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Depuis quelques années les conditions de vol dans les compagnies aériennes vers la Antilles sont devenues déplorables. Personnel de bord de mauvaise volonté, avions en retard, surbooking et toilettes qui puent... Nos compatriotes râlent mais se taisent et baissent la tête, comme des pigeons devant le chasseur. Rares sont ceux qui témoignent de leur vol après la Douane. Sauf quelques touristes, professionnels de l'aérien, non "connotés" qui s'étonnent des différences de traitement entre les lignes "normales" et les lignes "Antilles". Ils font même la comparaison avec "La Compagnie".... oui, La Compagnie des Indes Occidentales, célèbre pourvoyeuse de bois d'ébène. Pour une fois ce n'est pas nous qui le disons ! Lisez plutot cet article de P. Granger, daté de janvier 2006... " En me rendant à Pointe-à-Pitre avec Air France, je viens une fois de plus d’expérimenter un de ces vols qui ne ressemblent pas à grand-chose, mis à part à du transport de troupes en nombre à bord d’avions à l’âge canonique. D’ailleurs, les trois exploitants opérant vers ces destinations alignent des appareils d’une moyenne de 24 ans pour le premier transporteur aérien français - les nouveaux 777-300ER ne devraient plus tarder [ils ont été mis en service depuis... mais les prix aussi ont été upgradés! NDLR] -, à plus récente pour Air Caraïbes avec six années.
Le plus étonnant est le comportement du personnel travaillant sur ces lignes qui préféreraient, on s’en doute (Note de la rédaction : ha bon, mais pourquoi donc ?), s’occuper de passagers moins connotés et épuisants. En vol, m’étonnant de l’odeur infernale de toilettes mal entretenus, je me suis entendu dire que je devrais essayer de voler vers l’Afrique. Une étonnante remarque que j’estime raciste et sans objet avec mon étonnement nasal.
La moindre des choses serait de proposer un avion propre sans autre type de commentaires. Au sol, on m’a également ordonné de retirer de ma valise un identifiant siglé Corsair et d’en remplir un aux couleurs d’Air France. Intimé alors que je m’enregistrais sur mon vol de retour, je reste interrogateur sur la signification de ce type d’initiative proche de l'acharnement commercial, qui d’ailleurs ne m’a pas été demandé à l’aller. Et pour finir sur une note récurrente à Air France et à beaucoup d'autres, de surcroît récemment raillée par l’Union européenne lors d'un reportaage sur Euronews, mon vol de retour a eu près de quatre heures de retard dû à l’arrivée tardive de l’appareil, mais qui sont en fait largement imputables aux conditions météorologiques de ces derniers jours et à deux problèmes cumulés d’embarquement de passagers au départ de Paris. Cette remarque, qui ne veut rien dire, n’est pas spécifique à cette desserte, mais elle dénote déjà du peu de transparence opérationnelle du transporteur qui la pratique. Mieux, le récent « Droits des passagers européens » n’a pas été appliqué, en ce qui me concerne du moins, puisqu’une porte-parole de la compagnie nationale me soutient que les passagers ont reçu des bons de collations tout en concluant que le délai n’étant pas la cause d'Air France de par son caractère exceptionnel, le droit n'était dans le cas présent pas applicable. Un point de vue un peu facile que je suis loin de partager du fait du manque chronique d'informations diffusées par Air France lors de ce type d'événements." Source : Philipe Granger - Avions de ligne.info cité par aviation-antilles.blogspot.com
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