006 00:05:15
C'est vrai que le témoignage de Yon di yo est émouvant, mais arrête (16), de jouer les moralisatrices. Les gens font ce qu'ils veulent de leur sexe et déploient les statégies qui leur semblent pertinentes pour le fourer là où ils souhaitent. Il s'agit d'affaires entre adultes consentants, dûment avertis de la duplicité, de la versatilité naturelles de l'homme et de la femme en la matière. Car bien entendu ce type de déconvenue arrive autant à l'un qu'à l'autre. Les gens se font tromper parce que tromper est dans la nature humaine, de nos compatriotes comme des autres. Il faut donc assumer ce risque et, le cas échéant, le subir avec philosophie. Les leçons de morale n'ont rien à faire là-dedans. Elles sont absurdes et ne protègent en rien du risque encourru. Et puis, plutôt que de pleurer sur tes amours trahies (car si le cas de Yon di yo t'a ému, c'est sans doute parce qu'il te renvoie à ta propre expérience), dis-toi qu'il t'a peut-être trompée parce que tu ne valais pas la peine qu'il en fasse autrement.
An lot di Yo   | Unregistered | 03-04-2006 09:44:59
n°17 : An pa dako : "dis-toi qu?il t?a peut-être trompée parce que tu ne valais pas la peine qu?il en fasse autrement. "

Je ne m'attendais pas à un autre type de réaction de la part d'un homme martiniquais. En définitive, ça se termine toujours comme ça : si JE ne suis pas foutu d'être honnête et sincère avec toi, c'est pas parce que je suis un ISALOPE, non, non, c'est parce que TU n'en vaux pas la peine. Ce n'est jamais en soi-même que se trouve le problème (pour ne pas dire dans son propre coco), c'est chez l'autre. Mais si l'autre ne vaut pas la peine, pourquoi prendre la peine de la koker, alors ? On peut le voir avant, qu'elle ne vaut pas la peine, non ?

Ce qui me frappe dans ce pays, c'est le MANQUE TOTAL DE RESPECT pour les femmes. Même un Africain Polygame respecte davantage sa femme, car elle au moins, ELLE EST AU COURANT.

"Les gens font ce qu?ils veulent de leur sexe et déploient les statégies qui leur semblent pertinentes pour le fourer là où ils souhaitent. "

Je connais plein d'endroits où les hommes ont suffisemment de c... pour annoncer la couleur, et vivre leurs pulsions librement tout en respectant les femmes qu'ils ont pris la peine d'avertir. Mais non, en Martinique, le mensonge et la tromperie semblent être O-BLI-GA-TOI-RES.

"Il s?agit d?affaires entre adultes consentants, dûment avertis de la duplicité, de la versatilité naturelles de l?homme et de la femme en la matière. "

Des adultes consentants qui devraient être au MÊME NIVEAU D'INFORMATION concernant l'un et l'autre. Comme ça ils consentent librement à avoir une relation sérieuse ou juste une histoire de fesses. Librement et sans que personne n'aie à redire quoique ce soit.

Je me fous pas mal de la MORALE, par contre, le RESPECT de l'Autre, c'est une valeur qui compte pour moi. Et il me semble que ça pourrait être intéressant aussi pour le développement harmonieux de la société en général.

Mais bon, comme tu dis, AN PA DAKO, je ne dois pas en valoir la peine, pas plus que YON DI YO, pas plus que la QUANTITE de femmes de ce pays qui vivent ce genre de situation. Effectivement, après tout, tout' trou sé trou. Pourquoi respecter les gens ? Ca n'a aucun intérêt, et ce n'est pas parce qu'une femme vous a donné la vie qu'il faut respecter les autres...

De toutes façons, à quoi bon parler dans le vide, après tout, cette mentalité là a de beaux jours devant elle, les relations Hommes/Femmes sont au beau fixe dans le pays (5 fois plus de meurtres de femmes par leurs conjoints que la moyenne nationale, sans compter les foyers monoparentaux et les problèmes croissants que ça pose avec des jeunes sans repères), tout va très bien, surtout, ne changeons rien.

Enfin bref, kon yo ka di, pa ni pwoblem, boug mwen. Je te souhaite malgré tout beaucoup de bonheur, AN PA DAKO. A toi. A celle que tu aimes peut-être et que tu respectes (j'espère). A celle(s) que tu kokes peut-être et avec qui (j'espère) tu es suffisement honnête pour annoncer la couleur. A celle qui t'a donné la vie, j'espère qu'on la respecte dans sa vie de femme, et qu'elle n'a pas honte de son fils dans sa vie d'homme. ET si tu as des enfants, des filles, je leur souhaite tout le bonheur du monde, et d'être au moins respectées en tant que femmes.

Je te souhaite tout ça sincèrement, malgré les gentillesses que tu m'as dites. Car, vois-tu, devenir aigrie et vouloir se venger sur tous les hommes, franchement, je ne vois pas où ça va mener mon pays. Je vais simplement les éviter soigneusement car je n'ai pas envie d'être méprisée toute ma vie comme toi, ainsi que l'écrasante majorité des hommes martiniquais, tu méprises les femmes. Ca ne m'empêche pas de continuer à croire aux gens de mon pays. Sauf dans le domaine amoureux, par contre. Il y a des limites au masochisme.

Si je peux me permettre une petite remarque te concernant, évite de dire aux gens que tu ne connais pas qu'ils n'en valent pas la peine. Chacun a son histoire, ses peines, ses douleurs, si tu n'en a jamais eu, tant mieux pour toi, et sincèrement, je ne te le souhaite pas. Mais respecte les autres, ça ne te fera pas de mal, tu sais.

A an lot soley
didi   | Unregistered | 03-04-2006 09:45:31
J'ai le livre sous les yeux et je trouve que c'est un très bel ouvrage. En tout cas pour une première c'est "chapo pa ni fé vert pa ni fé rouge mwe pressé".

Très poétique, très rythmé, il captive celui qui le lit..

Bravo Wolan bel pawol (à quand la suite ou le deuxième ouvrage ?)

Iréné   | Unregistered | 03-04-2006 10:14:12
Chapo mon frère... ouvrage rithmé, paroles captivantes et véridiques... Je ne peux qu'être fier de toi mon compatriote...

Mwen sé neg matinik et mwen ka di ou plis fows...

Iréné
An lot di Yo   | Unregistered | 03-04-2006 10:25:28
La Rédaction a écrit : "Son projet d?écriture est de nous faire réfléchir sur nous même pour parvenir à conquérir de nouveaux espaces de liberté."

Apparemment, plusieurs lecteurs ont apprécié (Didi, Iréné). Au-delà de la poésie et de la magie du texte, qui ressort de vos commentaires, quelles réflexion celà vous a-t-il inspirées sur nous mêmes et sur notre société ? Quels "nouveaux espaces de liberté", quelles perspectives cet ouvrage a-t-il ouvert pour vous ?

En tous cas, vos commentaires donnent envie de le lire ! ;-)

En plus, je ne savais pas que Daniel Boukman avait ce talent artistique là (masque de la couverture)

Pli ta
Sapata   | Unregistered | 03-04-2006 15:28:35
Suite a plusieurs questionnement de copines ou de CPPI qui pensent que cette lettres ouverte m'est destinée, je tiens à préciser que je n'ai rien a voir dans cette histoire.

Cette lettre ne m'est pas destinée.

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un menteur, je ne déploie autant d'énergie juste pour koker une femme et deuxièmement j'ai un gros cerveau et non un gros coco.

Et enfin, je ne salis pas ce que j'ai pu aimer car ce serait me salir du même coup.

Cain l'homme sage et sérieux a ne pas mémer à ces vakabonajeries. .
An pa dako   | Unregistered | 03-04-2006 16:17:52
Tu persistes, 17, dans ta posture morale et tu ne t'en rends même pas compte. Ton appel au respect relève bien de cette posture, de même que ton postulat que les Martiniquais ne cessent de tromper leurs malheureuses femmes, qui subissent ce que tu assimiles à du mépris. C'est vrai que les Martiniquais sont souvent des "Chienfanm", pour reprendre le mot de Roland Davidas. Mais s'ils le sont, c'est sans doute parce qu'il y a aussi des "Chiennonm" . Car dans la mesure où il y a autant de femmes que d'hommes à la Martinique (et non pas un homme pour 7 femmes comme le prétendent certains), si les Martiniquais kokent en tous sens, c'est bien parce que les Martiniquaises en font autant. C'est une évidence mathématique. De plus, ces dames sont informées de l'avidité du Martiniquais pour le sexe de la Martiniquaise, et de la duplicité qu'ils peuvent déployer pour y parvenir. Elles ne découvrent pas cela quant elles kokent avec leurs compatriotes. Leur éducation les a informées sur ce point, la mémoire collective aussi. Et les livres comme "Chienfanm", encore. Or elles kokent quand même. Si elles le font, c'est donc qu'elles y trouvent leur compte. Car nos femmes sont, en définitive, comme nos hommes. Alors ton couplet sur la Martiniquaise abusée et victime est grotesque. Quoique marié, je suis souvent affronté aux poses lascives, aux propos salaces, aux propositions indécentes de femmes mariées. Je ne m'en plains pas (j'en profite parfois), je ne juge pas ces dernières, je considère que cela fait partie de la culture des miens et m'en accomode. J'ai aussi été trompé. Et alors ? Je m'en suis, là encore, accomodé. J'ai, selon les cas, continué ou rompu avec les concernées, mais je ne me suis jamais répandu en propos aigres sur ces dernières ou sur la Martiniquaise en général. Car je pense que si j'ai été trompé, c'est parce que notre culture les avaient formatées pour qu'elles agissent ainsi, que leur comportement était donc, quelque part, légitime. Et aussi parce que je ne valais pas la peine qu'elles en fassent autrement. Et puis, finalement, quelle importance ? Car l'essentiel est ailleurs : dans un poème de Perse, dans le visage endormi de ma fille, dans le vol du colibri au petit matin, dans un coucher de soleil sur le Rocher du Diamant. C'est parce que tu ne t'es pas rendue compte que l'important est ailleurs que tes propos sont aigres et désespérés. Convainc-t-en, tu verras les choses tout autrement.
An pa dako   | Unregistered | 03-04-2006 16:21:51
Mon précédent mesage s'adessait bien sûr à An lot di yo.
Rodolfine   | Unregistered | 03-04-2006 16:56:41
Si c'est pas Cain le serial-kokeur, le saigneur des coeurs, le kokeur-menteur, le fourreur de foufoune, le licheur de coucoune, le mangeur de madafa, le semeur de lolo, le senneur de makak, c'est donc qui ?
An lot di Yo   | Unregistered | 03-04-2006 17:57:58
J'aime bien ta conclusion, AN PA DAKO :-)

Effectivement, l'essentiel est ailleurs... et ça fait très longtemps que je l'ai compris... par contre, c'est vrai que je le trouve bien plus souvent dans le coucher de soleil que je suis en train de regarder en ce moment même que dans la fausseté ambiante qui est la règle dans mon pays que j'aime pourtant...

Tu me parles de la duplicité des femmes ? Probablement, je n'en sais rien, puisque je ne me reconnais pas dans ce comportement, je ne reconnais pas mes amies ni aucune des femmes que je fréquente, mais si tu le dis, en tant qu"homme, tu as certainement plus de légitimité que moi pour savoir de quoi tu parles.

Et bien puisque la règle c'est la duplicité, la fausseté, ainsi soit-il... Je me demande juste en quoi celà fait avancer positivement la société... Tu me prends pour une moralisatrice, moi qui ne sais même pas à quoi ressemble une église... Je demande juste est-ce qu'il est possible d'être un peu AUTHENTIQUE dans ce pays.... Est-ce trop demander ? Pourquoi partir du préjugé selon lequel tout le monde, hommes comme femmes, doivent être forcément menteurs, faux, malhonnêtes ? Pourquoi pas tous voleurs ou assassins, pendant qu'on y est ? On n'a pas le droit de s'interroger sur les valeurs de notre société, ici là ?

Les histoires d'amour ne sont éternelles que dans les contes de fées, nous sommes bien d'accord. Mais dans la vraie vie, qu'est-ce qui empêche quelqu'un de prendre ses responsabilités, et de dire à son conjoint : "écoute, j'ai rencontré quelqu'un d'autre ?" Pourquoi faut-il OBLIGATOIREMENT passer par la case mensonge ? Nous sommes bien au XXIè siècle, non ? On ne lapide plus les gens pour adultère ? Alors ? On n'est pas assez adultes pour s'assumer ? On est obligés de faire comme des collégiens qui chapardent les bombons dans le dos de mamie, et qui disent après "non, c'est pas moi" ?

Nos ancêtres amérindiens jouissaient d'une liberté sexuelle ouverte et saine, où les couples se faisaient et de défaisaient au vu et au su de tous, et pour le bien de la société. Le catholicisme a condamné ces attitudes libres et a forcé les gens à la frustration mêlée au mensonge et à l'hypocrisie. Et il faudrait que tout le monde adhère à ça ? Et bien, non, désolée, AN PA DAKO, an pa dako non pli !

Moi ce qui me choque, ce n'est pas que les gens (principalement les messieurs, quand même, mais les femmes aussi, puisque tu le dis) aillent voir ailleurs, ce qui me choque c'est que le mensonge, la tromperie, la lâcheté soient érigées en valeurs suprêmes, comme s'il n'y avait pas d'autre moyen de vivre sa liberté amoureuse et/ou sexuelle. Non, je ne trouve pas ça sain, et ça n'a rien à voir avec la morale, j'en a rien à f... des curés (plus hypocrites et moralisateurs, tu meurs). Quand on est adulte, on doit l'être suffisemment pour ASSUMER. C'est de la morale, tu dis ? J'appelle ça de la MATURITE et de l'AUTHENTICITE.

Comme tu dis (pour une fois, je suis d'accord), notre culture nous a FORMATES pour celà. Du temps de l'esclavage, l'homme esclave n'était qu'un étalon, utilisé par son maître au gré de ses besoins en nouveaux petits esclaves pour aller engrosser qui bon lui semblait. Y compris sa propre mère, au besoin (c'est de là que vient l'insulte "Ay koké manman'w !", pour ceux qui l'ignoraient). L'homme noir était réduit au statut d'animal (étalon), sans avoir le droit de prendre femme (elle aussi réduite au stade d'animal, puisque "poule pondeuse" de petits esclaves) ni de voir ses enfants grandir. Aujourd'hui, les chaînes sont tombées, soi-disant, mais les attitudes n'ont pas changé. Les hommes sont toujours aussi fiers de promener leur appendice partout où le vent les mène, et beaucoup de femmes s'y résignent, faute de mieux, quite à jouer le jeu aussi, comme tu le dis. Mais à part ça, tout va bien, personne ne se pose la question de savoir pourquoi notre société va mal, pourquoi notre jeunesse est à la dérive, etc, etc... Woulé jéness, pa ni piès pwoblem...

Voilà les questions que je me pose, AN PA DAKO. Appele ça de la morale si tu veux, moi j'appelle ça me poser des questions sur le devenir des hommes, des femmes et des enfants de mon pays.

Tu me dis que tu n'as jamais porté de jugements sur les Martiniquaises en général... Laisse-moi rire... Ou pa konnèt mwen, mais tu as déjà décidé que je ne "valais pas la peine"... Que sais-tu de moi ? Sais-tu que je ne t'ai pas attendu pour devenir l'amie des colibris du matin, et pour regarder les couchers du soleil et les étoiles ? Sais-tu que des poèmes, j'en lis autant que j'en écris ? Sais-tu que ce qui m'intéresse, ce n'est pas mon petit nombril, mais que celà m'attriste de voir tant d'hommes, de femmes et d'enfants souffrir dans mon pays, alors que la solution est si facile ? Juste un peu de respect mutuel, d'honnêteté et de franchise dans le coeur, juste ça...

Continue à veiller sur ta petite fille, dans son sommeil, et je prie avec toi pour que son tendre coeur ne soit pas brisé par un salopard qui pense qu'il FAUT obligatoirement être un menteur pour vivre dans cette vie là... Faites qu'elle connaisse AUTRE CHOSE.

A un autre coucher de soleil
An lot di Yo   | Unregistered | 03-04-2006 18:10:49
AN PA DAKO a écrit : "Car dans la mesure où il y a autant de femmes que d?hommes à la Martinique (et non pas un homme pour 7 femmes comme le prétendent certains)"

Merci d'avoir mis les points sur les i sur cette grande vérité là ;-)
Sapata   | Unregistered | 03-04-2006 18:46:30
Aux deux malpropres

Votre histoire commence à me nuire sérieusement à cause de la confusion. Je peux comprendre la dame qui joue sa dernière carte, quoi qu'elle dise elle est encore amoureuse et enferrée sur le kal.

Mais le monsieur en question aurait pu la contacter par mail, par tel ou par ce qu'il veut pour lui expliquer qu'un forum public n'est pas adapté à ce type d'échange ou ne pas répondre.

Mais non il alimente les fantasmes de la dame, lui tend la perche.

Piffffff, que pouvons-nous espérer d'un neg à gwo coco et d'une chatte en chaleur ? Une séance de voyeurisme, je pense.

Hallucinant ce que je lis !

Cela ne me gène pas tant que l'on ne me confond avec ces deux indécents, qui finalement té bien joindre.

Cain l'homme sage et sérieux, pas le serial-kokeur, ni le saigneur des coeurs, encore moins le kokeur-menteur, pas du tout le fourreur de foufoune, retirez le licheur de coucoune, etc... Il est SAGE ek i bisoin mayié lan pwochen !
An lot di Yo   | Unregistered | 03-04-2006 19:36:26
Euhhhhhhhhh.... Qui a parlé de Caïn/Sapata, là ? Et quel intérêt, d'ailleurs ?

Je ne comprends rien, franchement.

Sinon, pour ceux qui ont lu le livre, quel est le message a en tirer ?

Merci de vos commentaires ;-)
Lee Bee Dee   | Unregistered | 03-04-2006 20:42:46
Ce n'est pas Lee Bee Dee qui a coké la dame.

Par contre, est-ce queue la dame cherche toujours ?

Je demande quoi. Pour savoir.
Yon' di yo   | Unregistered | 04-04-2006 02:08:27
Mé siiii, An lot di yo, il y a un intérêt à répondre à caïn, il faut l?aider à se trouver le pauvre !

Dis-nous, que cherches-tu réellement ?

A te convaincre que tu n'es pas (encore ??? ou plus ???) an i?salope comme bon nombre de tes congénères que pourtant tu admires secrètement ?

A te convaincre que tu as un minimum d'intelligence ? Parce que tu ne fais pas comme eux ? (Ou ne peux pas faire comme eux !?). C'est vrai que tu as un « gros cerveau » (endommagé ?) « et non un gros coco » (ou parce que tu n'en as pas un ?) Cause à effet ou vice versa ?
« Votre histoire commence à me nuire sérieusement à cause de la confusion »? mais « Cela ne me gène pas tant que l?on ne me confond avec ces deux indécents, qui finalement té bien joindre. »
ou plutôt cette histoire appelle-t-elle, te renvoie-t-elle si crûment à ce que tu cherches désespérément à enfouir? si ce n?est qu?elle te rappelle combien tu es incapable de parvenir à ce que tu cherches désespérément à vivre ?
Finalement, ton esprit inculte de « connard savant » te pousse à crier haut et fort : je suis « Cain l?homme sage et sérieux » ( ??? frustré et jaloux plutôt ! non ?) et surtout « pas le serial-kokeur, ni le saigneur des coeurs, encore moins le kokeur-menteur, pas du tout le fourreur de foufoune, retirez le licheur de coucoune, etc? » un niveau pourtant si bas, donc à ta portée, (à la réflexion) que tu n?es même pas capable d?atteindre ! Il est SAGE ek i bisoin mayié lan pwochen ! ? C?est tout ce que tu as trouvé pour te venger de tes congénères ? Te marier ? Au fait, avec une FEMME ?

CRA CRA CRA CRA CRA !!!!!

Woulo pour tous ceux et celles qui ne voudraient voir dans ces témoignages, ces questionnements qu'une histoire de sexe, que dis-je ? de cal et de coucoune ! Vous êtes à vomir !

C?est ça la société martiniquaise ? C?est ça les hommes et les femmes (responsables) de mon pays ? C?est tout ce qu?il advient de ce que nous sommes sensés avoir engrangé comme éducation, connaissance, savoir (rendus accessibles de si hautes luttes), à TRANSMETTRE A NOS ENFANTS ? Merde alors !
Je veux encore croire que ce mal là n?est qu?un vilain chancre, mais veillons à ce qu?il ne tourne pas en gangrène. Cependant, je dois avouer ma frayeur quand je lis que la plupart d'entre nous en sont encore à donner comme prétexte à cette mentalité, à ces comportements un héritage de la période coloniale exclavagiste ! Mais sommes-nous à ce point aliénés, dépourvus de jugeotte pour nous vautrer encore dans cette faille et nous y complaire ? Apparemment, zot ka estimé ke cé an bon bagaÿ !

AN LOT DI YO, Plis Fos

...et puis arrête de poser des questions visiblement embarrassantes à tous ceux qui ont lu ce recueil qui comportait des "pistes de réflexion sur nous-mêmes ... pour parvenir à conquérir de nouveaux espaces de liberté." Qu'a-t-il voulu dire ? Je n'ai toujours pas trouvé ce bouquin. Cet "espace de liberté" serait-ce un moyen de permettre à l'homme antillais, martiniquais au demeurant, d'assumer le droit de ne pas se conformer aux clichés, le droit de ne pas se sentir obligé de répondre aux sollicitations, voire "de courir la geuse" ???

An lot lé.
fo_voir   | Unregistered | 04-04-2006 08:44:07
Yon' di yo,

Caïn est assez grand pour se défendre tout seul s'agissant de son délire à la fois légèrement parano et un zizin' mégalo, mais je retiens tout de même de son intervention la référence à "Une séance de voyeurisme".
Le témoignage que tu as apporté est pour le moins personnel. Tu ne peux pas livrer sur un forum public quelque chose d'aussi intime et ne pas t'attendre en retour à certains commentaires qui peuvent être blessants. C'est le risque que l'on court à se mettre à nu devant des inconnus...

Plus globalement, je suis sidéré par le nombre de commentaires qui imputent nos comportements sexuels masculins ou féminins à un déterminisme sociologique ou historique :
- c'est considérer que de tels comportements nous appartiennent en propre à nous Antillais et Antillaises et qu'ils ne posent pas plus largement la question de la relation entre les hommes et les femmes,
- c'est réduire ces comportements à quelque chose qui nous dépasse individuellement puisque nous serions "conditionnés" par ce que l'Histoire à fait de nous,
- c'est nier que, sans écarter toute approche psycho-sociologique, en pratique nos comportements résultent tout de même in fine d'orientations, de décisions et de choix individuels et personnels.
Yon' di yo   | Unregistered | 04-04-2006 15:08:04
Fo_voir

J'apprécie énormément que les choses soient clairement dites, qui plus est en public ! Mon témoignage, on ne peut plus personnel en effet, a été librement et intentionnellement conçu de la sorte, sans pour autant me mettre à nu... loin s'en faut ! Je suis responsable de mes actes et en accepte les éventuelles conséquences quelles qu'elles soient. Je suis sincère et vraie, naïve aussi, mais peu importe, je sais qu'il faut encaisser, à un moment ou à un autre, tôt ou tard, et je sais encaisser. Ce n'est pas parce qu'il s'agit de MON témoignage, que je suis en colère et écoeurée, c'est parce que TOUT est toujours, pour un oui ou pour un non, invariablement et inlassablement ramené au SEXE. Si au moins on se donnait la peine de chercher, de comprendre ce qui se cache derrière cet automatisme. Mais même pas et surtout tout doit être accepté et acceptable sous prétexte que l'on se trouve sur un forum public ! Eh bien, justement, que les choses soient équitables, que mon témoignage brut de décoffrage soit accepté tel quel ! Gêne-t-il quelqu?un ? Pourquoi gêne-t-il quelqu?un ? A un moment, il faudrait peut-être prendre son souffle et plonger en soi ! C?est ce que je ne crains pas de faire, moi !

« ?commentaires qui imputent nos comportements sexuels masculins ou féminins à un déterminisme sociologique ou historique? »
« ?c?est nier que, sans écarter toute approche psycho-sociologique, en pratique nos comportements résultent tout de même in fine d?orientations, de décisions et de choix individuels et personnels »

Mais c?est tout à fait ce que je dis : pourquoi notre société, accepte-t-elle si facilement, argue-t-elle « comme un seul homme » que ces mentalités et comportements sont issus de notre « histoire collective » ? Je ne me sens absolument pas concernée par cette explication et je ne m?y arrête pas. C?est simpliste, superficiel, facile !
Mais en réalité, pourquoi s?emmerder à se compliquer la vie quand le mode d?emploi de ces rapports homme/femmeS (toujours aussi décadents, sinon plus) nous a été gravé dans le crâne - voire dans les gènes - ?
C?est vrai, il s?agit d?un « choix individuel et personnel » que de donner dans la facilité qui arrange !
Nos bons vieux colons n?avaient-ils pas fait le choix pour nous (enfin pour nos ancêtres ? quoique?) d?être de rentables esclaves, ne nous avaient-ils pas conditionnés, formatés pour cela ? Pourtant, j?ai rarement rencontré homme ou femme ramenant tout au « dur labeur » et encore moins travaillant davantage qu?il/elle ne s?adonne aux délices sexuelles ! Bizarre tout de même !

Quant à caïn a-t-il besoin d?être défendu ou de se défendre ? En tout cas, lui seul sait à quel degré prendre le message que je lui ai adressé !!!
Au fait, j?espère que tu étais suffisamment équipé pour pouvoir apprécier la séance de voyeurisme !

An lot lé.
An lot di Yo   | Unregistered | 04-04-2006 18:35:43
C'est vrai qu'il est curieux de voir certains gênés par le témoignage de YON DI YO, alors que les élucubrations salaces de Lee Bee Dee et (parfois) de Caïn ne dérangent personne... Qui est plus impudique ? Question de point de vue...

Sinon, beaucoup sont choqués par les possibles explications historiques sur les comportements généralement acceptés, pour ne pas dire chaleureusement encouragés... D'autres pensent qu'il ne s'agit que de choix individuels... Enfin, j'ai vu passer une affaire de "génétique"... bien plus choquante que l'analyse socio-historique, à mon avis...

Il est évident que l'infidélité et la tromperie ne sont pas le monopole de notre belle île... Mais, là où, dans les autres pays, on "gère", plus ou moins "efficacement", plus ou moins hypocritement aussi, ce qui frappe d'emblée ici, c'est l'espèce d'encouragement collectif qui est adressé en permanence aux hommes pour aller en ce sens... Un homme qui est tranquille dans son petit coin, avec sa petite femme, sera unanimement considéré comme un LOLOY... Alors à force d'incitations chaleureuses, le lavage de cerveau finit par prendre, et le plus fidèle des compagnons craque tôt ou tard, puisqu'il est en permanence incité à le faire. Personnellement, je ne crois pas à l'explication "génétique", ça ne peut relever, selon moi, que d'une construction sociologique, plus ou moins ancienne, plus ou moins consciente.

Est-ce qu'il faut se poser la question ? Ben, à mon avis, ce serait peut-être intéressant, sauf à considérer que i bon konsa. Moi j'ai plutôt l'impression que les relations hommes/femmes sont dans un état lamentable en Martinique. Et que ça a des conséquences à tous les niveaux de la société. Mais peut-être que je n'ai rien compris, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, pa ni piess pwoblem...

Au fait, AN PA DAKO, hier, je discutais avec une jeune cousine (la vingtaine) de ce vaste sujet... Elle allait plutôt dans le sens de ton propos, à savoir que, comme les jeunes femmes savent d'AVANCE qu'elles se feront avoir tôt ou tard, elles prennent les devants, et c'est o pli raché coupé. Tu me cornes, je te corne, ou ka raché mwen, man ka dékalé'w... Bieeeeeeeeeeeeen, sacré progrès, en effet. C'est coup donné, coup rendu, la guerre des tranchées, chacun(e) avec ses munitions et son fusil chargé... Au fait... c'est d'Amour qu'il s'agit ? Ah, pardon, j'avais pas compris...

Encore pour aller dans ton sens, AN PA DAKO : le nec plus ultra (depuis un moment, en fait), c'est que quand tu fais un enfant, c'est soit tu le fais dans le dos du mec (ça c'est pas nouveau) soit tu le fais avec ton mec du moment, mais en te précipitant pour aller le déclarer en mairie AVANT sa naissance, au nom exclusif de la mère. Comme ça, en cas de séparation avec le père, celui-ci n'a aucun droit sur l'enfant. Super pour le père, encore mieux pour le pauvre gamin qui n'avait rien demandé à personne.

Et pa mêm palé de l'argent braguette, encore une autre affaire. Bref, Messieurs-dames, vous n'avez pas l'impression qu'il y a un petit problème quand même ? Quand les relations Hommes/Femmes en arrivent à être envisagées sous des angles aussi inhumains, de part et d'autre ? Evidemment, des couples se forment aussi (encore heureux), et arrivent à tenir, mais pratiquement toujours au prix d'une angoisse de chaque instant, tellement la pression pour aller voir ailleurs est forte, venant de la société.

On me parle de choix individuels, quand le discours est à ce point généralisé et encouragé, je dis que ça devient un problème de société. Faut appeler les choses par leur nom.

Mais si ça se trouve, y'a pas de problème, pourquoi se poser des questions, tout va bien... D'ailleurs, je vous laisse, le coucher de soleil est très beau ce soir (sans aucune ironie ;-) )
yon' di yo   | Unregistered | 04-04-2006 19:38:58
Précision :
Mais en réalité, pourquoi s?emmerder à se compliquer la vie quand le mode d?emploi de ces rapports homme/femmeS (toujours aussi décadents, sinon plus) nous a été gravé dans le crâne ? voire dans les gènes ? ?

Je veux dire : et pourquoi pas dans nos gènes pendant qu'on y est !
An lot di Yo   | Unregistered | 04-04-2006 20:23:01
OK, c'est compris, YON DI YO ! ;-)

Donc on laisse tomber la génétique (je préfère aussi !)

Reste quand même à essayer de comprendre. Tu refuses la lecture historique. Mais pouvons-nous nier l'influence de la société en général ? Or, une société se forge aussi (et principalement) à travers son histoire...

Si la société n'explique rien, pas plus que l'histoire, que faut-il penser, alors ? Que les gens sont intrinsèquement mauvais ? "Décadents", comme tu dis ? Responsabilité 100% individuelle ?

J'ai pourtant l'impression que le problème est général. Et je préfère penser ça, parce que chacun a les moyens de changer les choses, à son petit niveau. Dans la mauvais sens mais dans le bon sens AUSSI. Sé grenn diri ka fè sak diri...

Pareil pour la violence conjugale, pour la délinquance juvénile et pour bien d'autres problèmes qui affectent notre société. Je suis sûre qu'on peut trouver des solutions ensemble, à condition de regarder les choses en face, de se parler et de se respecter. Si ça vaut la peine, bien sûr ! ;-)
Lee Bee Dee   | Unregistered | 04-04-2006 23:52:16
Oui ? Lee Bee Dee a cru entendre son nom. Est-ce queue Lee Bee peut préciser qu'il ne s'intéresse qu'à la chouchoune dodue (1) et non à l'esprit ou au coeur des choupettes.

C'est le job des maris et des copains ça. Lee Bee reste positionné là où il fait bon : ras la touffe et de préférence contre, tout contre la touffe. Capice ?

(1) quelque soit la couleur des poils et même les rasées, hé hé hé.
Luc   | Unregistered | 05-04-2006 02:14:28
Cette lamentation sur la dégradation du rapport amoureux et sexuel entre femmes et hommes martiniquais, révèle une ignorance crasse des fondements et de l'évolution de ce rapport à la Martinique.

Mais avant toute chose, éliminons la mise en doute du déterminisme historique et sociologique à ce niveau. S'il est évident que tout individu a une part de libre arbitre qui lui permet de pondérer le poids de l'histoire et des usages sociaux, il n'en reste pas moins déterminé par ces influences, et ce sont ces dernières qui, in fine, façonnent l'essentiel sa sexualité. Si les hindous ou les luthériens adhèrent au principe de fidélité, c'est que leur expérience collective, marquée par le puritanisme religieux, les a façonnés en ce sens. La mise en doute de ce principe ne peut que mener à des développements grotesques sur l'incidence de la génétique en cette affaire. Les sexualités des individus sont variables parce qu'elles s'inscrivent dans des sociétés variées, forgées par des histoires variées. Il en est de même du rapport à la violence, au consensus, à l'argent, etc. Nous sommes ce que nous sommes parce que les sociétés qui nous ont forgés sont ce qu'elles sont.
Mais les sociétés évoluent, et le rapport des individus à la sexualité, avec. Si nous restons encore largement marqués par le principe d'infidélité, nous le sommes moins que par le passé.

La société d'habitation, qui a formaté la Martinique et les Martiniquais des années 1635 aux années 1960, est une société structurellement infidèle. Si nous prenons le critère du mariage, c'est à dire celui de l'engagement de fidélité (même si les conséquences de cet engagement ont toujours été relatives), on constate qu'on se marie très peu dans l'habitation esclavagiste : quelques dizaines de mariages par an pour des dizaines de milliers d'esclaves. Après l'abolition, ces dizaines se transforment en centaines. Mais rapporté au nombre des nouveaux libres, cela reste très peu. Si l?on compare les moyennes décennales qui ont précédé et suivi 1848, on constate que le nombre annuel des mariages monte à la Martinique de 46 à 637. Par la suite, le nombre de mariages ira progressant. Mais lentement. Les choses ne changent véritablement qu'à partir de la décennie 1960, à partir de laquelle le mariage tendra à s'imposer comme le mode d'union de référence. Au temps de l'habitation, les hommes se succèdent dans la vie des femmes, dont le nombre élevé d'enfants (jusqu'à 22 dans certains cas) recoupe parfois le nombre d'hommes qu'elle a fréquenté. Ces derniers concubinent en moyenne 3 ans avant de changer de compagne, lui laissant au moins un enfant. D'autres géniteurs ont des relations encore plus brèves : le béké bien sûr, qui pouvait aligner des dizaines de rejetons avec ses négresses, mais aussi l'encadrement intermédiaire des habitations, maîtres de l'accès au travail et donc au revenu. Les géreurs, les économes, et surtout les commandeurs, en interface directe avec la force de travail, n'arrêtent pas de coquer. Etreintes furtives, debout dans la canne. Un vieux commandeur assurait coquer plus de 100 amarreuses à chaque récolte.

Les changements intervenus à compter de la décennie 1960, induisent une rupture d?avec une pratique sexuelle marquée par l'inégalité, la pénurie, l'urgence. Le dégagement de l'habitation, l'avènement à la Martinique d'une société post-agricole, s'accompagne d'un processus d'assimilation culturelle (nouvelle aliénation ?) qui se traduit par l'adhésion à de nouveaux modèles d'union et de famille : le mariage et la famille nucléaire européenne. Les couples se stabilisent et se mettent à durer comme jamais pendant les 3 siècles antérieurs. Mais on ne tente pas impunément de se déprendre de trois siècles d'histoire sexuelle. Les déterminismes historiques ont la vie dure. Et l'adhésion au mariage et à la famille nucléaire se révèle davantage une adhésion à un idéal qu'à une pratique effective. Cette adhésion se révèle d'autant plus relative que le modèle lui-même est en crise dans les sociétés qui l'ont généré. L'accession des femmes au pouvoir économique par exemple, les dégage de plus en plus de l'aspiration à la fidélité de l'homme. Car le désir de garder son homme avait aussi un fondement économique. La disparition de cette contingence induit aussi de nouveaux rapports des femmes au sexe, et donc à leur propre fidélité. Et là-bas comme ici, les mêmes causes ont les mêmes effets.

Cette réflexion doit nous apprendre une chose : les histoires individuelles gagnent à être replacées un lieu et dans une durée, car elles sont solidaires des histoires sociales dans lesquelles elles s'insèrent. Se lamenter des coups de corne reçus, fort bien. Mais y voir le signe d'une déliquescence sociétale traduit un manque de perspicacité. Ton histoire, Yonn di yo, est beaucoup moins atroce que celle de ton arrière grand-mère qui, pour pouvoir avoir le droit de se tuer au travail dans la canne, devait passer par le sexe insatisfait du géreur, grand père de Cain, avant de subir l'avidité du commandeur, ancêtre de Lee Bee Dee. De plus, elle n?en faisait pas tant. Elle essuyait le sperme de ces salopards, séchait ses larmes et retournait amarrer les cannes coupées par son compagnon du moment. Ce dernier faisait mine de ne rien remarquer. Mais le soir venu, il la rouait de coups dans la case, avant de la quitter la semaine d?après pour une autre. Neuf mois plus tard naissait une fille dont la malheureuse aurait été bien incapable de dire si elle était l?enfant de son concubin d?alors, du grand-père de Cain ou de l?ancêtre de Lee Bee Dee Neud !

fo_voir   | Unregistered | 05-04-2006 10:34:44
Luc,

Qu'est-ce qui prévaut du déterminisme ou du libre-arbitre ?

Là où je considère que "sans écarter toute approche psycho-sociologique, en pratique nos comportements résultent tout de même in fine d?orientations, de décisions et de choix individuels et personnels", tu estimes a contrario que "S?il est évident que tout individu a une part de libre arbitre qui lui permet de pondérer le poids de l?histoire et des usages sociaux, il n?en reste pas moins déterminé par ces influences, et ce sont ces dernières qui, in fine, façonnent l?essentiel sa sexualité".

Le problème que me pose cette approche déterministe, c'est ce qu'elle peut avoir de paralysant, aussi intéressante soit-elle. Elle tend en effet à exonérer l'individu de ses responsablilités propres dans ses agissements quotidiens, et le sujet est ici bien plus vaste que celui de nos comportements sexuels : je suis ou j'agis de telle ou telle manière parce que je suis le produit de telle société. Autrement dit et de façon un peu caricaturale : c'est pas de ma faute, sé kon sa mwen yé.

La prééminence du libre-arbitre est, je le concède une approche militante, pour ne pas dire "existentialiste" : je suis ce que je décide de faire, aù-dela de ce qui m'est donné au départ. Ca ne signifie pas que je nie ou que je renie "l'essence", ça signifie que j'ai le devoir de construire ma marge de manoeuvre par rapport à ça et que c'est ça qui constitue ma liberté.


Sinon, je n'ai pas vu les commentaires qui feraient référence à la génétique, qui n'a évidemment rien à voir avec le sujet...
An lot di Yo   | Unregistered | 05-04-2006 11:51:28
Merci pour cette riche analyse de la perspective socio-historique, Luc ;-)

Je la trouve très convainquante, en particulier cet extrait très frappant :

"Au temps de l?habitation, les hommes se succèdent dans la vie des femmes, dont le nombre élevé d?enfants (jusqu?à 22 dans certains cas) recoupe parfois le nombre d?hommes qu?elle a fréquenté. Ces derniers concubinent en moyenne 3 ans avant de changer de compagne, lui laissant au moins un enfant."

La durée de concubinage de 3 ans, et la séparation du couple avec un enfant en bas âge restent de nos jours très très fréquente. J'ai trouvé la coïncidence frappante.

Par contre, si je peux me permettre 2 remarques :

- Ta contribution fait avancer le débat, mais avais-tu vraiment besoin de l'introduire en évoquant "l'ignorance crasse" de ceux qui t'ont précédé sur cet espace d'échange ? Nous sommes là justement pour ça, pour échanger. Chacun est toujours ignorant par rapport à quelqu'un d'autre. Ta démonstration n'avait pas besoin de ça.

- Par ailleurs, tu sembles agacé par "Cette lamentation sur la dégradation du rapport amoureux et sexuel entre femmes et hommes martiniquais", et tu en rajoutes une couche sur YON DI YO, qui ferait mieux, si je comprends bien, de "la fermer", sous prétexte que son aïeule subissait bien pire qu'elle ?

Donc, toujours si je suis ton raisonnement, y'a pas de quoi en faire tout un plat, pas besoin non plus de remettre en cause nos attitudes (hommes comme femmes, puisque, comme on n'arrête pas ce que certains appelent "progrès", ces dernières, faute de mieux, on rejoint la ronde du raché coupé).

Donc à ce moment-là, et bien ne changeons rien, laissons les choses continuer à se dégrader (malgré les améliorations que tu soulignes à partir des années 60, on ne peut nier que c'est reparti dans le mauvais sens), et laissons les hommes et les femmes de ce pays s'installer profondemment dans une guerre sans merci ? Moi ça m'effraie que les jeunes filles commencent désormais leur vie amoureuse en se disant " é bé sé o pli fouté fè". Ca m'attriste autant que ça m'agace de voir tous ces hommes passer leur vie à courir après sa yo pa memm sav, pour finir par noyer leur gwo pwèl dans le rhum quand celle qui compte pour eux se sera lassée du manège et sera partie voir ailleurs. Ca m'attriste de voir toutes ces mères célibataires ou divorcées se débattre avec leurs gamins en bas âge. Ca m'épouvante de voir que, du coup, certaines jeunes femmes décident d'écarter le père du panorama avant même d'avoir accouché. Ca ne me rend pas optimiste sur l'avenir de notre société de voir les résultats de ces ravages généralisés : une jeunesse formidable, mais à la dérive, des hommes cyniques et désabusés, des femmes meurtries et repliées sur leurs rancoeurs, quand elles ne deviennent pas aussi cyniques et désabusées...

Mais peut-être est-ce prétentieux de ma part de penser qu'on peut changer les choses en se parlant et en se respectant un peu plus... Peut-être qu'il faut laisser les choses tomber au plus bas avant de se dire que peut-être qu'on devrait essayer d'apprendre à vivre ensemble... Au sens large. Vivre ensemble dans une société ou chacun respecte l'autre.

Peut-être que nous ne sommes pas encore tombés assez bas... Qui vivra verra. Bonne journée à tous.
Sapata   | Unregistered | 05-04-2006 12:19:17
On se calme :

?Au temps de l?habitation, les hommes se succèdent dans la vie des femmes, dont le nombre élevé d?enfants (jusqu?à 22 dans certains cas) recoupe parfois le nombre d?hommes qu?elle a fréquenté. Ces derniers concubinent en moyenne 3 ans avant de changer de compagne, lui laissant au moins un enfant.?

C'est quoi ces foutaises d'où tirez-vous ces statistiques ?

pa bon, pa bon, cela ne va pas, ne colle pas avec la réalité habitaionnaire, mais non vous faites de la psycho, pas la socio ou l'histoire.

La croissance naturelle a toujours connu un solde négatif et c'est pour cette raison que Napoleon III pour inciter les femmes (esclaves) a pocréer va creer les alloc et les leur donner une sommes par enfant et bout de 8 un "pactole."

Si j'ai le temps j'irai vous chercher les ref de la loi.. messieurs allons un peu de sérieux, si la traite s'est poursuivie c'est bien parce que la croissance naturelle ne permet pas de compenser ou d'acccroitre...

Je lis beaucoup d'aneries sur ce fil. Bref !

Cain l'homme sage et sérieux




Luc   | Unregistered | 05-04-2006 14:55:24
Ce qui m?agace dans ce débat, c'est la tendance de certains à penser que tout commence avec leur histoire personnelle, alors que leurs vicissitudes ne sont que le produit d'une histoire sociale. Ces vicissitudes leur apparaissent scandaleuses parce qu'ils les déconnectent des logiques historiques et sociales. Mais replacées en contexte, elles apparaissent banales, cohérentes même.
Dans cette histoire cruelle et aliénante, la fidélité pouvait être une aspiration mais pas une norme. Les hommes passaient d?autant plus d?une femme à l?autre que le sexe des femmes ne leur appartenait pas. Il ne leur appartenait pas parce qu?il n?appartenait pas aux femmes elles-mêmes. Il était soumis à la prédation du pouvoir colonial et de s