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Jeudi, 19 Février 2009 16:27 |
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Jean-Marcel Bouguereau a une très bonne analyse de la lenteur sarkozienne : Pourquoi Nicolas Sarkozy, d’habitude si réactif et si prompt à sauter dans un avion, a-t-il mis si longtemps à réagir, ne consacrant pas un mot au conflit lors de son intervention du 5 fèvrier. Martine Aubry n’avait pas tort de dire que « le général de Gaulle, François Mitterrand, Jacques Chirac aimaient les DOM, » alors que là les Antillais « ont l’impression qu’on ne les aime plus, qu’on ne s’occupe plus d’eux. »
La visite annulée de 2005
C’est que Nicolas Sarkozy n’a toujours une relation compliquée avec les Antilles. Souvenez vous de ce mois de décembre 2005 ,où celui qui n’était encore que ministre de l’intérieur avait du annuler en catastrophe son voyage en Martinique et en Guadeloupe, alors que les manifestations contre lui se multipliaient. Aimé Césaire avait fait savoir qu’il ne recevrait pas le futur candidat UMP à l’élection présidentielle, car en faisant état du rôle « positif » de la colonisation, il avait irrité le chantre de la négritude. Et puis, il y avait eu, les mots de « Kärcher » et de « racaille », proférés dans des banlieues, où vivent de nombreux Antillais, installés en métropole.
Trois mois plus tard, un phrase en créole apprise par cœur devant le békés !
Lorsqu’il revint trois plus tard, c’était pour un visite au pas de charge où il avait appris par cœur un phrase en créole : « On a dit de moi que j’ai fui, le coq de combat ne fuit pas : me voici parmi vous ». Et devant qui il avait prononcés ces phrases apprises par cœur ? Devant les entrepreneurs de l’Ile, c’est-à-dire ces « békés » aujourd’hui mis en cause pour leur domination coloniale.
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Mise à jour le Jeudi, 19 Février 2009 17:42 |