SOMMES-NOUS PLUS BÊTES QUE LES AUTRES ?

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Par Frank Anretar

Ce mois de mai est synonyme de luttes, de commémorations mémorielles et d’abolition de l’esclavage. Concernant la traite négrière, voilà 169 ans que nous rendons hommage à nos aïeux et c’est une bonne chose.
Mais, selon moi le meilleur hommage à rendre à nos ancêtres c’est de créer les conditions pour que jamais plus cette barbarie ne se reproduise. Et le meilleur moyen est le renforcement économique de notre communauté.

Combien de leaders d’opinions, de politiques tiennent des discours dans ce sens et ne prennent même la peine d’élaborer des programmes visant à aider les populations à se renforcer, notamment les Français d’outre-mer dont leurs aïeux ont été mis en esclavage. Certains, pour me contredire, pourraient évoquer l’exemple juif : cette communauté a été persécutée malgré son pouvoir économique notamment pendant la deuxième guerre mondiale. Il n’empêche qu’après 4 ans de guerre elle en est tout de même ressortie renforcée avec l’émergence d’un Etat qui est l’un des plus prospères et influents dans le monde, sans négliger la poursuite en justice des bourreaux et des nazis pour ne citer que cela.
Faisons le parallèle avec les descendants d’esclaves que nous sommes : après 400 ans de traite négrière, nos bourreaux et leurs héritiers prospèrent jusqu’à ce jour et nous subissons encore et encore les tourments de ce lourd handicap (maladies, pauvreté, racisme, alcoolisme, échec scolaire, familles monoparentales, insécurité, violence) … Certes, depuis quelques années nous réclamons Réparation ; je dis qu’il est plus facile de réclamer justice quand on est riche, que lorsque qu’on est en fragilité sociale.

Voilà des années que les politiques de tous bords nous enfument avec leur propagande soi-disant progressiste, aidés en cela il est vrai par certains médias, leaders d’opinions, intellectuels, historiens, écrivains, etc. ; le constat à chaque fois est désespérément le même : pauvreté endémique et mépris.
Un constat qui suscite chez nombre d’entre nous un sentiment de honte et de culpabilité, mais qui ne doit pas nous empêcher de réagir avec discernement, en œuvrant pour bâtir un avenir meilleur pour nos enfants.

Je suis de ceux qui pensent qu’il est encore possible d’agir et nous avons en France moult exemples récents qui viennent conforter cette conviction. Il en est ainsi de la communauté Indo-pakistanaise qui en quelques années sur le territoire français a pu se créer un véritable réseau foncier, économique, en dépit de nombreuses barrières comme la langue notamment. Sommes-nous plus bêtes que les autres ?

Le colloque que L’Union Nationale de l’Outre-Mer français (L’UNOM) organise le 28 juin 2017 à Paris-La Défense participe de cette démarche. Ce colloque intitulé « Créer les conditions d’une réelle autonomie financière des ultramarins et Afro-Français » vise à Elaborer des propositions de nature à garantir la réussite économique des Ultramarins et des Afro-Français.

Je vous invite à prendre une part active à la mise en œuvre de ce véritable changement de paradigme économique.

Frank Anretar

Réservez en cliquant sur ce lien
http://enreso.org/pec-events/creer-conditions-dune-reelle-autonomie-financiere-ultramarins-afro-francais/
Et gardez présent à l’esprit que si nous ne le faisons pas, ce ne sera pas l’autre qui le fera pour nous. 

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