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Samedi dernier aux alentours de 16 heures, un jeune gros-mornais chute à vélo dans une descente au quartier Glotin en Martinique. Aussitôt, la solidarité s'organise entre les passants. Pendant que l'un appelle les pompiers, un autre s'en va avertir la famille du jeune qui habite non loin de son point de chute. Tout le monde se connait, bienvenue à la campagne ! Quand sa famille arrive, le jeune est inconscient, allongé sur le sol, tête en bas dans le morne. Très vite l'un des siens s'approche et constate le très mauvais état dans lequel se trouve son cousin. Le premier passant toujours en ligne avec les pompiers récolte les informations nécessaires aux pompiers auprès de la famille de la victime. Les pompiers ont bien pris note des informations. "On arrive" lancent-t-ils avant de raccrocher. A ce moment sur place, les différents sauveteurs-makrels ont du mal à s'accorder sur l'attitude à adopter dans une telle situation. A coup de " j'ai mon brevet de secouriste" chacun propose une méthode de prise en charge. Certains préconisent de ne pas bouger la victime, d'autres recommandent de lui parler, mais aucun ne pensera à sécuriser les abords de l' accident en signalant aux autres véhicules qu'une personne était allongéee sur la voie de circulation. Heureusement les conducteurs étaient prudents ce jour là.
Enfin, 3 pompiers arrivent dans leur véhicule, alors que le jeune commencait à se manifester, ou plutot à manifester sa douleur. Le corps recouvert de plaies laisse deviner qu'il est tombé à grande vitesse, le sang derriere son crâne laisse présager du pire. Sa mère, pourtant garde son calme et répond aux questions des pompiers bien qu'elle n'ait pas vu l'incident. 5 minutes plus tard, 4 gendarmes arrivent également, ils arrivent également du bourg à 7 kilomètres de là. Ils descendent du véhicule, se créent un passage au milieu de la vingtaine de badaux, présents juste pour voir, sans leur adresser la parole. Ils foncent droit vers le camion rouge et s'adresse à un jeune, l'air inquiet, qui épie le moindre geste des pompiers. Grâce à leur formation et leurs aptitudes à l'analyse de situation périlleuses, ils devinent que c'est un membre de la famille. Ils lui demandent confirmation, ils avaient raison, c'est son cousin. Ce dernier préoccupé par l'état de son cousin les renvoit vers la mère de celui-ci. Elle leur communique certaines informations sur son fils toujours à demi conscient. L'un des bleus, le plus entreprenant, le chef peut-être, l'un des deux blancs, monte dans le véhicule, il demande au pompier "comment s'appelle-t-il?" le pompier répond. Le gendarme en fait fit et lance au jeune homme couché sur le brancard "monsieur, vous pouvez souffler dans le ballon!". La victime ne parle pas, c'est pas grave l'embout est déjà dans sa bouche, il n'a plus qu'à souffler. Ils n'ont pas interrogé les badaux, ils n'ont pas demandé qui a appelé les pompiers, ne se souciant guerre de l'état de santé du jeune, ils étaient juste venus pratiquer un alcotest sur la victime tombée à vélo. Pour seule explication à leur comportement méprisant et insultant, ils lancent à la famille: c'est la procédure, on fait notre travail. Le test se révélant négatif, ils remontent dans leur véhicule et reprennent la route vers de nouvelles aventures. Au final, le jeune sera transporté à l'hopital du lamentin où il passera la nuit pour soigner ses multiples contusions. Je me demande si le test avait été positif, peut-être l'aurait ils verbalisé, emmené en cellule de dégrisement ou encore en garde à vue. Maintenant, je sais à quoi sert la police.
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