Jean-Philippe Nilor défend les rhums domiens à l’Assemblée Nationale

Question au gouvernement…
Monsieur le Premier Ministre,

Aux Antilles et à la Réunion, la production de rhum est un des fleurons de notre patrimoine et de nos économies. Elle y impacte positivement l’emploi. Or désormais, cette production a de quoi cultiver de légitimes motifs d’inquiétude.

Le 01 janvier 2012, la France a décidé d’augmenter la fiscalité générale sur les alcools. On est passé en effet à un mode de calcul indexé sur le degré d’alcool.

Les producteurs de rhum se trouvaient donc doublement lésés : d’une part, l’avantage commercial que leur conférait le différentiel de 42% sur les accises était considérablement réduit. Et d’autre part, nos rhums étant plus alcoolisés que ceux des pays tiers se trouvaient davantage pénalisés.

C’est pourquoi la France a décidé dans l’urgence, d’exonérer les rhums des DOM de ce dispositif dévastateur. Ce soutien est juste et légitime. Il permet de rester compétitif face aux « rouleaux compresseurs » d’Amérique du nord (Bacardi) ou de Cuba (Havana Club), eux-mêmes très soutenus par leurs gouvernements respectifs.

Pourtant, au motif contestable « d’entrave au marché intérieur », la commission européenne réclame aujourd’hui aux producteurs de rhum des Outre-Mer une somme comprise entre 50 et 60 millions d’euros d’ici la fin 2013. Cette somme représente deux fois le chiffre d’affaires annuel de l’ensemble de nos distilleries!!

Monsieur le Premier Ministre, l’arbitrage du gouvernement est très attendu. Allez-vous accepter de voir sacrifier notre production de rhum au nom d’une logique ultra-libérale? J’ose croire qu’aujourd’hui et demain vous défendrez le rhum avec autant de détermination et de « punch » que s’il s’agissait du vin de France.

Jean-Philippe NILOR

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