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28-06-2005
Konpa direk, orijinal-la menm papa. On dit que quelques parrains martiniquais et haïtiens s?enrichissent dans un trafic lucratif. "Konpa direk, orijinal-la menm papa". On dit que quelques parrains martiniquais et haïtiens s?enrichissent dans un trafic lucratif. Le truc est simple, des martiniquais, contre espèces sonnantes acceptent d?adopter des mineurs haïtiens leur permettant ainsi de pénétrer sur le territoire français et à terme d?avoir la nationalité française. Sur place, ici dans le pays, ils ont généralement des parents haïtiens qui les prennent en charge dès leur arrivée. La justice serait au courant mais fermerait les yeux au prétexte qu'on sauve de jeunes innocents de la misère et de la guerre et que les haïtiens, complètement encadrés par leurs Eglises Evangéliques, n'entrent pas dans les statistiques des délinquants. Pour combien de temps encore ? Tout ça reste à prouver bien sur. Mais ce qui gêne, c'est que ceux qui sont au courant du biznes, ces fonctionnaires de l?Etat qui détournent les yeux, n'habiteront plus en Martinique dans 2 ou 3 ans. Ils laisseront le pays et sa population avec le problème de devoir intégrer tous ces gens dans quelques années. En attendant, à Ste Thérèse on dit « map mandé » et à Terres Sainville aussi. Souvient toi, hombre, que c?est sur BMJ que tu l?as lu pour la première fois. James LeRoi
Commentaires
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Alfred   | Unregistered | 29-06-2005 02:00:45
Ouais, y a ca, et puis aussi les Haitiennes qui se marient avec des agriculteurs d'age mur* pour faie main basse sur leurs terres, en commune...

Ca commence a bien faire le délire sur la vague d'immigration> Si on dit "m ap mande" à Sainte Thérèse, il n'y aura pas de problèmes d'intégration !

Au debut des années 90, Titid en exil s'etait rendu en Guyane, Sur un plateau télé, on l'avait fait rencontrer un jeune ingénieur haitien de la Base Spatiale de Kourou... Une télespectatrice "courroucée" avait appelé pour dire qu'elle ne considérait pas l'ingénieur comme haitien, mais comme guyanais !

* 50 berges et une bachée comme tout véhicule, qui voudra de vous ? Ben figurez-vous qu'en Haiti, un pick up Toyota ou Nissan, ca pose son homme, et qu'une femme n'a aucune honte à atre apercue a bord de ce genre de véhicule.

Vive la Caraïbe !
mankool   | Unregistered | 29-06-2005 03:35:59
Franchement !
C'est quoi cet article au relant raciste ?
Pourquoi devrions nous avoir peur de nos freres Haïtiens ?
Map mandé poutchi ?
La communauté haïtienne est bien implentée en Martinique et cela depuis des années.
Nous ne sommes pas grand choses, sans la France nous serions peut-être comme eux.
Alors avant de pondre un tel article demandez vous pourquoi les gens fuit leur pays.Violence, insecurité, malnutrition...
Autant de raison pour trouver un avenir meilleur !

Franchement, je suis surpris que la rédaction de BMJ cautionne ce type d'article !

Vive la Caraïbe
Glorio   | Unregistered | 29-06-2005 08:04:49
Réactions pas si surprenantes que ça. stop. Avez vous bien lu l'article. stop. Vision très courte. stop. Pas trouvé racisme. stop. Essayer prendre recul. stop et fin.
zorrose le zissitié sossial   | Unregistered | 29-06-2005 08:19:42
sarkozy serait 'il rédacteur en cherf de BMJ ??? lol
cain   | Unregistered | 29-06-2005 08:25:27
J'ai bien lu l'article : xénéphobie. Il n'a pas sa place sur BMJ qui n'est pas radio contact. C'est quoi cet appel à l'intolérance contre nos amis haïtiens ? Vous les voyez dans 20 ans comme de futurs déliquants, avez vous pensé que c'est votre fils qui se retrouvera derrière les barreaux parce qu'il aura tué sa copine ? La délinquance n'a pas de couleur ni de nationalité.

Cet article est malvenu, déplacé insultant vis-à-vis d?une communauté.
lili   | Unregistered | 29-06-2005 13:18:04
Je ne vois pas en quoi cet article peut etre taxé de racisme. Il n'est pas question de regretter la présence de nos frères haïtiens sur le sol martiniquais mais seulement de dénoncer une pratique frauduleuse et douteuse. "Le truc est simple, des martiniquais, contre espèces sonnantes acceptent d?adopter des mineurs haïtiens leur permettant ainsi de pénétrer sur le territoire français et à terme d?avoir la nationalité française. "
BMJ me semble parfaitement dans son role
mankool   | Unregistered | 29-06-2005 14:04:16
@lili>> Comment expliquez-vous cette partie de l'article :
" Ils laisseront le pays et sa population avec le problème de devoir intégrer tous ces gens dans quelques années.
En attendant, à Ste Thérèse on dit « map mandé » et à Terres Sainville aussi."

Posez-vous les bonnes questions !

En Guadeloupe Ibo Simon fait de même. Alors devons-nous cautionner ce type de propos ?

De plus ce type d'article ne ressemble pas à la ligne editorial de BMJ. Certe vous publiez des articles épicés mais point indigeste...

Take it easy
La Rédaction   | Unregistered | 29-06-2005 15:43:43
Souvent on oppose bien et mal...Quand, je passe à Sainte Thérèse, quand je traverse surtout Vieux Pont au Lamentin, je m'interroge sur le modèle économique qui existe dans ces mondes dont vous et moi ignorons tout ou presque. Un jeune qui a quitté l'école en 5 ième peut il exister en dehors d'un système économique ? Je vais plus loin...dans la mangrove...un homme qui deale, il fait quoi ? du commerce. Du commerce illégale mais c'est du commerce. Quand je vois des jeunes avec leurs sacoches Lacoste autour de la taille. J'imagine autant que tout le monde le contenu de ces caverne d'Ali Baba. Les mondes parallèles existent. Il ne faut plus le nier. La Martinique n'existe pas. Il y a aujourd'hui...des Martiniques. Les martiniquais qui "naturalisent" les haïtiens n'ont pas plus de mérites que les vendeurs de sommeil parisiens. La misère est une source de revenus. Ne l'oublions pas.


Gilles dégras... envoyé spécial permanent dans un pays en vrille.
roro dec dec   | Unregistered | 29-06-2005 20:05:00
Certains martiniquais se sentirais supérieur à nos frères haïtiens, sainte luciens, dominicains ... tout simplement parce que l'on possède une belle voiture, une villa, un bon job, de belles femmes . Tout cela c'est du superflu dans une vie, on oublie malheureusement les valeurs humaines, la fraternité . Si Papa blanc nous lâche on est plus rien et c'est nos frères haïtiens, dominicains, sainte luciens qui nous donnera la main, nou ké mandé chien pin
Glorio   | Unregistered | 29-06-2005 22:12:23
Persiste. stop. Pas oeuvre humanitaire ou désintéressée. stop. Plein les poches, oui. stop. Profitation de misère et tragédie, oui. stop. JUSTICE AU COURANT, grave, grave. stop. Papier prémonitoire, oui. Stop et fin.
dommage   | Unregistered | 30-06-2005 02:55:18
franchement, je ne vois de racisme dans cet article.

le ton peut agacer et peut permettre d'en tirer toute sorte de conclusion.

j'y vois un trafic lucratif sur fond affectif. le problème n'est pas que les haitiens s'intallent à la martinique mais le trafic qu'il y a autour !

au moins l'auteur met en avantl'insensibilité
de nos compatriotes qui encaissent de l'argent pour réunir des familles. bon c'est sale, c'est malpropre c'est dégueulasse. pour autant les gens ont tout à fait le droit de retrouver leurs enfants, d'être avec eux. ont ils le choix de faire autrement, certainement que oui ou non. je n'ai pas la réponse.

tout cela me fait penser à ces dames qui appartent certaines rues de quartiers de fort de france qui pour en échange de quelques euros, vendent leurs corps. ce qu'il y a derrière tout cela ce sont des hommes et des femmes qui louent à ces dames la chambre ou le studio à 4000 F par semaine. bien sur elles s'entassent dans ces logements pour payer la facture.

donc si quelqu'un soutient qu'il vaut mieux pour ces personnes de ne pas venir vu ce que nos compatriotes sont capables de faire et d'ailleurs font, je peux tout à fait le comprendre.

enfin, le problème d'intégration est un fait mais il peut être résolu encore faut il ne pas créer des barrières et ça commence dans la tête.

qu'importe : se payer pour réaliser une fausse adoption, même si les parents retrouvent leurs enfants, c'est malpropre.

par contre, je suis évangélique et cher auteur la manière dont vous parlez de l'église est limite. car toute église peut porter un nom mais la responsabilité demeure celle de l'homme donc unitile d'aller sur ce terrain et d'attaquer lachement l'église! carton rouge.

c'est commence à devenir sérieusement pénible de rendre les chrétiens responsables de ce genre d'actes. cherchez la responsabilité des hommes ! le boulot il est là et tapez sur les fautifs, les voleurs, menteurs, manipulateurs...
NEG MAWON   | Unregistered | 01-07-2005 09:04:10
l orange(ou "arabe" ou maghrebins ...) est contre l orange et EST PUISSANT partout !

le blanc est contre le blanc
et l est encore plus !

le jaune est contre le jaune et est puissant partout et MEME DS NOTRE CHERE CARAIBES (hein gwadloup ! hein matnik !?????) bientot on achetera ... nos produits locaux ds nos pays, chez eux, comme ... en france !

le noir lui est contre le noir (afro caribeen contre africain contre haitien J AI ENVIE DE VOMIR en tant que man du 971!!!!!!!!!! comme par exemple serge bile contre ses collegues de matnik limite racistes ... etc etc etc !!!!!) ET NOUS LES NOIRS ON SE FERA TOUJOURS B... !!!!!!!!! comme d hab ! ON SERA TOUJOURS DE LA MERDE en s entretuant ! en crachant sur nos freres !

AU FAIT HAITI NOTRE FIERE HAITI PEUT ETRE FIERE D ELLE : elle a déchouké leur napoleon ! .... et son armada ! etc et aussi elle a arrete de sucer les mamelles de "sa mere" (la france) depuis 1804 !!!!!!!!! contrairement aux autres filles (gwadloup/matnik/guyan francaise...) ENTIEREMENT A PART en 2005 !

toi meme tu sais ?!
Papon, le retour   | Unregistered | 01-07-2005 11:05:09
Arrête avec la fumette Neg mawon, pas bon pour tes neurones.
cain   | Unregistered | 02-07-2005 07:50:43
IMMIGRATION
La porte des Antilles


Depuis quelques mois, les départements de la Guadeloupe et de la Martinique voient débarquer sur leurs plages des touristes d'un genre spécial : des clandestins, majoritairement issus de Haïti, acheminés de nuit par des passeurs, via la Dominique. La Police aux frontières, la gendarmerie nationale et les agents des douanes multiplient les interpellations et les expulsions, mais ils ont de plus en plus de mal à juguler le phénomène. Reportage aux frontières caraïbes de l'Union européenne.

Il risque d'y avoir du bâton dans l'air, nous prévient un fonctionnaire chevronné, en montrant son tonfa (la matraque des policiers) et son gilet pare-balles. Il est 22 heures, en ce dimanche 29 mai, lorsque les véhicules de la PAF (Police aux frontières) font irruption dans la Mangrove, bidonville insalubre de Fort-de-France. Sur les bas-côtés de la route, on distingue des silhouettes titubantes ou avachies, sous l'emprise du rhum et/ou du crack. Ceux-là ne réagissent même plus, trop camés, trop bourrés. En revanche, devant chaque case de ce bric-à-brac de tôle et de bois, les chiens, des bâtards étiques et pouilleux, se mettent à grogner, japper, hurler. Un système d'alarme particulièrement efficace. Les pneus crissent. Un homme détale. Deux policiers le prennent en chasse. En vain : bon sprinteur, le fugitif les a semés dans le dédale des bicoques et s'est évanoui dans la nature. «Sûrement un clandestin», rapportent les fonctionnaires bredouilles.

Entre-temps, les gens se sont regroupés autour des intrus. La douzaine de policiers a bien du mal à calmer cette troupe aussi menaçante qu'éméchée, brutalement extirpée de son brouillard euphorisant. Une harpie aux yeux injectés harangue les hommes de la Mangrove et invective les membres de la patrouille. Insultes, menaces : début d'émeute. Guidés par le vacarme, les habitants rappliquent et encerclent les véhicules. Un policier confisque un poignard ; son collègue tente de raisonner un vieillard à moitié nu qui brandit un coutelas (c'est ainsi qu'on nomme les machettes aux Antilles). Il faut s'extraire du guêpier, vaille que vaille. Les policiers ordonnent au photographe de rentrer dans le 4 x 4 : sa présence déchaîne la foule, de plus en plus hystérique. Bientôt, il faut partir. Devant ce repli, des excités s'enhardissent. Quelques coups pleuvent sur le convoi qui démarre et s'éloigne. C'était un contrôle de routine dans le quartier chaud de la préfecture de la Martinique.


La soirée ne fait que commencer. Le lieutenant Jérôme Duchatel, l'un des chefs de cette BMR (brigade mobile de recherche) commente : «Les interpellations sont de plus en plus difficiles. Certains clandestins, surtout les Saint-Luciens, n'hésitent pas à utiliser des armes, généralement des coutelas traditionnels mais aussi des pistolets à grenaille trafiqués.» Sur les dix-huit membres de la brigade, sept ont déjà été blessés. Quelques instants plus tard, on repère une voiture suspecte sur la rocade, entre l'aéroport du Lamentin et Fort-de-France. Le bolide démarre en trombe. Après une course-poursuite, ses deux occupants sont neutralisés. Contrôle des papiers, fouille du véhicule par un chien dressé à la recherche de stupéfiants. Visiblement, le conducteur, agité et volubile, a dû forcer sur le crack. On découvre deux boîtes de pellicules photo (utilisées pour planquer les doses) mais aucune trace de drogue : les deux individus ont pu les vider pendant le gymkhana. Malgré le délit de fuite, faute de charges suffisantes, les occupants de la voiture sont relâchés et retournent vaquer à leurs occupations nocturnes...


On se dirige maintenant vers Terres Sainville, le vieux quartier de Fort-de-France. Objectif : deux bars à filles, où officient des prostituées dominicaines * ou vénézuéliennes, toutes hispanophones. Ambiance salsa, musique latino et cocktails de rhum. Une humanité interlope fréquente les lieux, à la recherche d'une passe à 40 euros. Moulées dans des pantalons suggestifs, lèvres rouges et verbe haut, les professionnelles de l'amour tarifé sont en règle. Avec un passeport vénézuélien, elles peuvent rester trois mois sur place. Quant aux Dominicaines, elles ont souvent transité par la Guyane, où elles ont acquis un titre de séjour après y avoir accouché. La PAF arrêtera néanmoins un Dominicain sans papiers. Fines moustaches, chemisette immaculée et bagues en or, le dénommé Morales prétend vivre dans la rue, avec les clochards de Terres Sainville. Peu probable, vu sa mine et sa mise. Les policiers l'embarquent vers leur QG, sis dans l'aéroport du Lamentin. Ils le soupçonnent d'être un chulo (proxénète, en espagnol). Etranger en situation irrégulière, il passera quelques jours au centre de rétention avant d'être renvoyé par avion à Saint-Domingue. Aux frais de la République.

Naguère épargnée, la tranquille Martinique est désormais confrontée à l'immigration clandestine. «Les deux gros contingents sont fournis par les Saint-Luciens et les Haïtiens, explique le commissaire divisionnaire Alfred Peria, patron de la PAF à Fort-de-France. Depuis 2000, les habitants de Sainte-Lucie (NDLR : à une cinquantaine de kilomètres de la Martinique) sont dispensés de visa pour des séjours inférieurs à 15 jours. Le problème, c'est qu'ils oublient souvent de repartir parce qu'ils ont trouvé un job au noir, dans les bananeraies ou les champs de canne.»
Des boat people originaires de Haïti


Lorsqu'ils sont pris, après le passage obligatoire par le centre de rétention (où ils bénéficient d'une assistance juridique, d'un interprète agréé et de soins médicaux), on les raccompagne au ferry qui effectue régulièrement la liaison entre la Martinique et Sainte-Lucie. Le billet de 70 euros est pris en charge par l'administration française. Les expulsés ne sont pas traumatisés : ils reviendront quelques jours ou quelques semaines plus tard. Quitte à connaître le même sort, assez peu dissuasif.

Les Haïtiens empruntent une tout autre filière. «Les premiers boat people sont apparus en 2004, raconte le commissaire Alfred Peria. Avec les événements politiques, il s'est trouvé de plus en plus de candidats à l'exil. Ils passent de Haïti à Saint-Domingue en bus. De Saint-Domingue, ils prennent un avion pour la Dominique (NDLR : située entre Martinique et Guadeloupe), où ils peuvent entrer sans visa moyennant une caution de 400 dollars empochée par le gouvernement dominiquais **. Somme qu'ils ne récupèrent jamais, car ils sont ensuite pris en charge par des passeurs qui les acheminent en bateau jusqu'en Guadeloupe et en Martinique.» C'est sur la côte nord-ouest, dotée de plages et abritée des vents, qu'ils accostent de nuit. Ils viennent grossir les rangs des travailleurs agricoles qui, pour le tarif de 30 euros par jour, coupent la canne ou ramassent les bananes. De 2003 à 2004, le nombre d'étrangers en situation irrégulière interpellés par la PAF a ainsi augmenté de 44% ! «Evidemment, souligne un policier, ce type d'immigration est indissociable d'une certaine délinquance : trafics pour survivre, règlements de comptes, vols avec violence, etc.»


Mais c'est en Guadeloupe, à une demi-heure de vol plus au nord, que la pression se fait le plus sentir. Pour les trafiquants de chair humaine (qui se font payer environ 1 000 dollars par clandestin) opérant en Dominique, l'île présente le profil idéal : plus proche (une heure de bateau), avec 650 kilomètres de côtes, elle offre d'infinies possibilités de débarquement. Chaque semaine, de préférence le week-end (effectifs policiers réduits), voit son arrivage de clandestins sur les plages et les criques de Grande-Terre et Basse-Terre. Les candidats haïtiens, qui vendent leurs maigres biens pour financer l'aventure, sont transportés dans des saintoises (barques locales) équipées de moteur hors-bord et amenées à quelques brasses du rivage. Les derniers mètres se font à la nage, des vêtements secs soigneusement emballés dans des sacs plastiques. But : se changer au plus vite afin de ne pas se faire repérer en cas de contrôle. Sur terre, des complices réceptionnent les «dos mouillés» (en référence aux clandestins mexicains qui franchissent le Rio Grande) et les regroupent dans des logements collectifs. De là, les sans-papiers se rendent au plus vite à la préfecture de Basse-Terre afin de déposer une demande d'asile. Débordé, l'Ofpra (Office français pour les réfugiés et demandeurs d'asile) leur délivre un récépissé et une convocation leur enjoignant de se présenter dans les trois ou quatre mois.
Explosion du nombre des demandeurs d'asile


Un laps de temps qui est mis à profit : les demandeurs d'asile ont droit à une allocation insertion de 290 euros par mois. Surtout, ils trouvent sans mal un emploi non déclaré chez les petits planteurs, dans le BTP ou même en tant que jardiniers chez des particuliers peu scrupuleux. Nombre d'entre eux gagnent aussi leur pitance en vendant à la sauvette des galettes de manioc ou du jus de canne dans les rues de Pointe-à-Pitre. Sur une île où le taux de chômage frôle 25%, c'est un euphémisme de dire que cette main-d'oeuvre peu onéreuse et très malléable est mal vue. Même s'ils font le travail que les Guadeloupéens ne veulent plus faire ! A chaque contrôle effectué par la PAF, comme nous l'avons constaté, les sans-papiers montrent leur récépissé de demande du statut de réfugié... qui vaut autorisation de séjour. Et lorsque tombe le verdict de l'Ofpra (négatif dans 95% des cas), ils se sont fondus dans la population ou ont détourné l'accueillante législation de la République française. «On voit de plus en plus de reconnaissances d'enfants haïtiens par des Guadeloupéens, note un policier. Sans parler des mariages blancs.» Résultat : la Guadeloupe compterait environ 20 000 étrangers en situation irrégulière (et 27 000 en situation régulière, sur 440 000 habitants). Et l'afflux se poursuit, reconnaît le commissaire principal Isabelle Tomatis, responsable de la PAF en Guadeloupe : «En 2004, nous avons recensé 1 075 reconduites aux frontières (NDLR : 15 000 sur l'ensemble du territoire français). En 2003, le nombre de demandeurs d'asile était de 135 ; en 2004, il était de 3 680 ! Essentiellement des Haïtiens.» Coût annuel des seules reconduites aux frontières : un million d'euros.


Du coup, les Guadeloupéens ne décolèrent pas. Selon un sondage commandé au printemps 2005 par la Région, 88% d'entre eux souhaitent que «les collectivités locales s'impliquent dans la lutte contre l'immigration clandestine» et 79% jugent insuffisants «les moyens de contrôle aux frontières mis en place par l'Etat». A tel point que le conseil régional a convoqué en avril dernier un congrès des élus locaux afin de traiter le problème de l'immigration. Le président du conseil régional, Victorin Lurel (PS), a même proposé d'acheter des vedettes qui seraient mises à disposition de l'Etat (mesure approuvée par 84% des sondés). Consciente du problème, Brigitte Girardin, ancien ministre de l'Outre-Mer (remplacée par François Baroin), s'est déplacée il y a deux mois. Elle a déclaré vouloir «créer un sentiment d'insécurité pour les immigrés en situation irrégulière», car «la Guadeloupe subit (...) une pression migratoire très importante qui devient insupportable». Parmi ses propositions législatives : l'abolition du caractère suspensif des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière ; l'autorisation des contrôles d'identité dans une zone de 15 kilomètres à partir du rivage (impossible aujourd'hui sans réquisition).

A la préfecture de Basse-Terre, une cellule de coordination des moyens de surveillance des côtes sud de la Guadeloupe (terrestres, maritimes et aériens) a été mise en place. «Il existe une crise identitaire chez les Guadeloupéens, une peur du lendemain», admet Denis Labbé, secrétaire général de la préfecture. Haïti compte 9 millions d'habitants ; Saint-Domingue 8,5 millions.
"Qu'on les mette tous dans un avion !"


De là à imaginer une invasion générale, il y a un pas que Henri Yoyotte, directeur de Radio Contact, franchit allègrement. A 53 ans, ce fils de pasteur évangéliste, qui se présente aussi comme «artiste-peintre et praticien de santé (iridologue)», agite le chiffon rouge. Sur les ondes de sa radio, ses émissions quotidiennes, où il monologue sur l'immigration «imposée et non contrôlée» tout en fustigeant les élus locaux («tous pourris !»), séduisent de plus en plus d'auditeurs. Il a lancé une pétition dénonçant «l'entrée massive d'immigrés clandestins qui profitent du laxisme ambiant et de la perméabilité de notre archipel». Et a recueilli 40 000 signatures ! Nul doute que ce succès auprès des masses a incité les caciques régionaux à se pencher sur le problème.

Selon le sieur Yoyotte, «il y a 100 000 clandestins qui pourrissent la vie des gens d'ici». Et d'exiger qu'«on les mette dans un avion et qu'on les renvoie chez eux». Accusé de xénophobie, le tribun hertzien rétorque : «Qu'ils continuent à me traiter de xénophobe, cela me fait de l'audience.» Car Henri Yoyotte, qui milite avec sa compagne Octavie Lozio au sein du mouvement Nofwap («sérénité», en créole), entend bien capitaliser le mécontentement et faire bouger les choses. «Si le gouvernement ne nous donne pas des signes forts, prévient-il, il va y avoir de la colère, une colère qui peut être fatale. Et qu'on ne s'y trompe pas, ajoute le prédicateur tropical volontiers illuminé, notre action est menée par Dieu. Nous allons déclencher l'armada mystique.» Au-delà des débordements religieux (mais qui sont loin de déplaire à l'auditeur moyen, les Eglises parallèles faisant recette en Guadeloupe), l'animateur vedette de Radio Contact traduit un réel malaise. Il serait imprudent de négliger le message.

De notre envoyé spécial Jean-Louis Tremblais
[02 juillet 2005]

[www.lefigaro.fr]
bagaïe la bandé   | Unregistered | 03-07-2005 15:15:24
Cet article fait quand même froid dans le dos. Je suis exhilé en métropole, fonctionnaire de l'état, j'imagine l'évolution de mon cher pays et ce que je lis là ne laisse pas présager des lendemains plus calmes. J'ai connu dans le temps des haïtiens en situation irrégulière. C'était des gens calmes, pacifiques. J'ai connu des saint-luciens volontiers roublards, qui avaient tendance à manipuler le "gun" lorsque la tension montait ou que la drogue obscurcissait leur esprit. L'humanité et la fraternité nègre nous oblige mais il nous faut penser à préserver la paix sociale et notre identité...
Papon, le retour   | Unregistered | 03-07-2005 18:35:27
Qelle fraternité nègre ? Danger ! Black KKK ? Attention Fraternité blache = KKK.
Humanité nègre ? Au Rwanda ? en Iturie ? au Congo ? à Haïti ? en Martinique ?

Dépose le Chalice et respire un coup. Babylone est déjà là.
cain   | Unregistered | 03-07-2005 20:07:42
Faites un geste signez la pétition Live8 pour le G.
http://www.live8live.com/list/fr/

Merci.
Chabine   | Unregistered | 04-07-2005 11:58:39
[Le truc est simple, des martiniquais, contre espèces sonnantes acceptent d?adopter des mineurs haïtiens leur permettant ainsi de pénétrer sur le territoire français et à terme d?avoir la nationalité française.]

Pour info, le "truc simple" qui consiste à adopter des mineurs haïtiens, ça passe par des étapes très réglementées par la loi française dur l'adoption. Pour avoir le droit d'adopter, il faut d'abord passer par un an de procédure d'agrément (document qui donne le droit d'adopter, sans plus), avec enquêtes sociales et psychologiques à gogo pendant tout ce temps. Ensuite seulement, les demandeurs peuvent d'adresser à un pays pour les démarches d'adoption d'un enfant, plus concrètement. Délai : entre 2 et 5 ans.

En ce qui concerne Haïti, l'adoption est très compliquée, voire en train de se fermer à l'international, actuellement. Donc pour la simplicité... on repassera. Pour obtenir la nationalité française, c'est le Tribunal qui décide une fois l'enfant arrivé en France, or, actuellement, la législation haïtienne ne prévoit que l'adoption simple (qui ne coupe pas les liens avec la famille d'origine), ce qui pose problème pour obtenir la nationalité française, justement.

[Sur place, ici dans le pays, ils ont généralement des parents haïtiens qui les prennent en charge dès leur arrivée.]

Après le parcours du combattant décrit ci-dessus, c'est sûr que la 1ère pensée de ces parents adoptifs est de se débarrasser des enfants, mais oui, c'est ça... surtout que ces enfants ne sont pas du tout suivis pendant des mois par les assistantes sociales, pour veiller à leur bon accueil dans les familles... Franchement, faut arrêter de dire n'importe quoi, là. Ce que vous décrivez s'apparente à un traffic d'enfants, du style de ce jeune garçon de 6 ans qui a été arrêté à son arrivée à Roissy, avec une accompagnante munie de FAUX papiers. ça existe très probablement, mais certainement pas sous couvert légal, avec une procédure d'adoption qui donne droit à des papiers en règle.

[La justice serait au courant mais fermerait les yeux au prétexte qu?on sauve de jeunes innocents de la misère et de la guerre et que les haïtiens, complètement encadrés par leurs Eglises Evangéliques, n?entrent pas dans les statistiques des délinquants. ]

On atteint le summum du n'importe quoi, là. BMJ, ça c'est du fantasme, pas de l'information. Et j'y vois, comme beaucoup d'entre internautes, des relents de xénophobie latente. Les professionnels des services sociaux que je connais bien, et qui m'ont donné les informations fournies ci-dessus pourraient vous informer correctement, ça c'est "RADIO BWA PATATE"...

Il y a certainement un problème d'immigration, clandestine ou pas (voir l'article posté par Cain), mais certainement pas de cette façon là (pourquoi pas des soucougnans immigrés clandestin, tant q 'uon y est...)
La Rédaction   | Unregistered | 04-07-2005 13:10:37
et si l'info venait de 'l'intérieur" vous direz quoi ? :-)
Chabine   | Unregistered | 04-07-2005 13:38:32
Qu'est-ce qu'on peut dire de cette nouvelle "info" ? Que ça ne veut rien dire. Que vous en dites trop ou pas assez (c'est un milan ou une info ,). J'ai largement les moyens de vérifier et je le ferai.

C'est complètement grotesque de penser que l'immigration clandestine d'enfants haïtiens se fait par la voie si lourde de procédures de l'adoption. Grotesque. Qu'il puisse y avoir des traffics en tous genres, avec de FAUX papiers, c'est très probable, mais le reste relève du fantasme. Votre conclusion, en particulier, est grotesque (tous les haïtiens sont évangéliste, et aucun n'est délinquant...).

C'est BONDAMANKAJ ou RADIO BWA PATATE ?
gilles dégras   | Unregistered | 04-07-2005 15:00:25
La vérité est souvent difficile à avaler. Bienvenue dans les Martiniques.
jamesleroi   | Unregistered | 04-07-2005 19:42:04
Chabine,

Moi aussi ça m'intrigue. Si vraiment vous avez la possibilité de croiser l'info faites le. En dire plus mettrait en difficulté mes sources. Des fonctionnaires sont au courant. C'est pourquoi ça fuite petit à petit. Pas de xénophobie, merci.

Chabine   | Unregistered | 05-07-2005 09:48:30
OK, dès que j'ai pu vérifier l'info, je vous fais signe.

Ce que je peux vous dire, c'est que spéculer sur des traffics d'enfants par le biais de l'adoption, c'est comme dire que pour faire un casse, "le truc est simple", il suffit de s'attaquer à la Banque de France...

C'est tout ce que je dis. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'immigration clandestine, je ne suis pas naïve.

A plus
akatala Jean   | Unregistered | 09-07-2005 01:19:47
metter 8 personnes dans une voiture de quatre places et bonne route, pas de casse !
bagaïe la bandé   | Unregistered | 05-09-2005 17:26:25
lé gars, garez vous sur le parking du sanatorium du Carbet et regardez le personnel qui entre et qui sort aux heures de changements d'équipe, faites la même chose à la Meynard, ce ne sont pas des Haïtiens...
Daniel Mohamed   | Unregistered | 11-06-2006 00:30:37
forgotten head again Marty started for the Professor himself Foley turned the he had witnessed.
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Dernière mise à jour : ( 24-01-2008 )
 
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