« OUI, JE DIS CA SUFFIT »…quand Catherine Conconne prend les français-es de Martinique pour des cons et des connes

Catherine Conconne est dans la tourmente. Le tsunami médiatique provoqué par des membres « anonymes »de son propre parti démontre un malaise profond. Sa réaction en 3 pages est une peu convaincante riposte qui ne répond pas aux véritables questions. Qui sont les rédacteurs de cet article ? À qui profite le crime ? La sénatrice revient sur sa dette de 328 324,92 € mais n’apporte aucune preuve de son remboursement. Blablala conconnien emprunté au discours nilorien.

L’utilisation répétée du syntagme «CA SUFFIT ! » cache mal l’aide apportée par le nègre en littérature béké Emmanuel « AKM »de Reynal.  Nous répondons donc à ce long nouveau tissu de manipulation en italique.

Par Catherine CONCONNE, sénatrice de Martinique Membre du Parti Progressiste Martiniquais

Le 20 août 2019

Les échéances électorales approchent à grands pas. A la manière d’un comptoir de bar, les pronostics et autres stratégies d’écuries vont bon train. Des noms fusent, sortent du chapeau. L’improbable rejoint allègrement le fantasme et se retrouvent mêlés dans des conversations qui virent souvent au débat passionné. Quoi de plus normal me direz-vous ! La politique comme le sport a toujours attisé la ferveur populaire.

Mais quand certaines méthodes virent au harcèlement permanent, au déversement de veuleries et de bassesses immondes envers ma personne, moi je dis ça suffit !

OUI, JE DIS CA SUFFIT à cette campagne de dénigrement chronique qui attaque à coups de mensonges éhontés, de contre-vérités basses et mesquines, de distorsions permanentes de situations et de contextes, d’annonces inventées de toute pièce pour détruire, pour semer la discorde, pour troubler le jeu. Le tout sur fond de lâcheté, d’anonymat, de moun ki ront’ prop’ kô yo, de « Révélations » qui ne se révèlent pas.

OUI, JE DIS CA SUFFIT à ce voyeurisme permanent de mes moindres faits et gestes, de mes sorties, de mes loisirs, de mes présences ici où là, de mes absences par ici ou par là. Je serais donc la seule à devoir démontrer mon don d’ubiquité, ma faculté à me dédoubler, à me « détripler ». Même mon absence motivée à une conférence de presse sur l’insécurité organisée par mon camarade maire de Fort-de- France auprès duquel je m’étais pourtant dument excusée a donné lieu à un colloque de pawol initil.

OUI, JE DIS CA SUFFIT à cette campagne de dénigrement faite à l’endroit du dispositif ALE VIRE que j’ai courageusement initié suite aux travaux de mon Parti « Déclaration de Rivière Blanche » en décembre 2017, pour sortir du constat béat du drame démographique que nous subissons. Fallait-il rester les bras croisés et psalmodier en permanence notre malheur, notre difficulté sans lever le petit doigt ? Est-cela que le pays attend de ses élus ? Quelle est cette schizophrénie compulsive qui consisterait à réclamer des élus qu’ils bossent et en même temps, leur couper la tête dès qu’ils font, dès qu’ils s’activent ? L’inertie ambiante que nous subissons dans les hautes sphères martiniquaises devrait- elle être contagieuse à ce point ? Réunir des jeunes rentrés au pays et les motiver à sortir des propositions quant à l’urgence de notre repeuplement serait-t-il un crime passible des foudres du net ? Obtenir une subvention d’amorçage d’un Ministère français, ce même ministère qui dans les années 60 avait inventé cet abominable BUMIDOM dont les effets sont encore visibles, serait une faute coupable de l’échafaud ?

OUI, JE DIS CA SUFFIT à cette campagne d’insinuations infondées quant à la qualité de mes relations avec mon Parti, le Parti Progressiste Martiniquais et son président, Serge Letchimy. J’ai pour ce dernier une affection très particulière que j’ai toujours eu à démontrer au travers de mon soutien, de mon entière solidarité, vive, très vive parfois. J’ai et j’aurai toujours une immense reconnaissance pour celui qui m’a initiée avec confiance dans l’action politique. Avec lui, j’ai tout appris, tout retenu, agi dans cette proximité avec la population qui lui tenait à cœur, cherché comme il l’enseignait à apprendre à résoudre toutes les difficultés en puisant au fond de nous cette énergie à coups du « défenn kow » qu’il lance en permanence à ses équipes. En toute complicité, j’ai accepté et accompli du mieux que je pouvais, avec détermination, loyauté et fidélité, toutes les tâches qu’il me chargeait de mener à bien, à la ville comme à la Région. J’ai toujours su rester à ma place respectueusement, sans jouer des coudes, montrer mes muscles, réclamer des avantages et autres « doucines » du fait de ma position. J’ai appris à ne pas compter mes heures, à me donner corps et âme, au détriment souvent de mes considérations et obligations personnelles et familiales sans jamais me plaindre ni rechigner. Quel serait ce fantasme ignoble qui autoriserait certains à inventer des « malcadi » relationnelles entre mon Parti, son Président et moi-même ? Que l’on me brandisse l’épisode, l’évènement, le mot, la preuve quoi… qui feraient certains délirer avec une intensité digne d’une pathologie mentale avérée ? J’en ai assez d’une certaine presse en mal de sensation, incapable d’analyses sérieuses et tangibles, jouant en permanence les camions poubelle du net en lieu et place d’un travail au fond.

OUI, JE DIS CA SUFFIT à cette campagne de dénigrement et d’attaques sur une faillite d’entreprise au Centre Commercial Perrinon. Il est vrai qu’être fonctionnaire est tellement plus simple à rendre compatible avec la fonction d’élu. « Mater un cours » laisse moins de traces visibles que rater un marché ou une saison. Serais-je donc la seule dans ce pays à avoir subi une faillite d’entreprise et devoir de ce fait subir autant d’assauts plus de 7 ans après ? Oui, j’ai exploité une boutique SANS UN CENTIME DE FONDS PUBLICS pendant un peu plus de 3 ans dans un centre commercial qui a eu le malheur d’ouvrir un mois avant la grande grève de Février 2009. Oui, j’ai eu à subir les aléas de cet arrêt brutal d’activités. Oui, j’ai mis 6 mois à récupérer mes stocks commandés qui erraient comme ceux de nombreux commerçants dans tous les ports de la Caraïbe. Six mois sans quasiment rien à vendre mais avec des charges qui courent (salaires, charges sociales, emprunts…). Oui, j’ai tenu tant que je pouvais, certainement en croyant naïvement à des lendemains meilleurs en engageant le paiement de nombreuses charges sur mes propres deniers. J’y ai laissé toutes mes économies, j’ai remboursé le prêt d’entreprise dont j’étais caution personnelle. Oui, je n’ai pu comme beaucoup d’autres, honorer l’intégralité de mon droit d’entrée et de loyers dans un tel contexte. Je n’ai pas été la seule dans ce cas. J’ai signé un protocole d’accord qui prend en compte la réalité de cette dette (déduite de tous les indus) que j’honore du mieux que je peux sur mes propres deniers. Où est donc le délit ?


Où est donc le crime ? Qu’aurais-je fait de si mal, de si délictueux ? Après y avoir laissé des plumes à la tonne, mon énergie, mes espoirs, je dois encore subir des attaques insensées, violentes, inquisitoires ? Pourquoi ? Au nom de quoi ? A la manière de la yole de Californie, envie de vous hurler mais…. « Sa pa zafè w ».

Madame Catherine Conconne, vous avez été condamné par un tribunal de la République française. Et ça ce n’est pas une rumeur.

Aussi, ne prenez pas les français-es de Martinique pour des cons et des connes. On ne rembourse pas la somme de 328 324,92 € en claquant des doigts. Ou en vendant des bassignacs sur le bord de la route.

OUI, JE DIS CA SUFFIT aux diseurs de bonne aventure, aux gadè zafè, aux séanciers et aux madame Irma qui me voient candidate partout, à chaque échéance électorale, de Grand Rivière à Sainte-Anne, à Fort-de-France, à la CTM, aux législatives, et pourquoi pas contre Macron à la prochaine présidentielle. Rangez vos boules de cristal, vos pendules, votre « Gran Albè ». Sachez que mon action politique n’a rien d’individuel, rien qui relèverait d’un quelconque onanisme. J’ai toujours joué collectif, ne sais pas me battre contre mon camp et observe à la lettre les directives et autres procédures électorales dans un parti à l’organisation démocratique et transparente. Il y a un temps que j’ai personnellement déjà évalué et borné pour mon engagement politique. Mon engagement n’est pas pour durer, pour m’installer dans un quelconque confort. Mon engagement est pour agir, montrer que fatalité et désespoir ne doivent pas être nos seuls horizons.

OUI, JE DIS CA SUFFIT à ceux qui pourraient contrôler mes amitiés et surtout les interpréter en permanence. Oui, j’ai des amis producteurs, commerçants, organisateurs de spectacles, fortunés, des sans le sou aussi. Ce sont avant tout pour moi des personnes humaines que j’apprécie. Mon éducation, m’a appris à apprécier les gens sans tenir compte de leur couleur de peau, de leur statut, de leur situation. Chez mes parents, tout le monde était le bienvenu : békés, coolies, nègres, chabins, mulâtres.

L’ « amitié » récente qui vous lie à Bernard Hayot fait de vous une Figaro, une de plus. Ce descendant d’esclavagistes à juste besoin d’une énième caution nègre. Il faut surtout se servir de vous pour revenir notamment à Fort-de-France pour prendre sa revanche sur Césaire qui avait bouté les commerçants békés hors du bord de mer de la « ville capitale ».

J’ai retenu de mon éducation « le ne pas demander », « le ne pas parasiter », « le ne pas siphonner ». Mon amitié est sincère, désintéressée. Je ne suis non plus, ni à vendre, ni à acheter.

« Entrer gratuitement à la Baccha Festival et permettre à une trentaine de ses fans de bénéficier de ce privilège glaire…c’est respecter les règles du « ne pas parasiter » ?

ALORS OUI, JE DIS CA SUFFIT et vous informe, vous tous les rageux, les aigris, haineux, frustrés, jaloux et envieux que vous devrez encore souffrir que je travaille, que j’agisse, que je m’implique, que j’aille chercher des solutions où qu’elles soient, sans chigner et déplorer, que je me rende le plus possible disponible pour tous et chacun quelle que soit son rang et sa fortune, que je prenne des initiatives… Vous devrez encore regretter que je sois gaie, généralement de bonne humeur, aimant s’amuser, danser, courir le vidé, une bonne tablée d’amis. J’ai eu une enfance heureuse auprès de parents et grands-parents généreux, ouverts, modernes. Cette éducation a fait de moi une femme vive, spontanée, sincère mais aussi généreuse, bonne vivante, à l’amitié indéfectible. Vos assauts, vos claviers violents et vitriolés, vos dénonciations calomnieuses, lâches et viles ne me changeront pas.

« L’auteur de ces mensonges bientôt révélés ». Ni vous , ni le sémillant Johnny Hajjar ne révèle le nom de ceux qui ont rédigé le post sur la page Facebook @revelationsmartinique. Pourtant vous connaissez l’identité de ces gens puisque ce sont des membres et partisans du PPM. Pourquoi cette amnésie métisse ?

Désolée de vous annoncer que vous devrez faire avec. Oui vous devrez faire avec des élus comme moi, ceux qui ont refusé d’être des élus « touristes », au bilan zéro, des blablateurs, des tapeurs de dos, des menteurs, des ventres mous, des lèche-chèques, ou autres applaudisseurs de caporaux.

Alors, si pour tout cela vous continuez de me haïr, je vous en prie… continuez …mais à la manière d’Albert Camus on saura désormais que « On ne peut haïr sans mentir ». 

« Dire la vérité ce n’est pas haïr…haïr c’est ne pas dire la vérité ». Ce n’est pas d’Albert Camus. Ça vient de sortir.

gilles dégras

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