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Accueil Martinique A la une La grève des 200 euros : Révélations et non Révolution
La grève des 200 euros : Révélations et non Révolution PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 14 Mars 2009 12:52
« Il y aura un avant et un après février 2009 » : c’était dit avec la gravité et le ton de témoins avertis d’une révolution en marche. Tout au long du mouvement social, cette facile assertion a meublé de bien savants discours. Comme si leurs auteurs avaient voulu se rattraper de n’avoir rien vu venir. Nos météorologues sociaux et oracles en tous genres en sont aujourd’hui tristement revenus. Et, en contre-rattrapage, ayant perdu leur souffle de prévisionniste, ils sont redevenus de simples huissiers. En dehors de quelques dégâts sur le commerce des hommes et l’économie, rien de fondamental ne sera changé au sortir de cette grève. Et comme pour se racheter d’imprudentes augures, certains rappellent aux élus que leur pouvoir n’a jamais été remis en cause. Fin de la révolution-récréation : retour à la case départ.
 
Non, ce mouvement social n’était pas une crise sociétale. Non, il n’était en rien non plus une crise identitaire. Oui, tout ce qui a été entendu sur les plateaux de télévision, notamment parisiens, n’a été que de généreuses balivernes destinées à donner une présentation politiquement correcte à une revendication salariale basique. A cet égard, les négropolitains se sont invités à une fête qui n’était pas la leur.

La tarte à la crème de nos conservatismes

Oui, le sociétal et l’identitaire n’ont toujours servi que de tarte à la crème à nos conservatismes. « Savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va » : oui, par l’emploi que nous en faisons, cette heureuse formule nous a figés dans le passé et installés dans un immobilisme mortifère qui a fait perdre de vue la réalité. Car oui, les Martiniquais ont une parfaite connaissance de leur histoire, chacun, évidemment, selon son niveau de perception, de formation et de culture. Oui, ils savent que leurs ancêtres ont vécu l’esclavage et la colonisation. Oui, ils se rappellent, souvent par génération interposée, que la locution « nos ancêtres les gaulois » figurait dans le seul livre d’histoire qui existait alors pour toute la France hexagonale et coloniale. Non, ils n’ignorent pas que l’esclavage a été aboli en 1848 et la colonie, supprimée en 1946. 

On leur a dit de retenir la date du 22 mai 1848 : ils l’ont retenu

On leur a dit de retenir la date du 22 mai 1848 : ils l’ont retenu. On leur a prétendu que depuis 1946 c’est toujours la colonisation : ils ont entendu. Mais en 1951, il s’est agi aussi pour eux de consolider l’intégration à la France, en février 2009, de renouveler les voeux d’attachement à la nation française. En 1951, ils avaient estimé qu’il y avait une injustice dans le traitement différencié des fonctionnaires locaux et métropolitains : les premiers ont fait grève pendant 3 mois pour l’égalité du contenu du portemonnaie. Ils ont obtenu les 40%, mais aussi le congé administratif à passer en métropole … chez la mère-patrie. En 2009, ils se sont rendu compte que la vie était trop chère. On leur a promis 200 euros de plus sur le compte en banque ou/et 20% de baisse des prix : ils ont aussitôt sauté dans la rue et y sont restés. Ils ont gagné et pourront soigner leur « mal caddie », comme le dit avec humour André Lucrèce.

Contre la France et les Békés : le savoir-faire du carnaval

On leur a demandé en échange de chanter contre la France et les Békés. Qu’à cela ne tienne, ils ont le savoir-faire du carnaval où la coutume permet de brûler en effigie ceux qui, dès le lendemain de la mort de « Vaval », retrouveront leur droit au respect.

Demain la France retrouvera ses charmes : gare à ceux qui voudront l’éloigner tant soit peu en demandant un changement de statut. L’article 73 a enregistré ces 200 euros et ces 20%, devra-t-on confier à l’article 74 la charge de les mettre en œuvre et d’en gérer les conséquences ? Demain il faudra faire repartir l’économie. Qui seront les premiers attendus sur la ligne de départ ? Les Békés, bien sûr. Et demain c’est déjà aujourd’hui.

Les contorsions intellectuelles assomment les Martiniquais

Non, les Martiniquais n’ont pas les moyens de se livrer aux contorsions intellectuelles dont on les assomme depuis 50 ans. Celles-ci ont eu pour résultat d’en faire une population schizophrène – c’est-à-dire malade - et d’engendrer un psittacisme – c’est-à-dire une maladie - qui conduit à mettre à toutes les sauces des formules savantes totalement incomprises venant de Fanon ou de Césaire. On voudrait que chaque martiniquais sache disserter sur Schoelcher, Bissette ou Romain. Non, ils ne sont pas plus ignorants de leur histoire que, des leurs, les Français de France ou des régions de France. La plupart d’entre eux ne connaissent même pas la date de naissance de leur pays, et ne savent pas distinguer Clovis d’Hugues Capet. Ils n’en sont pas malades et la France est l’une des plus puissantes nations du monde alors que nous baignons dans un monde virtuel dicté par une littérature totalitaire, qui assène plus qu’elle n’interroge. Il n’y a pas mieux que les victoires de type C5F pour rappeler à la réalité et consolider les amarres de la continuité territoriale française.

Yves-Léopold Monthieux

13 mars 2009

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Commentaires
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Samedi   |2009-03-14 10:13:51
Tout ça pour dire que les martiniquais veulent rester français ? être
français ? avoir droit aux mêmes avantages que tous les
français ?

wouèp !

rété la pa kouri !
Flomatt   |2009-03-14 15:13:02
Que de termes pour dire que les "contorsions intellectuelles assomment les
Martiniquais" ! Et qu'est ce texte sinon une "contorsion
intellectuelle" lui-même ? Ce mouvement populaire a permis un constat : les
Martiniquais ont, de plus en plus, des revendications identitaires et veulent
avancer. Le passage à l'article 74 peut seul permettre d'avancer sinon ce
serait le statu quo. Yves-Léopold MONTHIEUX se garde bien d'argumenter sur ce
qui empêcherait à l'article 74 de mettre en oeuvre les 200 euros. Non, les
victoires du C5F n'ont pas consolidé "les amarres de la continuité
territoriale". Ces victoires ont au contraire permis aux Martiniquais
d'asseoir leur identité et leur besoin de reconnaissance identitaire. Le
préfet Ange MANCINI a souligné, lors de la signature de l'accord de sortie de
crise, un "mouvement d'une ampleur sociétale sans précédent qui fait que
rien ne sera plus comme avant". C'est certainement le cas.
nasyon matnik   |2009-03-14 15:57:24
aaaah c Monthieux le gars de droite !
En lisant les première ligne je me suis
demandé si c'est aps un copain de MAIGNAN.Bingo !!!Totes les revolutions avec
ces gens là seront des .."revelations"
noko  - HYPOCRITE ET MÉCHANT   |2009-03-15 05:55:02
grève des 200 €
révélation: c'est du pipo ses blablas. Qu'il nous explique ce qu'a
révélé cette grève. En tout cas, ce mot sonne mystique. Où est le
messie? 
ou révolution: ?????? le temps nous le dira. Et qu'entend Monthieux de " Les contorsions intellectuelles assomment les Martiniquais "
Concernant le paragraphe sur l'ignorance du petit
martiniquais ou du petit français qui ne connaîtrait pas l'histoire
de son pays, de sa région..... Que cherche-t-il à démontrer? Est-ce
pour cela qu'il ne faille en parler? Foutaise Pour preuve : En ce
moment, Avignon fête les 700 ans de l'arrivée des Papes. En 1309,
l'arrivée du pape est venue bouleversée le destin de la ville et de sa région. Qui l'eût cru à l'époque? Personne
L'année 2009
est l'occasion de commémorer cet évènement, sur les deniers
de l'Etat Providence.

Qu'il soit de droite ou de gauche,
Monthieux ne peut compter l'Histoire future. Le temps personne ne
le maîtrise, et PERSONNE ne sait de quoi sera fait DEMAIN. La seule
chose que l'on peut faire : c'est vivre, prévoir, se projeter, et
éventuellement se préparer.
Alors son papier un peu lourd à lire
d'ailleurs nous éclaire sur un point : Monthieux tient à ce
que la Martinique reste dans le patrimoine français. Et c'est
tout. Le reste c'est du blablabla.
ça aurait été plus simple de sa part de dire:  J'aime la Martinique et
je veux qu'on maintienne, qu'on améliore la continuité
territoriale française.

HYPOCRITE et en plus MÉCHANT.
fabrice  - Quelle révolution???   |2009-03-15 05:05:57
Une révolution c'est un changement brutale de mode de fonctionnement. Je ne
vois en quoi ce mois de grève à changer radicalement quelque chose à la vie
de la Martinique.
Le simple changement que l'on verra ce sont les impots locaux
qui vont augmenter pour financer la part des collectivités publiques dans les
augmentations de salaire (l'argent public continue de financer la tranquillité
des patrons)et la baisse de l'octroi de mer.
tchoupoutèt  - laissez passer les p'tits papiers   |2009-03-15 05:34:33
monsieur Monthieux , vous n'auriez pas une version papier ?
je n'ai plus de
papier hygiénique.
Samedi   |2009-03-15 06:15:08
Personne ne peut dire ce que portera ce mouvement à long terme. A court
terme il y a 200 euros et baisse des produits.

Comment peut-on dire
qu'un tel mouvement ne vaut "rien" ? Parce que c'est cela qui
est dit en substance dans ce texte. Circulez il n'y a rien à voir... Ces
gens ont peur du peuple et pourtant ils veulent que le peuple vote
pour EUX !
Par contre je ne vois pas ce que la méchanceté viendrais faire
là.

rété la pa kouri !
jarry privilèj  - grand corps malade   |2009-03-16 16:31:15
il est étrange de ne pas comprendre que ce "conflit"est plutot la
preuve que le système dans lequel sont enfermés les martiniquais est
un échec........et que justement les 200 euros ne sont qu'un cautère sur
une jambe de bois!
Ces 200 euros résoudront ils le taux incroyable et
pourtant admis, toléré, de 50% de chomage chez les jeunes?
Ces 200 euros
résoudront ils le prix croissant du foncier qui écartent
les autochtones de l'accession?
Ces 200 euros feront ils que nous
soyons moins dépendant de nos importations pour notre subsistance?
Ces 200
euros résoudront ils cette fracture réelle et jusqu'alors tabou
entre les békés et le reste des martiniquais?
Ces 200 euros résoudront
ils la violence quasi suicidaire des jeunes, dont on a vu l'expression
pendant deux nuits?
Ces 200 euros résoudront ils le taux incroyable et
toléré, de SDF, marginaux, djumpi, jeunes internés en Hopital
psychiatrique?
Ces 200 euros résoudront ils la tentation affirmée par
des jeunes filles à faire des enfants, futurs délinquants, pour vivre d'allocations?
Ces
200 euros résoudront ils notre isolement du reste de notre
environnement naturel caribéen?
Ces 200 euros résoudront ils notre
"délégation" à la France en ce qui concerne notre peuple de son
avenir?
Ces 200 euros résoudront ils notre exclusion progressive du
business par les zorèys, les juifs aujourdhui  après la confiscation
békée d'hier?
Ces 200 euros ..............
Il serait temps de prendre la mesure des choses, ce mouvement est
l'expression d'un malaise et la demande formulée par le peuple de vouloir consommer plus me semble plus être du registre de la maladie mentale: de l'hystérie, de
la boulimie, de la névrose....
Y voir simplement un désir de rester français est une approche plutot
simpliste, quasi imbécile
Citer:
névrose
Affection psychiatrique se caractérisant par des troubles du comportement
dont le malade est conscient, mais qu'il ne peut dominer. D'une manière générale, la névrose est due à un conflit psychique non
résolu (impossibilité de choisir entre 2 pulsions contradictoires, d'intégrer un interdit, de surpasser un traumatisme, ...). En fait, c'est une étape de la maturité psychique qui n'a pas
été franchie.

hystérie
L'hystérie, ou névrose hystérique fait partie des névroses de
transfert, ou psychonévroses dont l'origine est liée à un conflit
ancien
Pour le sujet hystérique cette affection lui permettrait de retirer un
certain bénéfice direct et frauduleux........

boulimie
Absorption d'une quantité importante de nourriture, épisodiquement et
compulsivement. Boulimie signifie étymologiquement faim de bœuf, et
n'a pas de rapport avec le grignotage fréquent qui n'entraîne pas une
absorption très importante de nourriture.
La boulimie est
une véritable compulsion alimentaire clandestine, qui pousse
l'individu à manger presque malgré lui. Le malade a d'ailleurs conscience
que ce comportement est anormal et dangereux.
la signification de la
boulimie n'est pas clairement établie. Il semble que les principales
causes de la boulimie soient d'ordre psychologique, et constitueraient
une variante d'un autre trouble des conduites alimentaires, l'anorexie
mentale (refus de s'alimenter). Elle représenterait une barrière contre l'angoisse, la dépression, et
permettrait peut-être même de compenser la frustration et
de revaloriser une image de soi
Yvon Monthieux, je ne crois pas sincèrement que l'appartenance à la
France est la thérapie.....ce serait plutot la rupture du cordon omlibical, d'une façon ou d'une autre, et l'enkystement de la maladie ne conduit
jamais le malade à demander, à favoriser, à provoquer
la rupture......
je ne crois moi personnellement plus qu'à un évènement particulier,
extérieur, indépendant de votre volonté abolie qui amènerait la rupture....

tèbès de tous horizons s'abstenir
jarry privilèj   |2009-03-15 06:55:06
à lire de toute urgence, pour ceux qui ne l'auraient toujours pas fait,
pour mieux comprendre la relation ambigue, ambivalente, pathologique du martiniquais à Manman France

Richard D.E Burton,
La famille coloniale.
La Martinique et la
Mère-Patrie 1789- 1992
L’Harmattan
lanoiraude   |2009-03-15 09:35:16
Ben j'espere que l'avenir ne donnera pas raison a ce monsieur .

LN
nasyon matnik   |2009-03-15 14:19:48
LA GOUVENRANCE MARTINIQUAISE EST EN PLACE.
lanoiraude  - re: grand corps malade   |2009-03-15 14:51:06
jarry privilèj a écrit:

Yvon Monthieux, je ne crois pas sincèrement que l'appartenance à la
France est la thérapie.....ce serait plutot la rupture du cordon omlibical, d'une façon ou d'une autre, et l'enkystement de la maladie de conduit
jamais le malade à demander, à favoriser, à provoquer
la rupture......
je ne crois moi personnellement plus qu'à un évènement particulier,
extérieur, indépendant de votre volonté abolie qui amènerait la rupture....

tèbès de tous horizons s'abstenir

Kissa ? Il y a t'il possibilite que quelqu'un
traduise ce charabia ?

Non mais !

LN
lanoiraude   |2009-03-15 15:30:44
Petit conte merveilleux (?) en region tropicale :
LN s'est rendue compte
(grace a BMJ que tous frequentent!) que A1 connait bien GD (du moins
a ce qu'a dit A1 a LN ) et donc qu'elle ,
LN , va donc peut etre
bientot accomplir le reve de sa vie et rencontrer GD...up close and
personal ! 
Super non ?

...Comme il ya toujours un
revers de la medaille , LN s'est aussi rendue compte que A1 connait A2 qui
connait JP.
LN va donc peut etre aussi devoir se cogner JP , toujours
a trotter sur les talons de GD comme on sait.

Bon . Rien n'est parfait
sur cette terre ! .

LN
petitcon  - Franchement la noiraude je te déconseille lol!!!   |2009-03-15 19:09:00
Je te déconseille gilles Degras, vaut mieux largement "petit con" plus
jeune et mieux conservé.
Franchement j'ai du contre mon gré fréquenter gilou
durant ce conflit pour biz .... lol!!!!
Ben franchement les filles, ca vaut pas
le coup, si vous voyez sa trotinette, laisse tomber, on dirait un immigré
camerounais dans le sentier lol!!!! mdrrrrrrrrrrr!!!!
Sérieux "petit
con" a une belle gueule un humour certes douteux, mais enfin il a beaucoup
de classe, pas vrai gilou lol!!!mdrrrrrrrrrrrrr!!!!
En plus les filles gilou
est marrié alors laissez tomber!!!
Je lui ai proposé qu'on aille voir les
pu.... ensembles le gars m'a dit awa, si ma femme sait ca men pri an ca
lol!!!!
Quel blaireau ce gilou quand même lol!!!! mdrrrrrrrrrrrrr!!!!

See
you!!!!

Psour toutes les sexy ladies mon phone dispo auprès de gilou
lol!!! mdrrrrrrrrrrrrr!!!!
lanoiraude   |2009-03-16 12:35:16
nasyon matnik   |2009-03-16 06:02:28
LA SITUATION CRITIQUE DE LA MARTINIQUE :

une approche sociologique


Danielle LAPORT

Docteur en Sociologie - Sociologue du travail

Universitaire







Tous les ingrédients étaient là pour
déclencher cette situation de crise.

- Expression récurrente de
la cherté du quotidien qui a été fortement ressentie avec l’apparition
de l’Euro, une pauvreté décriée, une situation de plus en
plus précaire des salariés, un nombre de bénéficiaires du RMI sans
cesse croissant, un taux de chômage à 2 chiffres dont le premier
est toujours 2, seul le second fluctue et sur lequel les autorités
passent leur temps à pérorer lorsqu’il baisse, des situations de
souffrance au travail de plus en plus fréquentes, des associations
caritives de plus en plus nombreuses et sollicitées pour aider les plus
faibles.

- Une situation d’opulence affichée : des 4x4 et de
grosses cylindrées encombrant les routes, des galeries marchandes et des
hypermarchés poussant comme des champignons, un taux de croissance
à forte valeur ajoutée, signe de richesse mais qui ne crée pas
d’emplois, battant ainsi en brèche l’équation croissance = emploi. A
qui donc profite cette valeur ajoutée ?

- Des schémas de
développement portés par les collectivités territoriales qui font la
part belle à l’économie et à l’environnement, minorant
la question sociale car moins noble.

- Le drame de ces schémas :
ne pas avoir fait le lien entre les orientations économiques retenues et
l’impact sur le mieux-être des populations. Ces schémas de
développement sont en réalité une série d’actions posées sur le
socle existant. Elles ne réinterrogent pas l’architecture ou mieux
la structuration de la Martinique. Les écarts continueront à se
creuser.

- Un contexte international de crise qui a fait apparaître
une circulation financière aux montants impressionnants pour sauver
les temples de l’argent.



Toutes ces difficultés
non traitées ont engendré l’expression d’un ras-le bol d’une
frange non négligeable de la population. Les organisations syndicales ont
été rejointes par tous les groupes qui doivent quotidiennement
affronter les difficultés. Retrouver dans un même mouvement : salariés
du secteur privé et public, retraités, chefs d’entreprises de TPE,
petits agriculteurs, jeunes, c’est bien le signe que le système
tel qu’il est dessiné a atteint ses limites. Il a atteint ses
limites car les décideurs n’ont pas pris le temps d’écouter et de
comprendre ceux qui sont en demande. Ils ont plutôt écouté ceux qui
constituent une force et puissance économique. La défiscalisation est un
bel exemple. La défiscalisation est certes nécessaire, mais elle
devrait être assortie de contreparties sociales obligatoires afin
de rétablir un équilibre dans le rapport social. 

La demande de
transparence exprimée en Guadeloupe et en Martinique traduit fort
bien l’opacité dans laquelle nous naviguons. Depuis les
mobilisations, nous assistons à un réel « dé tricotage » du système
à travers notamment l’architecture des taxes. Nos élus
ont-ils failli ? Pourquoi n’ont-ils pas été en mesure de faire un
véritable état des lieux de la situation, qu’ils dénonçaient sur «
les tréteaux » lorsqu’ils étaient dans l’opposition ?

Cette
crise est tout simplement l’expression du « non faire »
des décideurs en faveur des plus faibles.

Cette mobilisation
rappelle que tout pouvoir a besoin d’être interpellé pour réajuster
voire revoir ses pratiques.

Cette mobilisation est également le
signe du peu d’intérêt porté par les décideurs aux revendications
et dénonciations permanentes des syndicats et autres associations. La
question du rôle du syndicat dans la société est posée.




Doit-on arriver à des situations bloquées pour contraindre les
décideurs à la négociation ? Dans une société inégalitaire, la
négociation et la transaction sont les moyens par excellence pour
assurer le partage, la redistribution de la richesse produite par le
travail. Pourquoi nos sociétés, Martinique et Guadeloupe, ont-elles
si peur de ces outils ?

La négociation et la t...
fredy972  - Danielle LAPORT   |2009-03-16 09:29:01
Danielle LAPORT....

Franchement, non merci, j'ai vu
ses shows à la télé... Je constate que ses analyses manquent cruellement
d'objectivité et de profondeur, surtout quand elle abordait les sujets
raciaux...
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
Mise à jour le Samedi, 14 Mars 2009 18:18
 

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