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QUELLE AGRICULTURE POUR LA MARTINIQUE ? Version imprimable
21-09-2007
Aujourd’hui la société martiniquaise se trouve dans un cruel dilemme face à l’agriculture.

         La question se pose sans nuance : Les contingences économiques doivent-elles avoir la priorité sur la préservation de la santé des habitants et la protection écologique d’un petit pays dont les Martiniquais ont la responsabilité morale devant les générations à venir ?

          Certes, les agriculteurs, et notamment les producteurs de banane, ont notablement amélioré les méthodes et les techniques de production, diminuant de manière sensible la pollution chimique des sols.

         Mais les résultats restent décevants : 40% de pollution sur des sols déjà empoisonnés depuis plus d’un siècle de culture intensive avec le chlordéchone puis le paraquat.

         Les cultures qui relèvent du patrimoine amérindien et de l’élaboration de la société créole : manioc, patates douces, ignames, dachines … ne sont plus cultivables sans danger dans les sols antillais et les analyses de la nappe phréatique présentent des résultats alarmants.

         La modification des habitudes alimentaires n’est pas sans conséquence sur l’identité ; il suffit de regarder les sociétés contaminées par les fast food et leurs modifications tant sur le plan de la santé que sur la structure même et l’organisation sociale et familiale.

         Il ne s’agit pas d’ostraciser les planteurs qui consacrent aujourd’hui d’importants moyens financiers à la recherche en vue d’améliorer constamment les pesticides et les rendre moins agressifs pour la nature et l’homme (objectif : 20% de pollution dans cinq ans) même si la responsabilité de la pollution est sans conteste le résultat de leur choix d’une culture intensive et d’une utilisation de produits chimiques controversés, voire interdits, jusqu’à la fin du XXe siècle.

         La question est de se demander quels choix socio-économiques, en termes de respect de la vie et de développement durable, les Martiniquais doivent faire aujourd’hui.

Argumentaire

 

         C’est sans doute en comparant les arguments contradictoires que sera prise la décision qui engagera la responsabilité des acteurs économiques et politiques.

         La responsabilité et l’éthique seront-elles plus persuasives que le profit immédiat (via les subventions) et les habitudes mentales ?

         L’objectif d’un développement durable sera-t-il un moteur assez puissant pour donner corps à d’autres économies agricoles capable d’assurer une autonomie alimentaire de qualité aux Martiniquais ?

         Aux planteurs qui opposent la recherche d’une banane propre (la banane biologique étant, selon leurs dires, impossible en milieu tropical mais c’est surtout la rentabilité qui est le frein à une culture bio) et le rôle social de l’économie de la culture de la banane (environ 10 000 emplois), les économistes prédisent un effondrement à terme de la banane antillaise déboutée par la banane africaine et celle d’Amérique latine.

         En constant progrès, grâce à l’utilisation des progrès de la science sur les pesticides (Cf. INIBAP), l’Afrique et l’Amérique latine seront bientôt capable de produire une banane biologique tenant compte des normes européennes à des prix impossibles à concurrencer aux Antilles, compte tenu du coût élevé de la main d’œuvre française.

         D’ailleurs certains gros planteurs martiniquais ont déjà investi au Cameroun et au Costa Rica.

         Rien ne pourra obliger l’Europe à refuser des produits de qualité en provenance de pays en voie de développement.

         A charge contre la culture de la banane, la pollution, et la non-industrialisation qui est perçu comme un recul par rapport à la fabrication historique du sucre sur le plan de la formation technique,

         De plus, les bananiers servent aussi (à moindre coût en fret)à ramener en Martinique les produits de consommation qui submergent aujourd’hui la Martinique au point de provoquer le surendettement et de participer à la brisure des structures sociales, voire familiales. L’exemple du parc automobile trop important qui contribue à la pollution et au stress intensif est particulièrement significatif.

         De nombreuses voix s’élèvent en faveur d’une mise en jachère des zones polluées de l’île avec une intensification de la recherche pour trouver les moyens d’une dépollution intensive.

         De même, la diversification agricole et l’utilisation des méthodes hors sol, aujourd’hui strictement contrôlées, sont perçues comme des alternatives intéressantes.

         Enfin, la recherche en termes de transformation des produits agricoles à vertu médicales et pharmaceutiques (produits à haute valeur ajoutée) devient un impératif en liaison avec la réforme de l’université.

         Dès lors, deux stratégies peuvent être envisagées :

    • Soit une révolution culturelle en forme de rupture fondatrice :

         La jachère, la formation des agriculteurs aux techniques modernes de l’agriculture propre, raisonnée et biologique (formation universitaire diplômante) et la réorganisation d’une agriculture écologique et durable.

    • Soit une évolution progressive vers la réorganisation en travaillant secteur par secteur.
 

Dans les deux cas, le partenariat Europe/Etat /Région reste incontournable.

Perspectives de l'Agriculture en Martinique

 

         DEAN a ravagé l'agriculture traditionnelle et en particulier les plantations de banane. Or celles-ci vivent déjà une crise structurelle qui condamne irrémédiablement sa production telle qu'elle est aujourd'hui conçue.

         Il convient de réfléchir à un autre avenir pour l'Agriculture martiniquaise.

         Cependant, il est exclu d'imaginer pouvoir réinventer ex-nihilo d'autres circuits commerciaux, d'autres formes de production, et encore moins une autre agriculture, car les esprits, les habitudes et les compétences n'y sont pas préparés.

         Dès lors qu'elle restera encore la première production il faut lui trouver un développement plus en conformité avec les marchés et l'environnement et préparer progressivement l'espace à une nécessaire diversification.

  1. Quelle banane pour demain ?
 

         Les cours de la banane traditionnelle ne se redressent pas de manière significative, compte tenu des contraintes européennes et des concurrences étrangères sur ce marché.

         Les planteurs, petits et gros, doivent donc réfléchir aux produits qu'ils vont replanter dans une perspective de développement durable. 

    1. Se positionner uniquement sur des produits à haute valeur ajoutée.

         La Qualité peut se vendre et c'est le crédo actuel des groupements que de se démarquer sur ce point.

         Cela suppose de créer une demande sur un produit original, labellisé, et pourquoi pas AOC et vendu par tous les circuits commerciaux, y compris ceux des produits de luxe.

         Le marché actuel, essentiellement européen, pourra s’élargir vers la Caraïbe et les Amériques.

         A l’évidence, c’est l’objectif des planteurs regroupés au sein de l’UGPBAN (CF. Plaquette) 

    1. Une culture raisonnée de la banane.

         Contrairement à toutes les idées reçues, la production de banane en Afrique est beaucoup plus soucieuse de la conservation des sols que la culture martiniquaise.

         Ce point peut être confirmé par l’INIBAP et les CIRAD.

         Par conséquent il faut repenser les modalités habituelles de traitement des plantations, terribles pour les sols, et les cultures maraîchères qui les jouxtent.

         Il faut donc intensifier les efforts pour revitaliser sainement les sols en augmentant les surfaces en jachère (actuellement 15%) et chercher les conditions d’un marché pour la banane bio, dont l’expérimentation a été concluante dans le sud de l’île.

  1. La diversification.

         L'agriculture maraîchère et fruitière martiniquaise souffre d'aléas très forts en quantité et en prix ; c'est qu'elle est peu organisée et peu professionnalisée.

         Or la demande de produits de qualité est forte et il n'est pas normal d'importer ce que le consommateur attend en prix et en qualité.

         Le maraîchage et ses filières devraient faire l'objet d'une forte promotion en réactivant le secteur coopératif (SOCOPRA) - c'est dire aussi l'importance de l'effort pédagogique auprès de tous les acteurs.

         Le même raisonnement vaut pour les fruits.

         La culture hors sol suppose un investissement de départ élevé et un savoir-faire.

         Mais il faut encourager cette filière pour des produits de qualité (tomates, pourtant à faible valeur ajoutée) pour trouver un marché local, un marché européen à contre saison, un marché caribéen - car, faut-il le rappeler, les îles de la Caraïbe ont des couches de population à fort pouvoir d'achat (y compris Haïti). 

  1. Conditions de mise en œuvre.
 

         Que ce soit la "nouvelle banane" ou la diversification plusieurs conditions préalables ou concomitantes sont à mettre en œuvre : 

         Préparer les esprits

         Former les acteurs

         Commercialiser avec de nouveaux circuits

         Le droit du sol

         Protéger une culture émergente 

    3.1 Préparer les esprits 

         L'ensemble des acteurs, planteurs, ouvriers agricoles, agriculteurs sont trop habitués à leurs circuits, leurs mode de cultures et à leurs difficultés pour en changer. L'agriculteur martiniquais n'est pas différent mentalement des autres.

         Il faut entreprendre un cycle de conférences, avec les chambres d'agriculture, pour préparer à la reconversion.

         Cela sera d'autant plus facile que des aides pourront être débloquées dans le cadre de la reconstruction de la culture suite à DEAN. 
 
 
 

    3.2 La formation 

         Le projet, plus vaste encore, plus ambitieux - se doit irriguer toutes les filières de l'enseignement agricole ; celui de la Martinique fonctionne bien, il doit maintenant se prolonger jusqu'à l'université (licence et masters professionnels).

         Les écoles supérieures sont en France mais des accords sont sûrement possibles avec des établissements réputés - grandes écoles et autres, pour faciliter ou la scolarisation des Martiniquais vers elles, ou la venue de professeurs, spécialisés dans l'agriculture tropicale, (accord avec Montpellier) au sein de l'université.

         Cela créerait un pôle caribéen francophone d'excellence dans ce secteur stratégique. 

    3.3 La commercialisation

         De nouveaux produits, y compris dans la banane, supposent de nouvelles filières.

         L'Europe a aidé en son temps, par une injection massive de crédits, la banane martiniquaise, à trouver des voies de commercialisation.

         Aujourd'hui l'aide française doit revenir dans ce secteur et sur toute l'agriculture par une mutualisation des moyens (coopératives et autres) et rayonner, en plus de l’Europe, dans la Caraïbe et l’Amérique latine. 

    3.4 Le droit du sol 

         La spéculation et l'immobilier sont les écueils à éviter.

         Redonner du sens aux SAFER mais aussi multiplier les incitations à la passation de baux ruraux, ou de baux emphytéotiques (99 ans) est une possibilité plus sécurisante pour le locataire comme pour le bailleur, surtout si l'investissement est lourd (serres et plantations).

         Le Crédit Agricole doit jouer sa pleine fonction en facilitant l'accès des petits agriculteurs aux prêts bonifiés. 

    3.5 La protection du marché 

         Les barrières douanières sont proscrites.

         Il existe d'autres formes de limitation des importations : exigences de normes et de traçabilité des produits importés par exemple.

         Instaurer la T.V.A. sociale sur ces mêmes produits importés serait aussi une solution en renchérissant  le coût au profit de l'économie sociale agricole martiniquaise. 

 

Chantal Maignan 

Commentaires
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antonio972   | Registered | 21-09-2007 22:56:42
Bravo Maignan... Cela change du blabla habituellement démuni de toute proposition concrète...
jarry privilèj   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
une agriculture avec les salaires actuels?
une agriculture de produits chers pour quelle clientèle?
une agriculture bio sera concurrencée par une autre agriculture bio de pays aux salaires moins cher.

on est condamné à faire autre chose que de l'agriculture, sauf si elle reste subventionnée, bio ou pas.....il faut arrêter de se raconter des histoires dès lors que l'on est dans la mondialisation, intégré à un pays riche à salaires élevés, on a des problèmes de l'agriculture de pays riches.
et les consommateurs , la masse, donc ceux à revenus moyens ou faibles face à l'érosion de leur revenu se tourne vers les produits les moins chers, ce qui fait par exemple le succès du made in china (production chinoise ou délocalisation occidentale).
Donc on reste français, on se garde une agriculture subventionnée parce que cela contribue à l'aménagement du territoire aussi, et on se concentre sur le tourisme d'abord, les technologies modernes, les services.....
La TVA sociale c'était une fumisterie sarkozienne déja enterrée, un gadget de campagne

A t-on demandé à Manman France ce qu'elle a décidé elle?
parce que c'est elle qui a le dernier mot en fonction de SES intérêts, puisque l'on est.......français
As2pique - cannabiz?   | Registered | 30-11-1999 00:00:00

Vois-tu,

La culture de cannabis pourrait avoir un vif succès ici.

D'après un rasta de ma connaissance, elle aurait des vertus médicinales, et c'est "natual". (c'est un homme proche de la nature)

Celle-ci est très répandue dans certains de nos centre-ville et bénéficie d'une publicité gratuite, faite par un par-terre de va-nu-pied de tout ordre, porteurs de nattes et de casquettes ridicules.

Ceux-ci se faufilent sournoisement dans la circulation, chevauchant des objets roulants non-identifiés à 2 roues, qu'ils qualifient eux-mêmes de "zo".
Oulà
Cecile   | Registered | 22-09-2007 11:00:51
Elle a vraiment l'art d'enfoncer les portes ouvertes, cette dame.
Je n'ai rien lu dans ce papier que je n'ai entendu etc de fois, mis à part a TVA sociale qui est une idée du gouvernement Sarkozy... le principe de la TVA sociale est de sur taxé certains produits importés . C'est exactement ce que fait l'octroi de mer.

Ô MONIL   | Registered | 22-09-2007 13:49:52
Je me demandais si les ex-candidats au sauvetage du pays étaient anesthésiés par la défaite. Pas un mot de l'avocat déchu, pas un soupir de l'homme d'affaire malheureux, pas un souffle des blacks stars UMPTeux du sud et du nord atlantique. Quand aux fonctionnaires d'extrême gauche...Ah si, scuzé moi, ils se sont exprimés à propos du budget et des cyclones que l'on attendait pas en période cyclonique!!!
Alors Maignan, même si certaines de ses propositions sont farfelues au moins elle est concrête.
antonio972   | Unregistered | 22-09-2007 14:39:25
Quand beaucoup comprendrons que l'un des problèmes de la Martinique c'est le manque de propositions concretes de la part de ceux qui y vivent, ce sera jour de fete...

Certains se complaisent dans les pleures et les repproches faite a la France de choisir a leur place....c'est leur fond de commerce, donc comprenons bien qu'ils n'ont aucun intéret a proposer quoi que ce soit d'autre qu'une "indépendance de pacotille" ou eux seraient propulsés "chefs" parmis les chefs, de quoi faire du bien a leur égo au prise avec une "armée" de frustration...frustrés de pas etre "chefs" chez les indépendantistes (les vrais), frustrés de pas etre "chefs" chez les autonomistes et frustrés de pas etre "chefs" chez les départementalistes...du coup ils tentent de faire "plier" le peuple a coup d'insultes et de culpabilisation (si tu ne penses pas comme moi, tu es un con, tèbès etc).....

Tant que nous resteront dans le "y a qu'a" sans proposition concrète ou tout le monde tire dans les "pattes" de tout le monde pour paraitre plus intelligent...

Aujourdhui, cette femme fait des propositions, nous avons le droit de pas etre d'accord en tous points avec elle, mais, elle au moins elle propose de façon constructive, ce n'est pas une concentration de lieux communs comme certains nous en livrent par paquets de douze....

jarry privilèj - re:   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
Ô MONIL a écrit:
JAlors Maignan, même si certaines de ses propositions sont farfelues au moins elle est concrête.

tala ankô pli bèl!!
farfelues mais concrètes!
je peux aller sur Mars à pied.......farfelue mais concrète

yich madinina   | Registered | 23-09-2007 08:38:54
Citer:
De nombreuses voix s%u2019élèvent en faveur d%u2019une mise en jachère des zones polluées de l%u2019île avec une intensification de la recherche pour trouver les moyens d%u2019une dépollution intensive.


hum hum il existe d'autre utilisation possible des sols pollués! cultures non alimentaires par exemple
%D4%20MONIL   | Unregistered | 23-09-2007 12:59:03
Jarry a écrit:
"une agriculture avec les salaires actuels?
une agriculture de produits chers pour quelle clientèle?
une agriculture bio sera concurrencée par une autre agriculture bio de pays aux salaires moins cher."

A part jouer sur les mots et poser des questions, tu propose quoi? Baisser les salaires? Baisser les prix? Devenir indépendant pour aligner le SMIC sur celui des voisins?
Soit franchement concret sans craindre d'être franchement farfelu.
"on est condanné a faire autre chose que l'agriculture..." Quoi donc? Des Suzuki? Des Toshiba? Des immeubles?
L'agriculture est la base de l'économie. La faire disparaître, c'est nous mettre définitivement sous perfusion. Elle peut servir à autre chose qu'à la consommation alimentaire et nous permettre sinon d'obtenir la suffisance alimentaire, au moins de tendre vers une indépendance énergétique. Encore faudrait-il interdire les Dodge, les Ferrarri, les Hummer,...et ça c'est du politique et du concret.
jarry privilèj - re:   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
%D4%20MONIL a écrit:

A part jouer sur les mots et poser des questions, tu propose quoi? Baisser les salaires? Baisser les prix? Devenir indépendant pour aligner le SMIC sur celui des voisins?

parce que tu n'as pas encore compris aujourdhui que l'agriculture ne peut survivre dans les pays riches que sous perfusion?
il faudrait un peu te réveiller!
c'est e drame des pays pauvres qui même eux ne peuvent pas suivre face aux géants européens et américains qui bénéificie d'aides massives de l'Etat!
tu t'intéresses un peu au problème du coton africain?
nous sommes un pays "riche" avec des salaires élevés, par le fait nous avons des salaires trop élevé pourr être concurrenciel avec tout ce qui se fait autour de nous, sauf à être subventionné.
Donc si l'on veut avoir le niveau de vie rançais, les prestations françaises, on doit accepter aussi que notre agriculture disparaissent à jamais ou soit massivement subventionné....
nous n'avons que la canne qui puisse encore survivre, car elle est le premier maillon d'une industrie : le rhum!
la canne est incontournable pour produire un rhum AOC.
Pourquoi en pas miser plutot su rle rhum don cla canne.....il est certain que cela rentre en concurrence avec les géants des spiritueux qui voit dan sce rhum une concurrence face à leur whisky et autres, mais aussi face à leur rhum de mélasse made in Bacardi.
Nous sommes condamnés à faire ce que les pays riches font, étant riche nous mêmes, des activités à forte valeur ajoutée, de la transformation, des services, du tourisme, etc....ou de l'agriculture subventionné
c'est purement économique cela....après on peut s'amuser à jouer sur des ficelles comme sur l'autosubsistance pour couilloner le peuple......
certaines iles peuvent nous fournir en fruits et légumes et avoir ainsi les moyens d'acheter chez nous des produits industriels, des services, de la technologie, mais pour cela il faut passer à une vision caribéenne et non avoir le regard vissé sur la France....mais là il faut déja passer au minimum à une autonomie pour rejoindre l'espace économique caribéen.

Soit franchement concret sans craindre d'être franchement farfelu.
"on est condanné a faire autre chose que l'agriculture..." Quoi donc? Des Suzuki? Des Toshiba? Des immeubles?
Citer:
L'agriculture
est la base de l'économie
.la base de l'économie?..... ha bon?
c'est nouveau cela vient d esortir?
il y a bien lontemps que la révolution industrielle est faite mon grand!! replonge dans les manuels d'histoire et de géographie que tu n'ouvrais surement pas
Citer:
La faire disparaître, c'est nous mettre définitivement sous perfusion.
ha bon?
Hong kong sous perfiusion, la Barbade sous perfusion? Sint Marteen sous perfusion? Saint Barth sous perfusion? les Seychelles sous perfusion? le Danmark sous perfusion? les Bahamas sous perfusion? Malte est sous perfusion?
un écran LCD c'est combien de tonnes de bananes, de coton, de cacao ?
Citer:
Elle peut servir à autre chose qu'à la consommation alimentaire et nous permettre sinon d'obtenir la suffisance alimentaire, au moins de tendre vers une indépendance énergétique.

encore un discours bidon loin d'être réaliste fait pour entourlouper les gens.
-les surfaces susceptibles d'être planté, en plus d'appartenir aux békés , ne permettront pas là encore d'arriver à un seuil de rentabilité, comme au Brésil
-produire en masse pour des bio carburants nous ramène au cycle infernal des engrais , insecticides et autres
-au Mexique on a vu que le mais pour l'énergie a fait exploser le prix du mais, principal alimment de la population. .

encore une fois, il faut accepter d'être français et de fonctionner comme eux....toutes les régions française n'ont pas l'agriculture comme , comment a t il écrit, base de l'économie, certaines sont agricoles, d'autres non, et celles qui le sont , sont énormément subventionnés sinon elle n'existerait plus....

les dirigeants des pays riches ont compris cela depuis longtemps.....maintenir les paysages français a un coût, c'est celui des subventions à l'agriculture en grande partie, garder des chiffres du chomage acceptable à un coût, celui des subventions à l'agriculture, maintenir une agriculture traditionnelle pour garder la notion de terroir propice au tourisme à un cout, celui des subventions à l'agriculture.....etc!
Mais c'est sans état d'âmes aussi qu'on achéte des tomates au Maroc, du mouton de Nelle Zélande, du boeuf d'Argentine......
ou suiv....

à vouloir le beurre , l'argent du beurre et baiser la crémière on se raconte des histoires

donc comme tout le monde ne pourra pas être ingénieur, comme il ne pourra jamais avoir le plein emploi, comme il y aura toujours des terres cultivables non propice à la construction, comme il y aura toujours des agriculteurs nés ayant la vocation , comme il y aura toujours une main d'oeuvre locale ou plutot étrangère..... il y aura toujours une agriculture locale pour les amateurs prêts à payer plus cher quand ils veulent manger local!
les anciens souvent pas très riches qui ne juraient que par le local sont entrain de mourir, la génération Mac Do et super market qui les remplacent s'en fout largement du manger local, il ne restera donc que quelques irréductibles consommateurs de local ,ayant les moyens financiers bien sur, par idéologie, par philosophie, par snobisme "roots"
c'est cela la modernité, la mondialisation, le pragmatisme économique
nasyon matnik - péyi a sé ta nou   | Registered | 23-09-2007 23:45:55
[b]L'agriculture est un des secteurs prioritaires pour la Martinique dans le cadre du développement durable.
Elle est la fondation sur laquelle repose l'édifice économique de la plupart des pays du monde.C'est à dire l'importance de la coordination des politiques menées dans des secteurs différents comme le logement , l'emploi , l'industrie et la recherche.Coordonnées des politiques définies par trois acteurs ( Etats , Conseil Général et Régional ) relève de la gageure
avec une collectivité unique dotée de compétences requise par les élus.[/b]

ETAT DES LIEUX


Le dernier recensement agricole, effectué en 2000 , permet grâce à AGRESTE MARTINIQUE ( avril 2003,DAF)de mettre en lumière les principales caractéristiques de notre agriculture.

LA SURFACE AGRICOLE UTILISEE

La surface agricole utilisée ne cesse de diminuer au fil des années.En 1973 , 52 100 ha étaient consacrés à l'agriculture , en 1981 on passe à 41 400 ha , , puis 36 974 ha en 1989 , pour aboutir en 32 041 ha en 2000.

Entre 1989 et 2000 , le nombre d'exploitation agricoles est passé de 15 284 à 8039, soit deux disparitions ou
5 % de moins chaque année !

[color=red]LA FILIERE VEGETALE
[/color]

Les superficie des cultures fruitières permanentes diminuent.Un arboriculteurs sur deux a quitté cette profession entraînant une perte de superficie en vergers de 517 ha.

Le superficies en légumes ( cultures vivrières et maraîchères ) régressent,bien qu'ils existe là un pôle de production important et structuré autour des coopératives.Cette filière occupe plus de 3000 ha et compte plus de 3500 exploitations.

Les superficies florales ont chutées de 55% .
L'ananas est une filière en difficulté qui a bénéficié d'une Organisation Communautaire de Marché ( OMC )jusqu'en 2002 , remplacée par des osutiens à la production au titre du POSEIDOM.

Le susperficie de canne à sucre ont progressé de 220 ha , soit 11 % , bien que le nombre d'exploitation ait décru d'un tiers.


Bref...................

AGRICULTURE BIO

En parlant de qualité , il faut savoir que la Martinique n'est aps exclue de la tendance mondiale qui s'amplifie dans l'agriculture.

Actuellement 104 exploitants se déclarent agricultures BIO et 139 autres sont en conversions.

PERSPECTIVES

Pour produire que se soit en agriculture traditionnelle , en agriculture raisonnée ou en BIO , il faut DISPOSER DE TERRES AGRICOLES.

C'est pour préserver cette richesse éphémère que l'idée de constituer une BANQUE DE TERRES à étét mis e place par la Région.

L'implacable constat d ela diminution systématique de la surface agricole utilisée montre qu'il faut la stopper rapidement et énergétiquement.

Un opérateur foncier unique , dépendant de la nouvelle collectivité de Martinique , le pourrait en fédérant la politique en matière d'habitat, de logement et la politique agricole.

Il faut aussi des agriculteurs , en particulier des jeunes ,bien formés en utilisant aussi bien la formation initiale ( lycée d'enseignement agricole ) que la formation continue ou la formation hors programme ( brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole ).

L'agriculteur n'est plus quelqu'un qui fait de l'agriculture parce qu'il ne sait rien faire.
Il se doit d'êtr eun excellent gestionnaire et un bon technicien qui prend en compte les contraintes écologiques : faire de la qualité et produire en quantité surtout ne préservant l'environnement.

L'orientation générale vers une diversification de la production martiniquaise ets une conséquence de l'impasse actuelle dans laquelle se trouve notre agriculture.
On a poursuivi , sous une forme moderne , le concept de la colonie qui produit exclusivement pour sa métropole.

La production martiniquaise devra de plus en plus s'attacher à satisfaire les besoins intérieurs , afin de conquérir nous même notre propre marché intérieur.


Petite proposition:
CHOU ET IGNAME : NOUS POUVONS PRODUIRE ET NOURRIR LA POPULATION :
http://madjoumbev2.free.fr/yam.html

Congrès   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
Cet exposé ressemble à une rédaction de l'école des cadres de l'UMP. Maignan, n'était-elle pas la candidate UMP au Centre, aux dernières législatives ?

Son truc ne vaut pas mieux que celui de nasyon, el cono, qui veut nourrir la population avec des choux et des ignames....

Quelle population demande à être nourrie aujourd'hui, en 2007 ? On croirait lire un exposé de l'AGEM, au milieu des années 70.

Va empêcher les gens d'acheter leurs petits pois, leurs champagnes, leurs pommes de terre,..... leur mac do, leur KFC, etc .... nasyonus prépucius crétinus.
nasyon matnik   | Registered | 24-09-2007 07:22:58
Je te parle de nourrir un pep dan sle cadre d 'une autosuffisance et tu me parle de KFC et autre connerie.....
el cono congreso !
zebcizè - Eh....oui !   | Registered | 24-09-2007 09:12:54
La véritable question qu'il faut se pose ce n'est pas que devons nous planter ? mais quel sont les véritables planteurs près à promouvoir une agriculture de demain ...
Car on récolte toujours se que l'on sème...
Tounin ti phrase tala kon ou vlé...La réalité de la vie d'un agriculteur ne tient qu'a ces quelques mots.
%D4%20MONIL   | Unregistered | 24-09-2007 20:06:38
Ce qui est triste avec toi Jarry, c'est que te es persuadé d'être l'unique détenteur du savoir et de la culture. De ce fait, tu deviens insolent et te lance dans des argumentaires qui finalement se remplissent de contradictions, d'exemples mal choisis mais au final, toujours rien de concret.
Tu m'invite à revoir mes manuels de géographie et me cite Malte, Hong Kong, les Seychelles, St Marteen...Comme pays ayant réussi leur développement sans agriculture et sans perfusion?!?
Tu imagine la Martinique producteur d'électronique, distributeur de technologie pour la Caraïbes?!?
Tu es convaincu que "les géants des spiritueux" ont peur de la concurrence du rhum (français!!!) AOC?!?
Alors je te l'accorde, j'ai une culture limité. Mais tu devrais faire comme moi: refermer tes livres et retourner te coucher. Au moins te réveilleras-tu!
Ô MONIL   | Registered | 24-09-2007 21:44:51
Il est vrai qu'en inventant, en brevetant en distribuant à nos voisins et en implantant sur nos sols pollués des "machines à laver l'argent sâle", nous n'aurions plus de soucis à nous faire.
C'est ça ta proposition?
jarry privilèj - re:   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
0MONIL a écrit:
Tu m'invite à revoir mes manuels de géographie et me cite Malte, Hong Kong, les Seychelles, St Marteen...Comme pays ayant réussi leur développement sans agriculture et sans perfusion?!?

peux tu me dire que c'est faux?
MONIL a écrit:
Tu imagine la Martinique producteur d'électronique, distributeur de technologie pour la Caraïbes?!?
en quoi c'est impossible?
nous serions, nous antillais français, juste capable de couper de la banane ou de faire le brancardier ou le postier en France?
0MONIL a écrit:
Tu es convaincu que "les géants des spiritueux" ont peur de la concurrence du rhum (français!!!) AOC?!?
Tu devrais te renseigner sur l'histoire "économique" du rhum, depuis la fin de la première guerre mondiale jusqu'à nos jours pour comprendre....chercher à connaitre la Saga Bacardi.....Chercher à connaitre le pourquoi de l'AOC du Rhum de sa nécessité face aux rhums de mélasse des grands groupes de Spiritueux (bacardi entre autres).....les aventures du Havana Club Cuba/ Pernod Ricard vs le Havana Club/ Bacardi.....et peut être que tu comprendras mieux les choses en ce qui concerne le rhum

c'est pas possible d'avoir autant de tèbès dans une seule et même île!!
tare ou manque de culture?

%D4%20MONIL   | Unregistered | 25-09-2007 21:14:55
C'est pas possible d'avoir un être aussi intelligent, aussi cultivé, aussi fort et aussi beau, aussi modeste mais aussi limité.
Exellent dans l'explication de texte médiocre et pitoyable dans ses propositions.
Hong Cong riche? Si les américains et les anglais se barrent avec leur capitaux (perfusion) que se passe-t-il?
Malte riche? Bien sûr il y a de gros 4x4, de superbes immeubles, des casinos partout (comme St Marteen)...
Et la population de Malte, Hong Cong, St Marteen sont parmis les mieux payé du monde?!?
En fait j'aurais dû commencer par te demander ta définition d'un pays riche d'abord car à te lire, la Martinique et la Guadeloupe sont déjà extrêmement riches!!
pimanzoizo - Action, réaction   | Registered | 28-09-2007 17:03:26
Enfin des propositions concrêtes ; la France ne pourra plus dire que les Martiniquais n'ont pas de projets. Où sont les propositions des Elus. Où en discute-t-on ? Les media organisent-ils des émissions et des débats sur le sujet ???

Ou bien la Martinique joue-t-elle encore à la belle au bois dormant ?
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Dernière mise à jour : ( 24-09-2007 )
 
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