Quand les maux de la Martinique passent par le prisme du « Mot du MIM »

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Texte du « Mot du MIM » dit sur les ondes de RLDM en Martinique le 7 décembre 2012 par
Alfred MARIE-JEANNE Député, Président du MIM

Afin que nul n’ignore
Afin que nul n’oublie
A qui la faute?
Mea culpa

Je reconnais volontiers que faire un voyage à Cuba avec plus de 350 personnes et pour un montant de plus de 700 000€ avec le Conseil Régional comme partenaire officiel est « intelligent » par ces temps de crises multiples.

Je concède aussi que s’accaparer des organes d’informations pour un montant de 696 000 € est certainement très « intelligent » alors que des entreprises ne sont pas payées en temps et en heure.
J’accorde que faire voter en commission permanente des sommes importantes sans savoir exactement pour qui et pour quoi est une prouesse démocratique « super intelligente ».
J’admets que n’avoir aucun rat donc aucun chat dans la sublime Tour de Fort-de-France, deux fois bénie, est un « résultat probant, un tour hautement significatif ».
Et l’on comprend mieux pourquoi le Conseil Régional voulait à tout prix louer deux étages pour plus de 860 000 euros par an.

« Quel tour de passe-passe !»

Je comprends que déclarer excédentaire le compte administratif 2011, alors que la Payeur Régional chargée du contrôle démontre en plénière le contraire, chiffres à l’appui, est « un exercice qui relève de la prestidigitation et de la bonne gouvernance. »

J’avoue que donner son accord pour l’épandage aérien après les erreurs du passé est un looping digne d’un personnage de talent.

Souvenez-vous de la réponse du Ministre de l’agriculture Bruno LEMAIRE, à ma question posée le 14 décembre 2011 lors des questions d’actualité. La voici :

« Ce traitement a reçu non seulement l’accord du Préfet, mais aussi celui du Conseil Régional auquel j’ai demandé un avis préalable avant de donner cette autorisation. »

Je confesse que le Président du Conseil Régional est aux abois depuis les dernières législatives.

Et c’est pourquoi, après une rallonge de deux ans qui lui avait été accordée pour la mise en place de la Collectivité de Martinique en 2014, il demande une année supplémentaire. C’est une démarche incompréhensible.

Cinq ans de report en tout, c’est le moratoire mortifère qui continue.

Le moment est venu de rappeler quelques extraits des interventions les plus marquantes au parlement lors des débats sur le projet de loi relatif à la création de la Collectivité de Martinique et de celle de Guyane.

Citons au Sénat, le rapporteur Monsieur Christian COINTAT : « La commission a retenu une position souple en précisant que les élections doivent avoir lieu au plus tard en 2014, ce qui signifie que nous pouvons même, si nous le souhaitons, les organiser dès que la loi sera promulguée… si nous voulons aller plus vite, rien ne s’y oppose. »

Citons au Sénat, la Ministre Marie-Luce PENCHARD « … le gouvernement pouvait tout à fait se donner les moyens d’organiser les élections dès 2012. Le fait que la date butoir soit fixée au plus tard en 2014 permet de laisser toutes les possibilités ouvertes.»

Citons à l’Assemblée Nationale, la Ministre Marie-Luce PENCHARD : « le Président de la République avait souhaité que l’on puisse mettre en place cette Collectivité le plus rapidement possible. C’est pourquoi le texte a prévu que l’élection devait se dérouler au plus tard fin 2012. Mais le président de la République a toujours indiqué qu’il était prêt à entendre les arguments des élus concernant l’organisation de ces élections afin qu’elles se déroulent dans de bonnes conditions. Au regard des arguments des uns et des autres, il a décidé de fixer les élections en 2014. »

Citons le député Serge LETCHIMY : « Il faut penser pour avancer, disait un grand écrivain et combattant de la révolution. Avancer mais sans s’arrêter en chemin. Depuis 1982 et même avant, un processus s’est engagé, mais nous avons effectivement perdu trente ans. En choisissant 2014, c’est la raison et la sagesse qui ont prévalu. Tant mieux pour la Martinique, tant mieux pour la Guyane. Même si cela ne correspond pas à votre agenda politique, cela correspond certainement à un nouveau rendez-vous de l’histoire qu’il ne faudra pas manquer. »

Citons la députée Christiane TAUBIRA : «… ce calendrier ne me fait pas nager dans le bonheur. La date de 2014 ne correspond pas à mon choix… je considère encore que le calendrier de travail doit fixer l’échéance à 2012… »

Citons enfin le député Alfred MARIE-JEANNE : « certains collègues disent que nous avons perdu trente ans depuis 1981, huit ans depuis 2003. Il faut croire que la perte de temps est devenue une seconde nature. Devons-nous encore tergiverser ? Personnellement je suis contre la date de 2014… et vous essayez de me dire qu’il faut encore perdre 4 ans ? Je voterai contre même si je suis le seul… j’y vois un reniement de la parole donnée. »

Fin des citations

Mea Maxima Renégat

Mea Maxima Culpa

Ainsi sont-ils

Ainsi est-il

Le peuple doit-il se laisser voler sa victoire ?

Vendredi 07 décembre 2012

Alfred MARIE-JEANNE

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