L'ouverture d'une structure d'accueil pour malades mentaux au Morne Vert en Martinique pose des problèmes.
L'Hopital de Colson a racheté un hôtel du Morne Vert fermé depuis plusieurs années pour en faire un établissement d'accueil de malades chroniques stabilisés.
Après le refus de la population de Rivière-Pilote d'accueillir un tel établissement l'an dernier dans le site d'un ancienne structure touristique, la direction de Colson avait cru bien faire en cachant à la population et au Maire la réalité du projet. Depuis, les travaux nécessaires à la mise en conformité de la structure sont arrêtés, la population rejetant massivement son implantation.
Une réunion a eu lieu samedi soir dernier au Morne Vert avec tout le Staff de la santé martiniquaise dont le Directeur de la DSDS, le Directeur de l'Hopital de Colson, des cadres, le Maire, le Conseil Municipal, la population.
Rien à faire, c'est un NON massif qui a jailli. La réunion, aux dires de certains participants, étaient plus que houleuse.
Le directeur de Colson se retrouve en difficulté car c'est tout son projet d'établissement qui se trouve bloqué, et on sait que ces individus viennent aux Antilles pour faire leur preuve afin ensuite d'obtenir un poste plus conséquent en France.
Tout semblait lui sourire depuis son arrivée à Colson, jamais les syndicats de l'établissement ne furent aussi "gentils" de mémoire de personnel, au point d'avoir rendu suspect les dirigeants des différents syndicats qui auraient des relations privilégiées avec la direction selon les" mauvaises langues". Surtout que l'ancien directeur, un martiniquais, avait lui eu un vie impossible par les mêmes syndicats
Bilan :
- le loyer du site de Rivière Pilote est versé depuis un an sans occupation des lieux, - la structure de Morne Vert a été achetée et reste inoccupée, - le site de Trinité, qui devait être déménagé après le séisme pour être rendu à l'hopital de Trinité, est suspendu, - le nouvel Hopital du Lamentin, qui devait accueillir Colson, n'a pas prévu de locaux pour le personnel administratif, - le nombre de lits prévus au Lamentin (150) est en deçà de l'occupation actuelle à Colson (350 malades), - la désaffection des infirmiers pour la filière avec un manque de personnel chronique, - des services prévus selon les textes pour 25 patients se retrouvent avec 35 patients en permanence, - le service de nuit, assuré par deux soignants - une infirmière et une aide soignante - pour 35 patients est devenu la règle, - l'ouverture promise de CMP pilotes afin d'anticiper sur la dégradation des malades pour éviter leur hospitalisation est rejetée aux calendes grecques
Une fois de plus, la psychiatrie reste le parent pauvre de la médecine en Martinique à l'heure où on parle de transférer Marny à Colson, espérons que cela puisse permettre de jeter un coup d'oeil sur ce monde de fous.......
Seront ceux qui conduisent leur voiture (106 et autres Ibiza ) en laissant leurs têtes à peine dépasser du bouton de fermeture de la porte
Cela n'existe que chez nous
jarry privilèj
|2008-06-05 06:36:06
-une société qui refuse de prendre en charge ses propres enfants
-une maladie mentale qui fait toujours peur
-des syndicalistes peu fiables
-une direction "blan fwans" peu efficace
Citer:
le service de nuit est assuré par deux soignants, une infirmière et une aide soignante pour 35 patients est devenu la règle
j'ai le sentiment qu'aucune sécurité ne peut être assuré ainsi
-celle des patients
comment deux agents peuvent ils intervenir en cas de crise dans des services mixtes?
-celle du personnel, lui même en cas d'agression par un patient
-celle du voisinage et du patient , puisqu'une surveillance assurée ainsi ne peut pas permettre d'éviter une fugue.
On peut penser que sur de tels critères objectifs, la crainte des habitants du Morne Vert peut être fondée surtout si y on rajoute les peurs culturelles qu'engendrent la maladie mentale, plus les unes à sensation de FA sur les quelques cas graves, le malade de St Joseph qui avait décapité son père, le jeune qui a tué sa voisine au François, les quelques infanticides , ect.....
Rien pour permettre malheureusement aux gens d'accepter ces structures nécessaires..
LEBOUG34
|2008-06-05 06:11:34
BJM il manque dans ton audit l'achat de l'ancien hôtel SURCOUF à St Pierre dans lequel ils ont mis les patients de la structure qui a fermé avec tant de bruit au Morne Rouge. Plus la construction d'une MAS (Maison d'Accueil Spécialisée) au quartier St James toujours à St Pierre mais là avec la complicité du Maire qui a tout caché à la population car les élections arrivaient. Les habitants ne l'ont su que parce que quand les engins sont arrivés sur les lieux ils ne savaient pas où garer ces machines et ils ont demandé aux habitants du quartier où se trouve le fameux terrain. Et c'est là que les gens ont su qu'il s'agissait de la construction de cette Unité.
Mais comme à St Pierre personne ne bronche, alors que cette MAS sera juste à côté d'un Lycée, COLSON aurait mieux fait de construire sa structure d'accueil à...........St Pierre. C'est la seule ville où personne ne gueule quand on y installe des malades mentaux. Soit parce que les Pierrotins sont tolérants, soit parce qu'il sont eux mêmes un peu fous. A voir comment ils ont réélu un maire aussi incompétent que Martine la seconde solution me parait la plus probable mais j'aimerais tellement me tromper.
En tout cas moi je soutiens à fond ceux qui défendent les moyens pour s'occuper personnes en difficulté psychiatrique car pour il faut vraiment s'occuper de ces gens. On n'a pas le droit de les oublier. Mais il faut que ce soit fait en toute transparence et pas comme c'est le cas à St Pierre ou au Morne-Vert.
ChabinoFF
- re:
|2008-06-05 09:35:39
As2pique a écrit:
Les premiers qu'ils faudra y enfermer,
Seront ceux qui conduisent leur voiture (106 et autres Ibiza ) en laissant leurs têtes à peine dépasser du bouton de fermeture de la porte
Cela n'existe que chez nous
Quand on lit tes posts on se demande si tu ne ferais pas mieux d'y aller avant eux ! !
As2pique
- CPPN en folie
|2008-06-05 10:25:10
T'as trouvée ça toute seule ?
etoile noire
|2008-06-05 09:56:10
petit hors sujet , quoi que ...
les hopitaux psychiatriques et autres structures permettant l acceuil de personnes en difficultés psychosociales ne sont pas pres d ' entrer dans les moeurs de la " martinique profonde " . Et oui si tibolonm tala ka maché en lari cé ki yo fèy mal ; si tifi ta la ka prostitué é ka fimin krak sé ki yo fèy mal . Les rimèd razié et autres kimboiseurs se présentent comme des alternatives instinctives . Bien des individus sont irrécupérables ou dumoins ils ne sont plus qu' accompagnables dès lors qu' on lieur prodigera volontiers des bains de minuit , des bains de démaraj et autres . heureusement que l auto médication magico-réligieuse tend à s ' estomper ( j' espere...)
jarry privilèj
|2008-06-05 13:30:49
erreurs
-la folie est mieux accepté dans la Martinique profonde que dans les familles bourgeoises qui cachent leur malades mentaux à l'étranger ou les "oublient"
-Le magico religieux touche également tous les milieux sociaux sans aucun exclusive
-le rimèd razié, le ben minwi peut faire faire partie de la thérapie sans aucun problème, l'un n'empêche pas l'autre dans la mesure où cela fait partie de la culture et des croyances de l'individu (ethnopsychiatrie)
cyparis
- Pas faux !
|2008-06-05 14:14:52
Une fois n'est pas coutume, je te rejoins sur le fait que les familles martiniquaises touchées par ce problème acceptent la prise en charge partielle ou totale de leurs malades.
Et pour ceux qui en douteraient, allez demander aux békés et autres milat' razyé ce qu'ils font de leur dégénérés issus de mariages consanguins d'une autre époque. Ils les cachent ou les abandonnent dans des asiles hexagonaux : ni vu, ni connu !!!
Et dire que ce sont les mêmes qui se disent de "race pure, de "race" noble, ou de "race" de nobles devrais-je dire.
Tchou mwen ! (mon cul ! traduction pour les coinçés du fion). Ils ont la mémoire courte ces amnésiques opportunistes, ils oublient quand ça les arrangent que leurs grands-parents ont eu le sein de la part de négresses, que ce sont les "da" qui leur ont appris à effectuer leur premiers pas et j'en passe.
Je sais, j'ai fait un petit écart (H.S.) à la jarry, mais il me semblait opportun de parler des "tarés" chez les békés, qui eux-mêmes se prennent pour des gens sains d'esprit et sains de corps. Tout ça pour leur rappeler ke nou ka kaka adan mènm trou-a, nou ka fini mènm koté-a, an ba tè !
A bon entendeur, salut !
Nèg Matinik
|2008-06-05 13:53:14
Voilà un bien triste bilan pour lequel la Martinique devait se mobiliser!
Un métropolitain mis d'office à la tête d'un organisme, qui plus est en lieu et à la place d'un nègre de l'île, avec la "complicité de frères" de ce dernier (syndicat). .....
Des manigances à l'insu d'un élu local et de tous ses administrés, afin de "réaliser" un projet!...
COMPORTEMENT INACCEPTABLE!
IL Y A LA, UNE DESAPPROBATION TOTALE DE LA LEGITIMITE D'UN PEUPLE, AU PROFIT DE L'ANCRAGE D'UN POUVOIR D'ENVAHISSEUR.
AU SECOURS,....LA RECONQUETE COLONIALE EN MARTINIQUE est phase d'accélération!
Ces PURISTES diront: "Oui, c'est pour les fou...etc"
MAIS C'EST NEANMOINS,
... comme un BRUIT...DE CHAINES....longtemps remisées
jarry privilèj
|2008-06-05 18:01:27
on parle de maladie mentale et il y a un tèbè qui parle d'handicapés mentaux, des békés, des mulatres
La trisomie touche n'importe quelle famille au delà de la consanguinité.
La maladie mentale touche toutes les familles de tous les peuples, de toutes les couleurs dans les mêmes proportions
Aujourdhui les plus touchés sont bien des nègres avec la toxicomanie au crack
Donc il n'y a aucune raison de se réjouir d'un éventuel taux plus élevé de débile chez les békés, qui quoiqu'on dise, eux au moins, s'occupent des leurs, en les gardant souvent à la maison ou dans des centres privés de qualité en Belgique, comme le font aussi certains petits bourgeois bien noirs.
On ne peut pas en dire autant de nous mêmes: la fermeture du centre de Morne Rouge, a bien montré le dénuement et l'oubli dans lequels étaient des fils et filles de bons martiniquais non békés, dans le silence complice de toutes les familles.
Bien des malades mentaux de Colson, pour ne pas dire une majorité sont complètement oubliés par leurs familles bien locales, bien vivantes, bien intégrées socialement.
On répète donc pour notre tèbè: les handicapés mentaux ne sont des malades mentaux
Nèg Matinik
|2008-06-05 16:03:52
Concernant le problème PRIMORDIAL DE NOS MALADES, le sujet demeure trop délicat pour qu'un amalgame s'y ajoute.
Le post à "jarry" est assez juste sur l'analyse.
Aussi, ne méprisons pas NOS MALADES. CE SONT DES HUMAINS et ils méritent d'être considérés comme tels.
Ils sont encore TROP NOMBREUX, ces martiniquais(es) hospitalisés(ées) dans ces établissements spécialisés,..."OUBLIE"(ES)par les leurs.
chabinefdf
|2008-06-05 17:53:33
MAS = Maison d'accueil specialisée pour les handicapés lourds(handicap physique et ou mental. C'est un lieu ou des personnes differentes peuvent vivre échanger,se soigner sans que les autres personnes soient disant normales les agressent.
chabinefdf
|2008-06-05 17:56:27
ps:personne n'est à l'abri de l'etre ou de le devenir(handicapé ou malade mental)quel que soit son origine,sa couleur,son milieu.
Congrès
|2008-06-05 18:13:27
Ce papier sent à plein nez l'employé frustré, peut-être même un cadre ou un syndicaliste qui règle ses comptes. En tout cas on a l'impression que les malades ne comptent pas dans son analyse.
Peut-être que ce ne sont pas des martiniquais.
Une précision, il me semble quand même qu'il est facile d'accuser les uns et les autres d'exiler leurs parents ou enfants malades mais il faut dire qu'il n'y a pas si longtemps qu'il y a des structures de soins pour les handicapés (tous les handicaps) en Martinique.
Le pays étant petit, nos handi étaient envoyés en France où il y a quand même un peu plus de structures, mieux équipée, etc..... dans la souffrance car quand j'étais étudiant, j'ai "convoyé" , comme la DDASS disait à l'époque, et j'ai gardé le souvenir d'un coté de la tristesse des parents et des enfants au départ mais aussi une certaine satisfaction de l'enfant de retourner là où il était "bien" en quelque sorte et des parents là où leur enfant serait pris en charge( une fois un sourd muet, une fois un déficient mental).
Après on peut dire ce qu'on veut ou étaler son hadicap mental sur BMJ tous les jours, impunément, sans risquer le placement d'office.....
jarry privilèj
- re:
|2008-06-06 17:08:35
Congrès a écrit:
Le pays étant petit, nos handi étaient envoyés en France où il y a quand même un peu plus de structures, mieux équipée, etc.....
erreur
1. les "gwègwè" restaient dans leur famille, dans les campagnes, seuls les professions libérales et quelques fonctionnaires, envoyaient leurs enfants dans des centres en France.
Congrès, il ne faut pas oublier que cela ne représentait pas 10% d e la population jusque dans les années 70.
Les gwègwè étaient intégrés dans la société des petites gens des communes et des campagnes
2. il n'y a toujours pas de centres en Martinique pour tous les handicapés mentaux, quelques rares initiatives sont initiés par des associations de parents d'enfants handicapés, trisomiques ou autistes.
3. à ce jour il n'y a aucune structure d'accueil fermé, à plein temps pour malades mentaux enfants, par le fait des mineur(e)s se trouvent enfermés à Colson avec les adultes.
chabinefdf
|2008-06-06 14:20:31
Il n'y a aucune structure pour les handicapés en general.Un ESAT par çi par là sans foyer d'hebergement .Le foyer d'hebergement permet aux jeunes handicapés d'avoir une vie sociale de sortir d'echanger tout etant encadré par des professionels.Maintenant la balle est dans le camp du Conseil General depuis que l'etat lui a refilé le
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