Google


Cooliroo - Moteur de recherche spécialisé Antilles

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Sondage

Abonnez-vous pour recevoir la newsletter de BondaManJak  directement dans votre email :


Recevoir du HTML?

Syndication

Windows Live Alerts
Accueil arrow Martinique arrow A la une arrow Les libres de couleur à la Martinique,
Les libres de couleur à la Martinique, Version imprimable
03-11-2005
Grand penteng ce soir aux Archives Départementale de la Martinique. Vernissage de l'exposition « Liberté, Egalité, Citoyenneté. Les libres de couleur à la Martinique, 1635-1848 ». Une co-production de la Société d'Histoire de la Martinique et des Archives Départementales. Grand penteng ce soir aux Archives Départementale de la Martinique. Vernissage de l?exposition « Liberté, Egalité, Citoyenneté. Les libres de couleur à la Martinique, 1635-1848 ». Une co-production de la Société d?Histoire de la Martinique et des Archives Départementales. Aux manettes, sous la présidence de M. Léo Elisabeth, Mme Sainte-Rose, Mme Litan et M. Parsemain pour les recherches ici et ailleurs à Aix-en-Provence, Bordeaux, ? et la validation scientifique. A la réalisation Mlle Valérie Ozier-Lafontaine et tous les employés des Archives Départementales sous la direction de Mme Dominique Taffin. Il y avait Patrick Flériag, président de la Commission Culture du Conseil Général qui représentait le Président du Conseil Général Claude Lise, et qui a prononcé l?allocution d?ouverture. Il y avait également des membres de la Société d?Histoire, le représentant de la DRAC, Claude Pompière, président de la Chambre de Commerce, plusieurs Directeurs du Conseil Général, Grégor Williams, un historien de Ste Lucie, Laurent Valère créateur des gisants de « Cap 110 » au Diamant et plusieurs dizaines de personnes. Une exposition en quatre parties, pleine d?enseignements sur cette catégorie raciale à l?origine de bien des ambiguïtés et pourtant tellement importante dans la constitution de ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui "le peuple martiniquais". Elle sera visible à compter de demain vendredi aux Archives Départementales au Morne Tartenson à Fort-de-France. James Leroi
Commentaires
Ajouter un nouveauRechercher
kanelle   | Unregistered | 04-11-2005 04:13:51
YES!!!!!
KIDITOU   | Unregistered | 04-11-2005 04:15:28
C dommage que Morne Tartenson soit si loin de chez moi
Jean   | Unregistered | 04-11-2005 04:45:52
Pourrais-t-on avoir une image plus grande de l'affiche ? Y-t-il un site web dédié à l'exposition ?
cain   | Unregistered | 04-11-2005 08:56:31
C'est les mulatres qui ecrivent ou parlent de l'histoire des mulatre ?
Tickle   | Unregistered | 04-11-2005 15:23:54
et toc!
Caïn   | Unregistered | 04-11-2005 15:33:03
l'oeuil de moscou

Arrête ton cinéma, retourne dans ce que tu crois, on ne me l'a fait pas, surement pas sur ces questions.




Professeur   | Unregistered | 04-11-2005 15:35:08
L'Oeil

"Libre de couleur" et "mulâtre" ne sont en effet pas des termes tout-à-fait équivalents. Il existait sous l'Ancien régime, sous l'Empire et sous la Restauration, des mulâtres esclaves et des nègres libres. Mais dans la mesure où l'écrasante majorité des affranchis étaient des mulâtres, l'expression "Libres de couleur" a fini par se confondre avec "mulâtres libres". Les nègres libres, minoritaires dans le groupe des "Libres de couleur", seront alors considérés comme des mulâtres sociaux.
Tickle   | Unregistered | 04-11-2005 15:42:58
Moi je dis libre de couleur dans sa tete!
Professeur   | Unregistered | 04-11-2005 15:50:27
Et ça veut dire quoi "Libre de couleur dans sa tête" ?
Caïn   | Unregistered | 04-11-2005 15:50:56
et moi je dis que les libres de couleurs sont à ranger au même titre que les békés : ils étaient dans leur grande majorité opposés à l'abolitions, et les plus riches d'entre eux étaient esclavagistes.

N'ayez pas la ptétention de me donner des cours sur mon histoire, et encore moins sur cette période.

Caïn
Professeur   | Unregistered | 04-11-2005 16:27:16
Caïn, ton histoire mérite d'être complétée. S'il est vrai que les libres de couleur ont été longtemps instrumentalisés par les békés, s'il est vrai aussi que certains étaient esclavagistes, le revirement de leur leader, Cyrille Charles Auguste Bissette, perdant toute ilusion quand à l'espoir de ce groupe d'être admis à partager le pouvoir des békés, les rangera au côté des esclaves dans la lutte abolitionniste. Bissette, oublié aujourd'hui à cause de son opposition à Schoelcher et de sa complaisance à l'endroit de Napoléon III (qui était son cousin), fut un le principal abolitionniste martiniquais. Il racheta, en partie, la compromission historique des mulâtres.
Je t'invite à lire la Revue des colonies, revue de Bissette, dont les numéros intégraux sont maintenant disponibles aux Archives départementales.
Tickle   | Unregistered | 04-11-2005 16:48:23
Libre de couleur dans sa tete c ( et le commentaire n'engage que moi biensur...) d'abord dans sa tete en assumant nos origines africaines et autres sans pour autant victimiser ou le balancer a la tete de tout le monde des que la suseptibilite mal placee fait son apparition et c aussi voir son prochain "libre de couleur" et la je cantone pas la chose a blanc/noir mais rien que chez nous, par exemple, les appellations chabin, fonce, mulatre, neg' la, coolie et autres sont source de sentiments racistes au sein meme de nos comunautes. C de ca qu'il faut se liberer...
Bref ca n'a rien a voir avec le sujet du livre presente mais bon tu as demande ce que ca voulais dire pour moi alors voila....
Tickle   | Unregistered | 04-11-2005 16:53:57
de l'expo pardon ahahahahah
Janie   | Unregistered | 04-11-2005 17:05:58
Professeur comment se fait-il que Bisette soit le cousin de Napoléon III ?
Professeur   | Unregistered | 04-11-2005 17:26:46
La mère de Bissette était la demi-soeur de Joséphine Tascher de la Pagerie, laquelle était la mère d'Hortense de Beauharnais, elle-même mère de Napoléon III.
Caïn   | Unregistered | 04-11-2005 17:35:34
Professeur

En effet, il convenait de compléter mes propos. Il me semble que la proportion de Noirs libres faisant partie des gens de couleur corespondait à 2 %, je ne sais plus ou j'avais trouvé cette statistique.

Quoi qu'il en soit, si Bissette s'est rallié à la cause des abolitionnistes, c'est en dépit de cause. Puis, il n'a pas attiré la totalité des gens de couleur à sa cause.

Quand à la compromission et la traitise historique des mulâtres, en Martinique, je pense que c'est liée comportement du mulatre Molière...

Envoyez moi un mail : cain33@voila.fr

Caïn



Professeur   | Unregistered | 04-11-2005 18:50:41
Caïn, c'est vrai que Bissette c'est rallié aux abolitionnistes en désespoir de cause. Accusé d'être l'auteur d'un libelle revendiquant des droits pour les libres de couleur, il a été marqué au fer rouge et condamné aux travaux forcés, alors même que peu de temps auparavant il avait prêté main forte aux békés pour mater une révolte d'esclaves au Carbet. Mais sa conversion a par la suite été sincère, passionnée (il a englouti toute sa fortune dans cette cause) et sutout efficace. Exilé en France sous la monarchie de Juillet, il a été un des principaux diffuseurs là-bas de l'idéal abolitionniste. Et il a été, au moins autant que Schoelcher, un acteur de l'abolition puis un élu des libérés.
Par-delà son parcours quelque peu sinueux (mais l'Histoire est sinueuse !), il est anormal que ce grand abolitionniste ait été à ce point oblitéré. Il faut dire que son principal concurent, Victor Schoelcher, a pesé de tout son poids pour qu'il en soit ainsi, ce qui fut facilité par le décès prématuré de Bissette en 1858. Et puis dans la logique assimilationniste, Bissette posait problème : c'était un Martiniquais tandis que Schoelcher, lui, était Français.
Ainsi, alors qu'il y a un lycée Schoelcher, une commune Schoelcher et je ne sais combien de rues et places Schoelcher, il n'existe aucun lieu public à la Martinique qui porte le nom de Bissette.
Bissette cependant commence à émerger à la place qui lui revient dans notre histoire : celui de l'intellectuel et homme politique martiniquais ayant le plus écrit et ferraillé contre l'esclavage, grâce notamment aux travaux de l'historienne Stella Pâme, qui lui a consacré un livre : "Cyrille Bissette. Un martyr de la liberté", éditions Désormeaux, 1999, 285 p.
J'espère que cette exposition, que je n'ai pas encore vue, restitue son geste.
Caïn   | Unregistered | 04-11-2005 19:29:24
Professeur

Bissette est un personnage ambigu, plein de contradictions.

Et je pense que s?il fut oublié, certes la responsabilité incombe aux partisans de V. Schoelcher, mais pas exclusivement.

N?oublions pas que son alliance avec Pécoul lors des législative de juin, qu'ils remportèrent haut la main contre Schoelcher, lui a attiré la haine des gens de couleur, qui l?ont accusé d'avoir "trahi sa race" par cette alliance contre nature avec le béké Pécoul.

Quoi qu?il en soit c?est un personnage complexe et non linéaire, qui mérite que l'on s'attarde un peu plus que ...

Serge E   | Unregistered | 04-11-2005 19:54:44

Bonjour,

C'est bien beau toutes ces circonvolutions autour des termes INVENTES par les bourreaux. DIVIDE TO RULE, vous connaissez?
C'est bien cette division scientifique des AFRICAINS, oh pardon des NEGRES, que la branche AFRICAINE de ces esclavagistes a appliqué plus tard sous l'apartheid. Il faudrait donc ne pas oublier que les boureaux savent ce qu'il faut faire pour détruire l'unité d'un peuple; ce qu'ils parviennent , hélas, toujours à faire, suivez l'exemple Français, l'histoire se perpétue très bien.

Bref, comme quelqu'un l'a souligné, il faut assumer au préalable l'identité de ceux qui étaient déportés du point A vers le point A: AFRICAINS
Une fois que ça sera admis par tous, principalement par les NEGRES, la litterature sur les libres de "couleur" et les couleurs libres, les chabins, capresse, octavon, mamelouks, milat, kongo,etc..., ne prendra plus le pas sur l'essentiel, c'est à dire le CRIME CONTRE L'HUMANITE perpétré par les lumières occidentales. C'est ainsi que nous sortirons du bourbier dans lequel nous sommes, ce qui arrange bien les bénéficiaires du LARCIN.

A+
Touloukaéré   | Unregistered | 06-11-2005 05:30:05
C'est bien que nous puissions avoir une relecture sur des pans de notre histoire. Bisset est un personnage ambigu. Cest vrai. Mais à cette époque les rapports étaient ambigus. Les hommes qui ont pris définitivement position contre l'esclavage ont du eux même se ressocialiser et remettre en question tout le sytème de conditionnement qu'ils ont subi depuis l'enfance. Remettre en question des valeurs, des codes, des croyance de l'époque.
Qu'est ce un mulatre à cette époque avec tous les nuances de ton du métissage ? est -ce ceux qui étaient couleur café au lait, couleur cannel, négre rouge avec cheveux en grain de poivre ou avec cheveux plat, ondulès... Ou était-on mûlatre du seul fait d'avoir un parent blanc peu importe la couleur de la peau.n'était-ce simplement un statut social ?.J'apprécie les explications du "professeur".
Touloukaéré   | Unregistered | 06-11-2005 05:32:04
C'est bien que nous puissions avoir une relecture sur des pans de notre histoire. Bisset est un personnage ambigu. Cest vrai. Mais à cette époque les rapports étaient ambigus. Les hommes qui ont pris définitivement position contre l'esclavage ont du eux même se ressocialiser et remettre en question tout le sytème de conditionnement qu'ils ont subi depuis l'enfance. Remettre en question des valeurs, des codes, des croyance de l'époque.
Qu'est ce un mulatre à cette époque avec tous les nuances de ton du métissage ? est -ce ceux qui étaient couleur café au lait, couleur cannel, négre rouge avec cheveux en grain de poivre ou avec cheveux plat, ondulès... Ou était-on mûlatre du seul fait d'avoir un parent blanc peu importe la couleur de la peau.n'était-ce simplement un statut social ?.J'apprécie les explications du "professeur".
Caïn   | Unregistered | 06-11-2005 08:53:10
Professeur

Concernant les mulatres, dans : défense coloniale du 22 mars 1882, je relève les propos du député martiniquais Marius Hurard, qui dit à propos de : " Il faut se débarrasser à tout jamais des mulâtres, les pires parvenus, le fléau du pays." ajoutant, quant à vous, vous n'êtes français que par décret. En vous targuant comme vous le faites, d'un décret surprise échappé au gouvernement provisoire de 1848, vous reniez l'Afrique à laquelle vous devez vos origines, vous êtes des renégats africains."

Le combat entre négritude et créolité, date... déjà se pose la question de savoir si c'est la couleur de peau ou l'appartenance à une sphère culturelle qui fait de nious ce que nous sommes.

Hurad dénonce les bountys, comme dit l'autre : rien de nouveau sous le soleil.

Le mois prochain, si j'ai un peu de temps je ferai un papier sur Hurard ou Bissette, mais je trouve que les propos de Hurard plus polémiques et violents, car il pose la question de race, peut etre que c'est sur lui que je ferai un court papier.

Caïn
Professeur   | Unregistered | 06-11-2005 16:27:34
Cain, Marius Hurard est intéressant comme républicain, polémiste (ce fut un rhéteur efficace) et anticlérical (opposé aux curés et à l'enseignement catholique). Mais il n'a ni la surface intellectuelle ni le rôle historique d'un Bissette. Quant au passage que tu cites, il est ambigu. Hurrard était lui-même issu par son père de la mulâtraille commerçante pierrotine et il fut, de fait, un notable mulâtre. Sous une Troisième république qui fut à la Martinique "La république des mulâtres", il n'aurait pu, s'il avait été un opposant déterminé à ce groupe, devenir député et encore moins président du Conseil général. Ses positions plus autonomistes qu'assimilationniste
s sont cependant à saluer, ainsi que son intérêt pour les masses nègres. Cet intérêt annonce, d'une certaine façon, le parcours par la suite d'un certain Joseph Lagrosillière, plus radical dans son expression mais tout aussi hanté par ce qui semble avoir été la fatalité du mulâtre en politique : la compromission.
Caïn   | Unregistered | 06-11-2005 18:12:28
Professeur

Comme tu le dis Marius Hurard est intéressant, je ne connais pas réellement son parcours, à part les grands traits, mais ce qui m'interpelle chez lui c'est son discours "racdical" s'en prenant aux uns et aux autres, tu parles de son "intérêt pour les masses nègres" et dans Défense coloniale (22 fev. 1882) voilà ce qu'il dit aux Nègres : "Nous tenons à vous dire avec tous ceux qui vous connaissent que vous êtes nés pour l'esclavage, et que vos instincts sont ceux de l'esclave."

Cet homme devrait être un sacré opportuniste.

Il faudrait, faire de courts articles sur ces personnages politique haut en couleur de l'histoire de la Martinique et de la Guadeloupe.

Caïn   | Unregistered | 08-11-2005 07:53:20
Professeur

Vous êtes juste venu faire un petit tour et je m'en vais ?

Je vous ai demandé de mon contacter, j'attends toujours votre mail.

Merci
Caïn
Professeur   | Unregistered | 08-11-2005 17:58:47
Eh oui cher Caïn, j'ai dû retourner à mes cours et à mes étudiants, mais à bientôt sans doute !
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
Dernière mise à jour : ( 02-02-2008 )
 
< Précédent   Suivant >

Les kamo du zouk

  • FUCKLY ET LES 190°
    sur le site showbizzantilles. com on peut lire ce qui suit : " L’enfant terrible du ragga/hip hop, Fuckly prend...
  • ADMIRAL T TIP TOP OF THE HIP HOP
    Le chanteur guadeloupéen Admiral T remporte le prix de la Catégorie Ragga-Dancehall lors de la cérémonie de l'année du hip hop ...
  • CYRIELLE
    La chanteuse martiniquaise Cyrielle, l'une des révélations zouk de l'an 2007, se sent pousser des ailes. Du coup,...
  • La Compagnie Créole Triomphe Au Québec
    Que devient « La compagnie créole » ? Le groupe antillo-guyanais, qui a fêté récemment ses 25 ans au Casino de Paris, fait actuellement...
  • DECES D'HENRI SALVADOR
    Le dernier des artistes français de la grande époque est décédé. Henri Salvador, né en 1917 à Cayenne en Guyane,...