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Si je vous dis..." qu'il faut de l'argent pour faire du cinéma" vous me direz que je viens de gagner mon visa pour écrire au moins un discours politique à l'orée des prochaines échéances électorales. En voulant mettre sur pellicule,"L'affaire Aliker" le réalisateur Guy Deslauriers n'a pas choisi le sujet le plus vendeur. Pire en choisissant ce pian historique, il remue une "énigmatique merde" qui est la clé qui ferme plus d'une porte...de celles qui vous ouvrent celles des puissances de financement...aussi, c'est avec des bouts de ficelles que le sieur va lancer ses "on tourne". De l'autre côté de l'écran, les intermittents du spectacle n'ont aucune raison d'être d'une solidarité rare. Ce jour, le tournage commence mais les intermittents ont des raisons de râler...pour preuve ils envoient une lettre aux collectivités locales qui ont mis des billes dans cette production.. Monsieur le Président du Conseil Régional de Martinique Rue Gaston Defferre - BP 601 - Cluny - 97200 Fort-de-France. Fait au Lamentin le 28 février-07 Objet : le Droit du Travail et les Intermittents du spectacle. Monsieur, l’Association des Intermittents de l’Audiovisuel Martiniquais (AIAM) existe depuis mai 2003. Elle s’est donné pour objectif de défendre les intérêts des ouvriers, techniciens, auteurs réalisateurs intermittents du spectacle martiniquais du cinéma et de l’audiovisuel. Elle œuvre pour la reconnaissance des compétences professionnelles de ses adhérents et les informe sur leurs droits. Ses actions visent également au développement du secteur audiovisuel martiniquais, et plus largement de notre culture à travers nos échanges entre acteurs des différents secteurs : audiovisuel, cinéma, musique, spectacle vivant. Vous devez savoir que le 5 mars 2007, la société KRÉOL PRODUCTION débutera le tournage d’un film consacré à André ALIKER et ce jusqu’au 28 avril 2007. Il nous paraît important à AIM d’attirer votre attention sur les conditions qui ont été imposées par la production aux techniciens professionnels retenus sur ce film : - Les tarifs appliqués ont été calculés sur la base des minimas garantis par la production cinématographique applicable à compter du 1er juillet 2006 moins 30% voir 40%.
- Les heures supplémentaires ne seront pas payées.
- Aucune majoration sur les heures de nuits ne sera appliquée.
- Et enfin les techniciens travailleront 6 jours par semaine payés 5.
Cf. Brochure JO 3048 Production cinématographique Ces conditions de travail nous paraissent intolérables. Nous, professionnels du cinéma et de l’audiovisuel martiniquais, ne voulons pas être considérés comme une simple main d’œuvre et exigeons que le Droit du Travail soit appliqué. Nous souhaitons vivement être mis en relation avec un interlocuteur chargé des affaires culturelles afin de discuter sur d’éventuelles mesures à prendre, envers les sociétés de production, lorsque la collectivité s’engage financièrement sur de tels projets. Nous voulons êtres valorisés en tant qu’acteurs économiques du secteur du cinéma et de l’audiovisuel. En espérant être entendu, veuillez agréer monsieur le président, nos respectueuses salutations. Les membres de l’association. .
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