Serge Letchimy : « Nous avons peur des lendemains, justement, ceux que nous revendiquons, parce que nous doutons de notre propre capacité gérer ce futur »

image
En 2002, le maire de Fort-de-France, Serge #Letchimy en légitime héritier d’Aimé #Césaire le père de la nation Martinique commet  « Discours sur l’autonomie » publié aux Editions Ibis Rouge. Page 158 1er et 2ème paragraphe, voilà ce que le chantre de la démocratie participative  écrivait :

La chose a été dite, clamée, revendiquée : on ne peut gérer un pays par délégation.

A la réflexion, je crois fermement que nous avons peur, peur de l’avenir. Nous avons peur de perdre les avantages acquis même s’ils concourent trop mécaniquement à l’assimilation, à l’assistanat.

Nous avons peur d’avoir à réviser leurs applications en faveur du développement durable et intégré.

Nous avons peur des lendemains, justement, ceux que nous revendiquons, parce que nous doutons de notre propre capacité gérer ce futur

C’est que le pouvoir ne se contente pas d’être détenu mais exige d’être exercé.

Sous prétexte de ne pas disposer avec certitude des solutions, nous préférons laisser aux bons soins des autres notre destinée, quand bien même il s’agit d’honorables partenaires.

Mais une vérité demeure : malgré nos multiples refuges possibles, l’assimilation, l’assistanat, l’idéologie empruntée, nous ne pourrons plus longtemps fuir le moment où nous nous retrouverons face à nous-mêmes ».

Sans commentaire mais comment taire ?

A lire aussi sur le même sujet

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer