|
 Ce jour, 8h30, Jean-Philippe Nilor était convoqué à la gendarmerie de Saint Tropez...euh... du Saint-Esprit...Voilà le procès verbal de son audition... "je prends connaissance des raisons pour lesquelles ma déclaration est requise...je suis bien le co-signataire du courrier de l'ASSAUPAMAR adressé au maire de Sainte Luce, ainsi qu'au préfet de Martinique et à la sous -préfète du Marin. dans ce courrier nous avons alerté les autorités sur les dysfonctionnements sur le littoral, à savoir que le libre accès et la libre circulation sur le littoral sont complètement empêchés entre les anses Désert et Mabouya. Régulièrement interpellé par de nombreux administrés lucéens, martiniquais et autres visiteurs en ma qualité d'élu du Conseil Général et du Conseil régional, de citoyen et de responsable associatif, j'ai écrit ce courrier relatant les problèmes d'accessibilité au littoral et à la libre circulation pour alerter pour alerter les autorités coupables d'inactivité depiuis des décennies. Je ne comprends pas le lien qui est fait entre ce courrier et ma convocation.
Je tiens à dire que je dénonce le fait que durant la période électorale officielle des élections législatives, je puisse être convoqué en tant que témoin sur cette affaire alors que je suis un élu politique de la Martinique et que l'avocat des résidents est lui candidat aux législatives. Je n'ose imaginer que cette convocation constitue le début d'une manoeuvre politique pilotée par mes adversaires politiques avec la bénédiction des autorités étatiques, pour conduire par, je ne sais quel stratagème , à mon invalidation pour les prochaines élections municipales et cantonales à Sainte-Luce. Je considère d'autre part que ma convocation de ce jour à un caractère politique et constitue une concession faite aux résidents et à leurs représentants.
Je m'élève contre la tentative qui est faite, par ces mêmes résidents et leurs représentants de dénigrer de caricaturer et de détourner l'objet de la manifestation de l'ASSAUPAMAR en date du 29 avril 2007, en la faisant passer pour une manifestation à caractère raciste. Je tiens à dire que je n'adhère à aucune thèse raciste d'où qu'elle vienne. Je m'insurge contre cette nouvelle stratégie du colonialisme français en Martinique qui fait que chaque fois qu'un militant se dresse contre une injustice, il est accusé de racisme comme pour mieux l'anesthésier, l'empêcher de réagir. D'autre part, je n'ai entendu aucun propos raciste lors de cette manifestation du 29 avril sauf de la part de quelques résidents. J'ai entendu les propos : "racailles, négrailles, arko aura votre peau...etc... J'étais présent à cette manifestation car j'apporte mon soutien à cette association. Je considère en effet qu'aucune plage de Martinique n'est privatisable. J'étais présent en tant qu'observateur au même titre que les gendarmes . J'adhère entièrement à ce qui a étét dit par Mr Louis Régis henry, président de l'ASSAUPAMAR lors de sa garde à vue..... En tant que président de la commission des textes législatifs et réglementaire du Conseil Général de Martinique, je n'adhère pas à l'analyse juridique faite par les avocats des résidents qui avancent que la loi sur le littoral s'applique sur le territoire français mais pas en Martinique. Le fait même que le procureur de la République relaye cette argumentation constitue une preuve supplémentaire de partialité et de parti pris dans cette affaire.
d'autre part, je ne reconnais pas au procureur de la République la qualité pour déterminer ce qui est légitime ou pas pour le peuple martiniquais En définitive, je considère que compte tenu du caractère politique de l'affaire et de ma convocation, je n'ai pas aujourd'hui à fournir d'explications dans une brigade de gendarmerie car le débat doit avoir lieu dans d'autres enceintes. c'est pourquoi je n'ai rien de plus à déclarer. Je tiens à insister sur la correction des gendarmes qui m'ont interrogé.... je porte plainte contr ...X...pour les propos diffamatoires à mon encontre, parus dans la presse écrite et télévisée et qui laissent entendre que je serai l'instigateur de cette action et que celle -ci serait organisée à des fins racistes; je porte plainte également contre le résident qui a sorti une arme et en a fait usage ce jour là. Enfin je porte plaintes contre les gens qui ont proféré les propos racistes. Le 4 juin 2007 à 10 h 15, lecture faite par moi des renseignements d'état civil et de la déclaration ci-dessus, je persisite et n'ai rien à y changer à y ajouter ou à y retrancher
Jean-Philippe Nilor
|