Partager cette info sur Facebook
Accueil Martinique A la une Le Comité Devoir de Mémoire réagit au document "Les derniers maîtres de la Martinique"
Le Comité Devoir de Mémoire réagit au document "Les derniers maîtres de la Martinique" PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 06 Février 2009 10:32

Le Comité Devoir de Mémoire ne peut rester insensible au document diffusé par Canal Plus dans lequel des représentants de la caste béké en Martinique, disent, dans une totale sérénité ce qui semble être le fond de leur pensée, à savoir qu'il porte en eux , au 21ème siècle, plus de 150 ans après l'abolition de l'esclavage, les mêmes valeurs qui ont alimenté ce crime inhumain pendant 300 ans, à savoir la notion de pureté raciale héritage directe de l'idéologie raciste et suprématiste qui a déshumanisé tout le continent Américain  sous les griffes du fouet esclavagiste et colonial.

 
Ces aveux seraient pathétiques, s'ils ne s'agissaient pas d'individus dont l'influence  sur l'économie de la Martinique et  le pouvoir français, sont tels qu'ils continuent aujourd'hui encore, une exploitation éhontée de ce peuple. Force est de constater  que  visiblement dans leur représentation, les Martiniquais (de couleur comme ils disent) ne sont  qu'un troupeau servile et sombre, corvéable à merci dont l'unique destin est de les servir et de les enrichir.

Ainsi, nos fiers békés, défenseurs enthousiastes de la pureté raciale,  (ce qui suppose qu'ils se protègent de la masse de tous les autres nécessairement  impure à leurs yeux), exhibent  avec cynisme leurs valeurs ancestrales racistes comme autant de signes de vertus !

 Ce cynisme qui se manifeste par les conditions de travail déplorables des ouvriers agricoles, par les salaires ridicules des travailleurs de la grande distribution, par des profits éhontés sur des produits de première nécessité, par l'absence relative ou totale de cadres Afro-descendants aux postes importants de leurs organisations, ce cynisme va jusqu'à constituer une menace pour la santé des Martiniquais, puisque le récent scandale du chlordécone est également la résultat de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains chefs d'entreprise béké qui une fois de plus n'auront vu dans le peuple Martiniquais qu'une sombre masse anonyme, toujours source d'intarissables profits, dont la santé n'est qu'un élément anecdotique. 

 D'emblée  une question vient à l'esprit après l'exhibition de ce racisme endogamique et de l'exploitation historiquement sans vergogne d'une population noire qu'ils tiennent soigneusement à distance : Les Békés se disent Martiniquais, mais le sont t'ils vraiment?

 Les fondations sanglantes et barbares de la Martinique, pays fondé sur l'ethnocide Amérindien et les fers de l'esclavage Africain, le viol et l’injustice, ont donné naissance à un peuple dont le devenir ne peut être envisagé qu'en réaction des valeurs racistes qui l'ont vu naître. Le projet sociétal de la Martinique ne peut être pigmentaire. Aimé Césaire l'avait bien compris, quand il faisait de son œuvre le socle humaniste d'un véritable projet de société débarrassé des sanglantes scories racistes  et esclavagistes. 

Notre société Martiniquaise en dépit de ses incertitudes, hésitations et maladresses a, de manière tacite rejeté le projet d'une société racialiste pour se tourner vers celui plus ouvert de la liberté, de l'égalité et du non racisme, seules garanties pour nous projeter dans une vision commune du vivre ensemble.

 

 

Comment peut-on  être, dès lors, dans un projet de pureté de la race, dans la fierté d'un apartheid suranné, et prétendre simultanément partager les vicissitudes, les réussites, les aspirations de ce peuple tant méprisé ! 

 
 

Pour le Comité Devoir de Mémoire

Fort-de-France, le 6 Février 2009.

Serge CHALONS.


Commentaires
Rechercher
Samedi   |2009-02-06 14:18:54
J'aurais aimé qu'on porte plainte contre ce monsieur pour ses propos.

rété
la pa kouri !
josé  - ne pas généraliser   |2009-02-06 16:48:00
Les jeunes békés n'ont pour la plupart pas cet état d'esprit mais subissent
malgré eux la loi de leurs aînés. Les dinosaures vont naturellement
disparaître et en attendant vous ne pourrez jamais les faire changer. La
relève (nouvelle génération) devrait logiquement inventer progressivement une
nouvelle forme de pensée. Il n'y aura jamais d'harmonie totale mais un grand
changement est en train de se construire.
Il y a de l'espoir de jours
meilleurs.
jarry privilèj   |2009-02-07 04:19:27
tout ce que la martinique compte de faux cul va se mettre à surfer sur la
vague......
Canal + a appris à ces nègres ce que tous les
nègres savent depuis 400 ans......il faut arrêter d'être hypocrite
et opportuniste.
Au fait Chirac avait parlé des bruits et des odeurs et........on est
resté français...
.
OKAY  - re:   |2009-02-07 06:27:51
jarry privilèj a écrit:
tout ce que la martinique compte de faux cul va se mettre à surfer sur la
vague......
Canal + a appris à ces nègres ce que tous les
nègres savent depuis 400 ans......il faut arrêter d'être hypocrite
et opportuniste.
Au fait Chirac avait parlé des bruits et des odeurs et........on est
resté français...
.


Et... ?
jarry privilèj   |2009-02-07 08:01:03
et.....?
quand on aime l'argent de Manman France, joue à l'offusqué et
ensuite on redevient tout doux

Citer:
Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne
garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli,
qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en
quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer
bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le
Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur
son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau
sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois,
vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et
pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien
d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe
de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le
Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le
Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants
;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre
salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os
de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge
une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il
vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien.
- Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je
suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ?
dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours
; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux
en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
"
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.



tout ce cinéma parce qu'il a juste manqué la caresse d'un béké ?
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
Mise à jour le Vendredi, 06 Février 2009 13:40
 

Sondage

Les lamentinois vont voter pour :
 

Nous contacter

Mail : redactionBMJ@gmail.com

Recherchez dans le site

Connectez-vous

Connexion

Créer un compte

Sur BMJ seuls les visiteurs connectés peuvent laisser un commentaire.

Qui est en ligne

Nous avons 553 invités et 5 membres en ligne

Newsletter

Abonnez vous pour recevoir la newsletter de BondaManJak directement dans votre email



Windows Live Alerts