Quand la justice de France ne gobe pas des mouches et fait jouer son droit de véto

Le chien à qui on a coupé les oreilles

Le 28 août 2017, un reportage est passé à la télévision publique sur la chaine #Martinique La 1ère. Ce reportage mettait à mal la clinique du Docteur Vétérinaire GAUBE, lui reprochant, entre autres allégations, des faits de transport illégal d’animaux et d’opérations chirurgicales de convenance. De quoi rappeler l’une des fables de LAFONTAINE..

Dans ce reportage apparaissaient notamment le DV SOTTOVIA, un concurrent direct du docteur vétérinaire GAUBE, ainsi que deux anciens salariés de la société SELVETGA GAUBE, les docteurs vétérinaires ARIEN et DA COSTA. 

S’il a été bref dans sa durée, ce reportage a été dévastateur dans ses conséquences. Dévastateur pour l’entreprise ne parvenait plus à recruter des confrères. Dévastateur pour le chiffre d’affaire du DV GAUBE divisé par deux du jour au lendemain. Dévastateur sur le plan personnel, le DV GAUBE a dû vendre un bien immobilier. Dévastateur enfin sur le plan humain, la famille GAUBE a souffert que l’image du DV GAUBE soit ainsi ternie auprès de toute la profession des vétérinaires, et auprès de toutes leurs connaissances. 

Le coche et la mouche

La diffusion de ce reportage a précédé le dépôt d’une plainte déontologique de l’autoproclamée Association des Vétérinaires de la Martinique (AVM), présidée par justement par le DV SOTTOVIA, l’une des personnes entendues dans le reportage… S’autorisant de la qualité trouble de représentant du CROV en Martinique, le DV SOTTOVIA joue jusqu’alors avec talent le rôle de la mouche du coche. Il s’imagine suffisamment autorisé pour faire condamné le DV GAUBE, sur le fondement de simples allégations.

Le corbeau et le renard

C’est donc sur fond de guerre économique qu’un combat des plus âpres a débuté à PARIS, devant la commission disciplinaire des vétérinaires de France (CROV), où comment le Renard AVM s’emprunte à charmer le Corbeau CROV, dans l’espoir de récupérer de son bec l’énorme fromage du marché vétérinaire. 

Diffamé, affaibli, mais pas anéanti, le DV GAUBE s’est attaché les services du ténor martiniquais Alex URSULET pour assurer sa défense, ainsi que celle du bâtonnier CHARRIERE-BOURNAZEL. L’audience débute dans un climat tendu. Les membres du CROV ne prêtent qu’une oreille distante aux demandes des avocats du DV GAUBE. L’attitude de la présidente provoque les coups de sang de Me URSULET, tant elle donne le sentiment que l’audience aurait pu être réglée sans que les avocats du DV GAUBE ne soient entendus. 

La cigale et la fourmi

Il a fallu de l’acharnement, et détricoter chaque maille du dossier pour que perce enfin quelques lueurs de vérités. Me URSULET sonne la première charge d’une mise en pièce du dossier de l’AVM. Et à sa suite, le bâtonnier CHARRIERE-BOURNAZEL, de toute son autorité, a pourfendu le caractère diffamatoire du reportage.

Que révèle l’étude du dossier ? Le DV ARIEN, dont le DV GAUBE s’était séparé, avait saisi l’occasion du reportage pour se répandre en vengeance. Le DV DA COSTA a été piégée par la journaliste qui l’a interrogée. Entendue par visio-conférence, elle confirmera que ses propos ont été tronqués et dénaturés. Le DV SOTTOVIA est quant à lui en grande peine lorsqu’il lui faut démontrer le bienfondé de ses allégations initiales. Les images utilisées dans le reportage n’ont pas été tournées dans les locaux du DV GAUBE ; elles ont été tirées d’archives de chenils.  

L’audience, débutée au petit matin, est levée à 13h et reprend à 14h30, après une pause nécessaire, dans une ambiance désormais bien plus compréhensive vis-à-vis du DV GAUBE. Les membres de la commission disciplinaires commencent à entrevoir la tentative de manipulation dont le CROV fait l’objet, par les concurrents du DV GAUBE. Cette histoire, en substance, se révèle être celle de la cigale et de la fourmi. 

Le DV GAUBE explique avoir travaillé jusqu’à 7 jours sur 7 pendant des années. Lui, qui n’est pas rat des villes mais rat des champs, a accepté toutes les missions de soin qui lui ont été confié. Il soigne le le loup et le chien maigre, le lion et le rat, le faucon et le chapon, acceptant même d’être payé par chèques de 10 euros par des clients impécunieux. Le coup de grâce est porté par le collaborateur d’Alex URSULET, Me PETIPERMON, qui achève de démonter les accusations de l’AVM : aucun des actes reprochés au DV GAUBE n’aurait pu être commis par ce dernier aux lieux et dates indiquées. 

Les débats s’achèvent à 18h35. Verdict : le CROV relaxe le DV GAUBE des faits d’interventions chirurgicales inappropriées et d’absence de recueil du consentement éclairé de clients. Seules des broutilles administratives trouvent à lui être reproché : à titre d’exemple, un retard dans la transmission à l’ordre de la modification des statuts de sa société. 

Le DV SOTTOVIA, où tel est pris qui croyait prendre, est quant à lui condamné à 3 mois de suspension d’exercice pour avoir menti à l’un des membres du Conseil de l’ordre sur la réalité du diplôme de l’un de ses associés, ainsi que pour avoir autorisé ses assistants vétérinaires à pratiquer des opérations chirurgicales sur des animaux. Un comble lorsque l’on pense que c’est là précisément ce que le président de l’AVM reprochait au DV GAUBE, désormais blanchi. Après avoir chanté tout l’été, l’AVM danse maintenant. 


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