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Disparition de la langue créole à RFI Version imprimable
10-07-2006
La direction de Radio France internationale (RFI) vient de prendre une grave décision : la fermeture du Service Créole de RFI et l?arrêt du magazine d?information, Kreyòl pale kreyòl konprann. Ce programme en langue créole, qui existe depuis 1985, est diffusée sur le réseau mondial de RFI (ondes courtes, ondes moyennes, satellite), sur l'nternet et repris par plusieurs radios partenaires FM à Haïti, à la Guadeloupe, aux Etats-Unis? La direction de Radio France internationale (RFI) vient de prendre une grave décision : la fermeture du Service Créole de RFI et l?arrêt du magazine d?information, Kreyòl pale kreyòl konprann. Ce programme en langue créole, qui existe depuis 1985, est diffusée sur le réseau mondial de RFI (ondes courtes, ondes moyennes, satellite), sur l?internet et repris par plusieurs radios partenaires FM à Haïti, à la Guadeloupe, aux Etats-Unis? L?émission créole est unique dans sa forme et son contenu. Outre l?actualité. Française et caraïbéenne, elle fait le lien entre les créolophones vivant dans la Caraïbe et à l?extérieur auxquels elle donne largement la parole. Haïtiens, Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais, Sainte-Luciens, Dominicais de la Caraïbe et de la diaspora, qui représentent une audience de plus de 12 millions de personnes, se retrouvent chaque semaine dans ce programme. La direction de RFI évoque des raisons financières pour justifier la fermeture de la rédaction créole. Paradoxalement, elle lance dans le même temps deux nouveaux services en langues Haoussa et Swahili? Le créole est manifestement considéré comme une langue morte. La décision de RFI est inadmissible ! Nous refusons que la langue créole soit déconsidérée et rayée de la grille de Radio France Internationale. Nous voulons croire que cette décision n?est pas irréversible et utiliserons tous les moyens nécessaires pour la contrecarrer. Pour nous aider dans notre combat pour la survie du service créole, merci de renvoyer votre soutien à l?adresse suivante : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Awa lang kreyòl pa dwèt disparèt asou Radyo Frans Entènasyonal (RFI) ! Direksyon Radyo Frans Entènasyonal deside fin bat avèk Sèvis kreyòl la e magazin Kreyòl pale kreyòl konprann. Progranm lang Kreyòl la vwè jou an 1985, nan vil Pari. Ou pe koute li tout kote sou latè (ond kout, ond mwayèn, satelit) ak sou entènet. Plizyè radio zanmi an FM, Ayiti, Gwadloup, Zetazini? ka woupran emisyon an e pase li sou antèn yo. Mannyè i fèt, emisyon kreyòl RFI pa kon lezòt. A kote nouvèl fransè e karayib, i ka mete an lyannaj e ba tout kreyolopal ka viv an karayib-la e andèwò lapawòl. Ayisyen, Gwadloupeyen, Matinikè, Gwyanè, Sentlisyen, Dominiken e tout dyaspora, se 12 milyon moun konsa ki retwouve yo adan pwogram sila. Pou fèmen redaksyon kreyòl-la, Direksyon RFI di konsa se lajan ki manke. Poutan yo ka ouvè de sèvis an lang Awousa e Swayli?Kreyòl-la konsidere kontèl on lang bèbè, on lang mò. Desizyon RFI pran-la pa bon ! Nou refize yo efase lang kreyòl-la anlè tablo Radyo Frans Entènasyonal. Nou rete kwè li posib pou desizyon channgo sa rete nan biwo mèt li. E nou prèt pou itilize tout mwayen pou fòse direksyon RFI a chanje lide. Pou ride nou adan konba nou e pewmèt sèvis Kreyòl-la viv, siyen petisyon sa, voye li anlè adrès : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir Deux articles pour vous guider : Créolisation et créolité Tout le monde s?entend sur l?origine du mot « créole » : le mot vient du portugais « criolho » ou de l?espagnol « criollo ». A l?origine, ces mots ont été forgés pour désigner les enfants des Blancs nés dans les colonies que ces enfants soient issus de femmes blanches, amérindiennes ou africaines. Le terme a donc désigné les Blancs, les Noirs et les métis de Blancs, de Noirs et d?Amérindiens nés en Amérique, même s?il a très vite désigné les métis, ceux-ci étant devenus majoritaires. Dans une conférence qu?il a donnée le 7 mai 2004 sur la culture créole, Raphaël Confiant explique que, pendant longtemps, seuls les hommes émigraient aux amériques. Les colons européens furent bien obligés de s?allier à des femmes autochtones, puis à des Africaines « donnant naissance à ce formidable métissage qui caractérise aujourd?hui les Antilles et l?Amérique du sud ». Raphaël Confiant précise encore que le mot créole a fini par toucher tous les ordres du réel (une banane créole, un cochon créole, la musique créole...) et qu?il a de ce fait désigné un processus d?adaptation dans le nouveau monde, encore appelé processus de créolisation. Le processus de créolisation a concerné aussi le domaine de la langue et le sens du mot « créole » s?est appliqué à un parler, le parler créole. Au 17 siècle , les colons français qui débarquent aux Antilles débarquent des provinces du nord de la France et parlent le normand, le picard, le breton...autant de dialectes de la langue d?oïl pratiquée à cette époque dans le nord de la France (langue d?oc au sud). Le français en tant que langue n?existe pas à cette époque. Les colons ne possèdent pas une langue unifiée qui leur permettrait de communiquer entre eux et que par ailleurs ils pourraient imposer aux indiens caraïbes et aux esclaves africains. Dans la cacophonie linguistique qui régnait en Guadeloupe comme dans le reste des Antilles, apparut d?abord un langage minimal, un sabir, formé d?éléments hétérogènes, qui a permis une communication sommaire entre les différents groupes de population. C?est ce sabir qui a posé les bases du créole. En 50 ans à peine , le créole, né du contact entre Amérindiens, Blancs et Noirs d?Afrique s?est imposé comme nouvelle langue et fut d?emblée la langue maternelle des premiers enfants créoles. Et comme le dit encore Raphaël Confiant, « La langue créole n?est que la colonne vertébrale d?une culture construite et partagée par Blancs et Noirs, »puisque « en même temps que la langue apparurent progressivement une cuisine créole, une musique créole, une pharmacopée créole, une architecture créole... ». Ce sont les « habitations », c?est-à-dire les plantations de canne à sucre qui furent le creuset où naquirent la langue et la culture créole, car c?est là que Blancs, Noirs et Mulâtres, puis les Hindous, furent obligés de travailler ensemble. On comprend ainsi que la musique créole comporte à la fois des éléments d?origine africaine (le « bel air » par exemple) et des éléments d?origine européenne (tel le quadrille). Il en va de même pour tous les domaines de la culture. C?est au début du 20 siècle que se fait sentir la nécessité de défendre la langue créole (et donc la culture créole) déjà reniée une première fois à la fin du 17 siècle par les Blancs-créoles et les Békés, puis au 19 siècle par les Mulâtres et à présent même par la petite bourgeoisie noire. Cette langue plusieurs fois reniée était menacée car elle restait une langue orale. La défense de la langue exprimait le besoin de définir une identité, à savoir la créolité. Ce concept de créolité est né dans un mouvement littéraire dont les initiateurs furent Jean Chamoiseau, Jean Bernabé et Raphaël Confiant. Mais, c?est par d?autres auteurs que les bases de ce concept ont été au préalable posées : Aimé Césaire, l?initiateur de la Négritude, et Edouard Glissant, l?inventeur des concepts d?antillanité et de créolisation qu?il définit comme une ouverture au monde. Les deux ont insisté sur la prise en compte de la totalité de la culture caraïbe. Le concept de « créolité » se définit donc d?abord par rapport à la langue, le parler créole qui est le vecteur de la culture. Le parler créole repose sur une base de vieux français mêlé de mots anglais , ou espagnols, et d?autres empruntés aux langues indigènes, le tout s?appuyant sur une syntaxe dérivée des langues africaines. Il y a différents dialectes créoles qui varient d?une île à l?autre dans les Caraïbes mais ils reposent tous sur les mêmes principes. Même si le français est la langue officielle, le créole reste une langue bien vivante, la langue de tous les jours, celle qui exprime le mieux l?âme du peuple. C?est la langue de l?intimité, celle des poètes et celle de la musique antillaise. C?est la langue commune à toutes les Caraïbes, de Sainte Lucie à Haïti, de ce fait les habitants d?îles françaises, anglaises ou hollandaises, séparées par des milliers de kilomètres et qui ont des langues officielles différentes, se comprennent et arrivent à communiquer. Le créole fut au départ une langue presque exclusivement orale, presque car les premiers écrits créoles datent du 17 siècle. Ce fut à l?origine une langue orale car elle est issue d?une tradition orale. Le parler créole a été ainsi le vecteur de la culture créole qui est d?abord une culture populaire. Une culture transmise par la mère à travers les contes, les comptines et devinettes, mais aussi à travers des histoires de zombies et des récits fabuleux qu?on racontait au cours des veillées et qui appartiennent aujourd?hui au folklore guadeloupéen. Quelle que soit sa condition sociale, quel que soit son niveau d?études, chaque Guadeloupéen a grandi avec ces histoires, c?est de cette culture -là dont il est imprégné, cette culture qui a forgé une identité commune à tous les Guadeloupéens, et même tous les antillais, par delà les différences de classe et de couleur de peau. La défense de la langue ne pouvait se faire qu?à condition que celle-ci passe la barrière de l?écrit, c?est à quoi s?attelèrent les créolistes (voir plus loin les créolistes guadeloupéens dans la liste des personnalités ayant marqué la culture guadeloupéenne). Il faut ajouter qu?en tant que langue, le créole est une langue pleine de saveurs, de couleurs, de rythme. A l?oral, il est tout en voyelles, lisse, sans aspérité, chantant ; les « R » se transforment en « w » à la fin des mots et les prolongent ainsi un instant, donnant à l?ensemble une intonation langoureuse. C?est une langue qui s?adresse aux sens, qui véhicule des images et qui suscite l?émotion, quel que soit le niveau, oral ou écrit, auquel on l?appréhende. Source http://www.guadeloupe-informations.com/article.php?id_article=37 Journée Internationale du Créole : Haïti doit faire valoir son leadership, selon plusieurs ONG P-au-P, 28 oct. 01 (SICRAD) - "En 1804 la langue et la culture créoles ont remporté une victoire, renforçons notre culture pour assurer un autre triomphe !" : c'est autour de ce thème que le Réseau International des Cultures et de la Communication Créoles célèbre ce 28 octobre en Haïti la journée internationale du Créole. Une série d'activités culturelles a été lancée 3 jours auparavant à l'École Normale Supérieure à Port-au-Prince et doit être clôturée ce 28 octobre : conférences et débats autour de la langue créole et la recherche scientifique, la langue créole et l'éducation en Haïti, la langue créole et la littérature créole, témoignages sur l'expérience d'écriture en Créole, exposition de livres, animation culturelle. Plusieurs spécialistes et créateurs ont pris part aux activités, notamment le linguiste Lemète Zéphyr, les écrivains Jean-Claude Bajeux et Jean-Claude Martineau. Le Réseau International des Cultures et de la Communication Créoles existe depuis trois ans et regroupe des institutions de plusieurs pays créolophones. En Haïti, parmi les organismes membres, on compte la Société Animation Communication Sociale (SAKS), le Magazine Bon Nouvèl, la Faculté des Sciences Humaines, les Centres Creololo, Karayibo et la fondation Africaraibes. Selon Joseph Georges, Directeur Général de la SAKS, tous les secteurs de la société doivent conjuguer leurs efforts pour que la culture créole puisse occuper la place qui lui revient dans le monde. "Nous sommes une force en quantité et en qualité", dit-il. "Notre peinture, notre artisanat sont mondialement reconnus et nous formons la plus grande population créolophone de la Caraïbe", poursuit-il. Joseph Georges invite l'État à jouer son rôle dans le relèvement de la culture haïtienne. Il souhaite aussi que les Haïtiens se servent des produits fabriqués en Haïti, de manière à les valoriser. Cette année la Plate-Forme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) a jugé bon de contribuer activement a cette célébration de la journée internationale du Créole. Selon Camille Chalmers, Secrétaire Exécutif de la PAPDA, Haïti ne pourra nullement progresser si sa stratégie de développement ne se fonde pas sur sa culture et son histoire. "Aujourd'hui, déclare Camille Chalmers, la situation est telle qu'on nous apprend à mépriser nos valeurs, a rejeter notre essence en tant que peuple, a rejeter nos traditions et nos acquis historiques". Il faut renverser cette situation, préconise-t-il, car, "tenant compte des contraintes actuelles de la globalisation, l'avenir d'Haïti passe par une lutte totale pour la défense de la culture créole". Camille Chalmers s'étonne de voir que la Communauté Économique de la Caraïbe (CARICOM) ne se sert pas de la langue créole comme langue de travail, malgré le fait que depuis l'adhésion d'Haïti, le Créole est la langue la plus parlée de la communauté. "Haïti fait partie de la CARICOM mais le Créole n'en fait pas partie ", souligne Camille Chalmers, qualifiant cette situation de "particulièrement scandaleuse". Plus de dix millions de personnes à travers le monde ont le Créole en partage. Les créolophones sont de diverses races et racines culturelles. Sur la carte mondiale, ils sont particulièrement repérés dans la Caraibe: en Haïti, Guadeloupe, Dominique, Martinique, Ste-Lucie, et Guyanne ; en Amérique du Nord : à Louisiane aux États-Unis ; dans l'Océan indien : aux Îles Seychelles, Réunions et Maurice. En outre un fort pourcentage des immigrants aux États-Unis, au Canada, en France, en République Dominicaine, a Cuba, au Brésil et aux Iles Vierges ont le Créole comme langue maternelle. (SICRAD 28/10/01 12:00) _______________________

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Commentaires
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aimé césaire, le faux   | Unregistered | 10-07-2006 14:25:30
à quoi ça sert de faire la pleureuse chez RFI, si chez nous mêmes le créole est accessoire et folklore à la télé et à la radio ? les émissions en créole sont automatiquement catégorisées "locales" "de proximité" et toutes les autres émissions plus "sérieuses" sont en français.
les dominiquais écoutaient RFI ? les sainte-luciens et les martiniquais suivaient cette émission en créole ?
le créole sera une langue morte dans moins d'un siècle si ça continue ainsi. parlez-vous créole pour ouvrir votre compte en banque, à la Poste, lors d'un entretien d'embauche, avec vos amis ?

eme sezè, fo a
agou T   | Unregistered | 10-07-2006 14:33:17
Le créole ne disparaitra pas de sitôt, justement parce qu'il se transmet en dehors du circuit d'enseignement traditionnel. Il est inscrit dans nos gestes, nos réflexes. nos émotions. Et il se grave dans la cire vierge de nos enfants, en famille ou dans la rue. C'est à cet age là que tout se joue.

Et avec toutes les injustices qu'on veut nous faire gober, le créole n'est pas prêt de disparaitre ! mété sa an tet ou, le fo !
agou T   | Unregistered | 10-07-2006 14:37:42
1 "parlez-vous créole pour ouvrir votre compte en banque, à la Poste, lors d?un entretien d?embauche, avec vos amis ?"

Avec vos amis ?
ti male, mwen ka palé bon kreyol épi kanmarad mwen.
Bizarre de poser une telle question... D'où sors tu exactement ?
nasyon matnik péyi a sé ta nou   | Unregistered | 10-07-2006 16:11:25
Tout sa parce que notre creole n'est pas officialisé en tant que langue nationale officelle , c'est encore une histoire de statut sa !!! Regardez les kanak et les polynésiens si ils ont ce problème la !Non , caar leur staut leur permettent de tout officialiser .Vous vous rendez compte dans le PROJET MARTINIQUE il est clairement inscrit la réalisation d'un Paysage Audiovisuel Martiniquais où les infos et médias seront en bonne partie en créole !Sa parait farfelu pour certains mais c'est imporant , une fois une guyanaise m'a dit : " Les infos quand tu les écoutent sont en quoi en français donc le créole est un dialecte voir mem un patois!!!!!!".Si on arrive à réaliser ce projet martinique déja cette fille et bien d'autres pourront fermer leur bouche sur certaines notions peu clairs dans leur tetes!!
Jowel   | Unregistered | 10-07-2006 16:42:16
qd je commande mon billet d'avion sur air caraibe je le fais en créole et tout se passe trés bien ,
alors contre-façon ,si le créole fait parti de toi ,
propage le autour de toi au lieu de le tuer
Toom blak   | Unregistered | 10-07-2006 17:05:16
Ce programme d' rfi,je le suivait depuis au moins 4ans chaque dimanche!
Vivant louin,dans un espace non creolophone et non francophone, je peu vous dire que cette diparition constitue une grosses perte.
Je n'est pas l'impression qu'ici, vous ayez souvant entendue certains Cubains ou certains anglophones vivant dans les metropoles americaines et ou europeen s'exprimer en creole et bien, rfi m'a permis de decouvrir cette diaspora la, dont je fais egalement parti.

Des infos qui parle de chez moi, l'espace Caraibe sans langue de bois, sous un angle singulier pasqu'en creole, bon c'est vrai au debut je ne comprenais pas tous, puisque cette langue a ses propres variantes insulaires et ou locale enfin.
J'ai bien rigole, j'ai parfois eu les larmes aux yeux, mais toutes les bonne choses ont une fin.
kanelle   | Unregistered | 10-07-2006 18:55:47
aaaaa mwen pa kwè ke kreyol la ké mô a lè!
si i mô mwen ka mô épye ça tro bon!
ou c dit ke mwen ka manjé en bon manjé lè mwen ka palé kreyol...oui ok ékri a, çé en lot déba mé ça ké vini.
Paléypou Pape-Edli   | Unregistered | 11-07-2006 00:02:40

Palé kréyol tou patou san fè kolè, palé'y pa di zot pa lé palé'y !
Palé kréyol, maké kréyol, lontan bondamanjak té dwètet ka di moun maké komantè yo an kréyol, BMJ bay legzanp!!! mété sé teks la an kréyol ou ben yenki kriyé sit Le Cu de Dame Jacques, tonnè di dié.

marc   | Unregistered | 11-07-2006 03:44:32
On ne parle même plus le créole en martinique, parlez le créole à une fonctionnaire bureaucrate à la martinique elle se sent insultée

Le créole n'est pas écrit, aucun relais aux travaux de nos 2 ou trois universitaires (barnabé..) alors quelle histoire de RFI et sa.
Wesh marc !   | Unregistered | 11-07-2006 04:59:14
Waou, vive l'ignorance !
Tu prends le cas de la Martinique pour une généralité ou quoi ?
Ca m'énerve de voir les gens parler pour dire que de la m...
et qui ne savent même pas accorder deux minutes pour lire les articles. Bref.
En Haiti la majeure partie de la population est créolophone, ça te donne au moins plusieurs millions d'individus qui parlent cette langue et contrairement à ce que te dicte ta connerie, elle est écrite et elle est lue. L'émission de RFI, je pense que peu d'entre vous qui venez de poster vos commentaires l'ont déjà écoutée, car cette émission était de bonne qualité, et la seule de ce genre sur une antenne française...
bilbox   | Unregistered | 11-07-2006 07:59:44
Woye! Palé Kréyol Matnik, é yo gadé'w épi gwo zyé! An sé on boug Matnik ka viv dèpi nanni nannan Gwadloup, é lè man kaye laposs, labank ou toute kalté adminitwasyon sé kréyol mwin ka palé é yo ka réponn' mwin an lang la sa, é pon moune pa ka faché pass mwin palé ba yo an lang a péyi la. O péyi yo ka joué'y titak twop on jan blan, milat ou nantis. Sé décréolizé péyi la yo pati pou fè; blan ka rentré pa patché, ka pran toute lavil ba yo, ka mandé instriktè blan ba ti manmaye yo, ka kréyé ghetto yo,paka mélanjé ko yo épi sé moune péyi a.... Yonn', ni on twavay de décréolisation, dé, ni on manigance a déculturation, é twa pa ni pon sentinelle ka réaji, pon moune pa ka protesté.
Pèp otantik? Awa tala pa adan. Asimilé é parèt sé sa ka rété.

ditou   | Unregistered | 11-07-2006 09:22:11
Sans le Créole qu'elle culture avons nous? La substitution obligeante et less 50/50 en Martinique proche, le déraillement du Créole nous mene à la solution finale d'une Martinique non martiniquaise. Comment comprendre que le Créole n'est pas une langue nationale?
agou T   | Unregistered | 11-07-2006 11:04:14
billbox

si-w ni réson, nou pres fini bat, alô !

Mwen ka mandé tout moun ki isi a :
adan ki lang nou ka chanté Matnik ?
adan ki lang nou ka chanté Zouk ?
adan ki lang nou ka chanté Reggae ?
adan ki lang nou ka chanté Ragga ? DanseHall ?
adan ki lang nou ka chanté Biguine, Mazouk, valses créoles ?
pa minm pran la penn mandé adan ki lang nou ka chanté bèlè !

kréyol la lontan douvan ! alô an pa intjet :-)
bilbox   | Unregistered | 11-07-2006 13:04:35

Mwin an ka diw ni dilusyon kiltirèl ek sosyal ka fèt lantman, min asiré pa pétèt. Sé dificilman rézistans ka fèt. Paradoxalman Forum kominotè épi diféran pèp Karayib soti fèt Fodfwans min an sèptik si mobilizasyon é pôté ay.
Gadé sa (1). ka di. é sa général; yo rédui lang la a léta di folklô, di akséswa. Kréyol sé Nèg gwosiwo, sé sa la majorité ka diw. Chanté bèl, min a pa tout'. Jou la zot ké ka palé'y an salon la kon on lôt lang san fè mannyè, fèye cohabité épi fwansé la zot ké fè on pa
géyan.
nasyon matnik péyi a sé ta nou   | Unregistered | 11-07-2006 14:05:15

Mwen ka assiré'w si dimen nou autonome krèyol la kè vini an lang nasyonal
aimé césaire, le faux   | Unregistered | 11-07-2006 21:13:45
adan ki lang nou ka chanté Matnik ?

pour des besoins économiques et commerciaux, la musique martiniquaise ( et même antillaise ) est de plus en plus en français. Ecoute les derniers albums de Sael, Krys, Admirall Ti, Goldee, ...

eme sezè, fo a
kanelle   | Unregistered | 12-07-2006 03:37:31
en tou k c pa paskè mwen ka fè fot en créyol la, ke mwen pa k itilizéye.dènié kat invitatyon mwen simin, tout t ékri en créyol.

ni yon dé ki di mwen:"ou la la jarrrrive pas a lirrr le crrréyol j'a eu du mal a déchiffrrré ta carte d'invitation.

il y a encore quelque antillais qui pensent que ne pas savoir parler le crèyol c'est quelque chose de très bien et très valorisant, yo ka pran en réyèl plési pou di ke yo pa ça palé...mwen ka twouvé yo ridikil, mwen ka soufè ba yo!!

nasyon matnik péyi a sé ta nou   | Unregistered | 12-07-2006 04:09:31
Une réunionaise et une guyanaise m'a dit un jour a quoi sa sert de savoir parlé kreyol , tu t'en faout t'en auras pas besoin pour vivre , le francais est plus utile , je leur ai répondu : Ce raisonnement est valable pour vous mais pas pour la martinique puisque puisqu'il y a volonté de scission et que le kreyol deviennent une langue nationale officiel kant é kant épi fwansé a !
marc   | Unregistered | 12-07-2006 06:18:23
18 Ah bon en cas d'indépendance ce sera le créole la langue officielle
agou T   | Unregistered | 12-07-2006 13:47:10
même Sarko a compris qu'il fallait parler créole ! :-)
tatie   | Unregistered | 12-07-2006 14:14:28
bilbox fout ou ni rézon boug mwen!
residente en terre etrangere   | Unregistered | 17-07-2006 19:07:57
Langue officielle ne signifie pas langue vivante. Si on se penche sur le cas de l'irlande, la langue officielle c'est le gaelique(langue celte) les documents sont donc rediges en gaelique ... mis aussi en anglais car le gaelique n'est parle que par une minorite.
Dans le cas des provinces espagnoles ce sont c'est le patriotisme et la fierte qui permettent au langues regionales telles que le catalan, le valencien ou le basque d'exister.
La langue regionale est requise pour pratiquement tous les emplois et en particuliers les emplois administratifs.
Dans la rue les gens utilisent cette langue pour leur converstion courante et non pas pour s'insulter. Vous leur parler en castillan ... un certain nombre d'entre eux vous repondront en langue regionale.
Ceci dit le swahili, parler dans plusieurs pays d'Afrique de l'est permettra une plus grande audience et donc tres important pour la mediametrie. Le choix de RFI peut donc tres bien ne pas etre politico raciale comme voudrait le faire entendre certains.
En meme temps on pourra apprendre un peu plus que akuna matata (pa de probleme), bwana(maitre/monsieur), Jambo(bonjour), akuna pena(pas d'argent), malaika (ange).
Sur ce kwaheri , an lot soley.
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Dernière mise à jour : ( 01-09-2006 )
 
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