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27-09-2007

Image Exemple « CASE A CHINE » OU L’EPOPEE DE

L’INSTALLATION DES CHINOIS A LA

MARTINIQUE, UN ROMAN DE RAPHAEL

CONFIANT.

                                                        

   Infatigable, celui qui, à l’instar de Balzac et de sa « Comédie humaine », s’est donné pour objectif de rédiger la « Comédie créole », nous revient avec un gros roman, publié ces jours-ci aux éditions Mercure de France, sur les Chinois martiniquais. Il s’agit bien sûr de Raphaël Confiant, auteur de bientôt une trentaine de livres qui explorent les différentes facettes de notre histoire et de notre identité : depuis l’Amiral Robert jusqu’à la Vierge du Grand Retour en passant par Delgrès, le Nègre-marron ou le Saint-Pierre d’avant l’éruption de la montagne Pelée. On se gardera bien sûr d’oublier « La Panse du chacal » qui, il y a trois ans, relatait l’arrivée et l’installation des Indiens dans notre pays. Justement, on l’oublie trop souvent : Indiens et Chinois y ont débarqué en même temps, exactement la même année, à savoir 1853. Et on oublie aussi qu’au début, les Chinois furent, comme les autres « travailleurs engagés » ou « coolees », utilisés comme coupeurs de canne sur les « habitations » des Békés. C’est que cette émigration fut peu nombreuse puisqu’il n’y eut guère que trois bateaux d’immigrants, dont le fameux « Galilée », le tout premier, dont le nom est resté et devenu légendaire dans la minuscule communauté chinoise martiniquaise. Minuscule certes mais, comme l’explique l’anthropologue Gerry L’Etang, la seule et unique émigration à n’avoir jamais rompu le cordon ombilical avec le Pays d’Avant. Alors que progressivement, Blancs créoles, descendants d’esclaves africains devenus Noirs créoles et Indiens créolisés perdaient le contact avec la terre de leurs ancêtres, les Chinois ont continué, au compte goutte certes, à recevoir, cela sans interruption jusqu’à nos jours, de nouveaux immigrants. Pas une année ne s’est passée entre 1853 et aujourd’hui, sans qu’un ou deux Chinois ne débarquent et ne viennent grossir la communauté.

    Cette histoire-là, nous la connaissons peu. Les Chinois sont des gens pétris de discrétion. Des gens qui préfèrent se faire oublier. Raphaël Confiant, dont la grand-mère paternelle était d’origine chinoise (famille Yang-Ting), a tenu à lever le voile sur cette énième facette de notre Créolité. Pour ce faire, il trace les destinées, mêlées et divergentes tout à la fois de trois lignées : l’une qui provient d’une province reculée du Sud de la Chine, le Yunnan, symbolisée par celui qui est le « maitre-pièce », le héros du livre, Chen-Sang ; l’autre, celle de Meï-Wang, surnommée « Man Chine », dont l’origine est incertaine, mais probablement proche de cette grande ville qu’était déjà au XIXe siècle Shanghai ; la troisième enfin, celle du docteur Yung-Ming, le seul lettré parmi les immigrants de l’Empire du Milieu qui débarquèrent à la Martinique.

    Le texte est construit sous forme de « cercles », technique que l’auteur avait utilisée dans ses tout premiers romans (« Le Nègre et l’Amiral », 1988, et « Eau de Café », 1991) et qu’il avait un peu abandonné depuis. Le terme même de cercle renvoie à une conception circulaire, voire spiralique du récit, assez comparable à celle que met en œuvre le grand écrivain haïtien Frankétienne. C’est dire qu’il ne faut pas s’attendre à lire une histoire linéaire, mais à un entrelacement d’histoires qui nous embarquent, à chaque cercle, en trois points différents : la Chine proprement dite, ensuite le bateau transportant les immigrants lors de sa traversée des « Trois océans » (mer de Chine, océan indien et Atlantique) et enfin la Martinique à travers les plantations de canne à sucre, puis les abords de l’En-Ville une fois que les Chinois, au contraire de leurs alter ego « coolees » indiens et congolais, désertèrent celles-ci.

    L’évocation du désarroi et de la misère qui s’abattent sur une grande partie de l’empire chinois une fois que les « Longs Nez » (Européens) eurent pris pied sur ses côtes, est étonnante. On y voit les rizières où s’échinent les parents de Chen-Sang, les rites liés à la religion bouddhiste, les exactions des seigneurs de la guerre tels que le terrible Li-Bong-Maï dont le souvenir perdura longtemps dans la communauté chinoise émigrée. On pénètre aussi dans les ports et les bas-fonds de la ville de Canton et ses « traiteurs » d’où l’on « embarquait pour l’Amérique », mot qui en faisait rêver plus d’un.  Ensuite, on vogue à bord du « Galilée », le navire mythique, qui affronte tempête sur tempête au cours de son long périple de quatre mois. On y vit avec les « engagés » chinois bientôt rejoints par des Tamouls de Pondichéry, cohabitation insolite au sein de laquelle les prières à l’Eveillé, l’un des multiples noms du Bouddha, répondent aux invocations à la déesse Mariemen. Cohabitation difficile aussi faite d’incompréhension et de bagarres entre les deux communautés. Enfin, on aborde un monde où les Chinois furent « jetés », en même temps que les Indous et les immigrants congolais, celui de l’Habitation, tous se retrouvant confrontés à la vaste population des « Noirs créoles », récemment libérée de l’esclavage. Faut-il le rappeler, tout ce monde-là vient combler, à partir de 1853, le manque de bras dans les champs de canne à sucre, les Noirs créoles refusant, pour nombre d’entre eux, de retourner y travailler, ou n’y acceptant que des embauches sporadiques. Choc des cultures, des langues et des dieux à travers lequel Raphaël Confiant met en scène, avec son  talent habituel, Békés, mulâtres, nègres, Indiens, Chinois et Syro-libanais (à travers les colporteurs qui commencèrent à sillonner l’île à partir de la fin du XIXe siècle). Tout un univers chaotique, rempli de bruit et de fureur, au sein duquel la violence, physique mais aussi et surtout symbolique, est omniprésente.

    Très vite, nous apprend « Case à Chine », les immigrants chinois se rebellèrent. Au contraire des Indiens et des Congolais qui se résignèrent peu à peu à leur condition de semi-esclaves, les « fils de l’Empire du Milieu » firent preuve d’un irrédentisme dont on n’a aucune idée aujourd’hui tant, nous l’avons déjà dit, la communauté chinoise est discrète. Incendies, destructions de matériel agricole, vols, meurtres même, tout sera bon pour Chen-Sang et les siens afin de manifester leur refus de la plantation cannière. Notre héros assassinera même le commandeur de l’Habitation Petite Poterie où il a été recruté et partira en marronnage. Il deviendra dès lors « le Chinois marron » ou « le Chinois fou ». Vingt, trente ans après l’abolition de l’esclavage donc, les mornes et les forêts de la Martinique abriteront une nouvelle catégorie de « Marrons » dont la population aura très peur. Tout cela est authentique. Raphaël Confiant excelle à mêler fiction et histoire. Si authentique qu’une délibération du Conseil Général de la Martinique finira par interdire l’immigration chinoise, les Békés ne voulant plus de ces rebelles-nés, alors qu’il autorisera la poursuite de l’immigration indienne et congolaise pendant près d’une quarantaine d’années.

    Ceux d’entre les Chinois qui restèrent à la Martinique descendirent dans le fameux « En-Ville » chéri par les auteurs de la Créolité, endroit où ils ouvriront de minuscules « boutiques », sortes d’épiceries-quincailleries-merceries qui deviendront très vite les plus achalandées à cause de la modicité des prix qui y étaient pratiqués. Ces boutiques seront appelées « Kay Chin » en créole ou « Case à Chine » en français. Ici, R. Confiant nous donne à voir un magnifique portrait d’une boutiquière chinoise, Meï-Wang, dite « Poupée-Porcelaine », dont l’établissement est situé à la jonction de la rue principale du quartier Sainte-Thérèse et du port de Fort-de-France. On y voit les travaux et les jours de gens devenus soudainement sages, véritables citoyens modèles pour qui le travail est une deuxième religion et qui se gardent de participer à la frénésie du petit peuple créole environnant. De rebelle et « marron » qu’il était au départ dans les plantations, le Chinois, une fois descendu dans l’En-Ville, se transforme en une créature « invisible » et industrieuse à la fois que tout un chacun prend un vilain plaisir à railler mais dont on a besoin pour « supporter la misère ».

    Le personnage le plus étonnant de « Case à Chine » est le docteur Yung-Ming, jeune diplômé en médecine chinoise qui refusant, pour des raisons qui demeureront à jamais secrètes, un brillant avenir de mandarin, s’engagera comme interprète à bord du « Galilée ». Là encore, on est en plein dans l’histoire, pas dans la fiction, R. Confiant ayant à peine modifié le patronyme de ce personnage qui finira par devenir le véritable patriarche de la communauté chinoise de la Martinique et plus tard une figure mythique pour cette dernière. L’auteur fait d’ailleurs montre d’une sympathie particulière pour celui qui n’est autre que l’un de ses arrière-arrière-grand-pères. Il nous donne à voir les efforts extraordinaires que déploiera le médicastre pour accéder à « la respectabilité mulâtre », cela à une époque où la presse locale traite les immigrants chinois d’ « Asiates » et n’hésite pas parfois à demander leur expulsion de l’île, le souvenir des exactions commises par ceux qui se révoltèrent dans les plantations étant encore très vivace. On rira des démêlés du docteur Yung-Ming lorsqu’à chaque procès d’assises, il sera convoqué par le tribunal de Fort-de-France pour servir d’interprète à ses compatriotes accusés de meurtres, ces derniers finissant pour la plupart au bagne de Cayenne ou de Toulon.  On sourira des stratégies que mettra en place le jeune homme afin d’épouser une mulâtresse de bonne famille et ainsi grimper « deux-trois barreaux de l’échelle sociale ». On admirera surtout sa capacité à évoluer entre les différents ethno-groupes qui composent la société martiniquaise.

    Il est impossible, on l’aura compris, de résumer ce gros roman touffu, passionnant, mais où transparaissent une fois de plus le péché mignon de l’auteur : son goût immodéré pour l’histoire, l’anthropologie et la linguistique au détriment de la pure fiction. Non que le style n’y soit pas travaillé, loin s’en faut, mais on sent un peu trop, par endroits, la volonté didactique, le désir d’apprendre au lecteur des choses ou des faits que ce dernier ignore certes mais qui, à notre avis, ne sont pas absolument indispensables dans un roman. Mais, soyons juste, ce n’est là qu’un tout petit défaut qui n’obère en rien les éminentes qualités d’un texte que l’on peut lire en quatre heures, d’affilée évidemment, en quatre jours si l’on veut prendre son temps et en quatre semaines si on préfère le déguster.

    Grâce à « Case à Chine », la part chinoise de notre culture est enfin célébrée, renforçant ainsi une vision du monde, la Créolité, qui se situe aux antipodes des deux fondamentalismes qui, pour notre malheur, dominent actuellement la planète : le fondamentalisme évangélisto-bushiste et le fondamentalisme islamo-benladeniste.  

Carine Gendrey

  


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Commentaires
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Sheikh Caraib - Amazon.fr - Dispo le 4 octobre   | Registered | 27-09-2007 05:18:25
Disponible le 4 octobre sur Amazon, j'achete.
Effectivement, encore 1 passage meconnue de notre histoire; les Yang Ting, Ho Hio Hen, Long fu..., sont des noms qui sont familliers dans le commun Martiniquais, mais que savons nous de leur Histoire...

Merci Mr. Confiant.
AKENATON   | Registered | 27-09-2007 08:49:28
Sacré Confiant, va !
La "boucle est bouclée".La seule ethnie historique de la Martinique-les syro libanais sont plus récents- que je connaissais à peine...Ce résumé a été une source de culture qui me donnera envie d'acheter ce livre, certainement.
agou__T   | Unregistered | 27-09-2007 10:04:08
Enfin !
On va tout savoir sur cette population relativement discrète.
agou__T   | Unregistered | 27-09-2007 10:07:43
"BMJ" a écrit:
une délibération du Conseil Général de la Martinique finira par interdire l'immigration chinoise,les Békés ne voulant plus de ces rebelles-nés

Pourquoi ai-je un pincement au coeur en lisant cela ?
Hein Nasyon ? frè mwen !
jarry privilèj   | Registered | 27-09-2007 11:56:48
les chinois ne se créolisent guère
dès qu'ils peuvent , ils prennent épouses dans leur communauté
les enfants métis sont systématiquement des.....chinois
le chinois restent un.....chinois avant d'être un martiniquais
le chinois restent avant tout un commerçant, important des denrées pour les revendre mais ne participe guère à la production

le chinois comme l'indien ont eu la chance en arrivant ici de garder leur nom.....important pour ne pas être dépersonnalisé et pour une certaine "tracabilité" nécessaire pour les réseaux.

le chinois (comme l'indien) a une culture qui a en son sein un Sacré très fort, des Mythes fondateurs, millénaires, ce qui lui permet partout où il s'implante de partager cela avec un autre chinois.....
qu'avons nous à partager avec un autre noir? la peau et peut êre suivant le cas une souffrance, souvent d'ancêtres.
pas suffisant pour batir une communauté
agou__T - re:   | Unregistered | 27-09-2007 13:44:29
jarry privilèj a écrit:
qu'avons nous à partager avec un autre noir? la peau et peut être suivant le cas une souffrance, souvent d'ancêtres.
pas suffisant pour batir une communauté

Avec un autre noir de la Caraïbe, nous partageons bien sur toute l'histoire depuis la traite négrière à nos jours. Mais le colonisateur a su "diviser pour mieux régner", nous dressant contre nos frères et soeurs des iles voisines. Nous abrutissant dans un niveau de vie artificiel qui développe chez nous un complexe de supériorité imbécile.

Nous avons aussi en tronc commun, avec les populations noires du monde entier, l'histoire des kémites. L'histoire de l'Afrique et de sa grandeur passée, avant le pillage de ses idées par les grecs.

Simplement, nous avons oublié ce sacré et ces mythes fondateurs là. Nous méconnaissons l'histoire du peuple noir. Ses grandeurs et ses décadences. Nous pourrons plonger dans nos racines aussi loin que l'empire du Soleil Levant si nous effectuons ce devoir de mémoire.

A lire :
"Nations Nègres et Culture", de Cheikh Anta Diop

http://www.grioo.com/info3693.html
pierrre - leçon de courage   | Registered | 27-09-2007 14:30:32
CELA DEMONTRE LES CHAINES MENTALES,LES INDIENS ET NOIRS CONGOLAIS ONT ETE DOCILES ET LES CHINOIS QUI AVAIENT DE LA FIERTE ET DE LA DIGNITE SE REVOLTERENT ET QUITTERENT LES PLANTATIONS.
jarry privilèj   | Registered | 27-09-2007 15:10:06
penses tu sincèrement que les mythes fondateurs des africains sont tous les mêmes.....penses tu que ceux des pygmées sont ceux des peuls qui sont ceux des zoulous?
n'était ce pas peut être la faiblesse de l'Afrique face aux musulmans puis au Chrétien?
tous les peuples qui ont résisté au lavage de cerveau de la colonisation me semblent être ceux qui avaient déja amené le sacré dans la construction de la nation.
Etrangement le continent sub saharien a été au cours de l'histoire le plus perméable à la réligion de l'autre
Cela mérite quand même de se pencher là dessus.....même quand le colonisateur s'en va , le sacré de l'autre devient celui du colonisé.
les réponses doivent exister, d'autant plus que l'on remarque que chaque fois , c'est d'abord l'élite africaine qui épouse la religion de l'autre comme pourl 'utiliser comme moyen à la fois d'être du coté du colonisateur et collaborer activement avec lui à maintenir le pouvoir sur le peuple.
N'est ce pas les traditions africaines elle même: chefferies, patriarcat, tribalisme, etc..qui en sont les facteurs
Agouti...La religion et le pouvoir de l'élite sont toujours liés......même en Egypte

donc je maintiens : au présent nous partageons avec les autres noirs: la couleur de la peau et quelques fois avec certains, pas ceux qui n'ont connu l'esclavage donc les africains, la souffrance des ancêtres dans cette épreuve.

Agouti, de plus, même les africains ne sont pas sur l'Egypte puisque dans les mythes fondateurs il n'est nullement fait allusion à elle, alors que ces mythes sont tous antérieurs à la colonisation
donc on doit s'interroger sur l'Afrique et l'Egypte, d'ailleurs certains intellectuels africains ont réproché à CAD, sa focalisation sur l'Egypte , quasiment comme un complexe qui y cherchait sa solution.....
il y a bien eu un avant Egypte pour l'Afrique.....non?
Il y a bien eu en même temps que l'Egypte d'autre foyers africains....non?
jarry privilèj   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
Agouti
frère noir ? mythe fondateur commun ? Egypte? unité?
Citer:
Vingt Pygmées, invités au Festival panafricain de musique, le FESPAM, ont vécu pendant une semaine à l' intérieur du parc zoologique de Brazzaville.... Peu représentés dans la vie politique nationale, ils se sentent victimes d'un « génocide culturel »..... Les Pygmées sont souvent traités de « sous-hommes » par leurs voisins Bantous......

http://www.dailymotion.com/video/x2jikm_scandale-20-pygmees-enfermes-dans-u_fun
agou__T - re:   | Unregistered | 27-09-2007 18:56:02
[quote=jarry privilèj]Agouti
frère noir ? mythe fondateur commun ? Egypte? unité?
Citer:
« sous-hommes »[/u] par leurs voisins Bantous[/b]......

Mais non, mais non... Ils s'apprécient beaucoup.
C'est une erreur de traduction, il fallait lire petits-hommes et non sous-hommes.

Tu vois, là, on est dans le déni.
La désinformation suffit largement pour gommer nos différents !!!

Exemple : tout le monde croit que les juifs sont un peuple unis. Mais combien connaissent réellement les luttes fratricides qui ont opposé sépharades et ashkénazes ?
agou__T - re:   | Unregistered | 27-09-2007 19:00:58
jarry privilèj a écrit:
Agouti
frère noir ? mythe fondateur commun ? Egypte? unité?
Citer:
Les Pygmées sont souvent traités de "sous-hommes" par leurs voisins Bantous...

Mais non, mais non... Ils s'apprécient beaucoup.
C'est une erreur de traduction, il fallait lire petits-hommes et non sous-hommes.

Tu vois, là, on est dans le déni.
La désinformation suffit largement pour gommer nos différents !!!

Exemple : tout le monde croit que les juifs sont un peuple unis. Mais combien connaissent réellement les luttes fratricides qui ont opposé sépharades et ashkénazes ?
medical   | Registered | 27-09-2007 16:03:18
Une présentation rafraichissante de Carine GENDREY
agou__T - re:   | Unregistered | 27-09-2007 18:47:09
jarry privilèj a écrit:
tous les peuples qui ont résisté au lavage de cerveau de la colonisation me semblent être ceux qui avaient déja amené le sacré dans la construction de la nation.

Très juste.

Mais simplement, je me refuse au constat d'échec de cette absence de cohésion des populations noires.

Face à l'adversité, il y a DESIR de cohésion, spontanément, pour faire face à l'ennemi commun. Je ne parle pas bien sur de ceux pour qui tout va bien ou qui collaborent avec le colonisateur.

Une chose est certaine, le peuple noir à travers le monde n'attend qu'un bon gros prétexte pour s'unifier et même un bon gros vieux mensonge lui suffira. Mais un martyr fera aussi bien l'affaire.

Pour la réalité historique, on s'en fiche un peu des batailles d'experts. Il suffit de relire l'histoire de France pour voir comment les laches et les tyrans sont devenus des phares.

Aussi, que ses bases soient irréfutables ou pas, le mouvement kémite, par exemple, risque de se répandre comme une trainée de poudre. Les gens poussés au désespoir ont BESOIN de croire en quelque chose. Les posts-colonisateurs arrogants qui croient contrôler la situation parce qu'ils contrôlent l'économie, sont assis sur un baril de poudre.
jarry privilèj - re: re:   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
agou__T a écrit:
[une chose est certaine, le peuple noir à travers le monde n'attend qu'un bon gros prétexte pour s'unifier et même un bon gros vieux mensonge lui suffira. Mais un martyr fera aussi bien l'affaire.

rien de bien positif, construire quelque chose sur un mensonge ne garantit pas la perennité de celui ci.

pour aller un peu plus loin:
De plus le peuple noir si tenté que cela existe, n'attend rien d'autre que la paix et l'abondance relative.
Ne projette pas sur les autres , des faux problèmes de nègre qui vit en pleine liberté et qui remplit son caddie.
Ne culpabiliserais tu pas d'être ce nègre, différent de l'image qu'on t'a inculqué du nègre?

agou__T a écrit:
.....Les gens poussés au désespoir ont BESOIN de croire en quelque chose[/b].

Trop tard....la religion a déja pris ce créneau...


Citer:
le mouvement kémite, par exemple, risque de se répandre comme une trainée de poudre
le mouvement kémit ne touchera que des nègres "cultivés" et paumés dans les sociétés riches, ce qui est loin du peuple noir.
aux USA, il suffit de voir la communauté noire, qui a déja vécu ce phénomène il y a bien des années.....la crise identaire s'est résolue par l'affirmation d'être ..américain

pourvu que les tèbès ne débarquent pas
agou__T - re: re: re:   | Unregistered | 27-09-2007 21:41:03
jarry privilèj a écrit:
pourvu que les tèbès ne débarquent pas

Jarry !
Tu es incorrigible !

Tu auras remarqué que tu n'as plus 100% des gens qui te haissent ici mais environ 60%.

Non pas parce que tu flatterais les 40% restants, mais parce qu'à la longue, personne ne peut rester en permanence dans le rejet de l'autre et dans la haine de l'autre : c'est crevant et on s'empoisonne tout seul.

Je demande donc à Zebsizé, Antonio et les autres de faire une trève. Non pour faire plaisir à qui que ce soit, mais parce qu'on est comme une petite famille avec nos disputes intestines et qu'une réconciliation de temps en temps, ça fait du bien.
jarry privilèj - re: re: re: re:   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
agou__T a écrit:
[quot
e=jarry privilèj]pourvu que les tèbès ne débarquent pas
Jarry !
Tu es incorrigible ! [/quote]non, juste prévoyant
quand une discussion est intéressante et prend une tournure agréable, il est dommage de la voir polluer.....
pourquoi as tu cité ces noms? tu es terrible toi
tu sais, même avec 99,999% des gens qui me haïrait cela ne changerait rien pour MOI, puisque j'aime le genre humain globalement
le HS est terminé, on revient aux choses sérieuses
agou__T - re: re: re:   | Unregistered | 28-09-2007 07:00:27
jarry privilèj a écrit:
Ne projette pas sur les autres , des faux problèmes de nègre qui vit en pleine liberté et qui remplit son caddie.
Ne culpabiliserais tu pas d'être ce nègre, différent de l'image qu'on t'a inculqué du nègre?

Ce n'est pas de la culpabilité.
Simplement, ni trop nèg ka soufè ! Et je me sens solidaire.

Quand je vois ces chinois qui ont traversé la mer de chine (infestée de pirates), l'océan indien puis l'océan Atlantique, et qui sont restés solidaires et fiers. Qui se sont révoltés dans la plantation, mais qui en quelques générations ont su s'adapter et faire leur trou en ville, ça force le respect !

J'aimerais retrouver cette détermination et cette solidarité de père en fils chez les créoles !
Elle existe, c'est vrai, mais au niveau du clan, pas à celui du peuple dans son ensemble.

Il m'est arrivé de croiser des martiniquais à l'étranger, en Suisse, aux USA, en Espagne, à Paris. Je n'ai souvent ressenti que de l'indiférence pour nos origines communes. Voire même un léger agacement.

C'est ainsi.
jarry privilèj - re: re: re: re:   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
agou__T a écrit:
Ce n'est pas de la culpabilité.
Simplement, ni trop nèg ka soufè ! Et je me sens solidaire.

je me sens solidaire de tous ceux qui souffrent quelque soit le système, puisque les puissants et les tyrans du monde font souffrir tous les faibles du monde, d'abord ceux de la même couleur qu'eux......les français ceux qu'on connait le mieux, n'ont ils pas eu recours à des jacqueries, des révoltes, une révolution, un front populaire, des grèves pour avoir ce minimum qui est remis en cause à chaque instant....pourtant ils sont aussi blanc que le Medef, Sarkozy, les Rois, les Seigneurs, Pétain
agou__T a écrit:
Quand
je vois ces chinois qui ont traversé la mer de chine (infestée de pirates), l'océan indien puis l'océan Atlantique, et qui sont restés solidaires et fiers. Qui se sont révoltés dans la plantation, mais qui en quelques générations ont su s'adapter et faire leur trou en ville, ça force le respect !
quand je vois tous ces nègres qui sont arrivés enchainés......dépossédés de tout, même du statut d'homme.....dont aujourdhui les descendants sont maitres de leur destin dans la caraibe, sont médecins, ingénieurs, présidents, ministres, prix nobel , grands musiciens, sportifs, pêcheurs, maçons, etc....cela force aussi le respect!
il suffit simplement Agouti de savoir regarder
agou__T a écrit:
J'aim
erais retrouver cette détermination et cette solidarité de père en fils chez les créoles !
Elle existe, c'est vrai, mais au niveau du clan, pas à celui du peuple dans son ensemble.
elle existe au niveau de la ...famille, de certaines familles
je connais une famille passée de
ailleuls esclaves à grand père pêcheur, à une mère directrice d'école, à frères et soeurs, médecin, architecte, directrice d'hopital, cadre..... etc...... à enfants, MBA, Agrégé Physique, Barclays bank New York(HEC), réalisatrice, mèdecin, etc.
Quelque soit la société tout part de la famille, donc nous savons faire aussi bien que les autres
agou__T a écrit:
Il m'est arrivé de croiser des martiniquais à l'étranger, en Suisse, aux USA, en Espagne, à Paris. Je n'ai souvent ressenti que de l'indiférence pour nos origines communes. Voire même un léger agacement. .

j'ai connu l'innverse......j'ai connu étudiant un gwadeloupéen expert comptable à qui m'a "offert" un studio à Paris pendant plusieurs mois, j'ai connu un martiniquais qui m'a passé son logement de fonction vide pendant des années, j'ai connu un Gwadeloupéen qui es un ami de 30 ans , associé maintenant qui ne m'a jamais fait faux bon, j'ai connu des martiniquais avec lesquels, sé an piman pou an sitwon depuis 20 ans, le troc de nos compétences.....
j'ai connu aussi des salauds, des escrocs, des macs, des braquerurs, des cons, etc.....chez les chinois, l'occidental, l'indien aussi, il y a des fous, des violeurs, des truands, des exploiteurs.....
encore une fois Agouti, on se plaint de choses que nous sommes les seuls à pouvoir corriger, on se plaint d'être différents(?) parce que nous n'avons pas encore admis , aliénation , que nous sommes des hommes comme les autres, surement pas meilleurs et surement pas pire.
Notre problème c'est l'aliénation avec un maitre blanc qui nous a donné une culture qui nous a façonné, aujourdhui notre dépendance avec toujours un patron blanc, le même, n'arrange pas les choses..certains nous toujours pas compris que [b]l'indépendance est nécessaire pour nous permettre de nous libérer [u][color=red]psycho
logiquement[/color][/u][/b], pour que l'on puisse devenir enfin un peuple, une nation, des responsables de nous mêmes.....alors là, on pourra être exigeant avec les autres après avoir été exigeant avec soi

la voie qui passerai par le [i]"fait noir[/i"] est une impasse dans une société de métissage, car c'est de la schizophrénie avec nous même, c'est l'exclusion des autres,il n'y a que l'identité par le fait historique qui peut nous permettre ce travail mais cela doit passer par la nation....
Agouti, la Chine c'est 100 ethnies, plus d'un milliard d'hommes, mais c'est un seul pays
il faut arrêter de nous croire et nous voir, différents des autres hommes et de voir et croire les autres hommes différents de nous
agou__T   | Unregistered | 28-09-2007 10:36:48
Quand je parle de population noire, je n'exclus en aucun cas le métissage. Il existe bien une diaspora noire au sens large, avec nos sensibilités, nos musiques, nos traditions, nos besoins spécifiques.
Et nous ne sommes pas différents des autres quand nous cherchons les meilleurs produits adaptés aux peaux et cheveux noirs ou métissés. Ce n'est pas de l'aliénation.

Quand je parle de l'indifférence des martiniquais croisés à l'étranger, je parle d'un contact fugitif. De l'inconnu croisé dans un hall de gare.
Un béninois me disait que quand il croisait un autre africain, il le saluait toujours avec respect et que quand l'autre ne répondait pas au salut, il s'agissait généralement d'un antillais.

Sinon, tu te sens peut être solidaire de tous ceux qui souffrent dans le monde entier ou au fond de la Creuse , mais je ne sais pas si tous ceux qui souffrent dans le monde entier, ou au fond de la Creuse, se sentent solidaires de toi.

Bref.
Il y a bien sur des réussites exemplaires, des success story dans nos iles. Mais je ne sais pourquoi subsiste chez moi ce ressenti d'un manque de solidarité et d'une mentalité "nèg kont nèg". Elle est peut être là, la véritable aliénation, dans le manque de respect dont nous faisons preuve parfois les uns envers les autres.
jarry privilèj   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
Citer:
Sinon, tu te sens peut être solidaire de tous ceux qui souffrent dans le monde entier ou au fond de la Creuse .........mais je ne sais pas si tous ceux qui souffrent dans le monde entier, ou au fond de la Creuse, se sentent solidaires de toi.

-Quand je paie des impots, payés aussii par le citoyen de la Creuse qui vont à la solidarité nationale donc au Djumpy Rmiste qui me pétera mon bureau, comme au licencié de Peugeot, comme à l'étadiant réunionais.....
-pourquoi veux tu que celui qui souffrent en Afrique se sentent solidaires d e toi?.Tu es dans la partie riche du Monde, il n'a aucun raison de te voir autrement que comme un riche..encore une fois tu lui demandes toi riche nègre, ce que tu ne fais pas face aux Français qui paient des impots pour l'Hopital où tu es soigné, qui vient réparer les lignes électriques, à l'Allemand ou à lL'italien qui comtribue par le biais du Feder à ce que tu aies des routes, un port, un lycée, des aides à la pêche.....c'est aussi de la solidarité......non?
Citer:
......me disait que quand il croisait un autre africain, il le saluait toujours avec respect et que quand l'autre ne répondait pas au salut, il s'agissait généralement d'un antillais

un riche africain lui ne croisera même pas un autre african, il ne le verra pas dans sa voiture allemande, dans son appartement du 16ème, dans sa boite de nuit chic de Genève, chez Weston, etc....c'est la reconnaissance entre pauvres nègres
Quand aux Antillais, même aux antilles entre antillais les gens ne se disent plus bonjour et pourtant on a vu des gestes de solidarités après Dean....encore là ce n'est question de noir c'est simplement question de société précise, "riche", en pleine mutation, très malade
ce n'est pas un comportement qualifiable de noir, c'est un comportement humain, comme partout.....les français se disent tous bonjour? les indiens se disent tous bonjour? les chinois se disent tous bonjour?
On est encore dans l'affectif, dans l'émotif là.....ce qui m'importe c'est plutot le respect des règles de bonne "vivance", le respect de l'autre, le respect de valeurs universelles

mais il y aura toujours en amont l'Homme, l'individu et tout cela n'est possible qu'avec son intelligence. ...le problème ne trouve sa solution que d'aboard au niveau individuel pour passer au collectif après on y associe l'éducation d'abord la famille puis le collectif.
ce qui fait que tout passe par la prise de conscience individuelle, le travail sur soi, la volonté individuelle
Il n'y a pas de fatalité, il n'y a pas de difficultés qui ne sauraient être affrontés....

quispam - Jarry est con...   | Unregistered | 28-09-2007 13:35:54
Tu écris :
les chinois ne se créolisent guère

Il me semble qu'il y a bien une yole Ho hio hen dans une des manifestations les plus populaires de la Martinique.
Il me semble aussi avoir lu, petit "Contes créoles" de Marie-Thérèse Julien Lung-Fou.
Il me semble aussi me souvenir que le boulanger qui faisait notre pain s'appelait M. lee-you et que sa femme était chabine.

Tu écris :
dès qu'ils peuvent , ils prennent épouses dans leur communauté

J'en connais qui on fuit non seulement "leur communauté" mais aussi la Martinique.

Tu écris :
les enfants métis sont systématiquement des.....chinois

Pourquoi? Parce qu%u2019ils se vivent comme tel ou parce que c'est ainsi que les autres les voient?

Tu écris :
le chinois restent un.....chinois avant d'être un martiniquais

C'est juste un ressenti ou c'est quelque chose que tu puisses étayer ?

Tu écris :
le chinois restent avant tout un commerçant, important des denrées pour les revendre mais ne participe guère à la production

Il me semble aussi que c'est très fonction de l'origine. Les mandarins et les zhangzhou sont peut être plus généralement commerçant mais les hmongs sont plus souvent agriculteurs (ex: Cacao en Guyane).

Tu écris :
[i]le chinois comme l'indien ont eu la chance en arrivant ici de garder leur nom.....important pour ne pas être dépersonnalisé et pour une certaine "tracabilité" nécessaire pour les réseaux.
le chinois (comme l'indien) a une culture qui a en son sein un Sacré très fort, des Mythes fondateurs, millénaires, ce qui lui permet partout où il s'implante de partager cela avec un autre chinois.....[/i]

Je pourrais souscrire à l'idée.
Mais tu dis "Le chinois" et ça c'est contestable.
Il y en a beaucoup plus, tu sais.
Le nombre d'ethnie aussi est très important, 86 rien qu'en république populaire, il paraît.
Il semble qu'un "Aborigène" de Taiwan a peu en commun avec un sino-américain dont l'arrière-arrière grand%u2013père à émigrer au 19eme siècle pour poser des rails en Californie.
Je crois que le chinois avec qui je suis allé au lycée et en soirée a plus a voir avec moi qu'avec le chinois russophone du nord de la chine.

P.S.:
Jarry est con%u2026 c'est juste l'accroche "marketing" dont le 'pataphysisien que tu es comprendra l'ironie.
Juste pour dire Jarry est & #34;con%u2026testabl
e". Il est comme beaucoup "com %u2026plaisant" avec un phantasme largement répandu, celui d'une Chine monolithique et d'un chinois unique résumer dans "les chinois se resemble tous".

(Cf. un précédent échange%u2026 sur la "compassion"
La Revolucion o la Muerte   | Registered | 28-09-2007 13:59:53
Mon arrière grand mère etait chinoise !

Jarry, la créolité est justement le choc des cultures européennes, africaines, asiatiques, indiennes et syro-libanaises aux Antilles !

Même si la culture africaine est majoritaireen Martinique, les créoles ne sont pas uniquement ceux qui ont la peau foncées !

A Trinidad et au Guyana ils font comment alors ? Les indiens sont majoritaires !
Bien qu'ayant des tensions entre Indiens et noirs, les deux groupes se définissent comme Caribbéen (donc créoles) avant tout !
jarry privilèj - re:   | Registered | 28-09-2007 15:00:51
j'avais prévenu stop aux tèbès
Citer:
Tu écris :
les chinois ne se créolisent guère
Il me semble qu'il y a bien une yole Ho hio hen dans une des manifestations les plus populaires de la Martinique

il y a aussi une yole Orange....une yole Cottrell.....une Yole Brasserie Lorraine......une yole Optika
Estrosi s'est créolisé encore plus , il a fait de la yole la semaine dernière
Citer:
Tu écris :le chinois restent avant tout un commerçant, important des denrées pour les revendre mais ne participe guère à la production
Il me semble aussi que c'est très fonction de l'origine. Les mandarins et les zhangzhou sont peut être plus généralement commerçant mais les hmongs sont plus souvent agriculteurs (ex: Cacao en Guyane)

nous parlions de la martinique.....et de plus les s les Hmongsde guyane viennent de chine?
tèbè :ils venaient du Laos et ont été d'ailleurs très mal accueilli par les ...chinois de Guyane , au fait ils sont où maintenant les enfants des hmongs de Guyane?
le chinois en immigration reste principalement un commerçant.....à Londres, à San francisco, à Paris, à Fort de France, à Sidney.....c'est ainsi, c'est ce qui qualifie l'immigration chinoise.

ensuite tu reprends ce que j'écris en pensant écrire l'inverse, il faut vraiment être tèbè:
Citer:
[i]le chinois comme l'indien ont eu la chance en arrivant ici de garder leur nom.....important pour ne pas être dépersonnalisé et pour une certaine "tracabilité" nécessaire pour les réseaux. ......Mais tu dis "Le chinois" et ça c'est contestable

si le sujet existe, c'est parce que la société multiraciale et multiculturelle qui est la notre, accepte et vit parfaitement avec les notions de blanc, de béké, de nègre, d'indien, de chinois, de syro libanais, de juif....c'est cela la reconnaissance de l'autre dans sa différence.....ce qui montre bien qu'un pays ne suit pas nécessairement les contours d'une ethnie, d'une race....c'est d'abord le projet commun qui fait un peuple
et encore dans la même idée
jarry a écrit:
[i]Agou
ti, la Chine c'est 100 ethnies, plus d'un milliard d'hommes, mais c'est un seul pays[/i]

et le tèbè que tu es trouve le moyen d'écrire :.
Citer:
Il( jarry) est comme beaucoup "complaisant" avec un phantasme largement répandu, celui d'une Chine monolithique et d'un chinois unique résumer dans "les chinois se resemble tous"
.
il y en a qui ont vraiment du mal à comprendre les choses

les chinois qui sont en Martinique, donc en immigration ont des trais commmuns de comportement-commerçants-, comme les antillais en immigration en ont commun de choses -salariés, fonctionnaires et peu commerçant, comme les juifs en Martinique ont en commun d'être commerçant, comme les libanais.
ce sont de simples réalités dues à un contexte précis, et une histoire récente et ancienne, à une culture d'origine
les chinois ne sont pas pécheurs en Martinique....oui?
les chinois ne sont pas cultivateurs en Martinique....oui?
les chinois ne sont pas boulangers en Martinique....oui?
ils sont ce qu'ils sont, des commerçants qui importent pour revendre dans l'île.....ce qui leur évitent d'être dans des rapports conflictuelles avec les autochtones (pas vu comme patron exploiteur) ....ce qui les rend incontournables et même quelque fois indispensables aux yeux des autochtones.....

autre trait particulier des chinois en immigration dans le monde entier, la constitution progressive d'un quartier chinois, les Chinatown ( Paris, NewYork, La, San Francisco, Montréal, Londres,ect... sé sa mwen wè, sé pasa yo di mwen) dès qu'ils sont en nombre, avec leur règles, une certaine imperméabilité, leur mafia, leur opacité, et t disparition de la culture du pays d'accueil.....allant jusqu'au maintien de leur langue d'origine!
d'où la notion que le chinois restera toujours chinois même en ayant immigré, ce qui lui permet ensuite de pouvoir aller d'un point à un autre de la diaspora sans problème et ceci même chez la majorité des métis chinois qui sont elevés surtout quand le père est chinois dans la tradition chinoise...
La Revolucion o la Muerte a écrit:
Mon arrière grand mère était chinoise !
Jarry, la créolité est justement le choc des cultures européennes, africaines, asiatiques, indiennes et syro-libanaises aux Antilles !

mwen ka di-w i mô, ou ka di mwen i désédé
la Martinique est une sociétée multiculturelle, multiethnique, résultante de ce choc..cela n'empêche pas que chacun peut aussi garder ce qu'il veut de ses racines et s'afficher comme: caribéen martiniquais nègre francophone.....caribéen sainte lucien nègre anglophone.....caribéen cubain mulatre hispanophone
As2pique - La révolucion morte de rire   | Registered | 30-11-1999 00:00:00

La révolucion o la muerté,

Ton arrière, arrière, arrière grand mère était Chinoise?

Aye lavé djol ou, ou cé an vié kémite

Ce genre de type qui se disent chantres du négrisme et qui se cherchent des origines autres que noires me dégoutent profondément.

Ce sont ces gens là qui nous font du tort.

Quand je vivais à Paris, des Français et des Africains me demandais si j'étais métis.

Je leur répondais invariablement et avec fièrté que je n'ai aucun blanc dans ma famille. Je suis un homme de race Noire

Le plus marrant c'était de voir leur réaction:

Le blanc me regardait bizarrement, parce qu'il lui apparaissait évident que je devais avoir des personnes de race blanche dans ma famille et il se demandait si je n'avais pas un fond raciste (faut toujours leur laisser le doute, règle N°1).

L' Africain était surpris de ma réponse, il ne comprenait pas que je ne puisse que me définir que comme noir, à ma place il aurait été fier d' être clair de peau (C'est désolant, autant de dénit de soi).

quispam - Quispam est tèbè...   | Unregistered | 28-09-2007 16:48:57
Mon propos a été de dire qu'il y DES réalités chinoises comme il y a DES réalités africaines.

Que les Chines (République Populaire Hong Kong et Taiwan) sont suffisamment étendues et variées pour qu'une vision aussi globalisante que celle de ton premier post puisse être un peu caricaturale (ou exagérée si tu préfères).

Je dis que tu peux retrouver des disparités et des attitudes comparable à celles qui séparent les ethnies Nilotiques des ethnies Bantoues en Afrique au sein de la population chinoise.
Les Hmongs de Cacao viennent bien du Laos, cependant la population de l'Indochine (le Laos n'existait pas encore) a été formée vers -3000 av JC de population du sud de la Chine actuelle, deuxièmement les hmongs (ou les Miaos si tu préfères) sont présent aujourd'hui en Chine et y sont généralement agriculteur. Ils y subissent aussi une discrimination ... raciale. Pour terminer sur ce point en 5000 ans d'histoire la civilisation chinoise à recouvert un ensemble de pays plus large que la république populaire, qui n'est pas la seule à revendiquer le nom de "Chine". Au XVeme Zheng He les côtes de la Somalie, du Kenya et de Zanzibar. D'aucuns assurent même qu'il aurait découvert, avant Christophe Colomb, les côtes de l'Amérique. (source : www.chine-informations.com).
Mon speudo est Quispam et non Agouti.
Je ne reprends pas ton propos "en pensant écrire l'inverse", il s'agit d'une balise HTML [/i] qui s'est perdu dans la rédaction de mon post.

Jarry, je suis tèbè%u2026 ! Il m'arrive parfois même d'être de ton avis, que veux-tu tout le monde n'a pas tes certitudes. Simplement dans mon cas permet que ce soit d'autre que toi qui en juge.
jarry privilèj   | Registered | 29-09-2007 00:25:52
Citer:
les Hmongs de Cacao viennent bien du Laos, cependant la population de l'Indochine (le Laos n'existait pas encore) a été formée vers -3000 av JC

là maintenant on remonte à -3000 ans
.soyons sérieux!!
à ce jeu débile on pourra aussi arrivé jusqu'à Lucy, et là il ne peut y avoir qu'unanimité...puisque l'on arrive à l'unité
mais, donc Lucy était commerçante ou agricultrice?

jarry a écrit:
les chinois qui sont en Martinique, donc en immigration ont des traits communs de comportement-commerçants.....ce sont de simples réalités dues à un contexte précis, et une histoire récente et ancienne, à une culture d'origine....... la Chine c'est 100 ethnies, plus d'un milliard d'hommes, mais c'est un seul pays

c'est clair pourtant
le chinois qui s'en va de Chine, n'a qu'une idée en tête , se mettre au commerce car il sait que tous ceux qui sont partis et réussi ont été dans ce secteur.....il va travailler chez un autre qui lui paye le voyage qu'il rembourse ainsi, mais une fois libéré de sa dette il devient à son tour commerçant .....il ne vient pas pour être salarié chez Renault, travailler chez But, nettoyer le sol des hopitaux.....son immigration est le résultat d'une organisation bien rodé!

pour revenir aux Hmongs, c'est un très mauvais exemple que tu as pris parce qu'ils n'ont pas "immigré" à la chinoise, c'est l'Etat français qui les a fait venir pour peupler la Guyane et en espérant qu'ils se mettraient à la culture du riz car c'étaient des agriculteurs dans un Laos en guerre , la Franec leur a fournit, logement, aide financière et sol....ce qui n'est pas le cas d'aucune d'immigration.....non?

en fait, tu fais ce que tu dénonces, tu veux absolument assimiler les Hmong à des Chinois...tu as remarqué?
quispam - "Case a Chine" pour finir...   | Unregistered | 29-09-2007 14:13:32
Je crois et libre à toi de penser le contraire, que les êtres humains sont des "Individus Sociaux".
Je t'invite à lire "L'individu social. Autres réalités, autre sociologie ?" (ISBN : 978-2-7637-8419-9).
Les êtres humains ont à la fois des comportements de groupe (se passionner pour le tour de yoles, ...) ont peu utilement en discuté.
Les êtres humains ont aussi des comportements individuels, un libre arbitre, une liberté individuelle, une responsabilité propre, ...
C'est pour cela que petit mes parents (comme les tiens certainement) m'ont appris le "Savoir Vivre ... avec les Autres" (ils ont essayé seulement ...). C'est à dire les règles qui nous permettent de vivre en individu dans un groupe donné.

A moins de croire que, comme Bruce Lee ou Jacky Chan, tous les Chinois planent à 5 mètres du sol quand ils se battent, on peut sans grand risque dire que les Chinois sont des êtres humains.

Ils ont donc des comportements collectifs ainsi que des comportements individuels.

N'appliquer à leurs comportements qu'une grille de compréhension "Socio-Ethno-Historico-Racialo-..." me semble juste dans une certaine mesure mais dans une certaine mesure seulement.

Je prends acte de notre désaccord sur ce point.
Je doute que cet échange puisse contribuer à reprocher nos positions.
Je propose donc que nous y mettions un terme et que nous utilisions notre temps précieux à des activités plus fécondes.
Je lirai pour ma part "Case a Chine". Il s'agit d'histoires individuelles, Non?

PS:
Si tu y tiens et dans la mesure où ça ne me coûte rien, je te laisse la conclusion de notre échange.
jarry privilèj - re: re: re: re: re:   | Registered | 29-09-2007 14:50:30
conclusion
jarry privilèj a écrit:
agou
__T a écrit:
jarry privilèj a écrit:
pourvu que les tèbès ne débarquent pas
Jarry !
Tu es incorrigible !
non, juste prévoyant
quand une discussion est intéressante et prend une tournure agréable, il est dommage de la voir polluer.....
jarry privilèj   | Registered | 30-09-2007 12:25:40
Citer:
la Créolité, qui se situe aux antipodes des deux fondamentalismes qui, pour notre malheur, dominent actuellement la planète : le fondamentalisme évangélisto-bushiste et le fondamentalisme islamo-benladeniste.

Exagéré de dire que ces deux fontamentalismes dominent la planète.......non?
les chinois qui ne sont ni l'un ni l'autre sont bien en passe de dominer la planète
les indiens qui ne sont ni l'un ni l'autre aussi.

commode de focaliser notre attention sur eux, alors que le capitalisme et la mondialisation dominent la planète et tous les fondamentalismes s'y retrouvent parfaitement connectés
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Dernière mise à jour : ( 27-09-2007 )
 
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