Google


Cooliroo - Moteur de recherche spécialisé Antilles

Qui est en ligne

Il y a actuellement 23 invités et 1 membre en ligne

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Tokeza, le réseau au cœur de notre économie.

Sondage

Syndication

Windows Live Alerts
Accueil arrow Martinique arrow A la une arrow CONFERENCE - DEBAT : "FAUT-IL RELANCER LE DEBAT INSTITUTIONNEL ? »
CONFERENCE - DEBAT : "FAUT-IL RELANCER LE DEBAT INSTITUTIONNEL ? » Version imprimable
06-02-2006
« Après la Consultation du 7 décembre 2003, FAUT-IL RELANCER LE DEBAT INSTITUTIONNEL ? » CONFERENCE - DEBAT, le mercredi 8 Février 2006 à 17 h 30 à la Salle de Délibération du CONSEIL REGIONAL DE MARTINIQUE Plateau Roy  Cluny  97 200 FORT DE FRANCE Débat animé par Louis BOUTRIN, auteur du livre « Au-delà des discours ! Une volonté pour le pays Martinique ». Lauréat du Prix Arc-en-ciel 2005

Digg!Google!Facebook!Del.icio.us!Live!Yahoo!
Commentaires
Rechercher RSS
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
sicqo   |06-02-2006 10:44:15
certains auraient 'ils des remords? ah ah ah ( rire jaune)
aimé césaire, le faux   |06-02-2006 12:01:06
NON, il ne faut pas relancer le débat, à 51% ...
OUI, il faut le relancer, à
49% ...
euh .... e, aprezan, sa nou ka fè ?
Lee Bee Dee   |06-02-2006 15:07:59
Est-ce queue il y aura des filles ? Je demande. Pour savoir si je viendrai.


Parce queue si c'est pour regarder la barbiche du Boutrin, bof, bof.
nasyon matnik péyi a sé ta no   |07-02-2006 08:00:24
Le vote par une majorité parlementaire de droite en france de la loi sur "le
rôle positif" de l'article 4 de la colonisation a provoqué une double
stupeur.La stupeur et la colère de nombreux martiniquais et citoyens des DOM -au
pays comme en hexagone-qui croyaient sincèrement et naÏvement que la france
avait fait son devoir de mémoire sur la colonisation et l'esclavage.

Ils ont
découvert qu'une large fraction de la classe politique et publique francaise
(64%) sont convaincues du rôle civilisateur de l'homme blanc et de l'europe, et
le revendiquent hautement et avec arrogance.Ils percoivent que , dèrriere ce
debat sur l'histoire et le passé,il y a le maintien d'un esprit non seulement
colonialiste mais raciste dans la france qui se targue d'être la patrie des
droits de l'homme.D'où la mobilisation contre la venue de Sarko ressentit comme
une insulte.D'où l'exigence de l'abrogation pure et simple de la loi de la
honte.

Il y a eu en retour la stupeur de l'opinion francaise quio a découvert
que la question coloniale ne concerne pas seulement l'Afrique du Nord , mais
aussi les ex "vieilles colonies".La presse francaise a été étonné que le
"vieux sage humaniste " Césaire , qui recoit presque tout le monde , ait
refusé de rencontré le ministre de l'intèrieur, traduisant la répulsion de son
peuple à l'égard d'un authentique raciste qui répète qu'il refuse la
"repentance permanente".


La gauche et l'extreme gauche de cette
Nation se sont rassemblé et ont exiger l'abrogation de la loi puis puis la
rage de la droite martiniquaise Monplaisir à Laventure qui s'appretait à se
vendre à Sarko et à enterriner la question institutionnelle dans le meme balan
ne peut que nous rejouir.Car comme l'écrit patrick Singainy, " à présent que
l'etat francais officiellement entendre que nous sommes des citoyens infèrieurs
sempiternellement redevables de la "mère patrie", nous pouvons accéder
sans objections sèrieuses, à un statut en rapport avec nos véritables identités
et aspirations" ( France-Antilles du 15.12.2005)

Ce qui importe, c'est
d'affirmer et rappeler à cette opinion francaise bien -pensante que aujourd'hui
la Martinique est encore une NEO-COLONIE départementale et que-en dépit de
certains progrès indéniables-la departementalisation n'est pas la décolonisation
(L'algerie une fois annexée à l'époque était aussi un departement francais et
c'est par l'independance qu'il y a pu avoir decolonisation)



Toutes les
décisions importantes concernant la vie des Martiniquais(ses) sont prises par
des personnes et des institutions non martiniquaises.L'éco nomie du pays est
chaque jour plus dépendante et l'avenir de sa jeunesse est bouché.Et ses choix
de devellopement sont dictés en fonction d'intérets extèrieurs et des lobbys
coloniaux locaux.La culture martiniquaise, malgrés sa vivacité, est écrasée et
marginalisée.

L'a brogation de l'article 4 a été indispensable pour le
respect de notre dignité mais cependant il est encore plus nécessaire de lutter
pour que la Martinique soit MARTINIQUAISE.

mé si an pil mési an chay!


aimé césaire, le faux   |07-02-2006 09:48:23
nasyon matnik péyi a sé ta nou, nou dakò epi w. mè yo te'e di se pwopagann ou
vini fè isi a.
pran tan pran de blag epi Lee-Bee-Dee ouben Levitik. Mete
LaRédaction alafèt delè. Rilaks, kanmarad militan. Mete kò w konfòtab isi a. Ou
two adan diskour politik. Jui lavi w.
Lendenpandans ou pa lendepandans, jui
lavi w.
nasyon matnik peyi a sé ta nou   |07-02-2006 10:14:06
"nasyon matnik péyi a sé ta nou, nou dakò epi w. mè yo te?e di se pwopagann
ou vini fè isi a.
pran tan pran de blag epi Lee-Bee-Dee ouben Levitik. Mete
LaRédaction alafèt delè. Rilaks, kanmarad militan"
Dévenn pou mwen,man té
kè ni tan man té ké'i fè'i , pa tchoué kô'w man ké pran tan de blag lè Nasyon
mwen kè émancipé !

"Ou two adan diskour politik. Jui lavi w." paské
tou sé pwoblem nou ka renkontré jodi a ka vini di la!


Micheline   |07-02-2006 14:12:03
""(L?algerie une fois annexée à l?époque était aussi un departement
francais et c?est par l?independance qu?il y a pu avoir decolonisation)"
"

En effet, il ne peut y avoir décolonization sans indépendance.
Sans
indépendance, la colonization progresse jusqu'a son but final, sa solution
finale. Il y avait selon l?Insee 25000 ?métropolitains? vivant en Martinique en
1990. Aujourd?hui, les estimations parlent de 85 000. A bon entendeur, salut.
aimé césaire, le faux   |07-02-2006 14:39:55
regardez les chiffres du nombre de Martiniquais en France en 1970, en 1980, en
1990, en 2000 et maintenant.
compare z ensuite au nombre de Français en
Martinique à ces mêmes périodes.
kaldochis ation, dilution, génocide par
substitution, ... rien de tout cela : continuité territoriale. en gros, je te
donne le RMI, les routes, l'eau, l'électricité; en retour, je prends les postes
de direction et d'encadrement, je m'installe et je jouis de la vie sous les
Tropiques.

si nou pa dakò, nou konnèt sa nou dwe fè ...
aimé césaire, le faux   |07-02-2006 17:10:45
nasyon matnik peyi a sé ta nou,

koute mwen ti bolonm. ki Matinik endepandan,
ki Matinik pa endepandan :
* fanm dou
* manje bon
* koke dous
* lafèt bon
*
lavi bèl

pa jan bliye sa. se viv lavi, li yonn, ka konte an prèmye. tou
lèrèstan se boul chit.
nasyon matnik péyi a sé ta nou   |07-02-2006 17:53:32
"pa jan bliye sa. se viv lavi, li yonn, ka konte an prèmye. tou lèrèstan se
boul chit."
Dans ces cas la ne nous plaignons pas de tous nos problemes et
maux si sé viv lavi zot lé ! zot ka di i ni trop volans m ,zot ka pleurniché ki
ni trop zoreil en péyi a mè zot pa lé boujé tjou zot mi paradox zot yé aktjèlman
!
revolutionnaire   |07-02-2006 18:12:58
Le Manifeste de l'O.J.A.M

Placardé en Martinique les 23 et 24 décembre
1962



En décembre 1959, 3 fils de la Martinique, BETZI, MARAJO, ROSILE,
tombaient victimes des coups du colonialisme français. Ce sacrifice montra à la
jeunesse de notre pays la voie de l'émancipation, de la fierté, de la dignité.
Depuis, notre peuple, si longtemps plongé dans les ténèbres de l'histoire, offre
une résistance de plus en plus grande à l'oppression coloniale. Mais le
colonialisme français, suivant ses intérêts, accentue chaque jour son potentiel
répressif, voulant ainsi maintenir notre peuple sous le joug colonial.
Aujourd'hui l' Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique
déclare:
Que la Martinique est une colonie, sous le masque hypocrite de
département français, comme l'était l'Algérie, parce que dominée par la France,
sur le plan économique, social, culturel et politique. Ce qui se traduit par:



- Une économie uniquement agricole, à caractère féodal.
- La
prépondérance d'une minorité béké, liée au colonialisme français, monopolisant
la terre, les usines, le commerce et les banques.
- Un déficit permanent de la
balance commerciale.
- Un revenu individuel moyen les plus bas du monde.
- Le
chomâge et la misère.
- L'insuffisance d'écoles, de bibliothèques, de stades,
d'installations sportives.
- La déformation de l'histoire martiniquaise à des
fins assimilationnistes.

- L'étouffement de tout effort pour développer une
culture martiniquaise populaire et authentique.- L'aggravation de la répression
(Décembre 59, Mars 61), l'augmentation des forces policières, le renforcement
constant de l'appareil administratif français, et l'immigration de plus en plus
considérable de civils et militaires français.
- La révocation de
fonctionnaires martiniquais ayant résisté aux arbitraires tentatives d'exil.
-
Les condamnations de patriotes martiniquais.

Con damne définitivement le
statut de département français comme contraire aux intérêts du peuple et de la
jeunesse de la Martinique, et rendant impossible tout développement.

Pr
oclame la nécessité de la collectivisation des terres et des usines.
- le droit
de notre peuple d'exploiter ses richesses et ses ressources et d'industrialiser
le pays.
- le droit de tous au travail et à un salaire décent.
- La nécessité
inéluctable de l'entrée de la Martinique dans le vaste mouvement de
décolonisation totale.

En conséquence l'O.J.A.M. (l'Organisation de la
Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique) affirme que le malaise économique et
social qui sévit à la Martinique ne pourra disparaître que grâce à un programme
martiniquais au profit des martiniquais.
Procl ame le droit des martiniquais de
diriger leurs propres affaires.
Demande aux Guadeloupéens, aux Guyanais de
conjuguer plus que jamais leurs efforts dans libération de leur pays pour un
avenir commun. Soutien que la Martinique fait partie du monde
antillais.
Appelle les jeunes de la Martinique, quelles que soient leurs
croyances et leurs convictions, à s'unir pour l'écrasement définitif du
colonialisme dans la lutte de libération de la Martinique.

LA MARTINIQUE AUX
MARTINIQUAIS !



Les 18 auteurs du Manifeste de l'O.J.A.M, intitulé
"La Martinique aux martiniquais".

Rodolphe Désiré, Renaud de
Grandmaison, Henri Pied, Hervé Florent, Marc Pulvar, Joseph "Kokho"
René-Corail, Léon Sainte-Rose, Charles Davidas, Roger Riam, Victor Lessort,
Gesner Mencé, Henri Armougon, Manfred Lamotte, Guy Dufond, Guy Anglionin,
Georges Aliker, Josiane Saint-Louis-Augustin et Roland Lordinot.



LUMINA SOPHIE   |07-02-2006 18:18:20
Une liberté dont les structures sont pré-déterminées détruit à terme la
liberté.

Il n'est pas question, et il serait scandaleux, de méconnaître
l'ouvrage de ceux, politiques et techniciens, qui depuis si longtemps
travaillent dans le cadre du système actuel et qui d'ailleurs, confrontés aux
impasses de ce même système, réclament aujourd'hui qu'on le dépasse, par les
aménagements ou par la transformation radicale. Mais la liberté ne peut provenir
d'en haut. Elle émerge du dedans. Ce que l'on reçoit passivement vous maintient
en position sous-ordonnée. Ainsi voit-on apparaître dans nos débats politiques
un nouveau discours: celui d'un assimilationnisme nationaliste, qui nomme le
pays à chaque mot, mais comme pour mieux le dissoudre. Ici, le rôle de la France
ne devrait pas être de décider des cadres de notre liberté, même après
consultation, mais d'ouvrir ce qui avait été fermé, de dénouer ce qui avait été
noué, d'oxygéner les zones où l'asphyxie avait été permise. Briser le sac
DOM-TOM. Déclencher des espaces de souveraineté susceptibles d'être évolutifs.
Depuis l'amas de décombres des solutions rapportées, nous mesurons que les
seules avancées qui vaudront seront celles qui naîtront de nous-mêmes, qui
susciteront des verticalités intimes, de celles qui maintiennent d'aplomb la
réalité des libertés.

Conveni r d'un projet qui nous rassemble est un acte
fondateur.

Que pouvons-nous faire ensemble pour exister au monde ? Comment
concilier notre nécessaire responsabilité collective avec les réalités
économiques universellement et férocement triomphantes ? Le moment est venu de
débattre publiquement de ce que beaucoup d'entre nous pensent, l'un à part
l'autre.

La transformation progressive du tissu économique et social de la
Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique ne peut se faire en dehors de la mise
en oeuvre d'un projet global qui préparerait l'avenir en tenant compte du
présent.

Nos pays ne peuvent envisager de solutions à mettre en oeuvre, ni
leur calendrier, dans la perspective, par exemple, d'une industrialisation
lourde, d'une agriculture extensive, d'un tourisme exclusif ou d'une
hypertrophie du secteur tertiaire, commerce de consommation, etc... Dans tous
ces domaines, notre retard ou nos impossibles sont irrattrapables.

N otre
seule ouverture est celle d'une production diversifiée à valeur ajoutée, (la
valeur ajoutée étant cette donnée spécifique dont l'exploitation permet un
profit et un développement réel) comme celles qu'ont mises en oeuvre la plupart
des petits pays qui aujourd'hui disposent de leur propre sort. Dans le concert
baroque du monde actuel, nous croyons à l'avenir des petits pays. Autrement dit,
nous croyons qu'il n'y a pas de petits pays, il n'y a que de grands
projets.

Les conditions générales des Antilles, de la Guyane et de la Caraïbe
(des îles, ou des espaces facilement nettoyables, aisément transformables) font
que la valeur ajoutée que nous pouvons envisager résulterait d'une production à
caractère biologique, dont la demande grandit irrésistiblement sur le marché
mondial. Il nous faut occuper ce créneau.

C'est pourquoi, depuis quelques
temps déjà, certains d'entre nous ont proposé de mettre en place en Martinique
le projet global d'une économie centrée sur des produits biologiques
diversifiés, et de conquérir sur le marché mondial le label irréfutable «
Martinique pays à production biologique », ou « Martinique, premier pays
biologique du monde ».

Nous appelons les Guadeloupéens, les Guyanais et les
Martiniquais à considérer la nécessité d'une telle orientation, même si dans
chacun de ces pays un projet de cette nature peut passer par des voies
différentes, par exemple un accomplissement technologique en Guyane.

En ce
qui concerne le projet biologique les difficultés sont immenses et nous n'en
signalons ici que quelques-unes de caractère très général.

Un tel projet ne
saurait être imposé d'en haut, il devrait être l'affaire de tous, débattu par
tous. Il ne serait pas viable si une seule composante de notre réalité s'en
tenait à l'écartrt ou en était exclue, par quelque mécanisme ou quelque préjugé
que ce soit.

Il ne serait pas viable sans l'adhésion de la jeunesse, qui y
trouvera des motifs d'enthousiasme et d'action. L'insertion et l'emploi sont
irréalisables en dehors d'une intention collective et d'une visée commune.

Il
ne serait pas viable s'il ne favorisait pas, dans la chair même de notre lieu,
des vitalités culturelles, linguistiques et artistiques, capables d'éveiller
notre regard et de renouveler notre imaginaire de nous-mêmes et du monde. Ce
projet ne serait pas viable s'il n'est pas total, c'est à dire s'il n'englobe
pas tous les secteurs d'activité, agriculture, tourisme, agroalimentaire,
médecine, pêche, communication, lutte contre la pollution, système éducatif,
secteurs de production et de consommation, etc. Toute entreprise biologique
isolée est fragile et périssable.

koutlas   |07-02-2006 18:20:46
La départementalisation a mis en oeuvre des processus indéniables de
modernisation, d'élévation du niveau de vie, d'amélioration générale des
conditions d'existence et des rapports sociaux, mais elle s'est aussi pervertie
en un syndrome d'assistanat généralisé, de dépendance accrue, et d'une
anesthésie qui se renforçait à mesure que les transferts publics augmentaient en
ampleur. Il faut ajouter le mal-être généralisé et l'invalidation des pouvoirs
locaux renvoyés à leur impuissance à chaque passage d'un grand commis
gouvernemental porteur de subsides et de décisions. Et encore, cette
consommation hyperbolique par laquelle nous nous dispensons si plaisamment
d'investir, de nous projeter, de construire. Le devenir de la consommation est
alors la consommation elle-même, qui va jusqu'à consumer ses acteurs. L'échec
est là, et même les partisans de l'assimilation sont obligés aujourd'hui de
reconsidérer ou de relativiser leur terrible absolu.

Par la
départementalisation la France nous a fait accéder à son monde. Il nous faut
accéder par nous-mêmes aux horizons du monde.

Un statut ne sert pas d'âme
vivante à un peuple.

Tout statut est un outil au service d'une intention,
d'un désir, d'une projection vers le monde. La lutte pour le changement de
statut est certes légitime. Mais cet ensemble complexe naît de ce que l'on
pourrait appeler un projet. Le projet n'est pas un programme, c'est d'abord une
stratégie, un cadre dynamique offert aux enthousiasmes et aux réalisations. Il
donne du sens à chaque désir, chaque intention, chaque projection, il lie
ensemble les énergies et les vouloirs, il crée une liberté collective qui
alimente chaque liberté individuelle, laquelle nourrit l'ensemble. Le projet,
parce qu'il est réellement consenti par tous, préserve des décisions
unilatérales, des dérives autarciques, des automatismes institutionnels
stériles. Et c'est le projet qui génère ses lieux de pouvoirs, de possibles, qui
rend nécessaire tel ou tel cadre juridique. C'est le projet qui sécrète le
statut qui lui est nécessaire, et non le contraire. Là où le statut a purement
et simplement remplacé le projet, on a vu persister les dépendances et les
assistanats, même dans des cadres de responsabilité élargie, on a vu des désirs
de retours en arrière et des appels à une réactivation de la sujétion, on a vu
le geste inachevé incapable d'actionner l'espace qui lui était donné.
L'autonomie de la pensée, la souveraineté de l'imaginaire, la liberté de
l'esprit sont, ici, des conditions incontournables.

En plaidant pour la
conception d'une telle utopie réaliste, qui accompagnerait et fonderait la lutte
pour tout statut nouveau, nous invoquons en fait cette liberté initiale sans
laquelle aucune liberté ne peut s'envisager: la liberté de la pensée. Un esprit
libre est d'abord soucieux de trouver le moyen de faire converger les énergies,
les désirs, les intentions, de leur donner un sens, sinon unique, du moins
global. La capacité à définir un projet global est, pour un peuple, le signe
qu'il est déjà libre, et que fort de cette liberté, il est en mesure de
construire ses libertés.

Notre incapacité à penser/vouloir un projet est sans
doute la résultante du corset départemental qui engoue encore nos imaginaires de
solutions dépendantes et assistées, solutions qui nous posent des problèmes et
qui nous stérilisent. La dépendance-assistana t déréalise toute résistance ;
elle invalide l'intuition juste en l'empêchant de se doter d'outils réalistes
performants. Ce système exclut tout ce qui ne lui est pas conforme, ou propice,
et se révèle incapable de comprendre ou d'admettre la nécessité de la moindre
audace ; il prolifère ainsi jusqu'à ce qu'il s'asphyxie lui-même. Au fur et à
mesure qu'il s'épuise, ce système génère pourtant des pulsions évolutives par
lesquelles, paradoxalement, il se maintient. Revendiquer un statut sans
concevoir un projet global n'est pour nous qu'une pulsion évolutive. Pas un
écart déterminant.

Une liberté dont les structures sont pré-déterminées
détruit à terme la liberté.

Il n'est pas question, et il serait scandaleux,
de méconnaître l'ouvrage de ceux, politiques et techniciens, qui depuis si
longtemps travaillent dans le cadre du système actuel et qui d'ailleurs,
confrontés aux impasses de ce même système, réclament aujourd'hui qu'on le
dépasse, par les aménagements ou par la transformation radicale. Mais la liberté
ne peut provenir d'en haut. Elle émerge du dedans. Ce que l'on reçoit
passivement vous maintient en position sous-ordonnée. Ainsi voit-on apparaître
dans nos débats politiques un nouveau discours: celui d'un assimilationnisme
nationaliste, qui nomme le pays à chaque mot, mais comme pour mieux le
dissoudre. Ici, le rôle de la France ne devrait pas être de décider des cadres
de notre liberté, même après consultation, mais d'ouvrir ce qui avait été fermé,
de dénouer ce qui avait été noué, d'oxygéner les zones où l'asphyxie avait été
permise. Briser le sac DOM-TOM. Déclencher des espaces de souveraineté
susceptibles d'être évolutifs. Depuis l'amas de décombres des solutions
rapportées, nous mesurons que les seules avancées qui vaudront seront celles qui
naîtront de nous-mêmes, qui susciteront des verticalités intimes, de celles qui
maintiennent d'aplomb la réalité des libertés.

Conveni r d'un projet qui nous
rassemble est un acte fondateur.

Que pouvons-nous faire ensemble pour exister
au monde ? Comment concilier notre nécessaire responsabilité collective avec les
réalités économiques universellement et férocement triomphantes ? Le moment est
venu de débattre publiquement de ce que beaucoup d'entre nous pensent, l'un à
part l'autre.

La transformation progressive du tissu économique et social de
la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique ne peut se faire en dehors de la
mise en oeuvre d'un projet global qui préparerait l'avenir en tenant compte du
présent.

Nos pays ne peuvent envisager de solutions à mettre en oeuvre, ni
leur calendrier, dans la perspective, par exemple, d'une industrialisation
lourde, d'une agriculture extensive, d'un tourisme exclusif ou d'une
hypertrophie du secteur tertiaire, commerce de consommation, etc... Dans tous
ces domaines, notre retard ou nos impossibles sont irrattrapables.

N otre
seule ouverture est celle d'une production diversifiée à valeur ajoutée, (la
valeur ajoutée étant cette donnée spécifique dont l'exploitation permet un
profit et un développement réel) comme celles qu'ont mises en oeuvre la plupart
des petits pays qui aujourd'hui disposent de leur propre sort. Dans le concert
baroque du monde actuel, nous croyons à l'avenir des petits pays. Autrement dit,
nous croyons qu'il n'y a pas de petits pays, il n'y a que de grands
projets.

Les conditions générales des Antilles, de la Guyane et de la Caraïbe
(des îles, ou des espaces facilement nettoyables, aisément transformables) font
que la valeur ajoutée que nous pouvons envisager résulterait d'une production à
caractère biologique, dont la demande grandit irrésistiblement sur le marché
mondial. Il nous faut occuper ce créneau.

C'est pourquoi, depuis quelques
temps déjà, certains d'entre nous ont proposé de mettre en place en Martinique
le projet global d'une économie centrée sur des produits biologiques
diversifiés, et de conquérir sur le marché mondial le label irréfutable «
Martinique pays à production biologique », ou « Martinique, premier pays
biologique du monde ».

Nous appelons les Guadeloupéens, les Guyanais et les
Martiniquais à considérer la nécessité d'une telle orientation, même si dans
chacun de ces pays un projet de cette nature peut passer par des voies
différentes, par exemple un accomplissement technologique en Guyane.

En ce
qui concerne le projet biologique les difficultés sont immenses et nous n'en
signalons ici que quelques-unes de caractère très général.

Un tel projet ne
saurait être imposé d'en haut, il devrait être l'affaire de tous, débattu par
tous. Il ne serait pas viable si une seule composante de notre réalité s'en
tenait à l'écartrt ou en était exclue, par quelque mécanisme ou quelque préjugé
que ce soit.

Il ne serait pas viable sans l'adhésion de la jeunesse, qui y
trouvera des motifs d'enthousiasme et d'action. L'insertion et l'emploi sont
irréalisables en dehors d'une intention collective et d'une visée commune.

Il
ne serait pas viable s'il ne favorisait pas, dans la chair même de notre lieu,
des vitalités culturelles, linguistiques et artistiques, capables d'éveiller
notre regard et de renouveler notre imaginaire de nous-mêmes et du monde. Ce
projet ne serait pas viable s'il n'est pas total, c'est à dire s'il n'englobe
pas tous les secteurs d'activité, agriculture, tourisme, agroalimentaire,
médecine, pêche, communication, lutte contre la pollution, système éducatif,
secteurs de production et de consommation, etc. Toute entreprise biologique
isolée est fragile et périssable.

Il ne serait pas viable s'il n'aménageait
un calendrier progressif de transformations. La prudence réaliste et l'audace de
la conception globale se renforcent mutuellement. Il ne saurait se développer de
manière isolée, en dehors de l'effort et de la solidarité des autres pays de la
Caraïbe ou des voisins continentaux de la Guyane. Cet espace devenu solidaire
devrait se constituer en une des zones bleues du monde.

Ceci dit, des
milliers de problèmes concrets s'ouvrent et s'offrent à notre détermination et à
notre patience. Nous suggérons que les axes de développement d'un tel projet
soient étudiés, proposés au débat et à l'approbation publique, et mis à la
disposition des élus responsables, des syndicats, des décideurs économiques, des
éducateurs, des créateurs et des régisseurs culturels, des animateurs de la
jeunesse et des sports, des préposés à la santé publique ..., de tous les
acteurs de la société civile, qui auront à charge d'en aménager le
processus.

Nous sommes convaincus que si un tel projet global n'est pas
acceptable par tous, il faudra de toutes manières en inventer un autre, qui ne
pourra généralement se définir qu'autour de cette nécessité d'une production à
valeur ajoutée. C'est dans un tel cadre que les espaces de liberté politique
cesseraient d'être des coquilles vides. Et c'est un projet de cette nature qui
nous mettrait à même de mieux définir et préciser ces espaces à conquérir.

nasyon matnik péyi a sé ta nou   |07-02-2006 18:28:53
LUMINA SOPHIE
"et de conquérir sur le marché mondial le label irréfutable
« Martinique pays à production biologique », ou « Martinique, premier pays
biologique du monde ».
Nous appelons les Guadeloupéens, les Guyanais et les
Martiniquais à considérer la nécessité d?une telle orientation"

OK mais
si tu crie sur les toitsles termes "productions biologiques"
no us ne
serons plus " Martinique, premier pays biologique du monde ".
Congrès des élus du peuple   |07-02-2006 21:49:22
Il y avait nasyon, le suppositoire patente de BMJ, limite supportable, genre
propagande puérile. Mais bon il était seul et son innocence angélique pouvait
faire sourire. Il y a maintenant lumina, koutlas, revolutionaire. Tout ça
ressemble à s'y méprendre à des faux-nez de nasyon. C'est trop là. Tu ne peux
pas aller propagander ailleurs ?

nasyon, tu es triste et chiant. C'est de
l'infantilisme ça. Va remettre ta couche gamin. Ton truc ne fait plus rire.
T'as pas ton bac de français à préparer, non ? Nou bon la.
MAD'NIKNIK972   |08-02-2006 07:31:42
Il faut le relancer ! ! !

Car il est essentiel pour l'avenir du peuple qui
aujourd'hui est noyé dans des immenses promesses des dirigeants francais qui ne
saient mm po dja remettre en état La FRANCE.

Faut qu'on puisse maintenant
offrir tte les chances à notre avenir qui seul nous pourra le joindre a nos
difficultés.

Pens ons nous franchement que nous en sommes leurs soucis ! ! !


Il est tps de se responsabiliser en ayant des moyens ns permmettant de dire
que nous avons des hommes qui veulent créer, une vrai pays avec ts les atouts
que nous possédons.

Mwen cé mou ki sav sa pays mwen ka vou ! ! hé an pé pa
lésé moun di mwen ké nou pé ké rivé. Nou fai avan é si cé po zot ki ké fai ben
mwen ké sa fé bagay pou nou toute
nasyon matnik peyi a sé ta nou   |08-02-2006 08:05:28
CONGRES DES ELUS DU PEUPLE
"Il y avait nasyon, le suppositoire patente de
BMJ, limite supportable, genre propagande puérile. Mais bon il était seul et son
innocence angélique pouvait faire sourire. Il y a maintenant lumina, koutlas,
revolutionaire. Tout ça ressemble à s?y méprendre à des faux-nez de nasyon.
C?est trop là. Tu ne peux pas aller propagander ailleurs ?"
Je suis le
suppositoire et laisse moi deviner ,toi tu es le trou du cul!
la france
t'encule et tu à l'air d'aimer sa!
Tu verras l'histoire me donneras raison!
Micheline   |08-02-2006 09:21:21
""la france t?encule et tu à l?air d?aimer sa! ""
nasyon matnik péyi a sé ta nou   |09-02-2006 08:00:03
Bokantaj
Le CNCP organise un Bokantaj sur le thème suivant :
?La situation des
émigrés martiniquais en France?
le Samedi 18 février 2006 à 16h à l?immeuble
APAL - 8 rue Pierre et Marie Curie - Terres- Sainville - FORT DE FRANCE .
Congrès des élus du peuple   |09-02-2006 22:31:41
A ce bokantaj il y aura : nasyon, lumina sophie, koutlas, révolutionnaire, qui
pourront échanger transquillement.
nasyon matnik peyi a sé ta nou   |10-02-2006 08:06:06
Oui, Congrès des élus du peuple et d'autres personnes "conscientisées "
. Ne t'en fais pas, man sav opu pa kè'i vini mè sa pa grav ou kè évolué an lot
lè !

3.26 Copyright (C) 2008 Compojoom.com / Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

Dernière mise à jour : ( 10-06-2008 )
 
< Précédent   Suivant >

Les kamo du zouk

  • FUCKLY ET LES 190°
    sur le site showbizzantilles. com on peut lire ce qui suit : " L’enfant terrible du ragga/hip hop, Fuckly prend...
  • ADMIRAL T TIP TOP OF THE HIP HOP
    Le chanteur guadeloupéen Admiral T remporte le prix de la Catégorie Ragga-Dancehall lors de la cérémonie de l'année du hip hop ...
  • CYRIELLE
    La chanteuse martiniquaise Cyrielle, l'une des révélations zouk de l'an 2007, se sent pousser des ailes. Du coup,...
  • La Compagnie Créole Triomphe Au Québec
    Que devient « La compagnie créole » ? Le groupe antillo-guyanais, qui a fêté récemment ses 25 ans au Casino de Paris, fait actuellement...
  • DECES D'HENRI SALVADOR
    Le dernier des artistes français de la grande époque est décédé. Henri Salvador, né en 1917 à Cayenne en Guyane,...