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Accueil Martinique A la une NOUS EXIGEONS L’ABOLITION IMMEDIATE DU STATUT JURIDIQUE D’AFFRANCHI
NOUS EXIGEONS L’ABOLITION IMMEDIATE DU STATUT JURIDIQUE D’AFFRANCHI PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 22 Février 2009 14:19
Nos recherches nous ont permis de démontrer que si les Afro-descendants sont et demeurent dominés en MARTINIQUE par les Blancs Créoles, ce n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence d’un système institutionnel et juridique que nous qualifions de « créole », qui leur a été habilement imposé par l’Etat français, avec la complicité active des Blancs Créoles.

     STATUT D’AFFRANCHI = ASSIMILATION JURIDIQUE = DEPARTEMENT D’OUTRE-MER = DEPARTEMENTALISATION

L’étude approfondie de notre statut juridique actuel nous a permis ainsi de constater qu’effectivement, nous sommes toujours régis par un des statuts du Code Noir, à savoir le statut juridique d’affranchi, qui est un des statuts du système d’exploitation esclavagiste, qui n’a jamais été aboli, mais qui nous fut généralisé en 18481 et énoncé depuis sous différents synonymes (« assimilation juridique », « département français d’outre-mer » ou encore « départementalisation », néologisme créé par A. CESAIRE après qu’il a jugé l’appellation « assimilation » trop humiliante).

En effet, sur le plan du droit donc, il est ainsi édicté et appliqué que nous, populations colonisées, n'avons hérité qu’insignifiance de nos ancêtres tout simplement parce que ces derniers n'ont rien inventé d’intéressant, que leurs mœurs, nos mœurs, nos coutumes, notre Histoire sont sous-humains et ne sont donc d'aucun intérêt pour que le droit qui nous régit puisse en naître. Que les institutions scolaires, universitaires, les politiques ou le jurislateur qui nous dirigent n’ont que faire de cette dimension de notre humanité, de notre intériorité, de notre dimension culturelle, de notre sagesse. Bref, qu'ontologiquement, nous n'avions pas la possibilité d'exister sur le plan du droit en tant que personnes humaines. Contrairement aux Blancs.

Et pourtant, la Règle de droit, n'est-elle pas d'abord l'expression juridique de l'existence d'une population humaine donnée ? En tous les cas, pas celle qui nous régit, puisqu'elle nous impose unilatéralement le statut d'affranchi, l'assimilation juridique, niant ainsi notre égale humanité avec les Blancs.

     NOS ELUS DE LA FIN DU 19e SIECLE ET DU DEBUT DU 20e SIECLE LE SAVAIENT MAIS NOUS L’ONT CACHE  

Et pour Cause ! Nos élus le savaient ! c’est pourquoi le Conseil Général de la Martinique a adressé le 24 novembre 1874 une requête à l’Etat français qui, s’il en était besoin, permet de bien illustrer cette vérité :

« Considérant que la qualité et les droits de citoyen français datent, pour les habitants des Antilles, de la fondation des colonies, que c’est le roi Louis xiii qui, dans son édit de 1642, concernant l’établissement de la Compagnie des îles d’Amérique, a voulu et ordonné : ‘‘Que les descendants des Français habitués aux dites îles, et même les sauvages convertis à la foi chrétienne, en faisant profession, soient censés et réputés naturels français, capables de toutes charges, honneurs, successions et donations, ainsi que les originaires et regnicoles, sans être tenus de prendre lettre de naturalité...’’

Que loin d’être abrogée à la reprise des colonies par le roi Louis xiv sur les seigneurs, cette disposition a été confirmée, octroyée aux affranchis par l’article 59 de l’Edit de 1685 […]

Considérant donc qu’en accordant les droits politiques aux populations coloniales en 1848 et en 1870, le gouvernement n’a fait que consacrer à nouveau des droits acquis antérieurement et remettre la pyramide sur sa base suivant une parole célèbre reproduite dans la pétition du Sénat de 1865.

[..]

Que cette revendication a été renouvelée en 1865 par une pétition au Sénat signée baron de Lareinty, au nom de 1.717 habitants de la Martinique, et en mars 1871, une commission de 45 membres de l’Assemblée Nationale […] :

‘‘Qu’il y aurait lieu de soustraire les colonies au régime exceptionnel et de les faire jouir des lois et de l’administration de la Mère-Patrie, en prenant pour devise de ce grand mouvement réparateur : assimilation politique des colonies à la Mère-Patrie.’’

Considérant que cette devise est devenue celle de tous les bons citoyens, aux yeux et dans les convictions desquels l’assimilation est le meilleur moyen d’assurer la paix et la concorde entre les anciennes classes divisées de la société coloniale ; de même que l’ordre, la conciliation et le progrès que le chef de la colonie nous déclarait hier être la voie dans laquelle entend marcher l’Administration, et la seule à laquelle s’attache la prospérité que nous désirons tous.

Émet le vœu : que les lois constitutionnelles attendues, particulièrement la loi électorale, comprennent les colonies comme terres françaises, parties intégrantes de la République, soumises à la même loi constitutionnelle, admise définitivement à la jouissance des lois et de l’Administration française 2 ».

Le 7 décembre 1882, ce même Conseil Général persiste : « Considérant que la Martinique qui est française depuis plus de deux siècles, qui jouit depuis 1870 des mêmes droits politiques que la métropole, se trouve dans les meilleures conditions possibles pour être assimilée complètement avec la mère-patrie.

Considérant qu’il importe de faire disparaître les différences humiliantes qui existent entre la colonie et un département français. […]Renouvelle en l’accentuant le vœu qu’il a émis le 24 novembre 1874 et demande que la Martinique soit constituée le plus tôt possible en département français 3 ».

     Or, bien que les élus locaux, comme il est ainsi démontré, avaient l’habitude de faire régulièrement référence au Code Noir et au statut d’affranchi comme étant l’ordre juridique qui nous régente effectivement et dont ils demandaient l’application pleine et entière ; bien qu’ils savaient et reconnaissaient parfaitement et sans aucune sorte d’ambiguïté que le statut d’affranchi est le même que celui de l’« assimilation » et de « département français » dans leur territoire, nous assisterons pourtant, à un moment donné, durant la première moitié du 20ème siècle, à une subtile disparition de la catégorie « affranchi » dans l’énoncé officiel tant de nos élus que de celui de l’Etat Français.

     Pourquoi est intervenue une telle cachotterie des élus Martiniquais ? ont-ils voulu ainsi nous illusionner ? au profit de qui ? ou encore, est-ce parce qu’ils ont ressenti l’imposition d’un tel statut comme étant trop humiliante et ont souhaité dès lors nous épargner l’effet d’une telle prise de conscience ? En tout les cas, ils nous ont caché cette vérité !

     L’ASSIMILATION JURIDIQUE EST INCONSTITUTIONNELLE  

EN CONSEQUENCE

     exigeons l’abolition du statut d’affranchi et sa substitution par le statut de personne juridique humaine.
 
 

    Contacts téléphoniques : 0696 92 72 14  --  O696 35 57 45  --  0696 39 77 20  --  0696 45 68 50

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Commentaires
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ticam  - Thé au riz du con plot   |2009-02-22 10:40:37
On nous cache toujours tout, merde alors!
habitelà  - Hé bien   |2009-02-22 11:18:33
franchement cet imbroglio juridique est assommant! bref un exercice pour de
jeunes avocats. C'est pas ca qui ferra avancer les choses et surtout l'origine même fondé des revendications.
A ce moment là je
dit cela et je pèse mes mots comme une boutade plus comme une ironie
ils faudrait monter un collectif avec les derniers représentants des
indiens Taînos pour la récupération de leur droits. Il ne faut
pas détruire l'histoire mais construire dessus.Allez de l'avant
recentrer le débat sur ces revendication et ces maudit 200 euros qui
bloquent tout.
voici ce que dit le président de la cours des
comptes:
La Cour des comptes a estimé mercredi 25 juin que les hypothèses
du gouvernement pour un retour à l'équilibre des comptes publics en
2012 paraissent très incertaines. Le déficit est en effet reparti
à la hausse l'an dernier, et le poids de la dette publique pour le
citoyen est sans cesse croissant.
Philippe Séguin, premier président
de la Cour des comptes, a insisté sur le fait qu'avec un déficit
public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) de 2,7% du
PIB en 2007, après 2,4% en 2006, "la dette publique ne manque
évidemment pas de s'alourdir".

Endettement de 47.000 euros par actif

"Aujourd'hui en France, tout actif occupé a sur ses épaules un
endettement de 47.000 euros, qu'il devra bien rembourser, lui et
ses enfants", a précisé Philippe Séguin en présentant le
rapport de la Cour sur "la situation et les perspectives des
finances publiques". Celui-ci a été remis au Parlement avant le
débat d'orientation budgétaire pour 2009.
A elle seule, la charge
des intérêts de la dette représente "2.000 euros par an et par
Français employé", a martelé Philippe Séguin, pour qui cette
charge "réduit à néant nos marges de manoeuvre" et menace
l'avenir des systèmes de solidarité publics.

Quasi pas de dette
en 1980

En 2007, cette charge des intérêts se montait à plus de 50
milliards d'euros, soit l'équivalent du déficit public, en
augmentation de 12% par rapport à 2006.
Alors que la France n'était
quasiment pas endettée en 1980, le niveau de la dette publique est passé
à 40% du PIB au début des années 90 puis à 50% au début des
années 2000. Philippe Séguin a déploré le fait que "maintenant,
nous dépassons pour la cinquième année consécutive le seuil de
60% fixé comme limite maximale par le traité de Maastricht". Il
a regretté que les périodes de forte croissance n'aient pas été mises
à profit pour réduire cet endettement, comme chez les plupart des
partenaires européens de la France.

Dégradation des comptes

Car
"cette dégradation des comptes (...) ne résulte pas d'une
croissance économique insuffisante" en France, qui s'est établie dans
"une honnête moyenne en Europe", un peu au-dessus de 2%
par an en moyenne, a relevé Philippe Séguin.
"Notre déficit est
structurel et un affaiblissement de la conjoncture", comme
le redoutent actuellement nombre de prévisionnistes pour 2008 et
2009, "risquerait de le refaire passer au-delà de la limite des
3%" autorisée par le programme de stabilité européen, a-t-il
averti.

çà fout quand même le vertige
ahbon  - Patat sa !   |2009-02-24 09:40:30
Ce matin encore, je pensais. Donc, je me disais, je suis !
Et voila que l'on me
dit que je ne suis pas qui je pensais être, car il fallait attende un texte
réparateur historico-comico vienne me dire qui je suis, et demain, pendant
qu'on y est, très certainement qui je dois être.
Je suis pris vertige,
l'angoisse m'étreint encore ! Et si je n'étais entouré que par des siphonés
du bocal dont la verticalité confine au néant voire à la folie !
Entre
certains angoissés de pouvoir d'achat octoyé d'en haut, qui bloqueront leur
cerveau tant qu'il n'y aura pas X +354 euros, pas 352 ni 355,bien 354 et les
radicaux existentiels, je me sens soudainement pris au piège.
Je vais donc
devoir choisir entre le chaos et le bonheur promis par 39 propositions le tout
accompagné d'un décret de reconnaissance de mon être.
Fatalitas, disait le
grand Chéribibi !
citoyen  - en quelle année leur cerveau cessa de fonctionner   |2009-02-22 11:37:50
Il y en a encore qui palabre la dessus, statut, colonialisme etc...

Et bien
n'ont ils pas encore vu, que là n'est pas la préoccupation de la Martinique,
mais que c'est la vie chère et l'abus des profiteurs qui soulèvent le peuple
?

Enfin ils essaient encore de récupérer et te tenter de faire adopter leur
misérable point de vue. Ok, mais ça lasse à la longue, et n'ont ils pas vu
que la mayonnaise ne prend pas ?
philnoris  - allez à cayenne   |2009-02-22 14:48:11
je pense que le bouillonnement qui a cours en martinique ces jours ci
particulièrement intéressant et que les contributions sont de très bonne
qualité. nous vivons un moment historique de notre pays, s'il y a des nazes que
ça fait chier, il peuvent partir à cayenne, il paraît que le carnaval bat son
plein.
jarry privilèj   |2009-02-22 15:03:55
branlette et encore branlette
on ne s'en sortira jamais!
ne faut il pas
être un enfant gaté pour se masturber sur cette connerie alors que le monde
entier est engagé dans une compétition conditionnant la survie des uns et des
autres.
fred   |2009-02-22 15:37:19
Blanc zyndien chinwa kay adan l'espas é nou, nou bloké adan esclavaj
toujou.
fouté fè nou ké rivé on jou .........
jarry privilèj  - re:   |2009-02-22 19:29:50
fred a écrit:
Blanc zyndien chinwa kay adan l'espas é nou, nou bloké adan esclavaj toujou.
fouté fè nou
ké rivé on jou .........

byen gadé piès nèg poko jen alé dan lèspas.........
fred   |2009-02-23 02:11:23
pou ay pi loin, cod a tambou la yo ka bat sé blan ka fèy ba yo, yo inkapab dè
fè en mèd sinon rèvendiké, yen ky sa yo konnet fè
Matt972  - ki mafouti ésa?   |2009-02-23 01:21:27
ki sa sa ka sèvi nou bagay ta la..
sé sa ké péyé limiè gaz gazoil mwen ba
mwen?
pou linstan sé pa sa nou bizwin...
si zot té ka réfléchi an lè
organizasion grèv la i té ké'y mieux...
épi manmay' la asé goumen ba an
zizine gazoil..pas man tchoué yon...(bondié padon)


madinina unity???
FLO   |2009-02-23 04:17:40
"NOUS EXIGEONS...." :

"NOUS" : Pourquoi ne pas mettre vos
noms et prénoms ???????
kanelonyx   |2009-02-23 06:54:12
Ni dé moun ki pani ayen pou fè.
Me  - Re   |2009-02-23 15:08:45
Merci pour ce texte.

Courage à tous ceux qui veulent partager (écrire des
textes sérieux.) C’est pour notre enrichissement mutuel.
Ne faits pas
attention aux réponses irréfléchies et quasi-automatiques de certains
personnes. Mais une simplification de ce texte sera vraiment utile.

PS :
Soyons solidaires…comme La Martinique & La Guadeloupe sont aujourd’hui.
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Mise à jour le Dimanche, 22 Février 2009 18:08
 

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