Samedi 28 juin : une journée au Brésil

Ouf ! Le #Brésil est en quart. La guerre civile a été évitée. Le #Mondial peut continuer. Au moins jusqu’aux quart de finales. Pas facile d’être joueur de foot brésilien en ce moment. Fébrilité, perte de confiance, anxiété….

Les enjeux, la pression, l’attente de tout le peuple sont tels qu’ils en perdent leur foot. Ou bien aussi c’est parce qu’ils jouent presque tous en Europe, dans une autre culture du foot qui les formate ?

Le #Chili n’a pas vaincu le sort. Malgré un match plein, des occasions incroyables, ils rentent à la maison, et on ne peut s’empêcher d’avoir un petit pincement devant ce qui quand même est un peu injuste pour eux.

Mais, il fallait ça. Il fallait ça pour que le Mondial continue.

Une défaite du Brésil cet après-midi et le mondial était terminé. Les « anti-mondial », les « gamins de juin », le Mouvement des Travailleurs Sans Toit, les syndicats, tous ceux qui pendant des semaines avant le début de la fête défilaient en criant « Se não tiver direitos, não vai ter Copa« , (« Si je n’ai pas de droits sociaux, vous n’aurez pas de Coupe du monde ») n’auront aucun mal à mobiliser de nouveaux des foules immenses comme en juin 2013. Ceux qui ont été chassés de leur domicile pour faire place aux chantiers du mondial, les laissés-pour-compte, les activistes, et surtout, et tout simplement, la quasi-totalité du peuple brésilien effarée par le coût incroyable de ce mondial : 10 milliards d’euros. A ce niveau les chiffres n’ont plus de sens.

Sauf à se dire, qu’est ce que le gouvernement de Dilma aurait pu faire avec tout cet argent pour améliorer les conditions de survie des dizaines de millions de malheureux ? Même si beaucoup a déjà été fait par Lula et le Parti des Travailleurs.

Grèves, blocages, manifestations, règlements de comptes, émeutes, pillages, violences policières, violences militaires, violences des mafias, …..C’est ce qui était à craindre si le Brésil n’avait pas passé ces 8èmes de finale. C’est ce qui reste à craindre s’il ne passe pas les quarts.

– On revient de loin. Tu veux que …

– … Chut… ne m’interromps pas l’ami, je prie. Une action de grâce. Je remercie le Pater oster qui es in caeli. Seigneur ! Mondiésenyen Patat sa ! Le Brésil n’est pas passé loin de l’élimination. Du chaos. De l’apocalypse. Un genre de fin du monde quoi ! Jésus !

– C’est sûr…et le Chili méritait mieux. La séance des pénos, …irrespirable. Le stade envoyait une vibration énorme. Les gens étaient comme saisis quand le brésilien tirait. Mais ils avaient un goal. Le type a pleuré avant les tirs au but. Je te dis, trop d’émotion, de pression. Mais quand à la dernière minute ça a fait transversale, j’ai compris que le Brésil allait gagner. Après Ochoa contre eux, c’est leur goal qui avait la grâce divine sur sa tête.

– La grâce divine ? Est-ce que tu ne penses pas plutôt que c’est le coq noir qu’on a fait la dame en blanc sacrifier hier soir qui l’a fait gagner ?

– ….(in petto) indécrottable le gus.

Colombie – Uruguay ?

Les uruguayens, les non-footballeurs quoi, rentrent à la maison. Personne ne les regrettera même si les sanctions multiples qui frappent Suarez dégagent une pestilence…. Oui il a fauté. Oui les sanctions sont démesurées et nauséabondes, comme tout ce qui touche la FIFA et les monstres économiques multinationaux qui grâce à elle se font du gras avec les manifestations sportives mondiales.

Ce qui amène à penser, et c’est un enseignement à tirer de ce mondial, que c’est seulement dans des pays avec un régime autoritaire que des coupes de foot, des grands événements mondiaux, pourront désormais se dérouler. Enfin, je dis enseignement à tirer, si j’en crois les deux prochain pays hôtes désignés dans des conditions scandaleuses, la Russie de Poutine et le Qatar de l’émir du Qatar, Hamad Al-Thani….et si on relit les déclarations de Jérôme Valke, le secrétaire général de la FIFA en juin 2013 (« Un moindre niveau de démocratie est parfois préférable pour organiser une Coupe du monde» et «Quand on a un homme fort à la tête d’un Etat qui peut décider, comme pourra peut-être le faire Poutine en 2018, c’est plus facile pour nous les organisateurs qu’avec un pays comme l’Allemagne où il faut négocier à plusieurs niveaux»), c’est un enseignement qui a déjà été tiré par la FIFA et les monstres–parrains qui l’escortent et qui utilisent le football pour opiomiser et décerveler les peuples du monde entier.

– Ah, c’est comme ça qu’il s’appelle l’Emir du Qatar. Moi je croyais que c’est Germain Al-Pari qui était son nom. Bon allons chercher un autre coq noir. Pour la France.

– ….

Harry Herr Gol

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