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Accueil arrow Monde arrow A la une arrow WIMBLEDON : VENUS REMPORTE LA FINALE 100 % WILLIAMS
WIMBLEDON : VENUS REMPORTE LA FINALE 100 % WILLIAMS Version imprimable
05-07-2008

 http://img357.imageshack.us/img357/8829/1215282208517pt895c1lssvb0.jpg
L'afro-américaine Venus Williams ( 28 ans) a remporté son septième titre du Grand Chelem, le cinquième à Wimbledon (après 2000, 2001, 2005 et 2007) en battant en finale du tournoi anglais  sa cadette Serena (27 ans)  (7-5, 6-4)


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Commentaires
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jarry privilèj   |05-07-2008 16:52:04
il fallait que Venus gagne pour entrer sur les tablettes à tout
jamais...c'est fait

Serena a emporté trois des sept tournois auxquels elle a pris
part, quand son adversaire Venus n'a pu faire mieux
qu'une demi-finale à Bangalore...
et vlan elle bat sa soeur  
bondamanjak  - Un très beau papier ...   |05-07-2008 16:53:15
hthttp://tp://www.l...
jarry privilèj   |05-07-2008 19:04:15
communication familliale extrêment bien faite: la grande soeur
qui parle des deux et fait pleurer avec celle qui
est morte.
Ce sont des pros, ce sont des américaines.......pa jen oublié sa.

le match n'était pas des plus intéressants de la part de deux
très grandes joueuses qui nous offrent un bien meilleur
spectacle quand elles ne s'affrontent pas...c'est tout!
on peut parler de tout et de rien autour d'elles, on en reviendra toujours à cela: les matches entre
elles ne sont pas palpitants......ce qui est en plus normal
sycqo   |05-07-2008 18:58:00
Venus pourrait faire le doublé en double dames ce soir avec sa s
joni   |06-07-2008 10:11:36
L'un des meilleurs matchs entre les soeurs Williams...depuis longtemps..
Vénus
est meilleurs que Séréna sur cette surface..
zebcizè  - J'imagine....?   |06-07-2008 14:56:24
"Aller SERENA tu me laisse gagner et on partage l'argent du tournois sans
oublier les 20% de Papa..."
PS: Les temps sont dur en se
moment, donc pour les épinards le beurre sa devient chère...
batonrouge   |07-07-2008 02:26:16
Bravo à V et S Williams, belle finale, comme quoi le marabout de BMJ qui avait
annoncé un match ennuyeux c'est encore trompé.
jarry privilèj   |07-07-2008 17:35:06
Citer:

Richard Williams arpente les allées en savates et
en survêtement, le flegme cambré, le cigarillo en équilibre
précaire au coin de la bouche, escorté d'une jeunette suave.
Viré de la loge par son ex-femme, le patriarche y est revenu
par une porte annexe, après avoir essuyé un renvoi poli en
tribune de presse. A l'US Open, au moins, les stadiers lui
offrent une place handicapés.

Téléobj ectif au poing,
le patriarche prend ses distances, mais conserve un droit
de regard. «Venus et Serena n'ont plus rien à apprendre
de moi. Elles ont chacune un carnet de notes où
j'ai consigné tous les fondamentaux. Moi, je vends des
métaux précieux, je brasse des affaires, j'écris
des livres.»

Il en cause à loisir. Avec les
cantiniers, passants, parfois avec les journalistes.
«Peu pour moi, élude un confrère canadien. Richard
soutient qu'il a acheté l'exclusivité des droits pour
le survol du territoire indien. Il raconte n'importe
quoi.» Mais l'homme a généré deux numéros un mondiales
et, malgré le poids des ans, toutes deux reviennent
en demi-finales de Wimbledon (lire ci-dessous).

Richar d
Williams explique, entre deux oeillades et quelques volutes, que
«les femmes, quand elles ont confiance, possèdent une
force incomparable». «Tout le secret est là: leur inoculer
la foi. Mais les hommes ne s'y essaient pas car, en général,
ils préfèrent les femmes faibles.»

Sa propre vocation est née
sur le tard, en seconde noce. Richard Williams, ramasseur de
coton, avait déjà trois filles d'un précédent mariage. Il n'en
attendait pas davantage d'Oracene mais, éveillé à la
beauté du tennis par la télévision, quand un vainqueur reçut
un chèque de 60 000 dollars, il décida d'engendrer
deux joueuses professionnelles et de les conduire
à l'invincibilité.

Av ant leur naissance, le génie géniteur
a développé une méthode sur 250 pages, en
consultant des prestidigitateurs de la pensée humaine
- psychiatres, éducateurs, sophrologues. Venus avait deux
ans, elle soulevait un annuaire téléphonique pour muscler
ses trapèzes, et l'indignation montait peu à peu. Richard
Williams, autocrate visionnaire, plastronne: aujourd'hui,
à Moscou et en Floride, des académiciennes de six ans
pratiquent quatre heures de tennis par jour. Les choix de
carrière, sur le circuit féminin,
sont majoritairement opérés entre trois et neuf
ans, indifféremment des aptitudes, par l'autorité
parentale elle-même, selon une démarche élaborée
et assumée.

Richard Williams a répandu cette conviction
que pour éprouver ses forces, et en forer de nouvelles,
il fallait s'extraire de son environnement. Venus avait six
ans, elle soulevait cinq annuaires téléphoniques quand, un
matin, le clan a déménagé dans une petite maison de couleur vert
menthe, ornée de graffiti et de suie. Compton, faubourgs de
Los Angeles, zone de quasi non-droit, cent meurtres par
an pour 110 000 habitants, 16000 dollars de revenu annuel
moyen.

«On s'est retrouvé dans la rue face à une femme ivre
morte qui hurlait des insanités et se battait,
rapporte Richard Williams dans L'Equipe. Cette dame a scruté
Venus et Serena et a dit: «Regardez-moi ces jolies
petites filles. Les miennes étaient comme ça avant.» Les
gamines étaient là, effarouchées. Elles avaient l'air
de folles avec les cheveux en
pétard, complètement débraillées. Pile dans la cible.
Tout ce que j'avais essayé d'enseigner, mes filles
l'ont appris de cette femme. A compter de ce jour, Venus a
eu des projets de vie et Serena a commencé à se
coiffer.»

Le dimanche, Richard Williams emmenait sa progéniture
dans les rues de Beverly Hills, où il s'inventait de riches
propriétaires sortis du ghetto, voués à la prospérité
parce qu'ils «avaient suivi des études et obtenu un
doctorat». «Avec la connaissance, on finit toujours
par avoir de l'argent. Ou par récupérer celui
des imbéciles.» Même Oracene en convient: «Le ghetto nous
a construits.» Mais c'est aussi près des ânes que
l'on ramasse des coups de pied: Yetunde Price, demi-soeur aînée,
a péri dans un règlement de comptes entre
gangs.

Serena reconnaît que son père en rajoute un peu,
notamment quand «il raconte comment les voyous nous apprenaient à
nous enfuir à quatre pattes pendant une fusillade».
Venus, elle, n'a pas oublié le jour où Don King, magnat du sport
US, a garé sa limousine devant la maison vert menthe:
Venus avait 11 ans, elle soulevait des haltères de dix kilos
et pesait déjà un million de dollars. «Ma fille n'est pas à
vendre», s'est étranglé Richard Williams.

Toute l'action
était guidée par un culte de la confiance transcendantale.
Le génie géniteur a commandé secrètement des balles
plus lestes, hors de prix, pour stimuler l'impression
de facilité. Il a envoyé «des types avec des billets de cent
dollars, évidemment sortis de ma poche, quémander une heure de
tennis» à ses filles, pour simuler l'attrait du pouvoir,
la fascination de l'ordre établi. Venus avait sept ans, elle
soulevait des montagnes et était déjà persuadée de taper plus
fort que John McEnroe: «Il n'est que No 4 chez les hommes,
et moi première chez les juniors.»

Ces méthodes
sont enseignées aujourd'hui avec d'autres outils, sous un
vernis d'érudition, par les institutions traditionnelles.
«Ce sont les soeurs Williams qui, au départ, ont changé le
tennis, convient Nick Bollettieri. Elles ont obligé les filles à
fréquenter les salles de musculation et à développer
des instincts guerriers. Serena, dans sa jeunesse, a
passé quelques semaines dans mon académie. Je
n'oublierai jamais. La petite était un bull dog.»

Quand
ses protégées perdaient, Richard Williams leur donnait
une grosse somme d'argent. Et de nous expliquer
l'an dernier: «Je voulais démontrer que gagner n'est pas tout.
La défaite est uniquement une capitulation de l'âme, du
courage et de la volonté. On ne perd vraiment que quand on
n'essaie pas.» Serena a bien compris la leçon: «Comme je
l'ai toujours dit, le mental représente 80% de mes
qualités. J'ai une approche différente des autres joueuses.
Une défaite n'a aucun impact sur ma confiance. Je crois en
moi davantage que n'importe qui. Je suis
l'ultime compétitrice.»

Avan t de s'intéresser au trafic aérien
en Inde, Richard Williams a promulgué cette croyance un peu
mystique, ou jalousement tue, selon laquelle le mental façonne
un champion, et non l'inverse: «Le corps obéit à
l'esprit.» Déduction du génie génétique: «Le cerveau d'un
enfant, et particulièrement d'une fille, ressemble à
du ciment mou: dès lors que des certitudes y sont
imprégnées, pour les défaire, il faut y aller
au marteau-piqueur.»

3.26 Copyright (C) 2008 Compojoom.com / Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

Dernière mise à jour : ( 05-07-2008 )
 
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