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POUR MIEUX COMPRENDRE L'AFFAIRE MAURICE LAOUCHEZ/CREDIT AGRICOLE Version imprimable
09-04-2008

 Décidemment, l'univers bancaire génère des affaires d'une complexité complexe...Après la Société Générale avec le cas Jérôme Kerviel...c'est au tour du Crédit Agricole de proposer son embrouille. Voilà un communiqué de presse qui tente de faire la lumière sur ce monde obscur.

Le 2 Avril 2008, à 6 h du matin, Maurice LAOUCHEZ, 67 ans, ancien Directeur Général du Crédit Agricole de la Martinique, a entamé une grève de la faim illimitée.

Cette action extrême, décidée après 11 ans de harcèlement juridico-financier de la part du Crédit Agricole, a pour objectifs de faire reconnaître la vérité, faire appliquer la justice et faire cesser les poursuites dans l'affaire qui l'oppose à cette banque alors qu’il a démontré sa totale innocence des faits qui lui sont reprochés.

Les faits : en Juin 1997, le Crédit Agricole a porté plainte contre Maurice LAOUCHEZ pour escroquerie et abus de biens sociaux suite à l’attribution par le Crédit Agricole en 1992 - soit 5 ans plus tôt - d’un prêt de 5,4 millions d’euros pour la construction d’une résidence hôtelière dans laquelle Maurice LAOUCHEZ était associé à hauteur de 20% à côté de 3 de ses frères.

Après 8 ans d’instruction, en Janvier 2005, 3 magistrats (1 Procureur et 2 Juges) ont réclamé un non-lieu. Moins d’une semaine après ce non-lieu, le Crédit Agricole a fait appel et obtenu le renvoi de Maurice LAOUCHEZ en correctionnelle. En Avril 2007 et en Février 2008, il a été très lourdement condamné à 2 ans de prison avec sursis, 150 000 euros d’amende, interdiction pendant 5 ans d’exercer une activité bancaire et paiement au Crédit Agricole de la somme record de 11,2 millions d’euros au titre de préjudice matériel.  

Devant le Tribunal, l’ancien Président du Crédit Agricole de la Martinique et signataire de la plainte contre Maurice LAOUCHEZ, a reconnu que toute l’affaire avait été « montée » à la demande du Crédit Agricole.

Il a également été démontré lors du procès que le prêt avait été accordé dans le respect des règles bancaires (garanties, intérêts etc…) et que le montage financier intégrant le prêt avait été validé par la Direction Générale des Impôts, les comités internes et 4 inspection du Crédit Agricole, un contrôle fiscal et 2 autres banques sans jamais faire l’objet de la moindre remarque ou critique sur sa légalité.  

Ce n’est que plus de 2 ans après le départ de Maurice LAOUCHEZ du Crédit Agricole de la Martinique et plus de 6 ans après la mise en place du prêt que le Crédit Agricole aurait constaté des faits délictueux pour l’attribution de ce prêt…

La défense de Maurice LAOUCHEZ a apporté les preuves que cette affaire est fabriquée de bout en bout par la Caisse Nationale de Crédit Agricole.

A partir de 1994, cette dernière a assuré, de Paris, la gestion en direct des principaux dossiers de prêts et de participation de Martinique ce qui a conduit à près de 100 millions d’euros de pertes. Pour se protéger et éviter d’être poursuivi suite aux graves fautes de gestion commises par sa direction nationale, le Crédit Agricole a décidé d’attaquer Maurice LAOUCHEZ.

 

Annexes

• 14 preuves d’un dossier judiciaire monté de toutes pièces

• Détails de l’affaire Crédit Agricole contre Maurice Laouchez

• Biographie de Maurice Laouchez

Contacts presse Martinique

Christiane BLACODON

0696 86 81 21  -  Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Michel MARTY

0696 25 40 22 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Président du Comité de Soutien «  

Joseph BELLECHASSE

0696 33 49 22 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Contact Paris  

Olivier LAOUCHEZ

06 11 52 13 59 – Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
 

Les avocats de Maurice Laouchez – Maître Philippe Edmond-Mariette en Martinique et Maître Philippe Massoni à Paris tiennent à la disposition de la presse et des institutions tous les éléments démontrant chacune des affirmations des notes de ce document.

 

14 preuves d’un dossier judiciaire monté de toutes pièces

1.  De 1991 à 1995, 4 inspections de la Caisse Nationale de Crédit Agricole ont instruit le dossier du Hameau de Beauregard  en précisant les financements mis en place et les risques encourus. Ce  n’est pourtant qu’en Juin 1997, soit plus de 2 ans après la dernière inspection et le départ de Maurice Laouchez et plus de 6 ans après la livraison de la Résidence Hameau de Beauregard que le Crédit Agricole a  déposé une plainte contre ce dernier.

2.   Lors des audiences au Tribunal Correctionnel, Monsieur Alain Anne, signataire de la plainte du Crédit Agricole en qualité de Président du Crédit Agricole de la Martinique, a déclaré que le dossier contre Maurice Laouchez avait été « monté » à la demande du  successeur de Maurice Laouchez. Cet aveu majeur n’a jamais été pris en  compte.

3.  Le 29 avril 2000, Maurice Laouchez reçoit une lettre de mise en examen sans jamais avoir été préalablement entendu par le  juge d’instruction.

4.  Lors de l’interrogatoire de première comparution, le  juge d’instruction a produit un rapport fourni par le Crédit Agricole  destiné à prouver que Maurice Laouchez pouvait accorder seul des montants de  crédits extrêmement importants. Ce document s’est révélé être un montage dans lequel la signature du Président du Crédit Agricole a d'ailleurs été  retirée.

5.   Une grande partie de l’argumentation du Crédit  Agricole repose sur l’affirmation que Maurice Laouchez était le patron tout  puissant de la banque et qu’il décidait seul de tout. Outre le fait qu’une  telle affirmation révèle une parfaite méconnaissance des procédures  d’instruction, de décision et de contrôle au sein du Crédit Agricole pour  l’attribution et le contrôle de crédits (services techniques d’instruction, comité des prêts, administrateurs, auditeurs, Commissaires aux Comptes, inspecteurs de la Caisse Nationale de Crédit Agricole…), elle passe  totalement sous silence le fait que 2 autres banques – la SODEMA et le  CREDIT MARTINIQUAIS – ont été associées au financement de l’opération et  donc à la validation de sa viabilité.

6.  Le montage financier du Hameau de Beauregard a été  entièrement conçu par un cabinet d’expertise comptable indépendant (Antilles Expertise). Il a dûment été validé en amont par le fiscaliste de référence, le Professeur Castagnède et  par l’ensemble des services compétents du Crédit Agricole de la Martinique. Il a obtenu un agrément du Ministère des Finances (Direction Générale des Impôts) en application des dispositions de la loi PONS dite de défiscalisation. Il a  été certifié par les Commissaires aux Comptes du Crédit Agricole et du  Hameau de Beauregard qui l’ont examiné. Il est donc absolument faux –  contrairement à ce que déclare le Crédit Agricole – que l’opération, ait été montée par Maurice Laouchez, seul, au mépris de toutes les règles, procédures, contrôles de la première banque de la Martinique contrôlée elle même par la Caisse Nationale de Crédit Agricole. Enfin, lors du dépôt de bilan du  Hameau de Beauregard, l’administration fiscale a diligenté un contrôle  fiscal sur tout le montage. Aucune faute n’a été trouvée lors de ce  contrôle.

7. Lors de l’instruction, un rapport sur l’affaire a été rédigé par José Marchand, Assistant de Justice. Ce rapport était favorable au classement sans suite de la plainte du Crédit Agricole. Il  a mystérieusement disparu.

8. L’expert judiciaire nommé par le Juge d’instruction n’était inscrit sur aucun tableau des Experts près de la Cour d’Appel. Aucun justificatif n’a été fourni pour expliquer cette anomalie. Il est apparu ensuite que cet expert était client du Crédit  Agricole.

9. Le Crédit Agricole soutient qu’aucune garantie n’a été prise dans le cadre de la mise en œuvre des prêts pour la réalisation du Hameau de Beauregard. C’est faux. Les hypothèques et nantissements afférents ont été produits lors du procès en correctionnelle. Le Crédit Agricole n’a pourtant pas hésité à produire, lors du procès, un faux document signé de l’actuel Directeur Général du Crédit Agricole de la Martinique certifiant que ces garanties n’existaient pas.

10. Le Crédit Agricole affirme que les taux d’intérêt des crédits de l’opération Hameau de Beauregard étaient anormalement bas. C’est faux. En réalité, ces taux étaient supérieurs au taux de base bancaire + 2 points donc tout à fait réguliers, voire chers par rapport aux taux de l’époque. Au total, les intérêts comptabilisés sur ce dossier sont supérieurs à 7 millions d’euros pour 5,6 millions de capital  prêté.

11. Lors des audiences au Tribunal Correctionnel, deux cadres supérieurs employés du Crédit Agricole de la Martinique ont  reconnu avoir fait de fausses déclarations sur des points cruciaux du  dossier lors de leur audition au SRPJ pendant l’instruction. Ces  reconnaissances de faux témoignages majeurs n’ont jamais été prises en  compte par les Juges.

12. Maurice Laouchez n’a jamais perçu le moindre centime du Crédit Agricole dans le cadre de cette opération. Il a au  contraire perdu de l’argent. Les crédits ont intégralement servi à financer la réalisation de la résidence le Hameau de Beauregard dont le coût de revient de 1500 euros le m2 a été inférieur de 50% au coût de revient de  la plupart des opérations comparables aux  Antilles.

13. Lors de procédures comparables initiées par la Caisse Nationale de Crédit Agricole contre les anciens Directeurs généraux des Caisses Régionales de Crédit Agricole du Morbihan et  de l’Yonne, ces derniers ont, récemment, bénéficié de non-lieu, après avoir fait de longs séjours en prison…

14. Il est intéressant de noter que M. Patrick Gallet, actuel membre du Comité Exécutif de la Caisse Nationale de Crédit Agricole et responsable des relations avec les Caisses Régionales de 1990 à 1997, a été mis en examen en novembre 2006 pour tentative d’escroquerie, faux et usage de faux dans sa gestion de l’affaire du Crédit Agricole de l’Yonne évoquée au point précédent.

 

Détails de l’Affaire

«Crédit Agricole

contre

Maurice Laouchez»
 
 

• Une affaire étroitement liée à la stratégie de  développement du Crédit Agricole de la Martinique de 1982 à  1993

Maurice Laouchez a été nommé Directeur Général du Crédit Agricole de la Martinique en 1982.

A partir de 1982,  en accord avec son Conseil d’Administration et la Caisse Nationale de Crédit  Agricole, il a proposé d’accentuer l’implication du Crédit Agricole de la  Martinique dans le développement économique local en soutenant des  secteurs essentiels comme le tourisme, l’audiovisuel, l’agriculture, la distribution et le bâtiment.

Cette politique consistait à  accorder des prêts – avec bien entendu des garanties - aux opérateurs de ces industries et à prendre – le cas  échéant - des participations au capital garantissant des revenus liés aux crédits. Le Crédit Agricole est ainsi devenu dès 1985 la 1ère banque de la Martinique.

Tous les investissements concernés ont été étudiés par des équipes d’experts et leurs financements ont été décidés par les Comités et Conseils d’Administration compétents. Ils ont systématiquement été portés à la connaissance des instances nationales du Crédit Agricole comme en attestent les multiples rapports d’inspection.

Pour porter ses fruits, une telle politique nécessitait que les investissements soient maintenus sur des périodes de moyen à long terme (5 à 10 ans) étant donnés les durées nécessaires à leur rentabilisation.

•  Divergences stratégiques entre Paris et la Martinique

Dès Juillet 1993, une mission d’inspection de la Caisse Nationale de Crédit Agricole critique fortement ces investissements et 7 mois plus tard, en Février 1994, la Caisse  Nationale de Crédit Agricole crée un «Comité Martinique» pour gérer à partir de Paris toutes les décisions pour les dossiers supérieurs à 3 millions de Francs.

Ce « Comité Martinique » suit directement le  dossier de la résidence hôtelière le Hameau de Beauregard, construite dans la ville touristique de Sainte-Anne par Frédéric, Raphaël et Jean Laouchez, frères de Maurice Laouchez. Cette résidence de 90 studios a en effet été financée par des prêts du Crédit Agricole pour un montant de 36 millions de  Francs. Maurice Laouchez est associé au projet à hauteur de  20%. 2 autres banques, la SODEMA et le CREDIT MARTINIQUAIS ont participé au financement.

En Juillet 1995, suite aux difficultés de commercialisation du Hameau de Beauregard en «time-share» liées à une évolution défavorable de la réglementation, le «Comité  Martinique» décide d’enlever la gestion de l’hôtel au groupe Archipel (filiale hôtelière de Groupama Antilles-Guyane) et de confier celle-ci au Groupe Pierre et Vacances qui souhaite s’installer aux Antilles. Cette décision est  imposée de Paris malgré les réticences de la famille Laouchez.

En Octobre 1995, en désaccord avec la « mise sous tutelle du Crédit Agricole Martinique par Paris », Maurice Laouchez quitte le Crédit Agricole Martinique. Il reste dans le groupe Crédit Agricole au sein de la direction internationale où il est nommé à Paris puis en Pologne à la tête d’une mission d’Expertise et de Conseil.

Début 1996 : La gestion du  Hameau de Beauregard par Pierre et Vacances s’avère calamiteuse. Les  résultats d’exploitation sont très inférieurs à ceux obtenus par les équipes  initialement mises en place par Frédéric Laouchez. Pierre et Vacances  ne paye toujours pas le loyer du Hameau de Beauregard qui doit permettre de rembourser les emprunts et utilise sa position dans l’hôtel pour préparer au mieux l’ouverture de son propre hôtel dans la ville voisine de Sainte Luce.

Plus globalement, il s’avère rapidement que le « Comité Martinique » ne connaît ni les métiers, ni les marchés, ni les  équipes de management des dossiers dont il a la responsabilité. A 8 000  kilomètres de distance, les risques d’erreurs sont forcément plus  importants. La suite le démontrera.

• Le Crédit Agricole conduit à la faillite le Hameau  de Beauregard

Le 4 Avril 1996, le Crédit Agricole  envoie des courriers comminatoires aux associés du Hameau de  Beauregard puis les informe en Octobre 1996 de sa décision d’arrêter les financements.

Le dépôt de bilan est inévitable. Le Groupe  Pierre & Vacances n’a jamais payé le moindre centime au titre des sommes dues en contrepartie de l’exploitation de l’hôtel.

Aussi brutalement, le «Comité Martinique» du Crédit Agricole décide un  désengagement immédiat de tous les dossiers de participation ou de  financement initiés sous la direction de Maurice Laouchez. Cette décision va  conduire à des dépôts de bilan en cascade, des cessions au rabais d’actifs  pourtant précieux (ATV, Canal + Antilles, Hôtel la Batelière, sous-marin de la Baie de Saint Pierre).

Au  total, la gestion du « Comité Martinique » va entraîner plus de 100 millions d’euros de dépréciations et provisions.

Il n’est bien sur pas question pour la Caisse  Nationale de Crédit Agricole de porter la moindre responsabilité dans cette catastrophe financière ni de risquer d’être accusée de gestion de fait ou de soutien abusif des différents dossiers ou de laxisme dans ses procédures de  contrôle.

Comme Jérôme Kerviel dans l’affaire en cours de la  Société Générale, il faut donc trouver un bouc émissaire qui puisse seul « porter le chapeau» afin que la direction parisienne de la banque ne soit pas inquiétée.

 

• Maurice  Laouchez : le coupable idéal

Maurice Laouchez est la cible idéale. S’il  chute, il sera perçu comme responsable de ces pertes et personne n’osera attaquer le «Comité Martinique» pour son attitude avérée de gestionnaire de fait de ces dossiers.

En Juin 1997, soit 27 mois après son départ du Crédit Agricole de la  Martinique et plus de 6 ans après la livraison de la résidence le Hameau de  Beauregard, une plainte est déposée par le Crédit Agricole pour «escroquerie» et «abus de  biens sociaux», à l’encontre de Maurice Laouchez et de ses 2 frères, Frédéric et Raphaël, qui sont les principaux actionnaires du Hameau de  Beauregard.

En résumé, il est reproché à Maurice Laouchez  d’avoir abusé de sa position pour accorder – seul ! - des financements au projet Hameau de Beauregard.

Cette plainte est signée par le Directeur du Crédit  Agricole de la Martinique et par son Président. Le 7 Juillet 1997, ce dernier avouera avoir signé cette plainte sous la menace de voir le Crédit Agricole cesser les concours financiers à sa propre  entreprise. Il confirmera lors des procès en correctionnelle et en appel que le dossier Hameau de Beauregard a été monté à la demande du Crédit Agricole contre Maurice Laouchez.  

Depuis, ce Monsieur a perdu son poste de  Président. Son entreprise a déposé son bilan et le Crédit Agricole menace maintenant de lui saisir sa maison et tous ses biens…

Le Juge d’instruction Tamalet est chargé d’instruire la plainte du Crédit Agricole. Il  semble considérer que les accusations portées par le Crédit Agricole n’ont  pas de fondement. En Février 2000, après plus de 2 ans  d’instruction, il est dessaisi du dossier au profit du Juge Persico, doyen des Juges d’instruction.

Le dossier est maintenant «  signalé », c’est-à-dire qu’il est suivi par les plus hautes autorités à Paris et en Martinique.

Le 29 Avril 2000, soit moins de 3 mois après avoir été saisi du dossier, le Juge Persico envoie à Maurice Laouchez une lettre de mise en examen. Il ne s’est même pas donné la peine  de l’entendre au préalable.

Finalement, un mois plus tard, le 30 Mai 2000, et donc près de 3 ans après la plainte du Crédit Agricole, Maurice Laouchez est convoqué pour la première fois par le  Juge d’instruction, M. Persico. Ce dernier décide sa mise immédiate sous contrôle judiciaire strict, avec obligation de versement d’une somme de 3.000.000  de Francs avant le 30 Septembre 2000.

Contrairement à  que prévoit la loi, M. Persico ne lui indique à aucun moment la  qualification précise en droit pénal des faits qui lui sont  reprochés.

Ni Frédéric Laouchez, ni Raphaël Laouchez, pourtant nommés dans la plainte du Crédit Agricole, et alors qu’ils sont les actionnaires majoritaires de l’opération Hameau de Beauregard, ne sont  entendus ni mis en examen par Le Juge Persico.

Aucune confrontation  n’est organisée entre les protagonistes de l’affaire. Plus aucun doute ne  subsiste, seul Maurice Laouchez est visé pour les raisons rappelées précédemment

L’affaire Hameau de Beauregard n’est qu’une manipulation juridique pour occulter la gestion désastreuse et les lourdes responsabilités du Comité Martinique mis en place à Paris par le Crédit Agricole.

La presse locale ne s’y trompe d’ailleurs pas et titre sur « l’affaire Crédit Agricole contre Maurice Laouchez  ».

• 8 ans  d’instruction, 11 ans de procédure, un cauchemar  juridique

Démarrée en 1997, l’instruction judiciaire aura duré près de 9 ans et, le 5 Janvier  2005, face au vide de l’accusation, le Procureur de la République  requiert un non-lieu. Ses réquisitions sont confirmées et suivies par le Juge d’instruction qui rend une ordonnance de non-lieu le 8 Juillet  2005.

Bien entendu, l’affaire ne s’arrête pas là. Le Crédit  Agricole fait appel de ce non-lieu, mobilise les plus grands cabinets  d’avocats parisiens, intervient auprès de multiples autorités et obtient finalement, le 6 Juin 2006, le renvoi de Maurice Laouchez au tribunal  correctionnel. Ce renvoi est géré par la même juridiction qui avait requis le non-lieu, un an plus tôt …

Le 25 Avril 2007, après un procès en  correctionnelle où aucun des arguments de la défense n’est écouté et à fortiori entendu, Maurice Laouchez est condamné pour escroquerie par abus de qualité vraie de Directeur Général de la Caisse Régionale de Crédit Agricole de la Martinique et par emploi de manoeuvres  frauduleuses.

Sa peine est fixée à 2 ans  d’emprisonnement avec sursis + 150 000 euros d’amende + interdiction pendant 5 ans d’exercer une activité bancaire + paiement au Crédit Agricole de 11,2 millions d’euros au titre de  préjudice matériel + paiement de 10 000 euros sur le fondement de l’article 475-1 du code de  procédure pénal.

Cette condamnation est confirmée en appel le 14  Février 2008 après un deuxième procès où les jeux étaient clairement faits d’avance. Aucune démonstration de manoeuvres frauduleuses ou d’abus de qualité n’étant démontré par l’accusation.

Le 16 février 2008, Maurice Laouchez s’est pourvu en cassation.

Le 17 mars 2008, il a reçu un avis d’huissier lui  faisant commandement de payer dans un délai de 8 jours, soit au plus tard le  23 mars 2008, la somme de 11 513 582 euros.

Par ailleurs, depuis le 18 mai 2004, alors que l’instruction n’était même pas encore terminée, le Crédit Agricole  a obtenu des juges, l’inscription d’une hypothèque judiciaire sur la société civile immobilière familiale, propriétaire des murs de la maison où habite Maurice Laouchez et de l’appartement où habite Danielle Sauphanor, son  ex-épouse. Cette SCI, détenue à 98% par les enfants de Maurice Laouchez et Danièle Sauphanor a pourtant été créée en 1996, soit plus d’un an avant la  plainte du Crédit Agricole.

Du fait des récentes décisions de  justice, Maurice Laouchez – 67 ans - et Danièle Sauphanor – 70 ans - peuvent  tous deux être expulsés de leur domicile à n’importe quel moment. Maurice  Laouchez va perdre 95% de sa pension de retraité pour laquelle il a cotisé  toute sa vie. Il n’a tiré aucun bénéfice personnel de l’opération Hameau de  Beauregard qui lui a coûté, au contraire, plus de 60.000 Euros.  

Le 2 avril 2008, Maurice Laouchez a entamé une grève de la faim illimitée à Fort-de-France, devant le Crédit Agricole, pour faire reconnaître la vérité et la justice.
 

 

Biographie de Maurice LAOUCHEZ

Maurice Laouchez est né le 4 novembre 1941 à Fort-de-France en Martinique dans une famille de treize enfants. Son père est un ancien militaire, préposé des Douanes. Sa mère s’occupe de ses treize enfants.

Après l’obtention de son  BAC en 1958, il obtient à Paris successivement son Diplôme d’Etudes  Supérieures de Sciences Economiques et le Diplôme de l’Institut d’Etudes  Politiques de Paris (option Finances). Il est admissible à  l’ENA.

De 1965 à 1967, il effectue son service militaire à  l’Institut d’Emission d’outre-mer et il est recruté en 1968 à la C.N.C.A  (Caisse Nationale du Crédit Agricole) comme chargé de mission. Il passe avec  succès le concours d’administrateur financier et devient chef de mission à l’inspection.

De 1974 à 1978, il rejoint la C.R.C.A (Caisse  Régionale de Crédit Agricole) de la Martinique comme Directeur adjoint et effectue ensuite une mobilité obligatoire de 2 ans comme Directeur adjoint de la C.R.C.A des Ardennes.

En 1980, il revient à la Caisse Régionale de Crédit Agricole de la Martinique au poste de Directeur adjoint et est nommé Directeur général en 1982.

En 1995, il démissionne de ce poste et est nommé, par la Caisse Nationale de Crédit Agricole, Expert pour l’Union Européenne auprès du 1er groupe bancaire coopératif  polonais.

En 1997, il fait valoir ses droits à la pré-retraite et à la retraite.

Il aura servi le Crédit Agricole pendant  29 ans.

Autres fonctions  exercées

Président de la SM HLM de la  Martinique.

Président de l’Association des Organismes d’HLM de la  Martinique.

Vice-président du Conseil Economique et Social de la  Martinique

Président du Comité Régional de  l’ANPE

Distinctions

Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite.

Officier du Mérite  Agricole.


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Commentaires
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Miaw972   |09-04-2008 13:14:52
Enfin, nous en apprenons un peu plus sur ce lourd et complexe dossier !
jarry privilèj   |09-04-2008 15:06:54
trop complexe....il n'y a que des pros pour le dépatouiller avec LES documents, les vrais pas ce qui n'est que des arguments du
comité de défense

sinon le sous-marin de Saint Pierre,
L'Hotel Batelière, ATV c'étaient quand même des
mauvais plans, tout comme le Time Share.....apparemmen t
Le
responsable de Groupama pour cette opération Time Share, n'était
il pas un monsieur Mr  Aurore (?) a
été aussi remercié?......BMJ peux tu nous le dire?

on va
se diriger vers une solution amiable, dont on ne
connaitra pas grand chose  


Gilles, Mme Blacodon est là en son nom propre ou au nom
du syndicat
?
As2pique   |09-04-2008 13:46:17
Après lecture de la tout ceci, rien ne démontre l'innocence de Mr Laouchez dans
ce dossier.

Ses soutiens et ses avocats ne peuvent se contenter d'arguments
aussi minces que la durée de l'instruction, l'absence de confrontation (ce qui
reste à prouver et qui peut être demandé par l'une des parties), ou par la
condamnation en appel de leur client après un non-lieu.
jarry privilèj   |09-04-2008 14:02:46
pendant ce temps en Haiti, il y a des émeutes de la faim avec des morts (?) et BMJ n'en parle pas

http://www.haitip...
http://www.haitip...
bananax  - Vrai!   |09-04-2008 18:36:34
Je suis d'accord, pendant que nous faisons mumuse et que nous polémiquons sur
qui soutient qui et pourquoi, il y a des types qui meurent à deux heures d'avion
d'ici, dans l'indifférence générale .
guy   |09-04-2008 14:35:05
J'ai pas tout compris mais bon, c'est fait pour, non ? Les affaires entre les
gros, quand ça tourne au caca, on ne comprend rien, pour la simple et bonne
raison que d'un côté comme de l'autre ils ne sont pas très clairs, ils se sont
entendus, ont fermé les yeux en échange d'on ne saura jamais quoi, le problème
c'est que lorsqu'il y en a un qui ne retrouve plus ses billes il est sans pitié
envers l'autre... Réglez vos histoires de gros entre vous. Quand nous les
petits, on a nos problèmes (licenciements, harcellement moral, chantage aux
résultats, découverts, etc) il n'y a pas un gros qui ait une once de pitié, loin
de là. Chacun son monde, chacun sa merde.
bananax  - Nul!   |09-04-2008 18:39:55
Ta démarche a le mérite de t'éviter de réfléchir... Reste donc dans ton
monde et surtout , ne le quitte pas...
guy   |09-04-2008 19:43:42
Je te rassure, je n'ai pas l'intention de le quitter... parce que je ne fantasme
pas sur l'autre et que je reste persuadé que ce n'est surement pas en leur
léchant la main (ou autre chose, re- ) que quelque chose changera dans cette
société. Ni Laouchez, ni le CA ne font vibrer en moi une quelconque corde de
sympathie envers l'un ou l'autre, je serais tenté de dire "bèf bétché an
kann bétché" mais ça serait plutôt "bèf neg an kann blan", et
là...
D'autre part, je ne suis pas en mal de héros, aussi martiniquais soit-il.
StéphaneDIDIER   |09-04-2008 15:04:59
Même présenté de façon aussi incomplete, le dossier est pourtant clair pour qui
connait les procédures collectives et ce qu'elles génèrent comme contentieux (et
pratiques .. ) en France. Encore faut-il avoir le bon angle de vision.
jarry privilèj   |09-04-2008 16:03:34
on a la chance d'avoir ici un super juriste, sans poste bien sur, mais avec un
bon poste de vision, qui nous dit que tout est clair même si on n'a pas tous les
éléments qui risquent d'obscurcir l'affaire

plus fort qu'Edmond
Mariette qui a donc planté Laouchez sur le coup.........
StéphaneDIDIER   |09-04-2008 15:43:01
Si c'est pour une critique personnelle sur la base de tes phantasmes, merci
Jarry de ne pas commenter ce que je dis.
jarry privilèj   |09-04-2008 16:04:27
c'est donc lui le grand juriste plus fort qu'Edmond Mariette.........enc hanté!
cyparis  - Quel plaidoyer !!!   |09-04-2008 16:16:10
Quel plaidoyer !!!Dommage qu'il ne soit pas signer, on aurait pu
savoir qui en est l'expéditeur. A lire ce document fait de bric
et de brac, de chiffres et de références en tout genre,
il suffirait de nous dire finalement : "circulez, il n'y
a rien à voir !" Si vous voulez défendre des gens qui en
valent la peine, je vous donne un exemple de personnalité
dont j'aimerais - comme le dit souvent la miss kreyol djal
- qu'on parle plus souvent.Mardi 08 avril 2008, en regardant
le JT de 20h de france 2, j'apperçois la silouhette
d'une femme de type "antillais" au côté de sarko
en visite à cahors. Puis cette dernière, assise à la table
du commandant en chef, semble mener les débats. Et la
cerise sur le gâteau, elle est vêtue de l'uniforme
de préfet. Yes papa !!!Makrel que je suis, n'en déplaise aux
parvenus qui fréquentent régulièrement ce site - jarry et
son caniche, Asdem... et j'en passe, je me précipite sur
google pour chercher le nom du préfet du département du
lot, et quelle fut ma surprise en constatant que ce dernier
est une femme (pas si fréquent que cela !), qu'elle
est antillaise (karukéra pour les plus chauvins) et
qu'elle se nomme :Marcelle PIERROT, née le 20 déc. 1949 à 3-rivières
en Guadeloupe.- Diplômée de l'I.E.P. de bordeaux,- Chevalier
de la Légion d'honneur et de l'Ordre National du Mérite,PARCOURS PROFESSIONNEL- Attaché de préfecture au ministère
de l'intérieur (1975-1984),- Attaché principal
de préfecture (1984-1990),- Directeur
de préfecture. Secrétaire en chef de la s/s préfecture de
l'Hay-les-roses (1990-1991),- Chargée des fonctions
du directeur de cabinet du préfet de la région limousin
- Préfet du limousin (avril 1992 à août 1992),- Directeur
de cabinet du préfet du limousin (1992-1995),- Sous-préfet
de Lunéville (1995-1997),- Adjoint au sous-directeur
du recrutement et de la formation et chef du bureau
des formations - DPFAS (1997-2000),- Sous-préfet
d'Arles (sept 2000 à nov. 2003),- Secrétaire générale de
la préfecture de la région picardie (nov. 2003 à
janvier 2006);- Nommée par decrêt du 13/01/06 préfet déléguée
pour l'égalité des chances,- Nommée par décrêt du
../03/07 préfet du département du lot
.Autre exemple, mais dont je n'ai pas eu le temps de
chercher tout le parcours professionnel. Mais peut-être que
kreyol djal pourra nous éclairer sur cette miss de karukéra,
en la personne de :Tania SERVA, OFFICIER DE MARINE,- née
en Guadeloupe......- Bac E (général technologique),- Puis
prépa aux grandes écoles, qu'elle laisse tomber car
"je me suis rendue compte que cela ne répondait pas à
mes attentes (je dois dire qu'à l'époque je ne savais
pas trop ce que je voulais faire),- En 1996, inscription
à la prépa au concours d'entrée à l'ENMM (Ecole Nationale
de la Marine Marchande), mise en place par le
Conseil Régional de la Guadeloupe,- "Aujourd'hui, après
8 années (4 en cours, 2 en formation et 2 en tant
qu'officier), je navigue par choix comme officier mécanicien. Je
suis responsable de la conduite, de la maintenance et de
la réparation de certains appareils à bord. Pour cela,
je suis aidée de 2 ouvriers."


Si mes souvenirs sont bons, T.S. est passée en 2007 dans le
20h de france 2, où ils ont fait un reportage sur elle, comme
étant l'une des rares femmes en france à occuper ce poste,
ces responsabilités à bord d'un bateau, elle travaillait
à l'époque (sauf erreur de ma part) pour Corsica Ferries,
entre la france et la Corse.Désolé pour le manque
de précisions, j'ai tiré ces infos d'un entretien de
T.S. accordé au magazine "FEMINHOM", ne m'en voulez
pas trop, merci.   Exemples à méditer, à suivre pour
ceux qui crachent dans la soupe dans laquelle ils ont
copieusement mangé.A tous ceux qui pensent qu'à madinina,
qu'à karukéra il n'y a que les tèt pikan qui ont pignon
sur rue, je les invite - en particulier BMJ, nos zonzons
de politiciens péyi et autres parvenus de la société civile
- à parler plus souvent à notre jeunesse, de ces exemples et
bien d'autres plutôt que de nous encenser qoutidiennement
de discours obscurantistes et fallacieux sur l'avenir de
notre jeunesse et de notre péyi.A bon entendeur, salut !!!
StéphaneDIDIER   |09-04-2008 17:25:25
Exemples trop peu nombreux hélas (même s'il y en a quand même
quelques-uns..)

L ocalement les gens ne perçoivent pas du tout l'interêt de
ces parcours, ni pour la difficulté qu'ils représentent, ni au nom de la
necessité absolue pour les Antilles d'avoir des responsables dans toutes les
sphères y compris "hors du département" comme on disait avant.


Avocat local ça parle, magistrat à la cour de cass pas du tout. Commerçant
ça donne autorité pour donner de leçons d'économie quand ce n'est pas de
sociologie, cadre au FMI ou dans une banque multilatérale de développement ils
ne savent même pas de quoi il s'agit. Et pourtant il y en a parmi nous, comme
dans la haute administration, la diplomatie, la commission européenne, ou dans
le business international. Parfois au détour d'une mission à l'étranger on a le
plaisir d'en découvrir de nouveaux.

Ne parlons pas de la mise au meme niveau
des diplomes des grandes écoles et de ceux du Campus quand ce n'est pas des
BTS.

Il faut dire qu'a faire éclater de rire nos professeurs quand nous
voulions nous inscrire en prépa (nous sommes plusieurs à avoir vécu cela à
l'époque où il n'y avait pas encore de prépa en Martinique) nous étions mal
partis.

Combien avons nous aujourd'hui de diplomés de grandes écoles ou des
IEP, d'ingénieurs, de MBA, de haut fonctionnaires, d'universitaires ou de
magistrats ? Peanuts. Meme pas suffisement de membres de professions libérales,
de cadres d'entreprises, d'enseignants ou de simples fonctionnaires de catégorie
A pour couvrir nos besoins propres, sans même parler de se doter d'outils
intellectuels utiles à notre developement ni - ne revons pas - d'embryon de
technostructure antillaise.

Peut etre qu'un jour ces gens se reveilleront.
S'il n'est pas trop tard. En attendant, la fenetre ouverte du coté de la
formation n'est pas du tout exploitée. Il faut dire que selon la bonne vieille
tradition de l'Habitation qui hante encore les esprits, l'idée meme de former au
delà d'un certain seuil ceux qu'ils appellent "les nègres" parait contre
nature. Pourtant sur la planete entière la population d'étudiants engagés dans
des cursus de haut niveau est en train d'exploser. Nous, nous ne sommes meme pas
au niveau de notre poids démographique au sein de la population
française.

Pour l'instant ce qui marche chez nous c'est le métier de
"parvenu", dans le public comme dans le privé. Si possible bourré de
certitudes et de recettes.
gokolo   |09-04-2008 16:39:15
Permets moi dame Rédac' de douter fortement du procédé journalistique suivant:
je titre: "pour mieux comprendre l'affaire Laouchez/CA" et je sers comme
article un communiqué de presse d'une des deux parties...C'est au mieux de la
désinformation,au pire de la propagande,ma flamme(olympique)pou r BMJ se sent
attaquer
As2pique   |09-04-2008 16:56:39
gokolo, c'est du journalisme, il met à notre disposition une information et son
introduction n'a fait montre d'aucun parti-pris.

"Po ur mieux
comprendre" dans le sens "pour mieux se faire une idée", je suppose.
bondamanjak   |09-04-2008 17:05:45
Ce n'est qu'une mise à disposition d'éléments pour permettre dans la mesure du
possible à chacun de se faire une idée...le reste ne m'appartient pas.
bananax  - CREDIT AGRICOLE ,NO!   |09-04-2008 18:43:10
Bien envoyé BMJ. Que chacun se fasse son opinion.
Laouchez est victime d'un
montage , c'est mon opinion ...et je la partage, comme dit l'autre.
Plis Fos
Laouchez
CREDIT AGRICOLE,NO!
gokolo   |09-04-2008 17:22:02
ok merci bmj pour la précision c'est ce que je voulais savoir.

Je suis un peu
sur ma défensive face au discours "pro-laouchez 4; en vogue un peu
partout

Sans avoir tous les éléments à ma disposition (qui les a?) j'ai
plutôt tendance à me dire (jurisprudence crédit-martiniquais) que qu'importe les
responsabilités sur la gestion des investissements, ceux ci n'étaient pas
viables et n'auraient en aucun cas été validé sans la présence du nom Laouchez
au-dessus,à l'intérieur et au-dessous du dossier.De plus,loin de moi l'idée de
contester la fibre patriotique de Maurice Laouchez,mais dire qu'on a toujours
travailler dans l'intérêt supérieur de la Martinique et contre les
"méchants" de CA Paris tout en acceptant, après une démission pour
désaccord profond sur les orientations de Paris, un poste (je suppose avec une
rémunération stratosphérique) en Pologne (en pologne putain!!) ça me parait très
douteux.Dans le milieu des affaires (banque,commerce etc...) croyez moi que la
phrase "Maurice Laouchez aime son peuple", ça fait doucement rigolé...
bananax  - Des couilles!   |09-04-2008 18:56:20
Gokolo,
Le discours pro-laouchez, n'est pas si évident que cela.Il aurait été
plus facile de défendre un opprimé plus évident(genre militant indépendantiste
ou petit artisan ruiné par des intérêts békés ou métro).Ce discours n'est pas
naturel, il résulte d'une réflexion au vu des éléments de cette affaire.

Les
pro disent qu'il est victime du fait qu'il n'a pas baissé la tête au moment où
sa mésentente avec sa direction a commencé et qu'il a été imprudent de traiter
avec sa famille (ce qui a servi de mêche au reste de l'affaire).Il suffit de
lire le dossier ou de s'informer en dehors de ce forum.

Les anti, disent que
le gars est arrogant, que c'est un bourgeois, qu'il ne représente rien d'autre
que ses intérêts propres etc...
je passe les attaques persos sans
intérêt.

9 jours de grève de la faim; ce type a quand même quelque chose à
dire.

Oubliez l'homme Laouchez, si vous voulez, mais considérez la
disproportion de ce combat.

Ce type a des couilles.

Plis Foss
laouchez
CREDIT AGRICOLE ,NO!
StéphaneDIDIER  - re:   |09-04-2008 17:35:17
gokolo a écrit:
j'ai plutôt tendance à me
dire (jurisprudence crédit-martiniquais) [/quote]quel
rapport ?

gokolo a écrit:
qu'importe les responsabilités sur la gestion
des investissements, ceux ci n'étaient pas viables
et n'auraient en aucun cas été validé sans la présence du
nom Laouchez au-dessus,à l'intérieur et au-dessous
du dossier.
D'où sors tu cela ?

[quote=gokolo]u n poste (je suppose avec
une rémunération stratosphérique) en Pologne
Idem : d'où sors-tu cela ? qu'est ce que tu en sais, je parle de
la rémunération ?

Personne n'est obligé de croire Laouchez sur
parole, mais au nom de quoi lui chercher de poux dans la tete là
ou il n'y en pas ?
gokolo   |09-04-2008 18:28:46
1) c'est le même système dont a bénéficié les békés qui a coulé le
crédit-martiniquais. ...c'est pas le découvert de 234 francs de Ti-Sonson. Le
crédit-martiniquais ne pouvait, lui, pas s'adossé à une grande multinationale
pour couvrir son derrière

2)le Hameau de Beauregard et son systeme
"timeshare" ( )mis en place par Frédérick,Jean et Raphaël
Laouchez, frère de Maurice(structure dans laquelle il est lui-même actionnaire à
hauteur de 20% (source overblog Maurice Laouchez)

3)Comme écrit par Jarry
dans le poste suivant la nomination en Pologne au sein de la direction
internationale où il est nommé à Paris puis en Pologne à la tête d
gokolo   |09-04-2008 18:43:10
"....en Pologne au sein de la direction internationale à la tête d'une
mission d'espertise et de conseil est une sanction/promotion destiné aux
"collaborateurs& #34; qu'on ne peut licencier (trop cher et le collaborateur
par avec trop de "secrets"

j'espère avoir répondu à tes questions
stephanedidier

(j 'ai continué mon post comme cela,victime d'un bug)
StéphaneDIDIER   |09-04-2008 19:00:11
Ce genre de bug m'arrive aussi.

Ce que tu décris est vrai mais en quoi ou
plutot de quoi cela permet-il d'incriminer Laouchez ? C'est la question.

Ce
n'est pas parce qu'une banque locale autre a déconné, que sa banque aurait eu la
main lourde avec le découvert de Ti-sonson qu'il est a priori coupable. De meme
son nom dans un dossier ne peut pas suffire à expliquer sa validation, et rien
n'établit que sa rémunération en Pologne était plus élevée que se qui se
pratique (ou plutot se pratiquait) couramment pour ce genre de poste. Quand il y
a du bonus a gagner en général ce n'est pas en Pologne qu'on envoie les gens, et
ce pays est trop important pour les grandes boites françaises pour etre un
placard ou une sanction surtout à l'époque dans la phase de pré-adhésion à
l'UE.

Encore une fois, on peut demeurer dans le doute sur son dossier sans en
pour autant rajouter. Sans le noircir gratuitement.
jarry privilèj   |09-04-2008 17:50:33
le voyage en Pologne était une sanction promotion comme il existe dans toutes
les boites et les administrations.
De mémoire cela avait même à l'époque donné
quelques lignes dans le magazine Capital
bananax  - Exactement!   |09-04-2008 18:32:12
Exactement, car il a du se les geler à Varsovie.
sebi  - plus tard plus triste;     |09-04-2008 18:25:32
la caisse regionale du credit agricole de la martinique dirigé par mr neuville a
décidé de prendre en charge l'integralité du passif bancaire de la société
caraibes investissement sa; , soit plus de deus cent millions de francs:ou si
vous preferez:trente millions d'euros:le 13/07 1998.a quand la plainte du credit
agricole contre mr neuville?
bananax  - Qui a d'autres infos?   |09-04-2008 18:31:20
Il n'y a aucune obligation à soutenir Maurice laouchez , même si je vous le
recommande fortement mes amis. Le dossier présenté , n'est pas si compliqué, il
est seulement un peu chiant à lire , comme tous les comptes rendus
juridiques.
C'est l'exposé de la situation du point de vue de Maurice Laouchez.
L'intérêt de nos conversations mes petits biquets, c'est que si quelqu'un a une
analyse contraire et aussi argumentée, on la lira et nous échangerons autre
chose que des a prioris fondés sur la sympathie ou l'antipathie que nous inspire
Maurice Laouchez.
En attendant, il est à son 9° jour.
Plis Fos
Laouchez
CREDIT AGRICOLE,NO!
Miaw972   |09-04-2008 18:45:06
Je serais curieux de savoir qui parmi les lecteurs de BMJ a d'une part un compte
bancaire au Crédit Agricole, et, d'autre part, fort des information et de
l'appel à soutien, qui a décidé de retirer ses bibilles de l'établissement pour
un autre ?
bananax  - Très très bonne question!   |09-04-2008 23:45:33
Bonne question!
je n'ai pas de compte et je n'aurai pas de compte dans cette
banque , par principe.
Ceci étant, on ne boycotte pas un mastodonte pareil
comme on boude une marque de steaks hachés.
C'est un travail de fond,aussi
dingue qu'une grève de la faim; il passe par un message constant très
simple:
CREDIT AGRICOLE, NO! epi sé tout'!
sebi  - chaque chose en son temps!     |09-04-2008 18:51:44
en juillet 1998, mr neuville etait directeur du credit agricole de la
martinique, president du conseil d'administration de l'hotel la bateliere qu'il
a cédé au groupe fram pres;;;;;;;;;;;;;;qu e gratuitement;
Congrès   |09-04-2008 19:40:19
Apparemment les millions d'euros qui ont disparu ne l'ont pas été pour tout le
monde à voir le nombre de "soutiens" dont bénéficie un type que la
justice à condamner jusqu'en appel pour escroquerie.

BMJ en as-tu eu une petite
part ? Si non il faut la réclamer parce diffusion de la position de Laouchez sur
NOTRE site.
Polyandre  - re:   |09-04-2008 19:45:17
StéphaneDIDIER a écrit:
Exemples trop peu nombreux hélas (même s'il y en a
quand même quelques-uns..)
Comb ien avons nous aujourd'hui
de diplomés de grandes écoles ou des IEP, d'ingénieurs,
de MBA, de haut fonctionnaires, d'universitaires ou de
magistrats ? Peanuts.  [/quote]
Erreur ! Il y en a des tas.
Et statistiquement, ce sont surtout les hommes qui
partent et ne reviennent pas. J'ai récemment 2 jeunes
cousins ingénieurs qui font leur vie en Fouance. Les autres ne
sont pas ingénieurs mais sont restés là-bas. Les filles,
comme moi, reviennent pour beaucoup ou ne partent pas.
J'ai des pote aussi, docteurs en électronique, robotique...
j'en connais qui ont fait Centrale, Saint Cyr... Tout
cela dans ma génération. Ils ne reviennent pas.

Moi même,
si un connard de fonctionnaire du ministère des affaires
étrangère m'avait simplement répondu qu'il existait une
filière de Junior officer, à moi qui manquait d'infos vu
mon milieu et avant Internet, je serais certainement
quelque part au bout du monde à faire ma vie. Je le
regrette encore quand je me vois mourir petit à petit au
milieu d'ignares gonflés autant d'orgueil que de
préjugés sociaux.

[quote=Sté phaneDIDIER] Meme pas suffisement
de membres de professions libérales, de
cadres d'entreprises, d'enseignants ou
de simples fonctionnaires de catégorie A pour couvrir nos
besoins propres, sans même parler de se
doter d'outils intellectuels utiles à notre developement ni
- ne revons pas - d'embryon de technostructure antillaise.

Par contre, il s'agit plutôt d'un déséquilibre car il y a plein
de bac plus 5 et de plus en plus d'ingénieurs (dont pas mal
de femmes puisqu'elles rentrent). Seulement, ce
sont certainement spécialités plus ou moins pointues
qui manquent : hydrogéologues, kinés, puéricultrices...
jarry privilèj   |09-04-2008 21:00:30
polyandre a écrit:
je le regrette encore quand je me vois mourir petit à petit au
milieu d'ignares gonflés autant d'orgueil que de préjugés
sociaux.

toi tu as des problèmes  
il y en a beaucoup aux Antilles
, certes, mais pas plus qu'ailleurs.
c'est le fait de
la promiscuité liée à l'insularité et l'espace réduit
qui fait que cela peut être ressenti plus durement par
les gens "fragiles" ou
"non blindés".
L'illu sion à l'étranger c'est que l'on
est moins concerné ou pas du tout même par la connerie
des autres, car fonctionnant dans
sa bulle d'immigré.
Rien n'empêche de se faire sa bulle
ici et d'y laisser entrer que ce qu'on veut bien et
de fermer la porte quand on veut.
Il y a malgré tout
une grande satisfaction d'être dans son pays et de participer
à l'histoire de celle ci d'une façon ou d'une autre, même
si le statut de département ne nous laisse guère de liberté
de faire des grands choix.
Mais si tout le monde part ce sera
encore plus dramatique de laisser ce pays aux tèbès et requins
de toutes les couleurs.
rester ici dans un tel environnement relève quelque fois d'un
acte de résistance
Gato Negro  - re: Exactement!   |10-04-2008 00:52:11
bananax a écrit:
Exactement, car il a du se les geler à Varsovie.


je m'étonne qu'une jeune fille de bonne famille puisse
écrire de cette façon 
Zaka   |10-04-2008 07:59:20
"Combien avons nous aujourd'hui de diplomés de grandes écoles ou des IEP,
d'ingénieurs, de MBA, de haut fonctionnaires, d'universitaires ou de magistrats
? Peanuts. Meme pas suffisement de membres de professions libérales, de cadres
d'entreprises, d'enseignants ou de simples fonctionnaires de catégorie A pour
couvrir nos besoins propres, sans même parler de se doter d'outils intellectuels
utiles à notre developement ni - ne revons pas - d'embryon de technostructure
antillaise."


D es hauts diplomés y'en a plein, que ça, ça pullule de
partout.
Mais une fois que tu as ton diplome, ou meme que tu as fait une
formation post-graduate, tu rentres faire quoi?
Faire du consulting pour Socomi?
T'occuper de projets d'urbanisme quand les cabinets locaux sont
systématiquements évités lors des grands chantiers(suivez mon
regard...)?
Architec te bateaux pour quels bateaux?Je pourrais multiplier les
exemples. Diplomé d'écoles de commerce pour se retrouver avec des salaires
sous-évalués par rapport à ceux que tu peux toucher en France, ou
ailleurs?
Alors jusqu'a 25-26 ans tu réfléchis à la possibilité du retour, mais
très vite elle se retrouve écartée, pour des raisons toutes simples: le risque,
l'inconnu, la conviction que tout est décidément trop bloqué là bas.

La
martinique déborde de talents, mais ils sont ailleurs. C'est tout le système
éducatif et ses relations avec le milieu entrepreneurial local qu'il faut
repense.
Zaka   |10-04-2008 08:05:14
Je n'avais pas vu le poste de polyandre, petit doublon.
Pour dire une chose
simple, en écartant ceux qui sont partis directement après le bac, 80%(je minore
en plus) de ceux qui ont fait la prépa de bellevue toutes filières ont entamé
des études longue durée souvent avec beaucoup de succès et dans des domaines
très diversifiés.
Personn ellement, je ne connais pas de cas d'échec à ceux qui
ont survécu à la première année.
jarry privilèj  - re:   |10-04-2008 09:17:14
Zaka a écrit:
Mais une fois que tu as ton diplome, ou meme que tu as fait une
formation post-graduate, tu rentres faire quoi?

si le monsieur qui annonçait fièrement que nous manquons
de diplomés sur place était lui même diplomé, il
n'aurait pas sorti cela.
La réalité c'est qu'il y a un marché
de l'emploi sur un petit pays qui ne pourra jamis absorber
tous les diplomés, et inévitablement nos diplomés
ne rentreront pas au pays
cette mobilité est déja le cas
de grand pays, on ne travaille plus dans sa région
d'origine, dans son pays d'origine.

Aujourdh ui, un jeune qui
a une
formation professionnelle (automobile, mécanique, maintenanc
e divers, petite enfance, senior, etc...), un diplome
d'infirmiers  n'aura pas de problème sur le marché
du travail.
donc comment peut on reprocher à un jeune qui
veut rester dans son pays et y travailler
de privilégier certaines filières courtes?
D'autant plus que
nous avons besoin de jeunes bien formés dans tous
les secteurs,car ce sont là aussi des places libres
où s'engouffrent maintenant
des "étrangers", secteurs où il y a des possibilités
de créations de PME.
A avoir la tête dans les nuages......
chabandco  - Tout à fait   |10-04-2008 10:02:17
Tout à fait, il y énormément d'antillais ayant fait de hautes études et qui
galèrent quand ils veulent retourner pour donner un second souffle à leur pays
puisque j'en suis un parfait exemple. Un pur PIL ayant fait la prépa à bellevue
et ayant des fonctions sympa sur paris mais encore une fois combien de patrons
antillais croient que nous voulons revenir pour leur piquer leur place, combien
ont des préjugés concernant notre envie d'apprendre avec eux et de partager ce
que nous avons appris, combien vous dises de rester là-bas et de faire notre vie
là-bas parce qu'il n'y a rien simplement parce qu'il préfère avoir des gens
moins diplomés qui ne leur feront pas chier, combien se la pètent alors que leur
entreprise représente financièrement une semaine de CA pour les entreprises dans
lesquelles nous sommes ici donc déjà il faut savoir de quoi on parle et surtout
quand on ne sait pas il faut apprendre à se taire et partager humblement.

On
nous dit faites des études et après on nous dit d'en avoir trop fait alors
patrons martiniquais cé yen pou lot', si zot' pa ka rivé compren' ca, nou'
obligé rété là-bas pou' fè en bagaî di lavi' nou'.

Arrêtez de rabaisser
l'antillais, il est fier de représenter son pays dans la grande métropole qui
n'est pas si grande intellectuellement parlant, qui se nourrit en son sein des
apports extérieurs.

Allez je vous laisse, on est fier aussi des antillais qui
sont restés et qui réalisent des choses pour le pays, cela nous donne du baume
au coeur dans cette froide capitale mais pitié messieurs arrêtez d'avoir des
préjugés et nous vous démontrerons que nous sommes avant tout là pour notre
peuple

En lot soleil pou pays nou'
Miaw972   |10-04-2008 10:20:52
jarry a écrit:

La réalité c'est qu'il y a un marché de l'emploi sur un petit
pays qui ne pourra jamis absorber tous les diplomés, et inévitablement nos diplomés ne rentreront pas au pays
cette
mobilité est déja le cas de grand pays, on ne travaille plus
dans sa région d'origine, dans son pays d'origine.


Et oui, beaucoup de gens ont tendance à oublier que le marché
de l'emploi en Martinique n'offre pas les mêmes
opportunités que le marché hexagonale,
voire simplement international !

Il est en
revanche irritant de toujours lire de certains qu'il n'y aurait
pas de diplomés de qualité, ou de jeunes avec
un parcours d'intérêt.....Il en existe, mais en fait on
toujours la promotion ? Ou simplement perdent-ils
leur temps à faire savoir ?.....Non, j'en doute.
Ils s'empressent surtout de faire leur place dans le monde,
ce, peu importe le pays souvent ! (en tout cas, c'est
ma vision. Ceci signifie que je puis me tromper...)
jarry privilèj   |10-04-2008 10:57:39
Citer:
encore une fois combien de patrons antillais croient que nous
voulons revenir pour leur piquer leur place,
là tu es en plein  fantasme.........com ment peut on
piquer l'entreprise de quelqu'un?
Citer:
combien vous dises de rester là-bas et de faire notre vie là-bas

parcequ'ils sont réalistes et honnêtes et manient l'humour (voir
la suite)
Citer:
combien se la pètent alors que leur entreprise représente financièrement une semaine de CA
pour les entreprises dans lesquelles nous sommes ici
donc déjà il faut savoir de quoi on parle et surtout quand on ne
sait pas il faut apprendre à se taire et partager humblement
.
ça c'est le genre de propos débiles que tiennent certains
jeunes diplomés qui arrivent avec leur grosse tête et
qui refusent d'apprendre, se voulant
d'emblée l'associé.....ça aussi il faut le dire
sur
un petit de 400.000 hab  il me semble normal que les
entreprises sont à cette échelle et leur chiffre d'affaires
aussi 

Chabanco toi , tu as intérêt à rester en France et y faire ta
vie
Polyandre  - re:   |10-04-2008 21:27:07
jarry privilèj a écrit:

toi tu as des problèmes  
[/quote]
Exact (tu es doué !)!
C'est celui-ci :

[quote=jarry privilèj]
Mais si tout le
monde part ce sera encore plus dramatique de laisser ce pays
aux tèbès et requins de toutes les couleurs.

Les tèbès et les requins !

Etre fort ? Tu as raison : il faut
tâcher de le rester pour survivre quelque soit l'endroit où on
a choisi de faire sa vie.

Et les plus forts en gueule, sont
rarement les plus solides. Nous vivons dans un
monde d'apparences... 
bananax  - Soyez realistes.   |11-04-2008 01:26:49
Tous les jeunes formés et qualifiés n'ont d'autre choix que de présenter leur CV
à notre Bernard national ou à l'un des quatre groupes importants de ce pays pour
des perspectives de carrières limitées pour les raisons que l'on sait.
mais ,
il y a une sortie que certains jeunes ont empruntée (au cas où vous ne le
sauriez pas), c'est la création d'entreprise, tout simplement.
La Martinique et
la Guadeloupe sont des pays extraordiniarement dynamiques, malgré le cortège de
pleureuses profesionnelles qui encombrent les médias. BTP, informatique, import
export, sécurité, immobilier sont des secteurs où de jeunes martiniquais
qualifiés et compétents , ont relevé le gant.
Respect pour eux.
Maintenant ,
nous ne sommes ni l'ïle de france, ni la Floride, ni Pékin, et ile est normal
que beaucoup de jeunes tentent aussi leur chance ailleurs.
Cessons de
pleurnicher.
Respec t pour eux.

Quelques noms Olivier Laouchez (paris), le
jeune Jacques Gustave (Chine), Frantz Maurice (Maroc) etc... et une quantité de
jeunes compatriote ayant réalisé leur parcours à l'extérieur.

Resp ect pour
eux et surtout:
PLIS FOS LAOUCHEZ,
CREDIT AGRICOLE ,NO!
StéphaneDIDIER   |11-04-2008 02:27:09
Zaka a écrit:
Des hauts diplomés y'en a plein, que ça, ça pullule de partout.
Pas du tout !

Il y a certes depuis plus d'un siècle
des Martiniquais qui partent à l'assaut des cursus les
plus fermés de France et qui réussissent, mais si on
rapporte cela ne serait-ce qu'à notre simple poids
démographique dans l'ensemble français, meme sous-estimé à 0,6
% de la population française, nous sommes partout
tres largement sous-représentés. La sensation que nous avons
tous de connaitre un grand nombre de diplomés sur place ou
à l'extérieur nous conduit à une erreur d'appréciation
de leur nombre réel.

Chaque année, ils sont 400 à entrer
à Polytechnique. Si nous n'y étions représentés qu'à hauteur
de 0,6 %, juste dans la moyenne française, il y en aurait
parmi eux 2 ou 3 d'entre nous, ce qui sur une quarantaine
de promotions en activité, nous donnerait un petit stock de
96 polytechniciens martiniquais. L'absence d'instrument
de mesure précis n'empeche pas d'avoir toutes les raisons de
penser que nous sommes loin, tres loin, du compte ...

Il
n'y a certes pas que l'X en France et dans la vie. Soyons
plus modestes : Sciences Po Paris. 340 admis en 1ere année
rien que pour l'établissement de Paris sans compter les
(nouvelles)  antennes provinciales. A moins de 2 par
an, soit 80 en activité, nous n'y sommes pas. La France
produit chaque année 30 000 nouveaux ingénieurs. En avons nous
180 de plus chaque année, soit un stock de 7 200 en comptant à
la fois ceux qui sont présents en Martinique et
à l'extérieur ? (plus tout autant de
la Guadeloupe).

HEC, 380 admis en première année. combien
d'entre nous ? Un seul les bonnes années ? ESSEC ? ESCP ?

Le
seul langage commun à tous les élèves de ce
types d'établissements comme des moins connus est
qu'ils étaient bien seuls. Les plus agés issus des meilleurs
écoles disent même parfois qu'à leur époque il y avait
plus d'Antillais que maintenant. 

Juste une question :
parmi les anciens élèves d'HEC (ou de n'importe quelle ESC)
en fonction en Martinique, combien de Martiniquais ? C'est
juste une question. Certains ont la réponse.

Ne parlons
des grandes écoles administratives, ni meme des écoles
de catégorie A.

Il s'agit de calculs à la louche sur
un sujet qui aurait mérité une recherhce plus approfondie
que je ne ménerai pas faute de temps. Par ailleurs, le
salut de la Martinique ne viendra pas necessairement
des grandes écoles, il est clair qu'il n'y a pas que
celles-ci qui comptent, mais aussi des cursus d'excellence
à l'Université sans oublier les doctorats meme s'ils n'ont
aucune valeur sociale en France. Et de toute façon, comme l'a
fait remarquer quelqu'un ici, nous avons besoin aussi
de diplomés des filières courtes, et le marché local ne va
pas absorber tout le monde.

Je maintiens toutefois mon propos
: malgré les apparences, nous sommes en train de nous faire
évincer du peu de strapontins que nous avions dans
les viviers de l'excellence, de la technostructure et de
l'encadrement français, ce qui nous jouera des tours quelque
soit le chemin institutionnel à venir. Faute d'en prendre
conscience, nous perpétuons l'illussion (en fait ancienne)
d'avoir beaucoup de diplomés notamment à l'extérieur, et
nous ne réagissons pas collectivement. 

J'espere vivement
que je me trompe.

La question du retour au pays - qui
relève souvent de l'héroisme mais parfois le
courage consiste justement à ne pas rentrer - mériterait un
autre débat et d'autres developements, notamment son utilité
réelle et ses obstacles.
jarry privilèj   |11-04-2008 06:26:49
la maladie du diplome du Martiniquais  
ce qui
manque c'est la volonté d'entreprendre et rien d'autre.
les diplomés ne font pas une économie, ils
y contribuent dès lors qu'il y a création d'entreprises
Peut on avoir les diplomes des Annette, Cressan, Rosette, Ho Hio
Hen, et autres békés?
chabandco  - Hihihi   |11-04-2008 08:09:54
Je ne répondrais pas à celui qui n'y arrive pas puisque la perte de temps
inéluctable que représente la lecture de ces posts tronqués, doit être utilisée
afin de faire avancer réellement le débat.

Nous parlions d'une pénurie ou d'une
perte de poids politique relatif, en matière de responsables ou de décideurs
privés martiniquais. Ce que je dis c'est que ceux qui sont intéressés dans la
perspective de rentrer pour travailler dans des petites sociétés martiniquaises,
qui ont des diplômes et qui seraient force de proposition et de nivellement par
le haut sont mis à l'écart par des idées reçues, ils ne comprennent pas
puisqu'ils veulent avant tout revenir pour développer ces entreprises car ils
croient en leur potentiel.

Et encore une fois les pseudo-analyses de posts,
surtout de celui qui n'y arrive pas, démontrent de façon indéniable la
difficulté que nous avons à faire comprendre à un entrepreneur local la
nécessité de nous impliquer dans sa structure avec un partage des
responsabilités et donc des revenus, car qu'il ne faut pas vouloir le beurre et
l'argent du beurre, un diplomé ayant fait ses preuves au salaire d'un bac+2
débutant. Nous ne savons pas tout mais nous savons faire dans des environnements
hautement concurrentiels, pour des projets hautement sensibles et nous voulons
enrichir son activité de ce type de projets ou plus simple mais mieux positionné
( ça c'est l'un des importants tendon d'achille ) au niveau local et caraibéen,
et cela est difficile à concevoir pour eux. Ils ont la matière première et on
leur propose de la façonner , avec eux, afin de stabiliser et de développer
celle-ci, en tenant compte, bien sûr, des spécificités locales, caraibéennes
voir celles des pays d'Amérique du sud.

Certes il faut créer et d'ailleurs
l'historique de mes posts montre que c'est l'idée directrice que j'ai toujours
fait passer sur ce forum, mais bon y'en a qui n'y arrive pas et qui reprenne la
chose comme ça d'un clin d'
chabandco   |11-04-2008 09:10:02
oeil ca me fait bien rire, mon post a été tronqué enfin prenons exp : Lisez ce
que Colipays a fait et on pourra commencer à discuter réellement des
possibilités que nous avons de développer nos entreprises

Allez en lot soleil
StéphaneDIDIER  - re: Hihihi   |11-04-2008 15:45:31
chabandco a écrit:
... démontrent de façon indéniable la difficulté que nous avons à
faire comprendre à un entrepreneur local la nécessité de
nous impliquer dans sa structure avec un partage
des responsabilités et donc des revenus
Cette difficulté ne résulte pas d'une simple incompréhension
de la part d'entrepreneurs locaux, elle vient d'une
conception que les Martiniquais (entrepreneurs ou non) ont
de l'Entreprise, qui ne peut faire aucune place à
la compétence rémunérée.

Cette conception, jamais nommée
donc jamais remise en cause, résulte de la reprise dans
le contexte moderne de l'entreprise
des caractéristiques propres au type d'entreprise qui
a marqué la genèse et l'essentiel de l'histoire de
la Martinique, à savoir l'Habitation. Celle-ci
se caractérise par origine dans une décision publique, la
simplicité de son activité, la garantie de ses débouchés par
la Métropole, le recours à une main d'oeuvre
servile rudoyée, et un capital et un pouvoir sans
partage transmis sur une base familiale ou en tout cas
ethnique. 

Dans un tel contexte, aucun effort
de compréhension du monde et de démarche commerciale
ne s'impose, les relations sociales se résument au rapport
de force entre deux castes, aucune innovation n'a
besoin d'apparaitre, et la compétence managériale s'arrete à
l'autorité brutale légitimée par l'origine raciale. Les plus
chanceux et les plus audacieux n'ont qu'une seule issue : en
sortir par tous moyens possibles. En tout cas aucun espoir
en interne.

A bien gratter le vernis apparemment
moderne d'un certain
nombre d'entreprises martiniquaises, c'est exactement
ces éléments là que l'on retrouve :

- une
dépendance quasi-absolu envers la dépense publique ou les
tranferts
- un appel permanent à l'aide ou au soutien des
collectivités publiques
- une abyssale paresse commerciale

- une méconnaissance profonde et tenace du monde en
dehors de la relation avec la métropole
- la rage de voir
des "nègres" mener une vie a peu pres normale grace
à des resources autres que la rémunération offerte
par l'entreprise et ainsi echapper à l'incontournabilité de
l'entreprise et la toute puissance de ceux qui la tiennent
-
un dialogue social cantonné à des rapports de caste
 - des
pratiques managériales profondément autoritaires
-
un appauvrissement systématique du travail et une volonté
farouche de sans cesse s'en plaindre du cout
 - un encadrement
pas vraiment nécessaire, de toute façon tres faible,
et uniquement composé de subalternes sortis du rang
ou d'associés ou de pairs issus de la même
caste d'origine.

Dans cette configuration, il n'y pas de
place pour de la compétence extérieure payée a son juste
prix, et l'idée meme que le travail salarié puisse
être hautement qualifié et bien rémunéré n'est
tout simplement pas dans l'ordre des
choses. L'inconscient collectif n'a pas de case prévue
pour cela.

Donc, à l'image des gens de couleurs libres
puis des fonctionnaires, enseignants
et professions libérales des 3 dernieres républiques,
les plus doués et les mieux formés n'ont que 3 possibilités
: soit se mettre à leur compte, soit acquérir un
statut protégé et défini par l'extension outre-mer
de dispositions conçues initialement pour des
métropolitains, soit partir. Ce genre d'entreprise qui existe
encore est en tout cas un impasse : le travail n'y sert à
rien, c'est la caste d'appartenance qui définit
l'horizon des gens.

Plus généralement, en Martinique c'est
la caste d'origine ou le statut acquis qui définit le
destin des gens. Jamais la compétence réel, que de toute
façon personne ne sait apprécier, ni l'investissement dans
le travail salarié en entreprise. Les seuls vrais cadres que
l'on y a longtemps rencontré étaient soit des métro de
passage, soit des Martiniquais travaillant pour
des représentations locales de structures métroplitaines
le plus souvent publiques.

Dans ce contexte, proposer à
ce type de patron local des compétences acquises ailleurs
et monnayables revient à proposer de la hi-fi à un
sourd. 

Je le fais a gros trait et je sais bien
qu'une partie non négligeable
des entrepreneurs martiniquais cherchent à sortir de ce
modèle pour s'adapter au monde réel, mais de nombreux
témoignages m'incitent à croire que le que le modèle que je
décris marque encore profondément les esprits et
les comportements y compris chez des gens que l'on
croit modernes et libéré du poids de l'histoire.
Comme d'habitude, les békés ne sont pas les pires. Et
d'une certaine façon le modèle de l'Habitation est intégré
par les salariés eux-memes qui ne connaissent rien
d'autre.

Je me trompe ?
jarry privilèj   |11-04-2008 21:15:34
mi lo pawol initil  
mé i pa jen monté an lantripriz
StéphaneDIDIER   |12-04-2008 06:15:35
Si tu n'as rien à dire, merci Jarry de m'épargner tes postillons.

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