Intervention de Clément Charpentier-Tity en hommage aux Insurgés de 1870 à Desclieux

Voilà le texte de la courte allocution prononcée jeudi soir lors de la cérémonie qui a ouvert les manifestations commémoratives.

Après cet hommage à la Stèle de Desclieux, les participants se sont retrouvés, avec d’autres, à l’Atrium pour la conférence de Gilbert Pago sur le thème de ces terribles journées de septembre 1870.

Pour clore la soirée riche se souvenirs, avec le témoignage de l’arrière-petit-fils de Vincent Rosine sur le terrain duquel « Yo brilé koko Codé », Christiane Emmanuel a performé en solo « Lumina Sophie ». Moments intenses d’émotion et de douleur partagés par un public complètement captivé.

« Un salut fraternel à tous.

Merci à  Tanbou bô kannal  toujours égal à lui même

Merci à Armand NICOLAS pour sa présence et sa contribution inestimable à la connaissance de cette page de l’histoire de la Martinique.

Aujourd’hui nous vivons selon-nous un élément marquant.

La collectivité territoriale de la Martinique, avec le président du Conseil exécutif Alfred MARIE-JEANNE,  le Président de l’Assemblée de  Martinique, Claude LISE,  espace de pouvoir dont les martiniquais se sont dotés dès 2010, constituant donc la collectivité majeure de la Martinique a décidé de porter à la connaissance de tous, un évènement historique, qui a forgé notre peuple, sa mentalité très soucieuse de partage, de justice sociale, d’égalité raciale.

Septembre 1870, 22 ans après l’abolition de l’esclavage, reflète la violence, l’oppression toujours présente dans ce système qui va remplacer l’esclavage, faisant craindre un retour en arrière possible à tout moment.

Des hommes, des femmes, des martiniquais, des martiniquaises ont sacrifié leur liberté, et pour certains, leur vie pour une Martinique plus juste.

Ils ont alors porté une grande contribution à la propagation d’idéaux nobles : – tout moun sé moun

Cette insurrection, on le sait a été écrasée dans le sang. Il y eut de nombreux morts et   de nombreux blessés.

Un conseil de guerre est mis sur pied par les autorités françaises. Des séries de procès vont se succéder. Dans un premier temps, cinq Martiniquais seront exécutés à Desclieux, fusillés dans le lieu où nous sommes aujourd’hui.  Ce lieu, comme il l’est déjà un peu, devrait à l’avenir devenir un espace de reconnaissance de la Martinique vis-à-vis de ces morts pour la Martinique et au-delà, de tous ces destins brisés souvent dans la fleur de l’âge.

Nous allons citer le nom des cinq premiers condamnés à morts, fusillés le 25 novembre 1871 à 6 heures du matin.

Furcy CARBONNEL

Louis GERTRUDE

Cyrille NICAMORE

Louis-charles YOUTTE

Eugène LACAILLE

En 1872, trois autres condamnés à mort seront fusillés.

NOU KA DI : GLORYE SEPT 70″

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