|
Elie Domota, le principal porte-parole du collectif guadeloupéen de syndicats et d'associations LKP, a affirmé mercredi, au second jour d'une grève générale "d'avertissement" de 48 heures, que "nous ne devons pas arrêter (notre mouvement), car trop de problèmes ne sont pas réglés". "Bienvenue au pays LKP", a lancé M. Domota à l'attention du nouveau préfet de la Guadeloupe, Jean-Luc Fabre, qui a pris ses fonctions lundi. Le leader du LKP s'exprimait, en créole comme à son habitude, à l'issue d'une manifestation dans les rues de Pointe-à-Pitre qui a réuni entre 10.000 personnes, selon la préfecture, et 25.000, selon le collectif.
Le LKP, à l'origine de la grève générale de 44 jours qui avait paralysé la Guadeloupe en début d'année, a annoncé, à l'issue de la manifestation, qu'il organiserait un meeting vendredi soir à Pointe-à-Pitre. "Dès qu'ils toucheront au prix de l'essence, le lendemain nous serons en grève générale" a prévenu M. Domota. Gelé durant la crise sociale, le prix des carburants est fixé par arrêté préfectoral et n'a varié que de 6 centimes à la hausse depuis février. En dehors de la manifestation, le mouvement de grève générale n'a pas eu plus de répercussions mercredi que la veille: entreprises et centres commerciaux de la région de Pointe-à-Pitre étaient ouverts et semblaient avoir fonctionné normalement, a constaté un journaliste de l'AFP.
Source AFP
|