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Enfin un dictionnaire du créole martiniquais ! Version imprimable
02-10-2007

Image ExempleLes Martiniquais en avaient fini presque par en faire un complexe : ils étaient jusqu’à cette année 2007, le seul et unique peuple créolophone de la planète à ne pas disposer d’un dictionnaire pour son créole. Même des créoles parlés par une petite population, comme le marigalantais, ou en voie d’extinction comme le louisianais, en possédaient un et cela,  depuis des décennies. Nous avions certes d’excellentes grammaires du créole martiniquais (Jean Bernabé, Robert Damoiseau etc…), de très bonnes études d’anthropologie créole (Gerry et Thierry L’Etang, Raymond Relouzat etc.), d’innombrables travaux sur la littérature créole et, depuis le début des années 70 du siècle dernier, un nombre conséquent de publications poétiques, théâtrales ou romanesques en langue créole, mais pas de dictionnaire.

    Eh bien, voici que cet « oubli » est désormais réparé grâce à Raphaël Confiant et aux éditions Ibis Rouge !  Et le résultat est plus qu’impressionnant :

   . plus de 1.470 pages en 2 volumes

   . près de 20.000 entrées

   . environ 15.000 citations d’auteurs créolophones visant à illustrer ces entrées à la manière du dictionnaire Littré.

    Ce travail colossal, qui a duré près d’une quinzaine d’années, est le fruit du travail acharné et solitaire d’un seul homme : Raphaël Confiant. On notera d’emblée le caractère insolite de l’entreprise car de nos jours, et cela quelle que soit la langue, plus aucun dictionnaire ne s’élabore tout seul. Il y a toujours un maître d’œuvre épaulé par toute une équipe de collaborateurs. C’est dire que R. Confiant a travaillé à l’ancienne, à la manière des dictionnaristes du 19è siècle, bénéficiant toutefois de ce formidable outil qu’est l’ordinateur. La préface de l’ouvrage nous éclaire quelque peu sur la méthode mise en œuvre par l’auteur qui nous apprend d’emblée qu’il n’a pas fait d’études lexicographiques au sens propre du terme à cause de « la relation problématique qu’entretient le Martiniquais avec son vernaculaire ». En clair, il n’a pas procédé comme le font tous les lexicographes du monde, c’est-à-dire bâtir des questionnaires et se rendre sur le terrain pour interroger les locuteurs. Il a procédé « de biais », comme il le dit lui-même, c’est-à-dire en profitant des enquêtes ethnographiques qu’il menait pour l’écriture de romans tels que « Commandeur du Sucre » ou « Régisseur du rhum ». Pendant qu’il interrogeait tel vieux commandeur d’habitation sur son métier, il en profitait pour relever dans le même temps les mots liés à la coupe de la canne à sucre, par exemple.

    D’autre part, R. Confiant a aussi dépouillé presque tout ce qui a été écrit en créole depuis que le créole martiniquais s’écrit à savoir depuis la publication du recueil de fables de la Fontaine traduites en créole, « Les Bambou » (1846), dues à la plume d’un Béké dénommé François-Achille Marbot jusqu’à l’actuelle rubrique hebdomadaire (2007) de Jid, « Kréolad », dans le magazine « Antilla », en passant par les œuvres de Gilbert Gratiant, Marie-Thérèse Lung-Fou, Georges Mauvois, Monchoachi, Joby Bernabé, Térez Léotin, Georges-Henri Léotin, Jala, Serge Restog, Jeff Florentiny, Vincent Placoly, Jean-François Liénafa, Serge Restog, Robert Nazaire, Marcel Lebielle, Daniel Boukman etc…On s’aperçoit au passage, en lisant les citations d’auteur qui accompagnent les entrées, que la littérature martiniquaise en langue créole est beaucoup plus riche qu’on ne le croit généralement. La raison de sa semi-invisibilité est sans doute due à son manque de médiatisation et surtout au fait que le créole est finalement assez peu enseigné à l’école, chose qui aurait permis au plus grand nombre de connaître lesdites œuvres.

    En explorant donc le lexique du créole martiniquais sur près d’un siècle et demi, l’auteur nous donne à lire une sorte de dictionnaire historique et non un simple dictionnaire de la langue telle qu’elle est parlée aujourd’hui. Les vieux mots (ou archaïsmes) tels que « tondilié » (tonnelier), « komotif » (locomotive) ou encore « chaspann » (puisette) y côtoient les mots nouveaux (ou néologismes) tels que « kouchal » (en mauvais état) ou « djonmpi » (SDF drogué). Autre point intéressant : toutes les variantes phonétiques sont scrupuleusement notées comme pour « lariviè »/ « lawviè »/ « layiviè » (rivière).  D’autre part, l’auteur s’est soucié de l’étymologie puisqu’on y apprend que « kouliwou » vient du caraïbe, « manawa » de l’anglais, « katjopin » de l’espagnol, « danma » (talisman) de l’africain ou encore « kolbou » du tamoul. Il va même jusqu’à différencier les mots qui viennent du français standard comme « chimiz » (chemise) ou « tranglé » (étrangler) de ceux qui viennent du français régional (des parlers d’oïl : normand, poitevin, picard etc…) comme « razié » (buisson) ou « zen » (hameçon), et même de l’ancien français comme « bwareng » (bréhaigne).

    Poussant encore plus loin son travail, R. Confiant traduit en français chacune des citations d’auteur créolophone qui illustrent les entrées, chose qui séduira à n’en pas douter l’utilisateur non-créolophone de son ouvrage ou ceux qui sont en train d’apprendre la langue. Mieux, il recense aussi les expressions idiomatiques comme « ba lari chenn » (errer), les proverbes (« Chak betafé ka kléré pou nanm-li ») et même les titim (devinettes). Sans compter que l’auteur ne se contente pas de donner la signification de chaque entrée, il explique de quoi il s’agit soit de lui-même soit en citant un auteur qui a travaillé sur la question.  Ainsi pour « tjenbwa », il ne se contente pas de traduire par « sorcellerie », il cite Eugène Revert, Hélène Migerel, Franck Degoul etc…, ce qui donne un petit côté encyclopédique à son dictionnaire, chose qui, là encore, séduira l’utilisateur non-créolophone.

   Il s’agit donc, on s’en rend compte, d’un travail colossal dont on peut se demander comment un homme seul a pu en venir à bout, même au terme de quinze années d’un labeur que l’on devine acharné. Quand on pose la question à l’auteur, il répond par une boutade :

    « Man sé an chaben, pa janmen bliyé sa ! » (Je suis un chabin, ne l’oubliez jamais !)

   On regrettera toutefois que les mots ne soient pas catégorisés grammaticalement. Il est vrai qu’en créole, un même mot peut être tout à la fois un nom, un verbe, un adjectif et un adverbe et que ces catégorisations d’essence latine ne peuvent guère s’appliquer à une langue comme le créole, mais on aurait tout de même apprécié qu’on nous indique quand tel mot fonctionne comme un nom et quand il fonctionne comme un verbe, un adjectif ou un adverbe. Heureusement que le plus souvent, les citations d’auteurs créolophones et leurs traductions viennent désambiguïser les choses.

    En tout cas, Raphaël Confiant nous donne là une œuvre majeure pour notre culture non seulement martiniquaise, mais créole au sens large du terme, puisqu’il se garde d’oublier les mots qui, grâce à l’intense circulation entre les îles des Antilles et l’immigration, ont fini par s’agréger au lexique du créole martiniquais comme le saint-lucien « kouchal », le guadeloupéen « chokolaté », l’haïtien « kolokent »  ou le guyanais « kwata ».

   Woulo-bravo, chaben !

  Mandibèlè (Daniel Dobat)

 

Commentaires
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agou__T   | Unregistered | 02-10-2007 07:10:39
Bravo Afarel !
Dictionnaire créole - éditions Ibis Rouge

Pa oubliyé palé kréyol ba yich zot, menm si zot ka pran fè lot bô a !

Les langues disparaissent lorsqu'elles ne se parlent plus.
Que notre créole reste une langue vivante !
AKENATON   | Registered | 02-10-2007 08:40:11
Confiant rentre dans l'histoire...
kanelle   | Registered | 02-10-2007 08:44:56
woulo!
jarry privilèj   | Registered | 02-10-2007 10:38:32
certains n'auront plus d'excuses.....
en Français, la langue officielle, ils font des fautes en se prétextant créolophone, mé yo ka fè ankô plis kawo dan lang manman-yo
tizouti   | Registered | 02-10-2007 12:24:34
Pierre Pinalie avait fait bien avant un remarquable travail là dessus. Son dictionnaire est une référence.

Mé pétèt sé pas i Blan zot ka konsidéré i pa ni plas li adan listwa péyi la
jarry privilèj   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
Citer:
....pas i Blan zot ka konsidéré i pa ni plas li adan listwa péyi la

asi di bétiz
ti ni kat post avan biten-aw la, pa ni yonn ki ékri sa, pa ni yonn ki ka palé di Pinalie
yo chak ni plas a yo.....l'un est utile à la vulgarisation par sa forme "abrégé ", l'autre est plus encyclopédique et s'adresse à une clientèle plus pointue

en fait, tu pars dans un délire en te servant de Pinalie comme alibi.... je ne suis pas fan de Confiant ou de Pinalie mais je salue la qualité de leur travail dès lors qu'ils servent notre langue Créole, c'est cela l'essentiel...les polémiques entre l'un et l'autre, leur coups de gueule, leurs réglements de compte m'inportent peu
ou suiv?

lè nou ni an biten pou di, pouki nou, nèg matinik, toujou ka pasé pa an lo chimen kochi?
tizouti   | Registered | 02-10-2007 14:10:50
tu te trompes Jarry! Ce que je dis simplement c'est pourquoi présenter Confiant comme le tout 1er à avoir fait ce travail. Personne n'est intervenu avant moi pour dire que l'information était fausse.

Constatant cela et voyant les travers faciles aisément observables sur ce forum, j'ai posé la question ouvertement! Capito?
joni - Woulo Chaben   | Registered | 02-10-2007 15:25:41
15 Lanné travay,Woulo Chaben...Rèspè....Pou on Pèp vansé fo-y tini zouti,é bon zouti....pou sé-la-laka vini dèyè,touvé pou yo vansé....Jarry Maké::::::"""" certains n'auront plus d'excuses.....
en Français, la langue officielle, ils font des fautes en se prétextant créolophone, mé yo ka fè ankô plis kawo dan lang manman-yo"""".I Bèl,é alé achté-y...a pa toudi kriyé woulo
jarry privilèj - re:   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
tizouti a écrit:
tu te trompes Jarry! Ce que je dis simplement c'est pourquoi présenter Confiant comme le tout 1er à avoir fait ce travail.

parce que tout simplement c'est le premier!
tizou
ti a écrit:
Personne n'est intervenu avant moi pour dire que l'information était fausse.
parce que tu resteras le seul, à mon avis, pour l'écrire
tizou
ti a écrit:
Constatant cela et voyant les travers faciles aisément observables sur ce forum, j'ai posé la question ouvertement!
ouais!
je fais la différence entre question, affirmation, supposition, allégation, insinuation.....mais bon, c'est de ma faute

le Petit Robert est une référence comme le Littré est une référence.....l'un n'empêche pas l'autre, mais chacun est spécifique dans son genre.....ou suiv?

Chal   | Unregistered | 02-10-2007 15:51:41
Le caractère profifique de Raphaël Confiant m'étonnera toujours. Publier 2 à 3 ouvrages par an, comme cette année : Chronique d'un empoisonnement annoncé (essai), Case à Chine (roman) et Dictionnaire créole Martiniquais-français, et ce avec toujours la même qualité, est tout simplement époustouflant !

Quant à Tizouti, revois tes références et apprends à faire la différence. Cet ouvrage de Confiant est effectivement le premier dictionnaire de créole martiniquais, en ce sens qu'il est un dictionnaire où le créole est la langue source, un dictionnaire, en l'occurence, créole-français. L'aimable dictionnaire de Pierre Pinalie (Dictionnaire élémentaire Français-Créole (Martinique), L'Harmattan, 1996, 237 pages), pour méritoire qu'il soit, est un dictionnaire Francais-créole. là, le français est la langue source, le créole, la langue cible. Et la différence est de taille !
antonio972   | Registered | 02-10-2007 17:00:11
Début HS:
Question du Harry Durimel, responsable des Verts Guadeloupe, sur le chlorodécone et réponse de Jean-Louis Borloo
http://www.lesverts.fr/mp3/jp-borloo-chloro.mp3
Fin HS

Ô MONIL   | Registered | 02-10-2007 17:59:19
Nous pouvons apprécier la chance que nous avons de voir cette jeune langue se structurer, se grammaticalier, se construire. Peut-être qu'un jour notre langue sera un français bannann à l'image de l'anglais jamaïcain. Ce jour là, nous ne dirons pas merci aux chanteurs de zouklô au look américain, à la langue française et à la voix chatrée qui auront réussi à vider 30 ans de travail de sa substance.
nasyon matnik   | Registered | 02-10-2007 18:28:22
Oui , sa c 'est un dcio pour "le créole francisé" .

Voici une liste de mots créole qui sont de plus en plus délaissés , remplacés par le graphies des mots français qu'ils traduisent.Chaque exemple est accompagné d'une courte phrase quia idera à la compréhension. La plupart de ces ots sont employés dans leur contexte premier , à chacun d'en élargir le sens qu'il souhaite.

Par exemple le terme " kakalaprès " se traduit par résidu boueux , gadoue.Le sens a été élargi et la phrase " Mi kakalaprès ! " signifie maintenant " Quel tracas ! "


[color=maroon][b]Aba
ba/muè : muet[/b][/color] Ex: Ti gason-taa ababa dépi kon i né.
( Ce garcon est muet de naissance )

[color=navy]b]Anbafè
y / souwnwa : sournois[/b][/color] Ex : Lik anbafèy.I ka rivé kouyonné sé tifi-a

( Luc est sournois. il arrive à tromper les jeunes filles.



Anbonni/amélioré : améliorer Ex : Lik anbonni dépi kon i fè lajol a.
( Luc est s'est améliorer depuis qu'il est sorti de prison.)

[color=red][b]Anchou
ké /anrasiné : enraciner[/b][/color]
Ex : Titid anchouké Lavalas akay anpil Ayisien ( Titid a enraciné le parti Lavalas chez nombre d'Aytitien ).

[color=blue][b]Ankal
miné / bloké : bloquer[/b][/color]
Ex :Jény ankalminé adan an lanboutéyaj dé bonmaten ( Jenny ets bloquée dan sun embouteillage depuis ce matin ).



Ankrèyman/répawtision : répartition Ex : Mèt la fè ankrèyman sé zélèv-la ab twa group !

Anmèwdasion /traka : tracas

Badjoumen / suwchajé : surcharger ( Chofè taxi lontan té ka badjoumen loto yo èk pasajé ).

Bakannal/skandal : scandale (an fanm a bakannal kon Man NA).

Bankoulélé/sotri : sauterie

Batdjolè /vantaw : vantard

Bawoufè / akaparé : accaparer ( Rasta bawoufé sé tè joj la : les rastas ont accaparé le sterres de georges ).

Bénè /basculé : basculer ( Après Gallochat , Carotine bénè anlè Lansalan )

Béfgrolatjé/lanben : lambien ( Alain faché pas yo krié'y bèfgrolatjé )

Bidjoul / joli : joli ( Déziem madanm li pi bidjoul ki premié a ).

Bililik / bowdélik : bordélique ( Tony adan an lowkès bililik )

Bodiyé/ apwoché : approché ( Ni an mwa ou ka bodiyé Ninise san ou di'y ak : Un mois que tu tournes autour de Ninise sans rien lui dire !)

Chalprénè /avid : avide

Dévalkasyon/kao : chaos
Dékayé/libéré : libérer

Dézagréman /annui : ennui

chiktayé / émiété : émietter

( repris dan sle livre " Créole d'ou viens tu de Josapha Luce en vente à la libraire antillaise actuellement je vous le recommande )

................Je peut vous en donner plus , sa s'appelle le créole " reprofilé " qui est en opposition avec le créole " francisé ".

an voumtac : un parapluie e tnon an parapli !

matjoukann : la culture et non Lakilti
madjoumbe : fourche et non an fouch !
le baron   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
bel passaj' ???
en tou lé ka sé on bel passaj' nasyon
jarry privilèj   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
Citer:
" kakalaprès " se traduit par résidu boueux , gadoue

je pensais que c'était un des résidus du processus de fabrication du sucre, tout le comme koksouri, la bagas
nasyon, peux tu m'en dire plus, stp!
nasyon matnik   | Registered | 02-10-2007 20:56:42
J'en sais pas plus désolé! Dans le livre il arrete là.

daniel   | Registered | 02-10-2007 21:04:34
Misye Confiant se an boug ka travay.
An bèl lanmen ba travay-tala ki "fini koumanse".
http://www.potomitan.info/dictionnaire/dico3.php#ouvrages1

Atjolman fòk fè an Diksyonnè, an vre, Matinikye pou Matinikye.

Mizianmizi...
daniel - re:   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
daniel a écrit:
...

Atjolman fòk fè an Diksyonnè, an vre, Matinikye pou Matinikye.

Mizianmizi...


An vre diksyonnè makye en Matinikye èk sans mo-a makye an Matinikye tou, obyen si zòt le Kreyol/Kreyol, se sa man tele di, ayen dòt ki ka sanmb an pèp fèmen anlè koy-menm.
jarry privilèj - re:   | Registered | 02-10-2007 21:07:16
daniel a écrit:
Atjolm
an fòk fè an Diksyonnè, an vre, Matinikye pou Matinikye[/b].


délè matiniké ka tèwbolizé lespri mwen
nasyon matnik   | Registered | 02-10-2007 21:16:50
CREOLE LES PROTAGONISTES

Josapha Luce dit dan sosn livre :

"1695.Le créole ce que les gens de l'époque proposent comme étant du créole , ets déja implanté dans les moeurs , confirmé en tant qu'outil de communication.C'est l'époque où Gros Habitants , petits blancs ou autres esclaves sont forcés d'admettre qu'ils doivent avoir un premier ciment culturel commun :
la langue.Une langue qui est en train de germer , mais que certains contestent déjà , car elle gêne.
Elle dérange surtout les blancs.

Certains ont essayer d'imposer le français , netreprise totalement utopique.D'autres , plus réalistes , ou ismplement racistes , ont adopté un langage " à minima " , en instituant une espèce de palé-bébé ( baby-talk ).Mais bien vite , plus aucun blanc ne parait emballé par la chose.

Le problème , c'est qu'ils se sentent débordés de partout.Ils sont dépassés par une déferlante lexicale qui , bien que puissant son essence dan sle français s'en détache , s'enrichissante par ailleurs , à tel escient que ce jargon fini tpar s'affirmer comme étant la chose du nègre.

Ainsi , même s'ils ont contribué çà la former ,à la malléabiliser, même s'ils continuent à en user abondamment , les blancs s'appliquenet en même temps à la dénigrer , à la décrier.Cette langue , il s la renient.Car un blanc est un blanc , un noir un noir.

Un ,ègre n'a aps le droit de s'habiller comme un blanc.Ils ne boivent ni ne mangent de la même façon.Ne dit-on pas que la petite ecrevisse est au neg tandis que le gros ouassou ( zabitan ) à l'Habitant ? Ne sait-on pas que le neg se doit de manger sa soupe maigre , de l'eau et un petit bout de boeuf salé , alors que l'Habitant ( zabitan ) a la sienne remplie de verdures et d'ingrédients divers ( soupe-zabitan ).

Alors cett elangue ils en veulen tpas .Par vanité ou par pure idéologie .Pourtant il sont dialogué avec les Caraibes ces farncais , commercant, travaillant avec eux au début.N'ont-ils pas cotoyeé les noirs , essayant de les faire avaler leur " parler " en un tour de passe-passe?

Il a bien fallu que ces troi speuple s'expriment d'une façon ou d'un eautre , à moins qu'ils n'aient communiqué que par signe !
nasyon matnik   | Registered | 02-10-2007 21:31:25
Les langues africaines ont-elles éritablement joué un rôle dans la genése du créole ?

S'il est indéniable d'affirmer que le créole trouve sa base lexicale dan sle francais , il ne fau tpas pour autant compter pou rnulle la place que tiendraient les idiomes indigènes d'afrique dans la genése de cette langue.Les colons , et souvent les missionnaires , ont instauré leur palé-bébé , mais il y avait très peu de chance pour que cette prétendue langue soit employée , manipulé par les esclaves sans qu'elle ne soit transformée.

Le sprases , bien qu'étant dite dan sun langage qui leur était étranger , seront bien vite annalysées , et , aussi étrange que cela puisse paraitre , les nègres les structureront à leur façon.Ils leur donneront du sens.Ils vont les doter de particules , d'abord
" n'gha " ( ka ) et " n'ghé " ( ké).Au lieu de dire comme le colon " moi déposer couteau " , ils rectifieront : " Mwen n'gha déposer couteau " .

Ce n'était qu'un début.

Auguste Bazergue dans le " language créole " nous dit que le ka et le d ela conjugaison viennent du wolof sénégalais ( n'gha et n'ghé ).D'autres mots sont énumérés par l'écrivain : mach , soucougnan , akra etc..

Ils vont ajouter des articles, " la " notammment , postposé au nom , comme ils le faisaient dan sleur pays d'origine. Ama Mazama ( Marie-José Cérol ) nous rappelle que la structure du syntagme nominal ( nom déterminant ) se retrouvant ici aux Antilles était déja attesté dans les langues africaines.
Aisni pot-la ( le vase ) se traduit par ndap-la en wolof.
Moun-tala ( cette personne ) se traduit par
mouto-yo en kimbundu.

Balata ( nerf de boeuf , boi spour frapper ) = lata ( frapper ) en langue kilongo.
Kenbwa ( maléfice ) = kilembwa ( charme ) en kilongo et kilemnba en kimbundu.
Agoulou ( porc , vorace ) = ngulu en kilongo.


Bref , le créole a constamment puisé dan sles langue africaines pour s'édifier.Dans le créole du début , tout au plus de 70 % du lexique était francias.Le reste était assuré pour une grande part par l'africain.C'est dire d el'ampleur de la déperdition lexicale que cett elangue a connue au cours des siècles.
jarry privilèj   | Registered | 02-10-2007 21:51:02
nasyon a écrit:
Balata
( nerf de boeuf , boi spour frapper ) = lata ( frapper ) en langue kilongo.

étrange:
-il y a bien un arbre tropical qui s'appelle le balata
-et un nerf de boeuf cela s'appelle un "pipibèf"
brino - bravo confiant mais d'autres a   | Registered | 02-10-2007 22:16:12
sur le lien ci dessous il ya environ une dizaine de dico dont celui de confiant ! ( le plus cher cela dit ) mais peu etre le plus complet ! mais pas le premier

http://www.librairieantillaise.com/recherche2.asp?code_rub=&code_sousrub=1& mot=dictionnaire%20c
reole&rad=tous
maddy   | Registered | 03-10-2007 02:01:58
waw!!! je ss bluffée... pourvu que ça incite à l'ouverture de plus d'options créoles sur l'île puisqu'elles se comptent à l'heure actuelle sur les doigts d'une main alors que l'UAG dispense une licence créole... prière du petit enfant nègre: il est bien long le chemin qui mène à leur école (du créole ici).
chapeau bas mr Confiant
conkalanby   | Unregistered | 03-10-2007 09:33:50

Mi sakwé bèl twavay, woy woy woy! Bèl kado osi!
As2pique   | Registered | 30-11-1999 00:00:00

Je vais encore mettre le feu sur le forum, je suis buté et je pense être dans le vrai:

Je salue cette très bonne initiative.

Perso, je pense que le créole doit être le combat de gens déja structurés dans leur têtes.

Il me paraît pas bon de forcer des enfants de Maternelle et de Primaire à apprendre le créole, ils ont tout le temps d'apprendre dans la vie courante, dans la rue, ainsi qu'avec leurs petits copains .

Il est pas rare, dans les quartiers défavorisés, que les enfants ne sachent que s'exprimer en créole, c'est pas bon pour eux et leur avenir , à part professeur de créole, je ne vois pas trop ce qu'il vont faire plus tard; c'est une réalité.

Leur avenir en temps que prof de créole ne pourrat être assuré que sur le territoire Martiniquais, et ils risquent de se heurter à certains parents qui en aurons marre d' entendre leur enfant leur dire: "oh, ou za fè mangé-a ba mwen?"

Monsieur Confiant à raison de nous proposer son excellent travail, je l'acheterais, pour l'instant je préfère acheter la 102ème édition du petit Larrousse et les distribuer gratuitement aux enfants qui traînent dans les rues à 23h et qui peuvent en apprendre à nous tous en matière de créole.

Je parie 3 euros, que les enfants de Mr Confiant, doivent êtres de fins lettrés, comme Césaire ou Letchimy, plutôt que des créolophones forcés comme les enfants des quartiers défavorisés.

C'est juste mon point de vue.

Sinon pour l'adulte, chef d'entreprise Martiniquais, l' employé, l' ouvrier, ou, le visiteur de notre pays, il va de mise qu'il doit acheter ce dictionnaire et le placer en bonne place dans sa bibliothèque afin de pouvoir frimer devant ses invités.

Il coute combien ce dictionnaire?
nasyon matnik   | Registered | 03-10-2007 18:35:44
Tu t'en fou du montant du dico , l'UMP avec ses jeu d'argent t'en donnera , histoire de mieux savoir parler et ecrire son " patoi départemental ou régionale ".

J'espère en tout cas que dans ce livre , il y aura tous les éléments qui te montreront que le Créole ou le MARTINIQUAIS est une "LANGUE ETRANGERE" c'est comme cela qu'il nomme un langue non francaise en France.
kreyol djal   | Registered | 03-10-2007 20:20:34
Vous ne pensez pas qu'être analphabète dans sa propre langue, c'est triste???
Beaucoup d'enfants n'ont jamais eu de cours de créole de leur vie, et cela ne les empêchera pas d'utiliser le Robert en guise de marche-pied...
Et les enfants des quartiers défavorisés, créolophones unilingues, ça n'existe plus par ici, soyons sérieux...
Laissons-les apprendre avec leurs copains, sé yenki jouwé èvè blag yo ké sav ba'y, sa ké fè kréyol vansé... pas kréyol, sé pa lang sérié, sé pa lang pou di bon bagay, pa vré?!!!
As2pique   | Registered | 30-11-1999 00:00:00
nasyon matnik a écrit:
Tu t'en fou du montant du dico , l'UMP avec ses jeu d'argent t'en donnera , histoire de mieux savoir parler et ecrire son " patoi départemental ou régionale ".

J'espère en tout cas que dans ce livre , il y aura tous les éléments qui te montreront que le Créole ou le MARTINIQUAIS est une "LANGUE ETRANGERE" c'est comme cela qu'il nomme un langue non francaise en France.


Quand je serais au pouvoir, la première chose que je ferais, sera de donner l'ordre à mes chiens de chasse de te débusquer, de te ramener devant moi et de t'obliger à t'agennouiller devant ma personne.

Tu sera traduit devant un tribunal, dont moi seul a le secret, je te choisirai personnellement un avocat pour te defendre, celui-ci sera choisi à COLSON parmis les plus illustres de leurs pensionnaires.

Après ceci,

Je t'enfermerais dans une geôle avec des serpents à sonnette et un manikou.

Tout cela, afin de te faire manger ton arrogance à mon égard qui me déplaît de plus en plus.

Pour finir je te ferais prendre une carte à l'U.M.P. et je te sommerais de dessiner un nez rouge sur chaques photo de MARIE-JEANNE que j'aurais en ma possession.


kreyol%20djal   | Unregistered | 04-10-2007 00:03:34

A la personne qui a dit préférer acheter un dictionnaire Larousse ou Robert plutôt qu'un dictionnaire créole, je dirai que je suis allé consulter ces deux dictionnaires français et que j'y ai découvert les noms de 4 Martiniquais. Ceux d'Aimé Césaire, d'Edouard Glissant, de Patrick Chamoiseau et de...et de...chiche !...et de Raphaël Confiant.
Par contre, je n'y ai pas vu le nom du dénommé Pierre Pinalie, que certains semblent vanter ici, mais que ses propres compatriotes gaulois ont l'air de considérer comme une quantité négligeable.
Je rappelle que R. Confiant a fait LE PREMIER dictionnaire créole martiniquais-français de 1.447 pages, ce qui n'a rien à voir avec le glossaire français-créole martiniquais de P. Pinalie de 236 pages. Dans le premier cas, c'est à partir du créole que le dictionnaire est élaboré alors que dans le second, c'est à partir du français que le glossaire l'est. Il faut vraiment être "tèbè" pour ne pas comprendre la différence.
Congr%E8s   | Unregistered | 04-10-2007 02:47:06
Zafè Afarel fè diksionè-tala sé an bel bagay ba lang péyi-a. Sa vré. Sé an bel ek an bon bagay ba moun matinik, ba yich matinik ek ba divini kilti kréyol-la.

Pas a bien gadé, kréyol ki kréyol près disparèt. Sé pa model lang-lan sé jennjan-an ka palé-a ki kréyol.

Pou mwen, ni dé bagay ka fè an pèp sé an pèp, ka fè an pèp ka rété an pèp : sé manjé'y épi lang-li.

Isiya, lé dé a ka fouté likan, gran balan.

Woulo-bravo ba Afarel épi létjip moun lan ki bay an pal pou wouchach (recherche) pas sé pa té ralé chez bò tab pou fè travay-tala.

mi non-yo : Jean Bernabé, Jean Pierre Arsaye, Charles-Henri Fargues, léfrè L'Etang, Mandibèlè ki sé Daniel Dobat, Hector Poullet, Serge Domi, Pascal Saffache, Maryse Willordin, Bernadette Bizon, Marcel Lebielle, Roland Davidas, Henri Tourneux, Ralph Ludwig épi madanm-li man Florence, Serge Colot, Diana Ramassamy, Michel Dispagne, Jean-Marc Rosier, Philippe Joseph, Jala, Paul Gabourg, Madjanie Leprix, Viviane Laroue, Michel Kneur ek Dominique Velasques.
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Dernière mise à jour : ( 02-10-2007 )
 
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