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L'AFFAIRE DU SCANDALE DU CHLORDECONE VU PAR LUCIEN DEGRAS... Version imprimable
18-05-2007

L'agromone Lucien Dégras , spécialiste du jardin créole, fait une fiche de lecture du livre co-écrit par Louis Boutrin et Raphaël Confiant...

     Chronique d’un empoisonnement annoncé. Le scandale du Chloredécone aux Antilles françaises. 1972-2002. Louis Boutrin et Raphaël Confiant. L’Harmattan, 2007, 238 pages. 

     L’ouvrage comporte six chapitres : Chronologie d’un empoisonement, Le lobby des latifundistes békés, Une catastrophe écologique sans précédent, Une grave menace pour la santé publique, Responsables et coupables ?, Propositions… pour sortir de l’impasse ! Sa bibliographie s’étend sur dix pages avec une section Ouvrages : de Mandela, à Hulot en passant par Glissant, le cancérologue Belpomme, le climatologue Denhez et bien des spécialistes de la pollution ; une section Documentation et contributions : nombreux articles de Boutrin, rapports de l’Association Martiniquaise pour la Recherche Epidémiologique en Carcinologie, de l’INSEE, l’article de Snegaroft… ; une section Rapports et textes administratifs, dont les rapports de Ballan et Mestres, Joël Beaugendre, Bonan et Prime, A. Kermarrec, entre autres ; une section de Références bibliographiques étrangères et enfin une section Presse écrite donnant les titres de nombreux périodiques. Cet ouvrage s’appuie, on le voit, sur une large base documentaire. 

     L’argumentaire principal des auteurs vise à montrer comment « de graves disfonctionnements de l’administration française mettent en péril la vie de près d’un million de nos concitoyens, ceux de la Martinique et de la Guadeloupe. Au centre de ce nouveau scandale, le Chloredécone. Ce nom rébarbatif cache un puissant insecticide utilisé abusivement pendant vingt ans dans les plantations de bananes des Antilles françaises, cela au mépris de toute législation en vigueur. » (4ème de couverture). 

     On se bornera à signaler parmi plusieurs faiblesses de la présentation d’abord cette affirmation que « personne n’a vraiment intérêt à ce que l’affaire éclate au grand jour ». Seuls les auteurs y auraient un intérêt ? Espérons que ce n’est pas la seule vente de leur livre ! Car ils plaident très justement pour l’indemnisation des agriculteurs victimes dans leur domaine professionnel de producteurs de vivres. Mais avec les fréquences et la nature des articles de France-Antilles déjà, la chose est plutôt « au grand jour » et depuis des années( des rapports officiels sont en ligne sur Internet depuis 2001 !), et cela induit même une prévention panique de nombreux consommateurs envers les « racines » (tubercules) produites et importées dans les deux îles. 

     Une autre faiblesse est, curieusement, le manque de rigueur dans la composition du livre. Non dans la succession des différentes sections, mais au sein de chacune on relève un nombre excessif des répétitions, qui font un peu rabâchage d’étudiant en mal de copie. Le talentueux polémiste qu’est Boutrin et surtout ce prestigieux écrivain qu’est Confiant déçoivent à cet égard. 

     Troisième faiblesse notoire, et comportant une contradiction : l’Etat est accusé, mais c’est justement parce que c’est lui qui a, avec la couverture du pouvoir législatif, légiféré, règlementé ; alors comment parler « de mépris de toute législation en vigueur » ? 

     Toutefois, l’importance de l’enjeu économique, politique et surtout humain de l’affaire doit faire relativiser ces imperfections formelles (il y en a d’autres), liées peut-être au louable souci d’une mise en vente avant les élections présidentielles et législatives. L’important est que cette présentation polémique, sans nuance (à une exception près sur laquelle on revient plus loin), comparée à des propos mesurés et équilibrés a davantage de chance non d’alerter le grand public (il l’est déjà dans sa grande majorité) mais de faire davantage « bouger » les décideurs pour des actions d’une toute autre ampleur que celles entreprises. Car il y a quand même urgence. J’en ai encore à l’inexistence de cette « solidarité nationale » envers les cultivateurs de racines des sols contaminés. Quelles indemnisations pour les préjudices, quels encadrements pour envisager et mettre en application les reconversions envisageables ? Et aussi quels investissements en personnels nouveaux et en crédits pour répondre aux urgences de la recherche ? 

     D’ailleurs c’est sur ce dernier point qu’une « nuance » du réquisitoire est assez surprenante. Certes, en plus d’un endroit, les auteurs relèvent des « contradictions » dans des affirmations de « scientifiques », et même on croit comprendre une suspicion globale envers les chercheurs commis par l’Etat aux investigations sur le chlordécone et sur ses effets : ils seraient, par la lenteur de leurs réponses déjà, la nature de celles-ci ensuite, des cautions scientifiques de l’administration (nécessairement malveillante / méprisante). Par contre non seulement il est souvent écrit que le(s) Ministère(s) n’avaient pas écouté les recommandations prémonitoires des chercheurs (formule employée souvent au général), mais les auteurs considèrent l’existence des rapports des chercheurs de l’INRA Snégaroff (1977) et Kermarrec (1980) sans réactions positive de la hiérarchie, comme la preuve du mépris des pouvoirs publics pour les DOMiens face à la préservation des intérêts du lobby Béké. 

    

On négligera le fait trop souvent méconnu du profane, qu’en science, la contradiction est le pain de la recherche… On doit à la vérité de dire, surtout, que dans les années 70-80, l’agriculture à dominante intensive et productiviste, si elle commence à être discutées par certains chercheurs, demeure la règle dans la pratique du développement agricole ; et la lutte biologique ne fait pas le poids face à la lutte chimique contre les parasites. Les chercheurs écologistes comme Alain Kermarrec sont alors considérés par beaucoup de leurs pairs non écologistes comme représentatifs d’une secte inoffensive de baba-cools. Ce n’est donc pas simplement une hiérarchie obtuse et complice du grand capital latifundiste qui va ignorer ces données, « scientifiquement incorrectes » pour l’establishment de la technoscience de l’époque. Ces données demeurent « invisibles », « inintelligibles » dans le contexte culturel dominant des recherches d’alors. Il y a un quasi-anachronisme à juger aujourd’hui avec les sensibilités socialement construites par les avatars de la technoscience (sang contaminé 1983, vache folle 1985 etc…), des comportements du début des années 80. 

     Cela dit, revenons à cet essentiel que de ce réquisitoire enflammé et un peu brouillon il pourrait bien ressortir cette « Commission d’enquête parlementaire » plus contraignante que la Mission d’information parlementaire de 2005 et que des pouvoirs publics français soucieux de transparence devraient bien aux antillais et à la République. 

     Parmi les ouvrages en bibliographie on trouve « La société du risque » de Patrick Peretti-Watel, mais c’est peut-être une lecture trop rapide qui me laisse ignorer le parti qu’en ont tiré nos auteurs. Peretti-Watel présente la matrice d’analyse proposée par Mary Douglas pour caractériser les interventions dans la réponse à une crise sociale. Quatre comportements les symbolisent : (1) celui du pouvoir politique policier et règlementaire, (2) celui des entrepreneurs, axés sur le profit et ayant la maîtrise des données techniques plus l’accès au politique, (3) celui de la masse des « exclus », victimes mais non acteurs, et enfin (4) un comportement de militants, souvent associatifs, peu nombreux, qui contestent pouvoirs publics et entrepreneurs. Les chercheurs seraient ici à cheval sur le (1) et le (2). A l’évidence, nos auteurs sont du « dernier carré ».  

     Avec les observateurs les plus pertinents des relations entre la technoscience et la société, tels que Dominique Pestre (Science, argent et politique, INRA, 2003), nous inclinons à croire que, désormais, de tels « activistes », au delà de leurs excès structurels, jouent un rôle positif dans l’évolution contemporaine de la recherche scientifique, au moins dans sa composante sociale, quitte à ce que ces excès soient pondérés par le débat démocratique. 

                     Lucien Dégras

Lucien Dégras, est agronome, généticien et ethnobotaniste d’origine martiniquaise, a été co-fondateur du centre INRA des Antilles et de la Guyane

Article à paraître dans le numéro 15 de KAZ A SYANS, bulletin du Centre de culture scientifique, technique et industrielle de la Guadeloupe ARCHIPEL DES SCIENCES. 

Commentaires
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riqo_972   | Registered | 18-05-2007 19:15:50
Cher redacteur,

Il est de ta famille?
jarry privilèj   | Registered | 18-05-2007 22:01:05
j'espère que Lucien Degras n'a pas le prépuce coupé, car il risque de devenir un 'innomable"
bondamanjak - j'ai reçu ce mail de Louis Bou   | Administrator | 30-11-1999 00:00:00
mail envoyé par Louis Boutrin
Gilles,
C'est la première fois que j'interviens sur ton site. La démarche de Lucien DEGRAS, que j'estime beaucoup, est tout à fait louable et indispensable au débat d'idées que j'appelle depuis longtemps. Pour des raisons d'éthique personnelle je ne pourrai pas lui répondre tout de suite. Je compte sur toi pour que le texte qui suit (en bleu) puisse passer sur BMJ.
Salutations
Louis.

Enfin, une critique pertinente de notre livre ! Un peu tardive certes, mais très constructive. J'y prends bonne note et je tâcherai d'y apporter une réponse... toute aussi constructive... après les législatives et ce, pour ne pas succomber "au louable souci d'une mise en vente" ..pré-électorale.

Salutations cordiales à tous les lecteurs de BMJ.
Louis BOUTRIN


Pour info : Lucien DEGRAS a déjà écrit dans le magazine La Tribune des Antilles, c'est l'un des premiers a avoir attiré l'attention sur les techniques de phytoremédiation pour la dépollution des sols. Sa proposition a été très fortement critiquée par... les services de l'État. Or, malgré le coût excessif de ces techniques, elles ont fait leur preuve au Canada et aux États Unis. Elles méritent d'être appliquées aux Antilles.
nasyon matnik   | Registered | 19-05-2007 00:24:30
"Sa proposition a été très fortement critiquée par... les services de l'État"

C'est Léta Fwansè qui nous freine encore une fois !

"Or, malgré le coût excessif de ces techniques,"

Le gouvernement martiniquais auarait pu répondre financièrement à ces ouvrages sans critiques avec l'argent de notre développement économqiue , touristique....

"elles ont fait leur preuve au Canada et aux États Unis. Elles méritent d'être appliquées aux Antilles."

Donc on a la clé de notre problème , on a plus à s'inquiété alor !
jarry privilèj   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
nous étions deux ou trois ici même à relever le manichéisme de certaines positions ou postures de ce livre.....on s'était fait incendier
mais quand un ingénieur agronome en fait le constat et qu'en plus Mr Boutrin le reconnait ( devant l'évidence de l'éclairage de Mr Dégras), alors là, il n'y a plus personne
comme quoi......les défenseurs aveugles ou fanatiques d'hier sont bien des "ti chien créole".....yo ka aboyé anlo, mé dépi ou bésé pou fè sanblan pran an roch, pa rété pèsonn, é si an plis mèt a yo di yo pa rété la....
bien molles les convictions de ces gens.....c'est cela les "postures" dictées par l'affectif, elles ne résistent pas bien longtemps à une approche pragmatique menée par la Raison
le procédé permet de soulever ses propres partisans, mais présente la faiblesse d'être facilement démontée par l'opposition
donc vivement qu'après l'émotion on passe la main à des gens compétents ....
j'attends toujours l'idée de souscription "nationale" pour se payer des bons avocats....
des bagdes, des autocollants, des Tee shirts, des casquettes, des zouks, etc.....tout est bon pour faire rentrer les sous......
on a su se mobiliser pour les morts du crash, alors que les parents des victimes avaient la certitude d'être indemnisés à une échéance quelconque.....
Lajan, sé épi sa ou gannyé konba.....alô annou ay
bondamanjak   | Administrator | 30-11-1999 00:00:00
Raphaël Confiant nous a envoyé ce mèl pour diffusion :

"Nous ne sommes ni des épidémiologistes, ni des agronomes, ni des cancérologues, Louis BOUTRIN et moi-même, et cela nous l'écrivons noir sur blanc dans notre livre. Nous avons simplement voulu faire bouger l'Etat français comme le reconnaît lui-même Lucien DEGRAS dont le texte est la première critique sérieuse envers notre ouvrage.

Oui, nous avons délibérément publié notre texte avant les élections présidentielles car c'était l'occasion pour nous d'alerter les candidats et c'est d'ailleurs pourquoi nous avons organisé une conférence de presse à l'Assemblée Nationale française. Conférence à laquelle assistèrent Alain Lipietz pour les Verts et Corine Lepage pour l'UDF. Plus tard, nous avons reçu le soutien d'Arlette Laguiller de Lutte Ouvrière et de José Bové du mouvement altermondialiste. CAR IL Y A URGENCE, comme l'écrit lui-même Lucien Degras.

Mais là où il se trompe encore, c'est quand il affirme que le grand public était informé. La plupart de mes proches parents et amis ignoraient jusqu'au nom du chlordécone avant la sortie du livre et ne savaient même pas non seulement prononcer ce mot, mais encore s'il fallait dire "le" chlordécone ou la" chlordécone !!!

Si je n'avais pas été membre de l'Assaupamar pendant 15 ans et si je n'avais pas milité aux côtés de feu Pierre Davidas, il est sûr que moi aussi, j'ignorerais l'existence de ce pesticide qui pourtant nous tue à petit feu depuis 30 ans. Lucien Degras croit un peu trop à l'impact de la presse sur le grand public. Entre un article sur le chlordécone et un article sur le Club franciscain, il n'y a pas photo !

Quand ensuite L. Degras parle des ventes de l'ouvrge, il ignore sans doute q'un auteur ne touche que...10% sur chaque ouvrage. 10% sur le prix de vente. Il ignore aussi que notre éditeur L'Harmattan est le seul éditeur de France et de Navare à faire signer des contrats où les auteurs sont payés non pas dès le premer exemlaire vendu, mais à partir du 501 unième !!!Quand je publie chez Gasset ou Gallimard, je touche dès le premier exemplaire vendu, donc je n'ai nul besoin, sauf urgence absolue (et c'était le cas !), d'aller chez un éditeur qui fait des conditions nettement moins favorables.

Boutrin et moi saluons en tout cas le courage de L'Harmattan qui, à l'inverse de ses confrères, a pris le risque de publier un ouvrage qui, de toute façon, serait controversé. Je dis donc MERCI à Lucien Degras de cette critique que je considère comme constructive !

Raphaël Confiant"
jarry privilèj   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
et voilà..
Citer:
Mais là où il se trompe encore, c'est quand il affirme que le grand public était informé. La plupart de mes proches parents et amis ignoraient jusqu'au nom du chlordécone avant la sortie du livre et ne savaient même pas non seulement prononcer ce mot, mais encore s'il fallait dire "le" chlordécone ou la" chlordécone !!! .......... Lucien Degras croit un peu trop à l'impact de la presse sur le grand public. Entre un article sur le chlordécone et un article sur le Club franciscain, il n'y a pas photo


et voilà l'éternel mépris de certains intellectuels martiniquais!!
le peuple serait débile, inculte et ne s'intéresserait que de football!
Et pourtant ce même peuple futile connaitrait Confiant, Boutrin et leur livre....
par quel miracle alors?
Je suis toujours étonné et faché par cette façon abjecte qu'ont certains intellectuels indépendantistes de considérer le peuple qu'ils disent vouloir "sauver".
seze - re:   | Registered | 20-05-2007 14:07:00
seze a écrit:
L'enquête parlementaire ne se basera pas uniquement sur le livre de Confiant&Boutrin pour ... enquêter de manière neutre, impartiale et chiffrée. Confiant&Boutrin donnent donc l'alerte, crient l'urgence, pointent du doigt les coupables présumés et c'est leur rôle. votre argument fallacieux de rigueur scientifique, qui cache en fait un moyen de régler des comptes personnels, est une enième badjolans de nègres aigris et/ou collabos.


la mauvaise foi et le mensonge ne triompheront pas. pa ba mistifikatè an chans !!!

eme sezè, fo a
lanoiraude   | Registered | 21-05-2007 13:36:56
[color=navy]le peuple serait débile, inculte et ne s'intéresserait que de football!
Et pourtant ce même peuple futile connaitrait Confiant, Boutrin et leur livre....[/color]


C'est parceque les 2 , le foot et Confiant passent a la tele, la Clhoredeconne , NAN !! D'ou le bouquin et le tapage ...mediatique de deux familiers des...medias !!

Mais il est sourd comme un pot le vioc' ou quoi ??? en plus l'entendre parler de mepris c'est vraiment hallucinant !


LN
jarry privilèj   | Registered | 21-05-2007 20:24:16
dans un petit payscome le notre, dès le lendemain d'une info portant su run risque de santé , toute l'ile est au courant!.....
-.France Antilles, Antilla, les Télés, les Radios on fait leur une quand les légumes venant des Antilles avaient été considéré comme impropres à la consommation
-.les exploitants agricoles ne sont pas zombis coupés du monde, ce sont des gens qui sont montés au créneau tout de suite,
-. l'exiguité de l'ile fait que l'information se répand très vite
-. les petits producteurs de bananes en parlaient déja, ce ne sont pas des gens qui sont muets, n'ont pas de famille, n'ont pas d'amis....
-.les sources de Basse Pointe ont été interdites à la population, avec reportage télé, radio, article sur presse....
Tout cela bien avant le livre qui lui est resté par contre au sein d'une certaine couche de la population, qui étaiet peut être elle préoccupé par son petit confort matériel, n'avait pris la dimension de la chose, touchant des........paysans

Cette couche de la population souvent oublié par les autres qui ne les voyent que comme des amateurs de foot......il serait temps de savoir que les agriculteurs martiniquais ne sont que des jeunes et qu'ils sont tous passés par un lycée agricole.....
jpg972 - Question Académie Nationale de   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
À signaler une question posée en mars 2004 à l'Académie Nationale de Médecine sur l'empoisonnement des eaux et des sols de la Martinique au cours d'une journée scientifique consacrée aux risques alimentaires d'origine chimique. L'orateur interpellé, un ancien président de cet prestigieuse assemblée, a prétendu ne pas avoir bien entendu la question. Sa réponse ultérieure par courrier électronique est vraiment déficiente. La transition épidémiologique en terme de cancer, obésité, diabète, etc. subie par les Antilles Françaises correspondrait essentiellement à un risque liée à l'occidentalisation de l'alimentation et à la situation ethnique...
[url]http://internat.martinique.free.fr/ question_academie_me
decine.htm[/url]
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