Lettre ouverte à l’ UFM #Martinique, à Madame la Rectrice, Madame Bertho Lavenir, à Monsieur le Préfet, Monsieur Prévost.

Par Juliette Roméhaut

Mesdames et Monsieur,
Un terrible drame se joue en #Martinique pour plusieurs adolescentes, un cauchemar, une descente aux enfers, résultant du vice des adultes.
Le piège des réseaux sociaux, le piège de la cybercriminalité, viennent à nouveau de faire des victimes.
L’an dernier une mère de #Guadeloupe avait crié sa douleur, nous avait alerté sur le triste sort réservé à sa fille qui avait dû fuir.
Le 24 décembre dernier le #Facebook des ados explosait avec des photos dignes d’un film porno. Choix volontaire ? Usurpation de code ? Vengeance ?
Là, ce sont des jeunes filles qui ont lié des amitiés virtuelles, en croyant avoir affaire à des ados comme elles. Mode des #selfies aidant, aidant à repérer les jeunes posteuses. Si vous avez des ados, peut-être ont-ils aussi des milliers d’amis virtuels ? Nous sommes en Martinique, les statuts entre plage, piscine, carnaval, soirées sont un défilé de bikinis, de provoc. Entre alcool et drogue durant les soirées. Des cibles faciles. Un super marché pour pédophiles avérés. Au fil des dicussions privées, des confidences se font, des infos se donnent, le chantage devient facile. On menace de révéler aux parents, on extorque des photos, nues de préférence, on diffuse, on ruine une ado.
Ado qui rentre dans une spirale de terreur, d’horreur, de bassesse.
En moins de quelques heures les photos font le tour, lycée, collège, rectorat, gendarmes, le téléphone sonne, le scandale résonne, la victime est harcelée. Des plaintes sont déposées.
Rendez leurs leur statut, affirmez haut et fort qu’elles sont avant tout des victimes, qu’il faut les soutenir, qu’on va enquêter, trouver et châtier ses odieux personnages.
Je vous demande de communiquer, d’informer, de marteler les dangers qui guettent chaque foyer.
Je demande à l’UFM de s’emparer de ce dossier, de rendre la dignité à ces jeunes filles, de faire reconnaître à notre société qu’elles sont des victimes.
Il faut se battre contre ces destructeurs d’enfance, ne pas tourner la tête, ne pas attendre les drames.
Parents soyez à l’écoute, soyons solidaires pour éclairer nos enfants sur les dangers de ces réseaux sociaux. Expliquez leur qu’il n’y a pas de droit privé à l’image avec Facebook. Je sais vous l’avez déjà fait, mais il faut refaire encore et encore, comme avec des enfants qu’ils sont toujours.

PS : à vous jeunes scolarisés au Marin et qui allez vous adonner à des plaisirs charnels, dans un couloir obscur, adjacent à une banque, savez-vous que les gens de l’autre côté de la vitre fumée vous voient.
Vous ont-ils prévenus par une affichette pour vous prévenir que vous étiez visibles ?
Etes-vous surs que personne ne vous filme ?
Madame La Rectrice, je ne vous tiens en rien responsable, vous êtes là depuis peu de temps, mais je crois qu’il est temps de s’occuper de ces fléaux que sont le sexe et la violence qui règnent en maîtres à l’intérieur même d’établissements scolaires.

Le chiffre de cinq cas de grossesse en primaire lors de la dernière année scolaire, ne cesse lui aussi de me faire frémir, gageons que ce ne sont pas des Cm2, les pères.
Il y a urgence.

Juliette Roméhaut.

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