|
|
Accueil Les brèves Brèves Lilian Thuram fustige les propos de Sarkozy sur la banlieue
|
Lilian Thuram fustige les propos de Sarkozy sur la banlieue |
|
|
14-01-2006 |
Le footballeur international Lilian Thuram a fustigé à nouveau les propos du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy pendant la crise des banlieues, et estimé qu'il était en partie responsable de la propagation des violences entre octobre et novembre.
"M. Sarkozy (...) a voulu faire la preuve de sa rigidité. Avec ses paroles méprisantes, humiliantes, il a mis le feu aux poudres et les émeutes se sont propagées", déclare le défenseur des Bleus dans le Journal du dimanche.
Nicolas Sarkozy, juste après les premières violences qui ont éclaté le 27 octobre après le décès de deux adolescents dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois, avait promis de mettre à la raison les individus qu'il qualifiait de "racailles".
"Un représentant de l'Etat doit avoir une analyse juste, une vraie hauteur de vues. Lui a poussé à la fracture sociale et son discours a réveillé le racisme latent chez les gens", déclare Lilian Thuram.
Le footballeur international Lilian Thuram a fustigé à nouveau les propos du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy pendant la crise des banlieues, et estimé qu'il était en partie responsable de la propagation des violences entre octobre et novembre.
"M. Sarkozy (...) a voulu faire la preuve de sa rigidité. Avec ses paroles méprisantes, humiliantes, il a mis le feu aux poudres et les émeutes se sont propagées", déclare le défenseur des Bleus dans le Journal du dimanche.
Nicolas Sarkozy, juste après les premières violences qui ont éclaté le 27 octobre après le décès de deux adolescents dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois, avait promis de mettre à la raison les individus qu'il qualifiait de "racailles".
"Un représentant de l'Etat doit avoir une analyse juste, une vraie hauteur de vues. Lui a poussé à la fracture sociale et son discours a réveillé le racisme latent chez les gens", déclare Lilian Thuram.
Il répond aussi au ministre de l'Intérieur qui après de premières déclarations a fait remarquer que le footballeur de la Juventus de Turin, originaire de la banlieue parisienne, n'y habitait plus "depuis longtemps" et ne pouvait donc à ses yeux parler au nom de ses habitants.
"Je lui ai pourtant dit que je faisais partie des gens qu'il stigmatisait, même si j'évolue dans une autre sphère. Je n'oublie pas qui je suis, ni d'où je viens", précise l'homme aux 110 sélections en équipe nationale.
Source (Reuters)
| |