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Accueil arrow Martinique arrow A la une arrow « Il n'existe pas de peuple martiniquais pas plus qu'il n'existe de peuple corse ? »
« Il n'existe pas de peuple martiniquais pas plus qu'il n'existe de peuple corse ? » Version imprimable
07-10-2005
Un ministre qui dérape, un maire qui a les letchis bien accrochés...pour répondre à un énième dérèglement verbal... digne des plus brillantes têtes pleines d'eau. Réactions du Maire de Fort-de-France Serge LETCHIMYaux propos tenus par Monsieur le Ministre Pascal CLEMENT, Garde des Sceaux lors de l'émission « Le Club »sur ATV, dimanche 2 octobre 2005 « Il n'existe pas de peuple martiniquais pas plus qu'il n'existe de peuple corse  » La réponse de Serge Letchimy : "Personne ne peut nier I'existence d'un Peuple qui exprime par sa Culture et son Identité, son appartenance à une communauté de destin. Les Martiniquais constituent un peuple. Un peuple qui porte en lui une histoire, une conscience collective ; un peuple qui, par les luttes des hommes et des femmes qui Ie composent, a su s'élever au rang de communauté de destin. Un jour viendra, où le peuple français reconnaîtra définitivement que la diversité des cultures est enrichissement de l'Universel ; que la différence est gage de prospérité et d'élévation. Un jour viendra, où fort de son unité, le peuple Martiniquais saura conquérir en toute intelligence et en toute responsabilité un autre idéal : celui d'un développement assumé collectivement, ancré dans nos réalités culturelles autour de la dignité et de la cohésion. Monsieur Ie Garde des Sceaux, le peuple Martiniquais existe. "

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Commentaires
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radicaliste martiniquais   | Unregistered | 07-10-2005 17:45:21
ET Serge LETCHIMY IL A Répondu quoi à ca????

j aimerais bien savoir moi!!
cain   | Unregistered | 07-10-2005 18:14:52
Ou sont passés les grands hommes d'etat ?

Dans le temps être ministre était la consecration d'un talent, d'une expertise. Bref nous avions affaire à des premiers de la classe. Aujourd'hui n'imorte quel imbécile, inculte ou populiste peut se retrouver ministre. Il suffit d'être l'ami ou l'allié de...

Bref, un président médiocre, des ministres médiocre, un pays médiocre.


radicaliste martiniquais   | Unregistered | 07-10-2005 18:26:12
C A NOUS DE FAIRE MIEUX QU EUX

francis   | Unregistered | 07-10-2005 18:37:44
La redaction, peut-on avoir le texte entier du garde des sceaux qui a provoque cette escarmouche?... ce n'est que comme cela que nous pourrions nous faire une idée neutre... car j'ai entendu la replique du garde des sceaux, il parait qu'il parlait de justice. No comment..... Explication de texte du discours de Letchy... y-a-t-il un peule ou des peules martiniquais ?....La culture martiniquaise est-elle indienne, celle des bekes, arabes, francaise, chinoise ? appartenons nous a la meme communauté de destin?... Quelle grande lutte avons nous menée?.. Chalvet..Insurrection du sud,?, Maintient des 40%, .., "Un jour viendra ou fort de son unité".. donc il n'est pas uni.. donc ce n'est pas encore un Peuple... Letchy s'est trompé dans son discours.. Pour le moment, il y a un peuple Francais, mais nous devons mener une lutte pour constituer ce peuple Martiniquais.. Mais n'est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs de parler de l'existance de ce peuple avant de definir les specificités de ce peuple? ... Eau de boudin et Mastubation intellectuelle ......
Ti piquant   | Unregistered | 07-10-2005 19:21:29
Peuple Martiniquais!.. Letchy a presenté a son peuple le semi Marathon de la capitale de la Martinique a ...PARIS... Allez comprendre ce syak!.....
Congrès des élus du peuple   | Unregistered | 07-10-2005 19:38:42
Le congrès des élus du peuple a voté que le peuple martiniquais existait en 2003. Att"ntion, tou ceux qui pense le contraire seront décapité dan notre chère république martiniquais e dirigée par les macoutes du MIM déjà à l'oeuvre au conseil régionazl.

il y a eu les "pied noir" d'algérie, les "pied rouge" (ça c'st pour les cultivés), il y avait les ""boat people d'haiti, les "balseros" cubain, il y aura les "pied coco" martinquais.
Ti piquant   | Unregistered | 07-10-2005 21:03:33
Cain !...Un avion fait un vol plané dans dans une plaine, nous appelons ce pays mediocre a prendre ses responsabilités.... La banane ne se vend pas.. on demande à ce pays mediocre d'intervenir pour faire les francais manger de la banane... Un cyclone sur nos terres, on supplie ces ministres mediocres de nous subventionner.. ce pays mediocre deverse des milliards sur nous, nous ne savons pas l'utiliser pour notre developpement, nous lle gaspillons en grande partie pour des divertssements (courses de yole, tour cyclyste) ou notre luxe ( palais du conseil general, berline de luxe).. Qu'avons nous fait de perenne pour l'industrie?.. Ou est le temps ou l'on disait que la martinique avait des richesses?... et k'il n'avait ka.... CAIN ou sont les mediocres?.....
geo   | Unregistered | 07-10-2005 21:10:55
lundi reveil 6h une douche a l'eau chaude..svp !!

un 501 avec une chemise "aigle" ..oakley...
ensuite un bol de lait "calcium" avec des kellog's chauffé au micro onde

15 kms d'embouteillage clim thermostat 9 et le poste sur NRJ
entré au bureau clim thermostat 9 ordi en prechauffage sur BMJ
midi travers de porc salade saude barbecue coca dans un centrocommercial clim thermostat 9.....

ensuite retour a la maison ..vite une caresse au chien coker d'origine lof suisse.....
un coup de starac et un bref passage sur TF1

et 21h dodo ...clim thermostat 9

je passe les details du diner avec un petit vin de pays....le temps de sortir le petit de la pS2

dans cela a peine 10mn a travailler sur son identité-pewple-foss ...ect

il n'est pas interdit de ce la jouer tinain/morue/ti punch le dimanche ca fait bon genre ...surtout dans un restau ou ya ke des blancs ki bossent
par contre le vanille pakanne ne va pas trop avec les boud boudin..
geo   | Unregistered | 07-10-2005 21:16:10
par contre le soit disant gaspi dans les divertissements yole cycliss......
TI piquant ne dis pas deconnerie.....sorts de ta clim et profite pour regarder autour de toi.

et puis je paie mes impots MERDE !!!!!!!
La Rédaction   | Unregistered | 07-10-2005 22:10:22
et ce peuple ne sait pas qu'il est peuple...
francofrançais   | Unregistered | 07-10-2005 22:10:34
Un jour viendra, où le peuple français reconnaîtra définitivement que la diversité des cultures est enrichissement de l?Universel ; que la différence est gage de prospérité et d?élévation.
Un jour viendra, où fort de son unité, le peuple Martiniquais saura conquérir en toute intelligence et en toute responsabilité un autre idéal : celui d?un développement assumé collectivement, ancré dans nos réalités culturelles autour de la dignité et de la cohésion.


Letchimy a vraiment dit ça ? Sorti ce concentré de conneries ? Alors vraiment le pays est foutu. ET il ya des crétins pour applaudir ça. Relisez bien et méditer. Déjà qu'est ce que le peuple français en a à foutre ? c'est l'Etat français qui est la cible. Ensuite que la différence est gage de .....la la la. Conneries graves. Va expliquer ça aux peuples de yougoslavie, à ceux du Rwanda. Ce n'est pas une vérité absolue. Enfin le bouquet c'ezt le développement ancré dan les réalités culturelle bla bla bla : plus abscons tu meurs. Les capitalistes ete autres investissuers vont vite se précipiter en martinique avec ça on est gaté....

Je peux pas imaginé que Letchimy ait sorti ces inepties de campagne électorale. Ya basta.
NICO   | Unregistered | 07-10-2005 22:30:28
2 tu as raison, je dirai même un pays médiocre avec de lois
médiocre et des impôts et taxes interminables
Michel   | Unregistered | 07-10-2005 22:40:24
8 - Pas pour tout le monde
negsuba   | Unregistered | 07-10-2005 22:59:05
ben le ministre aussi il est con de sortir une connerie pareil (en plus il y met les corses...yen a un qui va pas passer ses vacances sur une ile de la méditérranée ... est-ce qu'il viendra sur une ile de la mer caraibe ??)
De plus le ministre il devrai demandé a Le Lay , le big boss de TF1 qui accuse la france de génocide culturel de la langue bretonne (oui mossieu ya un nationaliste breton a la tete de TF1). quelques passages qui rappelerons a certains des choses :
« Je ne suis pas français, je suis breton. Je suis nationaliste breton, c?est pourquoi je suis très bien pour diriger TF1 car je n?ai aucune idée préconçue » (L?Information agricole, septembre 2004).
« En France, je suis un étranger», déclare Le Lay (c?est le titre de l'entretien au magazine Bretons, septembre 2005). Et de préciser : « Je ne suis pas Français, je suis Breton. Je suis un étranger quand je suis en France. »
"La France, le système administratif français, le système jacobin, ne veut pas de nous ! La culture bretonne n'a pas le droit d'exister. (...) Je dis simplement une chose : les Bretons n'ont pas à se plaindre. Ils n'ont qu'à prendre le pouvoir."

a quand M6 la petite chaine qui monte dirigé par marie-jeanne !!!!!
Carl   | Unregistered | 08-10-2005 00:02:07
Je suis très étonné de lire les réactions à la réponse de Serge Letchimy.

Les martiniquais ne représentent-ils pas un peuple dans la nation française, tout comme les guadeloupéens, tout comme les corses ?
Que l'on soit corse, martiniquais, tahitien ou guyanais, nous fait appartenir au même peuple... Ou au même pays ???

A moins si vous êtes en majorité des adeptes de l'anti communautarisme hypocrite... Alors vos ancètres les gaulois.

J'ai vu aussi qu'on confond peuple et culture... Ouvrez vos dictionnaires, messieurs!
Levi-Tik   | Unregistered | 08-10-2005 00:33:15
Arrrrg. Baoum. Oh Jah? Protector, les femmes et les enfants tout d?abord prend douvant, les macoumers encore plus douvant (parce que personne va pas laisser un macoumer courir par derrière lui, y l?est pas fou). Eux tous, courrez, courrez, la guerre? est pété. Badaboum paw, paw, boudoum. Qu?il a Letchimy avec les siens qu?il dit il veut faire président et Lise avec les siens aussi qu?il dit ki zafè prézidan ésa ? Et avant ils étaient tous et toutes avec l?ancien qu?il est nommé l?Aimé Césaire? dans le monde entier et surtout en Martinique et même au Brésil. Et même à l?Ewop, qui est en Fwance, et même à l?Amérique qu?il aime pas trop le nègre qu?il le noie quand les cyclone passe, quand même, il y a les gens qu?il dit vive l?Aimé et le chéri Césaire?, qu?il est beau et jeune et intelligent et il parle si tellement bien. C?était dans l?avant où nous tous était si tellement jeune et beau aussi et intelligent. Mais pas jusqu?à comme lui, qu?il l?est plus. Oh oui. Et même vieux, qu?il est beau.

Oh my Jah? alias l?Eternal?, alias Yavhé? ek Yéhovah? oben Xango? et même que l?apache il a sa part qu?il crie Manitou?, c?est son nom. Eux tous les pèples, sur la terre nourricière, il a sa part, il a son Bon Djé? qui le ressemble et même il y a des qu?il a plusieurs Bon Djé?, et même plus que ça encore. Et même il y?a des fois, s?il est le Bon Djé? que tout le monde il le connaît, mais ça fait pas rien, il l?appelle pas comme ça. Qu?il donne le nom ici ek là c?est changé, c?est l?autre nom qu?il donne, parce que ici c?est ça et là c?est pas ça. C?est comme ça. Qu?ici il est jaune oben noir oben blanc oben rouge (oui oui y a des rouges aussi qu?il est mélanésiens oben tahitiens oben même il est l?américain, je sais ça) et là il est jaune, oben l?autre couleur aussi, n?importe, mais c?est pas la même chose, alors. Chacun a le sien qu?il est à lui, qu?il est le même que l?autre mais il dit pas ça, non non non, qu?il dit c?est mon mien qu?il est plus fort oben plus beau que ton tien et c?est comme ça, je te dis.

Et boudoum encore plus fort, la guerre? est pétée je t?ai dit, la guerre sans manman et les siens ici qui sont eux de Letchimy et les siens là-bas qui sont eux les Lise, il file sa jambette et même le coutelas et la langue pour dire les perfidies? et les pawol initil? surtout qui fait si mal et les bobos qui guérira pas. Jamais. Et en mitan c?est pas facile qu?il est dans la municipalité qui est la Mairie épi aussi dans la généralité qui est le Conseil Général. Hou la la. Hou la la la la. Alors là. Au mitan. Et paw paw, les balles perdues qui c?est pour lui ou elle ou eux, qu?ils sont un ti peu. Jah? Protector met toi là pour les barrer les coups. La guerre? est pétée, qu?il courre les femmes et les enfants, j?ai déjà dit hin, qu?il prend la voiture et guilop. Mais le pays est difficile que même si tu veux chaper serrer, l?embouteillage est là qu?il est debout, qu?il bouge pas. Rien. Pas même un ti brennen, un ti soukwé-sa discret, un ti la-fouka hypocrite comme dans un bal de mariage bien luminé.

Et que Letchimy qu?il nomme Laguerre, que c?est étrange, pour faire la paix avec les siens de Lise et Lise aussi bien sur d?évidemment. Et même qu?il nomme aussi le père Zami qu?il est là, qu?il est sage ek l?ami avec Lise et avec les siens de Lise qu?il est sénateur et va partout gratuite et Letchimy il va partout gratuite aussi et c?est pas la même chose. Et Lise qu?il va en Fwance et mange les teck frites et reste là pour parler avec les ministres et les autres qui sont pas les ministres mais qu?il est les gros gaz aussi, pour purger les graines s?il t?embête en Martinique. Et Letchimy qu?il n?est pas sénateur et même pas dépité non plus, qu?il connaît pas personne beaucoup. Et ça ? Alors qu?il y reste là pour manger chez son frère le midi ti-thon mariné avec l?igname avec lentilles oben pois rouges ?.

Ah lal a. C?est compliqué mais c?est parce que la France est là-bas. Si loin. Si l?était ici que ce serait plus facile pour la direction du pays sur place. Sé vré, wi©

Disez à Lévi si tu veux il contine listwa de le congrès, Okay?
geo   | Unregistered | 08-10-2005 06:27:43
13- pas pour tout le monde mais pour 99% de ceux qui prennent des decisions dans ce pays


redac devrait reecrire le post car il y a confusion entre ses commentaire a lui et ceux des personnes cités dans le texte.

baissé enlè clim la.....
geo   | Unregistered | 08-10-2005 06:35:56
lollllllll........levi

j'avais lu dans une biographie : ....enfant du marigot,..fils d'un petit fonctionnaire.....le pere d'aimé etait si court que ca ???

negsuba   | Unregistered | 08-10-2005 07:39:29
surtout je ne vois pas pkoi serge letchimy perds son temps a répondre a ce petit ministre, ou du moins de cette façon c'est-a-dire en essayant de se convaincre lui-meme que le ministre n'a pas raison....
parce qu'en réalité la question des peuples d'en la république françaisetouche en réalité toute la france car c'est une supercherie historique de ous faire croire qu'il existe un peuple français... ils existe des peuples français qui, de gré ou de force (selon l'histoire) on intégré l'ensenble français...
monsieur le ministre osez ouvrir votre gueule pour sortir une telle connerie ne mériterait meme pas de vous répondre car c'est vous donnez de l'importance.
allez dire ça aux peuples bretons, les auvergnats, basques, corses et tous les autres peuples au-des mers. dites a un kanak que son peuple n'existe pas, dites a un polynésiens que son peuple n'existe pas. la france c'est faite par l'unification de gré iou de force des différents territoires et sur ces territoires existaient des peuples ou dans le cas des Terres d'outre mer ils se sont constitué par la suite.
que legarde des sceaux viennent récité sa leçon n'est pas étonnant mais alors soit on ne répond rien soit on répond autre chose que le verbiage groteste et si peu convaincu et convaicant de letchimy...
par contre je voudrais demandé a letchi ce qu'il entend par "Un jour viendra, où fort de son unité, le peuple Martiniquais saura conquérir en toute intelligence et en toute responsabilité un autre idéal : celui d?un développement assumé collectivement, ancré dans nos réalités culturelles autour de la dignité et de la cohésion" ... est-ce que c'est l'indépendance.... parce que ça ressemble drolement a sa définition et si c'est ça qu'il le dise franchement aux martiniquais et qu'il ne joue pa s la corde sensible d'une fierté local qui dans les faits ne sont pas encore a la hauteur...
comme je pense qu'on a pas a attendre des autres et surtout pas d'un ministre français quelquechose ou une quelconque reconnaissancemais c'est a nous d'agir et non pas de parler pour qu'on se reconnaissent nous meme comme peuple...
Ti piquant   | Unregistered | 08-10-2005 15:35:51
9- Geo.. Je maintiens ce que je dis lorsque l'on regarde le budget de la region pour le sport (Course de yole, courses cyclistes, basket, hand-ball, sans compter le foot par subvention aux arbitres, paiement du deficit de la ligue de foot, financement de la participation du foot ds tournoi de la caibe);. Des milliards sont jetés avec tres peu de retombé perenne pour l'econnomie de la Martinique... Et comme dans tout c l'abus qui nuit... Est-ce la priorité pour le developpement de la martinique? Ne pourrait-on pas investir ces sommes dans le developpement economique de la martinique?... sans compter que le conseil general en donne autant... K'en pense Radicaliste ?....
aimé césaire   | Unregistered | 08-10-2005 17:19:26
di yo mete lajan ta a nan lenstriksyon obligatwakreyòl lekòl ( ti-lekòl, lekòl primè, kolèj, lise, ...)
di yo mete lajan ta a pou ede frè ayisyen nou
geo   | Unregistered | 08-10-2005 17:49:50
qu'entends tu par developpement economique ??

tu parles des societés d'economie mixte ??
le galion, la zone du robert ,....ect ??

penses tu que pour aider ce peuple enkaillé au large de l'amerique latine sur une iles de 100 bornes de larges il fasse supprimer les aides qui permettent a quelques jeunes de ne pas sombrer dans une consommation de drogue qui en ferait plus des abrutis que des gens capables de faire fonctionner une economie ??

le role de la region n'est pas seulement de renflouer des entreprises privées au bord de la faillite pour mauvaise gestion.

rien ne t'empeche de rester comme un ababa derriere ta telé ....je prefere regarder les jeunes du pays s'amuser sainement sur un velo ou avec un ballon subventionné ou pas
Ti piquant   | Unregistered | 08-10-2005 18:20:01
GEO
Ti piquant   | Unregistered | 08-10-2005 19:07:55
Geo, les insultes sont les armes des faibles, restons courtois meme si nous n'avons pas les memes points de vu!.. et à la lecture de ce message d'autres que toi jugeront qui est ababa et qui ne l'est pas!.. a moins que tu sois complexé ou que tu detiennes la verité absolue !.... Pour revenir au sujet!.. je n'ai jamais dit de ne pas financer le sport comme toute autre activité, mais faire que ca c grave... ou renflouer les entreprises privées sans obligation de resultats la aussi c grave.. mais pkoi ne pas developper des fermes d'insertion avec cet argent avec pour objectif de produire des aliments sains pour les collectivités (cantines, hopitaux).. Pourquoi avec cet argent, ne pas developper le I de RMI (Insertion en abaissant le cout du travail) .; ceci afin de fournir au RMIste un salaire plus consequent?...ce qui leur permettrait d'etre plus digne dans ce pays?;.Pourquoi ne pas servir de caution aux entreprises afin qu'ils ameliorent leur outil de production en prenant la main sur la frilosité des banques? . En economie , il s'agit de faire circuler l'agent, et il est demontré que la meilleure solution consiste a injecter la masse financiere a ceux qui produisent (agriculture, industrie ect...) . Quand aux SEM, ils conviendraient en premier lieu que nos hommes politiques y oeuvrent benevolement (car ils ont leur salaire d'elu), , que les avantages en nature soient bannis. quand au gallion, il s'agit d'un volonté politique de maintenir la fabrication du suc de canne (car la production de sucre n'est pas rentable) et je prefere injecter l'argent dans la SEM du gallion car je sais que cela fait vivre des familles de producteur de canne a sucre au lieu de renflouer le deficit de la ligue de foot-ball (cause d'une mauvaise gestion). Pour le galion ya pas de mauvaise gestion!... A chacun ses choix!....

Oh mon peuple, ils essayent de t'endormir avec des zouks, fetes, ceremonies en tout genre, alors que tu as faim, soif et que tu reves de lendemain meilleur, tu reves de dignité !.. Oh jeunesse de ce pays, ils t'initient a la fete, aux divertissements, et ils s'etonnent que tu en redemandes tout le temps!....
geo   | Unregistered | 08-10-2005 20:16:31
ti piquant ou as tu vu l'ombre d'une insulte ? les autres jugeront

pour le galion il me parait utille pour toi de te mettre a jour concernant les dernieres tractations

vas dans les stades le samedi apres midi et le mercredi tu verras ce que la jeunesse de ce pays en fait
...et il manque encore des investissements sportifs pour catalyser cette jeunesse qui ne nous fera pas de cadeaux si nous continuons a nous gargariser avec nos uthopies

dire que le region ne fait que cela c'est effectivement etre de mauvaise foi et le mot n'est pas fort.

vas dans les lycées tu verras ou passe ton argent....la region investi aussi dans la formation pour eviter non pas des gens qui font comme des ababas mais des vraies ababas

geo   | Unregistered | 08-10-2005 20:18:30
l'oeuil me semble etre quelqu'un navigue dans les milieux interessés ...fuuuuu !!
geo   | Unregistered | 09-10-2005 07:21:50
interessant......
geo   | Unregistered | 09-10-2005 07:29:15
fuuuuu ? sifflement d'admiration....!!
cain   | Unregistered | 09-10-2005 08:08:14
Ti piquant

Ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Le monde des évidences n'est qu'illusion.

Les bananeraies et les cannaies sont la propriété des békés et le rhum celui des grp industriels fr. Alors, l'aide va surtout dans la poche de ceux qui maintiennent mon pays dans une économie de plantation et d'exclusif commercial.

Comme le disait une des copines consultes de gwada, les Guadeloupéens sont encore les esclaves des békés et des ...

geo   | Unregistered | 09-10-2005 10:44:49
bien cain.....

il semblerait que le groupe bardinet ait pris dernierement plus de parts dans le galion
ils ont pris la favorite ....dormoy est en ligne de mire
hayot a "sauvé" crassous (JM)..

la bouffe collective est controlé par DATEX
atv par hersant

et le nouveau TI chanfow' est a la FRAISE...!!!



monique   | Unregistered | 09-10-2005 11:18:25
definition de "peuple"
ensemble de personnes vivant en société, habitant un territoire commun et partageant les mêmes coutumes, la même langue.
Ti piquant   | Unregistered | 09-10-2005 15:13:59
Nous avons subventionné le gallion et ensuite nous avons laissé Bardinet controler le Capital... A croire que Nous allons de meches avec les Békés!.... Les bekes ont les plantations de bananes et leurs plantations de canne sont pour leurs distilleries!... pas pour le gallion qui est (etait) fourni par les petits propriétaires du Nord du pays.... Maintenant les choses peuvent changer car nous n'avons rien de durable pour l'economie du pays!..... K'avons nous fait pour empecher DATEX de prendre le marché des cantines des communes dirigées par des maires antillais?, nous savions bien avant que nous allons privatiser la distribution des repas........ Nous ni Malédiction ou koi?..... Et puis on se contente du sport... jusqu'au jour ou ca interressera aussi les bekés et metro d'ailleur nous les entrainons à la yole... Rendev-vous dans 10 ans.....Pli ta pli trist!....
geo   | Unregistered | 09-10-2005 17:15:08
ya au moins un truc pour nous....le sport !!!

pour reste d'accord avectoi
geo   | Unregistered | 09-10-2005 19:32:01
l'oeuil courageux....!!

min sous anonymat y red !!!

l'oeuil tou patou ???
geo   | Unregistered | 09-10-2005 19:33:32
"meme sous".... je voulais dire

l'oeuil ba nou dot.....

tres interessant !!!
nasyon matnik peyi a se ta nou   | Unregistered | 10-10-2005 03:39:01
nous sommes un peuple comme les caledoniens et les polynesiens qui ont un statut ( merci tjibaou qui a pu montré au francais que son peuple etait different de celle de la france indivisible )different car peuple different .Letchimy parle comme sa car c'est un autonomiste ,Lise parle mieu que lui.Les gens n'on pas compris que la question statutaire va etre remis sa été annoncé lors de la rentréé du mim et sur RFO . Les martiniquais ont un autre mode de pensé ,de vivre ,une autre culture nous sommes donc ADMINISTRATIVEMENT francais mais nous ne le sommes pas .L'algerie été aussi un departement francais vous connaissez la suite.La roue de l'histoire tourne vite ,que les gens soit d'accord ou pas avec moi qu'importe l'histoire me donnera raison ou non.
mesi an pil mesi an chay!
nasyon matnik peyi a sé ta nou   | Unregistered | 10-10-2005 08:49:58


La souveraineté pour et par le développement.
Le développement pour et par la souveraineté.

J?appelle souveraineté
la capacité de maîtriser nous-mêmes
les interdépendances qui nous seront nécessaires.


Le monde change.

Avec les murs qui tombent, les empires qui se disloquent, les peuples qui partout se réveillent, un souffle de liberté bouscule les carcans totalitaires.

Le socialisme bureaucratique voit ses ultimes convulsions et nul ne s'illusionne plus sur les vertus humaines du capitalisme sauvage. Qui chercherait aujourd'hui le confort d'un. standard idéologique vivrait le désarroi. Et pire cultiverait l'immobilisme.

Par dessous ces changements spectaculaire, le monde s'est constitué un système nerveux d?interconnexions nationales et internationales. Les économies, les intérêts, les peuples, les cultures, les valeurs s'interpénètrent par le biais de grands marchés, d'alliances, de voyages, de réseaux téléphoniques, de câbles, de satellites, d'ondes, d'images, de grands ordinateurs... Les hommes se vivent désormais liés.

Baignant ces phénomènes humains, la nature vit un drame. La mer, l'air, les eaux, les forêts, les espèces animales paient maintenant le prix du développement industriel occidental. Développement forcené et aveugle. Cette abondance naturelle que nous avons crue, pendant si longtemps, inépuisable et invincible, nous dévoile ses limites. Les écosystèmes menacés nous menacent à leur tour. Nous nous rendons compte que la nature est un complexe fragile, qui peut tragiquement s'effondrer.

Et nous avec.

C'est dans cette conjoncture que nous devons désormais penser l'épanouissement de la Martinique.
C'est dans cette conjoncture que nous devons, plus que jamais, conserver la richesse de ces grandes aventures que représentent la philosophie socialiste, l'inspiration libérale. Qu'elles se soient déroulées à l'Est ou à l'Ouest, au Nord ou au Sud. ce sont autant d'acquis de l'expérience humaine.
C'est dans cette conjoncture enfin, que nous devons penser notre rapport à l'environnement.

Et tout cela sans dogme, sans sectarisme, sans fanatisme. Avec juste le souci d'un monde meilleur pour l'homme. D'un homme meilleur pour le monde.

Martiniquais, de culture créole, nous sommes inscrits dans l'espace géo-culturel caribéen. C'est à partir de cette base que nous devons penser notre participation au mouvement général du monde.
Intégrer cette base de pensée, c'est se savoir et s'accepter Martiniquais. Chacun de nous doit parvenir à la pleine compréhension du changement d'attitude intérieure nécessaire pour réaliser en lui cette mutation moins évidente quelle n'y paraît.

Se savoir et s'accepter Martiniquais entraîne une troisième exigence. Du fait des mécanismes d'aliénation qui, depuis tant d'années et sous des formes diverses, nous déportent l'esprit, cette dernière exigence ne nous est pas offerte elle doit résolument se construire. On pourrait la formuler ainsi : penser Martiniquais.

Penser Martiniquais c'est exercer une autonomie de sa réflexion, rompre avec toute pensée mimétique, cultiver un autre imaginaire, éviter les schémas rapportés d'ailleurs et plaqués sur nos réalités, fuir la mécanique occidentale du «prêt-à-développer». Penser Martiniquais c'est revenir en soi même, évaluer ses atouts, repérer ses faiblesses, et s'efforcer d'appréhender le monde du haut d'une autorité intérieure restaurée.

Penser Martiniquais, c'est porter son centre en soi et refuser la négation implicite des définitions «ultra-marine» et «ultra-périphérique».

Penser Martiniquais, c'est mettre son savoir, sa réflexion, sa volonté, sa formation, son ambition au service des réalités de notre pays. Et cela, dans une perspective d'épanouissement global où ne serait abandonnée aucune des prérogatives fondamentales dont doivent disposer les peuples et leur nation.

Dans les années difficiles qui s'annoncent, dans les grandes mutations qui transforment aujourd'hui le monde, Penser Martiniquais est essentiel pour que notre pays puisse s'épanouir dans des conditions politiques, économiques, culturelles et sociales, où seraient préservés à la fois, l'existence particulière, les intérêts et le bien-être de sa population.

Se savoir, s'accepter, penser Martiniquais nous invite à quitter des yeux le modèle franco-occidental dans ce qu'il a d'aliénant, afin de regarder les réalités de notre pays. Regarder de manière positive. Regarder de manière constructive. Regarder comme l'on se tourne vers les termes d'un défi qu'il nous faut relever.

Regarder pour assumer son combat.
Alors, les évidences s'imposent.

Première évidence: la Martinique est belle. Notre patrimoine naturel est d'une exceptionnelle qualité. C'est une chance d'avoir à penser notre existence au monde dans un berceau pareil. Ce patrimoine naturel amplifie sa beauté, sa qualité, ses potentialités de toutes natures, quand on le réinstalle dans l'écosystème caribéen. Ecrin de notre patrimoine, la Caraïbe est donc aussi un patrimoine naturel que nous partageons avec les autres peuples de cette région. C'est le berceau de notre berceau. C'est donc aussi l'espace naturel de notre participation au vaste concert du monde.

Deuxième évidence: la Martinique est grande. Cela sans paradoxe et sans provocation. Il y a tant à faire, tant à découvrir, tant de potentialités à inventorier que l'on ne peut être que confondu par l'immensité symbolique de ce pays. Mille kilomètres carrés, mais une infinie virtualité qu'il nous faut conquérir. Mille kilomètres carrés mais une considérable entité caribéenne qu'il nous reste à construire. Notre carte à jouer dans un monde en mutation.

Enfin, la Martinique est riche. Riche de son patrimoine naturel, certes. Riche aussi de son virtuel élargissement caribéen, bien entendu. Mais riche aussi de ses virtualités agricoles, océaniques, solaires, géothermiques que nous devrons mobiliser, aussi bien dans leurs dimensions traditionnelles que dans leurs perspectives; aussi bien dans leurs actuelles réalités que dans leurs mutations inévitables que nous devons déjà tenter de prévoir, d'imaginer, d'accompagner.

Enfin, la Martinique est riche de ses ressources humaines. Arrêtons nous un peu sur cette dernière évidence.


La mutation de la richesse

Le monde d'aujourd'hui nous apprend que les sources de richesses nationales ont changé. Ces sources de richesses, de développement, d'épanouissement, ne se situent plus essentiellement dans la terre, productive des champs, dans la mécanique des usines et des productions de masse, ni même dans la densité en minerai des sous-sols. Les nations les plus dynamiques n'agissent plus sur les choses naturelles mais se distinguent par leur capacité à intervenir sur les hommes, à mobiliser leur peuple. Cette intervention sur l'homme est, aujourd'hui, la dynamique de toute valeur ajoutée, laquelle confère à n'importe quelle production, son plus grand intérêt .

La valeur ajoutée doit se créer le plus complètement possible. Cela n'exige d'une nation qui vise à son épanouissement, ni de vastes champs, ni un tissu industriel considérable de type occidental. Si elle les possède c'est tant mieux, mais ce n'est plus une condition sine qua non posée au développement. De plus, on peut même se demander si une nation disposant de l'infrastructure classique de la richesse industrielle, ne court pas le risque de voir se rigidifier son adaptabilité aux évolutions qui bousculent aujourd'hui l'économie du monde. L'ancienne mécanique de la puissance se transforme très souvent en armure encombrante. La valeur ajoutée, rapide, fugace, en perpétuelle évolution, exige d'une nation queue soit capable de se mettre à l'écoute du savoir scientifique et technologique du monde, et de ses contingences écologiques. Qu'elle soit capable de mobiliser positivement ce savoir par la qualité de ses ressources humaines.

Ce savoir, quand il est maîtrisé, quand il ne devient pas facteur d'aliénation, est aujourd'hui source grandissante de pouvoir et de richesses. Contrairement aux anciennes, cette nouvelle source de richesses est accessible à tous ceux qui cultivent le goût de l'effort le sens du travail. Pour ceux là, elle devient infinie. Elle s'impose désormais aux peuples du monde comme un nouveau défi, car le Savoir est aujourd'hui la ressource économique ultime. Le développement d'un pays dépend de plus en plus de l'intelligence des hommes, de leur capacité à ajouter de la valeur aux choses, mais aussi de leur aptitude à faire face aux transformations structurelles qui accompagnent inévitablement la croissance économique.
Cela se fait par le Savoir.
C'est lui qui ajoute de la valeur aux produits. La recherche scientifique et technologique, la symbiose écologique, la formation poussée de la force de travail, lacapacité à créerou à mobiliser des logiciels sophistiqués, l'amélioration des modalités de management, l'organisation du Savoir et sa mise à portée de tous les acteurs de l'économie (et cela dans tous les secteurs même les plus traditionnels), la mise en place de systèmes de communication intérieurs et extérieurs performants, la possibilité de recombiner les informations provenant de secteurs différents, l'aptitude à éclairer les tendances modernes les unes par les autres, à évaluer leurs effets de synergie et à les mettre en oeuvre, sont les véritables positions dominantes en matière de développement.

Cela implique une politique de formation globale de notre population, une culture scientifique et technique de base. Non seulement permettant d'élever le niveau culturel général, mais de créer, des processus d'accès aux savoirs-faire dominants. Et faire en sorte que l'acquisition de ces savoirs-faire dominants, soit mise au service des réalités Martiniquaises.

Cela implique aussi l'instauration d'organismes capables de déterminer les besoins de notre économie, de rechercher, de stocker, de combiner et d'analyser les informations provenant de la Caraïbe et du monde. Des organismes capables aussi de prospectives utiles, tant à l'échelle caribéenne qu'à l'échelle mondiale.

D'autre pan, une vue claire des perspectives d'emplois de demain s'impose. Les secteurs ne devront plus se penser en termes agricoles, industriels ou de services. Nous devrons de plus en plus penser les emplois et leurs rémunérations, en fonction de leur production de valeur ajoutée. Nous devrons aller de plus en plus vers une structuration double : des emplois de pure recherche et de prospectives dans les domaines agricole, industriel, océanographique, géothermique, solaire, et autres. Et des emplois-mixtes qui se composent d'autant de savoir que de savoir-faire, autant de savoir que de force de travail appliquée directement aux choses.

C'est pourquoi la lutte contre le chômage passera de moins en moins par les méthodes traditionnelles. Il ne suffira plus simplement d'injecter des milliards dans l'investissement des entreprises, ou d'augmenter le pouvoir d'achat des consommateurs. La lutte décisive contre le chômage passera par un apport de savoir. Les emplois s'ouvriront de moins en moins dans les champs, dans des usines, ou dans des administrations telles que nous les imaginons aujourd'hui. Ce seront des organismes nouveaux qui se caractériseront par la diversité de leurs interventions, leur caractère intersectoriel, leur vitesse d'adaptation et leur complexité. L'agent économique de demain sera polyvalent, connecté à plusieurs des secteurs de l'économie et multipliant leurs valeurs par une interconnexion imaginative et féconde.

L'entreprise elle-même, dans le monde postindustriel, exigera des formes d'organisations variées, souples, et flexibles, capables de s'adapter aux inévitables mutations de leurs productions. De plus en plus, réapparaissent de par le monde, de petites entreprises familiales, utilisant des créneaux spécialisés, fournissant des produits personnalisés, légers, capables de s'adapter aux contraintes des marchés et d'envisager dans un délai rapide une reconversion totale de leur production. Les progrès de la technologie et de l'information, les rendent plus performantes que la plupart des monstres commerciaux aux dimensions impressionnantes, dont la souplesse et l'adaptabilité sont réduites.
La Martinique possède, là aussi, toutes ses chances.

Ne plus craindre les micro-commercialisations. Ne plus mépriser les petites entreprises. Prendre l'étonnante mesure commerciale d'une bonne image de marque et d'une valeur symbolique parfaitement instituée. S'adapter et commercer au niveau des réalités du marché caribéen, sont des principes à méditer.

Ce défi-là, nous pouvons le relever.
Nous devons le relever.
Dans le monde postindustriel qui advient sous nos yeux, la Martinique, pays jeune, disposant d'une population jeune, apte aux faisceaux de formation multiples, est désormais riche de ses hommes et de ses femmes.

La Martinique souveraine s'orientera résolument vers la production et la mobilisation des Savoirs.


La mutation de la souveraineté

Ceux qui sont fascinés par la France ou par le modèle des grands pays développés, voient leurs raisonnements frappés de désespoir. Ceux-là pleureront: Nous sommes trop petits... Nous sommes une petite île et pas un continent... Nous n'avons pas de matières premières... Nous n'avons pas de sources d'énergie... Avec les Martiniquais ont ne peut rien faire... Qu'allons nous faire tout seuls abandonnés ? Il vaut mieux nous intégrer à la France ... Il vaut mieux nous fondre dans l'Europe... Il vaut mieux profiter de notre situation dans la Caraïbe ou aux portes de l'Amérique pour servir de planche d appel aux intérêts Européens ... Il vaut mieux ... et-caetera.

On connaît ce discours: c'est l'essentiel de ce qui est proposé aujourd'hui à notre ferveur et à notre jeunesse. Ceux qui le tiennent se pensent européens, pensent en européens. C'est pour eux le modèle idéal. Qui ne sacrifie pas à ce modèle sacré est condamné d'avance. Qui n'en a pas l'allure relève d'une pauvreté. Ils pensent en dehors d'eux-mêmes et contre eux-mêmes. Leur centre étant situé en dehors d'eux-mêmes, ils se sentent voués aux gémonies d'une ultra-périphéricité. Plutôt que de prendre en charge les réalités de leur pays, de se dire «Que pouvons-nous faire de ce que nous sommes ?», ils démissionnent de leur combat pour se réfugier dans l'assistanat, la soumission, la dépendance, l'intégration européenne. lis s'allongent dans le débilitant confort des perfusions. Leur vision du monde et des économies relève très souvent des anciens schémas industriels où le développement passait par un déploiement dominateur de type occidental. Ceux-là (qu'ils parlent de «rattrapage économique de la France», «d?égalité sociale» avec leur métropole ou «d?intégration» à l'Europe), nous proposent en guise d'idéal, une zombification que plus personne en France, en Europe ou ailleurs, ne leur demande vraiment

Eh bien cela, nous le déclinons.
Nous n'avons pas de goût pour l'inexistence.
Nous n'avons pas d'appétit pour le mimétisme. Nous ne nous trompons pas sur l'évolution postindustrielle du monde. En nous voulant Martiniquais, en acceptant les termes de notre combat, nous congédions ces zombificateurs.

Cette attitude qui a toujours été celle des peuples dignes, comporte quelques implications.

La première c'est d'accepter l'idée que, malgré d'indéniables interactions historiques ou anthropologiques, la Martinique est une entité humaine distincte de celle de la France. Nous ne sommes pas Français.
Nous ne le sommes,
ni par l'histoire,
ni par la géographie,
ni par la culture,
ni par les intérêts,
ni par le futur.

Cette entité humaine particulière a droit à une existence nationale. Elle a droit à une souveraineté optimale sur l'espace qui est le sien. La nation Martiniquaise existe et elle doit exister pleinement. Elle doit assurer elle-même les choix de son épanouissement. Rien ne peut justifier que les orientations centrales de notre destin soient assumées pour l'essentiel par d'autres que nous-mêmes. Aucun Français, aucun Européen, n'accepterait cela pour son propre pays. Qu'il ne nous le demande pas.

Notre position implique aussi de comprendre qu'aucun épanouissement ne sera envisageable si nous n'avons pas le sentiment collectif de travailler nous-mêmes au développement de notre pays. La situation d'assistanat et de dépendance entraîne une désactivation psychologique dont on ne mesure pas assez les effets : la bonne nouvelle vient de France, la décision finale aussi, la solution ultime aussi. Alors on ne se bat plus on cherche l'allocation, on ne pense plus on invoque la subvention, on ne travaille plus on s'inscrit R.M.Iste, on se laisse emporter sur une pente décidée parles autres.

D'année en année, cela se traduit par plus de dépendance, plus de légèreté, plus de dénigrement de soi, plus d'individualisme stérile bien au-delà de notre ancienne débrouillardise. Cette usure psychologique est régulièrement constatée par les chefs d'entreprise, les contremaîtres de chantiers, les chefs de service, les capitaines d'industries. Les usagers la vivent douloureusement dans l?activité économique, tant au niveau de la production qu'à celui des services.

Le Martiniquais, malgré quelques miraculeuses individualités ne se sent responsable de rien. La qualité de son travail s'en ressent, la qualité de son investissement aussi, sa productivité aussi. Son aptitude à réagir, de même. Son implication dans la vie politique s'estompe d'élection en élection.
On n'est pas dépendant impunément...

Briser la spirale de cette dépendance est la condition première du sursaut psychologique utile aux grands effets sur le réel et aux grandes ambitions.

Les zombificateurs qui avaient férocement refusé la décentralisation et qui s'y trouvent bien à l?aise maintenant, retrouveront un semblant d'énergie à l'écoute de ce discours. Leur complainte millénaire ressurgira : Qu'allons nous manger sans la France ? Qu'allons nous faire sans l?Europe que tous les pays indépendants et misérables de la Caraïbe nous envient ?...

A ceux-là nous répondons par avance que le monde a changé. Le rapport à la France, à l'Europe ou aux autres entités économiques, peut désormais se penser autrement qu?en termes de rupture, d'enfermement sur soi et de précipitations dans de profondes misères. Exister au monde c'est commencer par exister soi-même dans un cadre national souverain. Parler à l'autre exige qu'on ait une voix, et qu'on en maîtrise toutes les modulations. Entretenir un rapport avec l'autre demande que l'autre repère la densité de notre existence, et non pas le brouillard d'un ectoplasme dépendant d'un autre corps.

Les économies actuelles sont plus que jamais imbriquées. La partie et le tout échangent leurs bénéfices. L'énergie du monde circule dans un cercle plus distinct où la douleur de l'un fait hurler l'autre, où la faim de l'un corrode l'opulence de l'autre, où l'épanouissement de 1'un ne peut plus se bâtir dans la négation du développement de l'autre. C'est pourquoi, les grandes entités économiques abandonnent de moins en moins le tiers-monde à son sort : elles s'y sentent liées. Le souci de l'Europe pour ce qu'elle appelle (dans le plus pur esprit impérialiste) sa «périphérie», provient de cette réalité là.

La Martinique souveraine, en dehors de tout isolement, d'affaiblissement, de dépérissement, pourra maintenir un contact privilégié avec la France sans qu'il soit nécessaire de disparaître en elle.

La Martinique souveraine pourra négocier des accords de solidarités et d'échanges avec l'Europe, sans que pour autant elle s'y voie dissoute.

Aucun espace économique n'a aujourd'hui intérêt à la dislocation ou à la dissolution des économies particulières. La souveraineté nationale dans le monde post-industriel, est une inscription négociée dans le tissu des interdépendances nécessaires. Ce n'est plus la rupture nationale légitimement agressive sous un hymne et un drapeau, qui veut la peau du colonisateur. C'est l?inscription souveraine dans le concert avec les autres. Les USA volent au secours des effondrements de l'économie soviétique, comme s'il s'agissait de colmater les fuites du bateau commun. Chacun sait maintenant que plus il y a de voix différentes, plus le choeur est vaste, et plus le choeur est beau.

Les hommes politiques français d'aujourd'hui (mis à part quelques attardés) savent que le régime d'assistance décentralisée, transforme la Martinique en un boulet passif, désactivé, où se perdent vainement tous les flux monétaires. Ils savent que le rayonnement d'une nation ne se fonde plus sur la conquête, sur la domination anachronique, mais sur la capacité de dialogue avec les autres, l'aptitude à harmoniser son économie à celle des autres, l'information de son imaginaire par l'imaginaire des autres. C'est d'ailleurs pourquoi, mis à part les mêmes attardés, ils sont prêts à laisser la Corse être Corse, et même à envisager sans douleur que la Martinique puisse porter (selon l'image d'Aimé Césaire) une tête sur ses épaules renouées. Les empires totalitaires comprennent aujourd'hui qu'il n'est plus besoin de zombifier leurs nations intérieures pour assurer l'épanouissement commun. Ils comprennent enfin que c'est riches du concert harmonieux de leurs diverses nations, qu'ils pourront trouver la souplesse nécessaire aux adaptations au monde neuf. De toutes manières, ils ne peuvent plus faire autrement.

Pour mieux entrer en relation avec la France, nous refusons donc de disparaître dans la France.

Pour mieux échanger positivement avec l'Europe, nous refusons l'intégration à l'Europe.

Pour mieux exister pleinement et accorder notre richesse à la richesse des autres, nous refusons toute annexion unilatérale à quelque pays que ce soit.

Nous réclamons donc pour la Martinique (comme pour les autres nations de la terre), toute la souveraineté nécessaire à son épanouissement et à son inscription dans le monde.


La mutation nationale

Nous sommes riches des indépendances qui se sont déroulées sous nos yeux durant la décolonisation des années soixante. Attardés sous la domination, nous sommes en mesure de tirer les leçons de ces expériences et de mieux envisager notre processus d'accession à la souveraineté.

Le premier constat est que l'autonomie de la pensée est fondamentale dans tout procès de libération. Une Martinique souveraine incapable de penser Martiniquais sombrera dans le développement mimétique et dans la soumission à l'imaginaire de l'ancien colonisateur. L?Afrique libérée a repris le schéma industriel des maîtres occidentaux, avec les mêmes erreurs sans les mêmes bénéfices. Ses choix de développement ont vainement tenté de reproduire les étapes historiques du développement occidental, en ignorant ses traditions, et le plus souvent son génie singulier.
Terres libres, esprits non libres : développement avorté.
Vaste échec.
Rêves échoués.
Nous n'assumerons pas ce mirage.
Notre pensée Martiniquaise sera immédiatement inscrite dans l'ère post-industrielle, selon des schémas obstinément levés de notre conception particulière du monde.

Ces nations libérées ont repris à leur compte l'agressivité nationale des anciens colonisateurs . Mon pays, ma terre, ma culture, mon drapeau contre ton pays ta terre, ta culture, ton drapeau. Elles ont repris à leur compte les mêmes mécanismes dominateurs, les mêmes exclusions, la même négation des minorités, le même refus de la diversité, et cela le plus souvent au détriment de leurs plus criantes réalités. Que de guerres tribales ! Que de soubresauts ethniques ! Que d'intolérances religieuses ! Que de massacres pour des courbes de frontières : un raccourci saisissant de toute l'histoire coloniale. La Martinique souveraine évitera cette ornière.

La nation doit désormais se penser autrement. Elle respectera d'abord sa diversité intérieure, tant sur le plan ethnique, que religieux ou culturel. L'unité Martiniquaise ne se fera pas au détriment des spécificités indiennes, levantines, békées , chinoises, nègres. Elle ne dédaignera aucune de ses sources culturelles mais en favorisera à la fois l'étude, l'approfondissement,
1"expression, la mise en harmonie. Notre nation Martiniquaise sera créole, riche de sa diversité intérieure, riche de la relativisation des cultures dont elle assurera l'étude, riche de l'apprentissage des grands messages spirituels, riche de l'enseignement de toutes les langues de la Caraïbe et du respect actif de toutes les langues du monde.

Son rapport aux autres nations ne sera pas un rapport de domination ou de soumission mais un rapport d'échanges mutuels, de volonté permanente vers un épanouissement réciproque. La Caraïbe comme espace de concert, non comme aire de conquête. L'Europe, l'Amérique, la zone du Pacifique comme espaces de concert, non comme de, nouveaux maîtres.

Enfin, la nation souveraine Martiniquaise devra s'envisager comme une Méta-nation . Le préfixe Méta indique une dynamique d'élargissement enclenchée une fois que la nation se sera bien consolidée. Notre nation, une fois affermie, ne sera pas un espace sectaire aux frontières closes mais un lieu ouvert, par-delà ses frontières, en direction de ses nations soeurs, et, au-delà, de son berceau naturel.

La Méta-nation aspire à l'ouverture. Ce serait une faute d'envisager un ensemble national Martiniquais concurrent d'un ensemble national guadeloupéen, ou guyanais, par exemple, pour demeurer dans l'aire sous domination française. Ces entités, pensées comme des Méta-nations, seront ouvertes l'une à l'autre, comme l'ensemble qu'elles finiront par constituer sera ouvert aux autres pays caribéens.
Il convient de s'arrêter sur cette perspective caribéenne.
revolutionnaire   | Unregistered | 10-10-2005 09:04:49
QUI SOMMES-NOUS ?



On nous dit Europ?ens, certains se

revendiquent Ethiopiens, beaucoup

ne savent pas qui ils sont vraiment.

Qui sommes-nous en fin de compte ?



Une chose est s?re, si un individu ne sait pas qui il est vraiment ou sÕil est persuad? dÕtre ce quÕil nÕest pas, il ne peut pas g?rer sa vie positivement. Osons une comparaison simpliste pour aborder ce point : Si les objets ?taient dou?s de parole et quÕune chaise se mettait ? pr?tendre quÕelle ?tait une table, elle resterait ?videmment chaise, ne pourrait jamais remplir la fonction de table, et ses semblables la traiteraient de folle.

Pour assumer pleinement notre vie en tant quÕindividu et en tant que membre de la soci?t? il faut que nous ayons une conscience claire de ce que nous sommes vraiment.

Pour une personne, savoir ce quÕelle est, cÕest assumer son IDENTITE ;

Si nous voulons d?finir ce quÕest lÕidentit? dÕune personne, nous devons consid?rer celle-ci ? deux niveaux : la personne en tant quÕindividu, et la personne en tant quÕ?l?ment social. Rappelons dÕabord la d?finition du mot Ç identit? È : Pour le dictionnaire Ç Bordas È, Ç cÕest un ensemble de circonstances qui font quÕune personne est bien telle personne d?termin?e È. On pourrait pr?ciserÉ Çet personne dÕautre È





En tant quÕindividu, je suis le fruit particulier de lÕunion de mes parents, avec des caract?ristiques physiques qui me sont propres et un caractre qui se forge au gr? de mon existence. En ce sens, je suis diff?rent de tous les autres. Cette singularit? se manifeste ? travers le regard que les autres portent sur moi et ? travers le NOM qui mÕa ?t? donn? en vertu des pratiques sociales ; elle est sanctionn?e par mon inscription ? lÕ?tat-civil et lÕattribution de documents officiels, telle la carte dÕidentit?.

Ce qui fait mon identit?, ?galement, cÕest le fait que je sois de mme Ç nature È que dÕautres individus.

Je suis un tre humain, comme tous les autres tres humains, distinct des autres espces. CÕest un aspect fondamental de mon identit?. Mais, du fait des caract?ristiques qui distinguent certains groupes humains dÕautres, je peux penser mon identit? ? diff?rents degr?s.

De nombreuses circonstances interviennent dans la conscience quÕun individu peut avoir de son identit?: la race, le sexe, lÕ?ge, le statut social, le lieu dÕhabitation, lÕ?ducation reue etc.









CE QUÕON EST, CE NÕEST PAS FORCEMENT CE QUÕON CROIT ETRE



Dans la soci?t? rgnent de nombreuses in?galit?s. Les classes qui dominent d?veloppent des id?ologies qui placent des individus ou des populations en situation dÕinf?riorit?. Ainsi, pendant plus de trois sicles, les colonialistes franais ont occult? lÕhistoire des luttes populaires et de la cr?ativit? de la soci?t? Martiniquaise

Et pendant quÕils pillaient notre pays, ils ne cessaient de r?p?ter que la France nous porte bonheur et civilisation. La d?valorisation de notre peuple et des noirs en particulier est syst?matique. Le r?sultat, cÕest quÕune bonne part de notre peuple nÕa pas conscience de son identit?. Certains vont jusquÕ? renier maladivement ce quÕils sont et cherchent ? se convaincre quÕils sont ce que les colonialistes veulent quÕils soient.

A cela sÕajoutent, aujourdÕhui, les ph?nomnes dÕali?nation et dÕidentification li?s au d?ferlement de la culture mondialis?e livr?e par les omnipr?sents m?dias occidentaux. Ainsi, notre jeunesse se projette dans les modles superficiels ou /et n?gatifs qui leur sont propos?s : Lolita, Ca?ds etc.

Eh bien, le d?phasage existant entre lÕidentit? r?elle de nombre de nos compatriotes et celle quÕils se donnent a des effets d?vastateurs dans la soci?t? martiniquaise :

DÕabord, la recherche dÕun modle ?tranger dans lequel sÕidentifier trouve sa source dans une d?valuation de sa propre personne et dans un autod?nigrement d?stabilisateur. Il faut noter que les modles propos?s par les occidentaux sont porteurs de toutes les discriminations possibles.

Si nous nÕallons pas jusquÕ? parler de d?rglements mentaux, nous pouvons admettre quÕil y a, dans ces conditions, impossibilit? dÕ?panouissement.

DÕautre part, le mal Ð tre li? ? la pression quÕexerce le subconscient de lÕindividu qui se torture dans une enveloppe identitaire qui nÕest pas la sienne, a pour cons?quence que celui-ci ne peut avoir des relations sereines avec son entourage. Il a tendance ? vouloir, rabaisser, ?craser, effacer tout autre qui le renvoie ? sa v?ritable identit?. CÕest lÕune des causes de la violence qui traverse notre soci?t? martiniquaise et qui sape sa coh?sion.
Il y a alors urgence ? ce que, tous, nous cultivions pleinement la conscience de ce que nous sommes vraiment.









CE QUE NOUS NE SOMMES CERTAINEMENT PAS



Il y a un certain nombre dÕ?tiquettes quÕon nous colle au dos et dont nous devons absolument nous d?faire.

Pr?tendre, par exemple, que nous sommes des Ç Europ?ens tropicaux È cÕest une ?vidente imb?cillit?. Nous ne sommes pas plus des Ç DOMIENS È. Ces vocables ont pour intention id?ologique de nier notre identit? nationale et de faire de nous des appendices de la m?tropole coloniale.

Notre attention doit se porter aussi sur les Ç identit?s È attribu?es ? nos compatriotes vivant en France, Le mot le plus usit? pour les d?signer, cÕest le mot Ç Antillais È. Constatons quÕil d?signe indistinctement les ressortissants de Martinique et de Guadeloupe. Certains mmes y associent les Guyanais, qui eux, sont des continentaux dÕAm?rique du Sud. Voil? un vocable qui nÕexprime pas une exacte r?alit?, puisquÕil exclut manifestement lÕimmense majorit? des populations de lÕarc Antillais. LÕutilisation de cette ?tiquette avalise la coupure voulue par les colonialistes pour gommer notre identit? carib?enne.

Il ne sÕagit pas de partir en guerre contre ceux qui, habitude oblige, utilisent ce mot dans le contexte ?voqu?. Non, il sÕagit de dire que, dans le travail de reconqute de notre vraie identit?, nous devons vulgariser les mots Ç Martiniquais È Ç Guadeloup?ens È et Ç carib?ens È.

Par contre certains mots mis ? la mode ces dernires ann?es par les colonialistes ou des gens ? la recherche dÕoriginalit? douteuse, m?ritent dÕtre combattus

Les qualificatifs de Ç Negzagonaux È et Ç N?gropolitains È invent?s pour d?signer nos compatriotes vivant en France sont, ? lÕ?vidence, connot?s p?jorativement et suscitent la division. Nous devons nous en d?marquer nettement.

Parlons clairement de la Ç communaut? Martiniquaise È vivant en France ou de nos Ç compatriotes ?migr?s È, pour signifier que nous assumons notre identit? nationale. Rejetons les noms choisis par lÕautre selon une perspective qui lui est propre. Ne soyons pas ce que lÕon veut que nous soyons. Revendiquons ce que nous sommes.



CE QUE NOUS SOMMES VRAIMENT



Les revendications identitaires interviennent quand les groupes prennent conscience de leur mal tre ou des oppressions qui leur interdisent dÕassumer leur identit?. Il est ?vident que le mouvement de la NEGRITUDE a ?t? une r?ponse id?ologique au m?pris cultiv? par les occidentaux ? lÕ?gard des peuples noirs. Dans la mme lign?e, on peut ?voquer la lutte des noirs am?ricains avec leur slogan Ç IÕM BLACK AND IÕM PROUND È (Je suis noir et je suis fier)

Quand certains Martiniquais se revendiquent Ethiopien, cela traduit ?galement la volont? de redorer un pass? occult? par les colonialistes et de mettre en valeur des apports dÕune civilisation noire qui a jou? un r?le d?terminant dans lÕhistoire de lÕhumanit?. De notre point de vue, il nÕest pas s?rieux de d?nigrer de telles revendications identitaires, car tous les parcours qui visent ? la reconqute de notre identit?, en se confrontant, peuvent contribuer ? la conscientisation de la population.

Mais, en ce qui nous concerne, nous croyons que lÕidentit? que nous devons assumer et dont nous devons exiger le respect, celle qui doit d?terminer nos choix de vie et de d?veloppement, est que nous sommes des MARTINIQUAIS CARIBEENS.

Nous sommes un peuple, le PEUPLE MARTINIQUAIS, avec une histoire, un h?ritage, une culture, un g?nie communs, n? dÕune adaptation collective ? notre environnement. Ce peuple avec ses diff?rentes racines ethniques, sÕest constitu? en entit? sp?cifique, diff?rente des autres. Profitons en pour r?affirmer ici que si lÕessentiel de notre communaut? nationale trouve ses racines en Afrique, les Ç b?k?s È sont absolument des Martiniquais. Encore une fois, ce nÕest pas une sentence prononc?e par quelque ponte que ce soit qui fait des gens ce quÕils sont, mais bien les circonstances objectives. Qui nierait que les latifondiaires blancs, descendants des colons vivant au Venezuela sont V?n?zu?liens ?

Nous sommes CARIBEENS, parce que nous partageons un espace g?ographique, une histoire, une culture commune ? bien des ?gards, avec nos voisins de lÕarc Antillais. De toute ?vidence nous avons ? construire un destin commun, quand eux et nous serons d?barrass?s de toute tutelle imp?rialiste.





SAVOIR ETRE SOI MEME CONDITION DE TOUT EQUILIBRE ET DE TOUT EPANOUISSEMENT ;



Si on nÕassume pas son identit?, si on refuse dÕtre ce que lÕon est et si on sÕapplique ? singer un autre, nous lÕavons dit, aucun ?panouissement nÕest possible. En tant que peuple, nous serons incapable de construire un projet commun de d?veloppement, tant que persistera lÕid?e que nous sommes des sous-hommes, incapables de nous g?rer, incapables de manger si le ma?tre blanc ne tend pas la pitance.



En tant quÕtre humain, nous devons refuser lÕid?e que nous puissions tre inf?rieur ( ou sup?rieur) ? un autre tre humain.

En tant que peuple, nous devons d?fendre notre droit ? lÕexistence et ? lÕautod?termination. Car lÕhumanit? a besoin du g?nie de tous les peuples pour sortir du marasme dans lequel elle se trouve. La Biodiversit? cÕest la condition de la survie de notre espce. CÕest pour cela quÕil faut combattre ceux qui, bouscul?s par lÕ?l?vation du niveau de conscience du peuple, finissent par admettre quÕils sont Martiniquais, mais pr?nent la dissolution dans la France et dans lÕEurope.



Assumer notre identit? de Martiniquais nous commande, aujourdÕhui, de mener une lutte acharn?e contre les manoeuvres entreprises par les colonialistes franais pour saper les bases mmes de lÕexistence de notre peuple. Cette lutte implique, entre autres, des batailles sur le front des arts et de la culture, sur le front de lÕ?ducation, sur le front politique, des initiatives pour r?habiliter notre histoire, valoriser nos traditions positives et construire des alternatives.



































































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