Pour survivre au Chlordécone : la seule alternative !!! La Martinique et la Guadeloupe 100% BIO !

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Les autorités politiques, de nos deux îles #Guadeloupe et #Martinique, et les autorités de l’Etat, sont semble- t-il interpellées par la réaction populaire unanime et qui ne fait que débuter face à cette annonce de décembre dernier de relever le taux de Chlordécone acceptable dans les aliments.
L’état agite le plan Chlordécone 3 qui doit prendre fin en 2020 et dont les principaux axes sont évoqués en annexe. (1)
Quant aux autorités locales, leurs réactions ne sont pour l’instant qu’intentionnelles, face à un drame certain présent et à venir, qui aurait dû trouver réponse depuis de nombreuses années déjà.
Les actions réalisées jusqu’ici, aussi remarquables qu’elles soient , sont pour l’instant totalement insuffisantes, puisqu’elles n’assurent pas la protection de la population qui continue de s’intoxiquer insidieusement jour après jour sans le savoir, sans pouvoir apprécier l’importance de leur intoxication, sans avoir la possibilité de choix des produits limitant cette intoxication, et enfin sans aucune information donnée à l’heure actuelle sur la façon de se défaire de ce poison à titre individuel, c’est à dire de se détoxifier !!!
Et cela, plus de 20 ans après la dénonciation de cette catastrophe !
L’information de chacun d’entre nous, concernant la façon de nous protéger est tout à fait confuse !
Une simple enquête de rue, aisée à réaliser montrerait la confusion totale dans laquelle se trouve la population sur ce sujet, en même temps que croît, angoisse ou fatalisme, de tous ceux qui se sentent agressés dans leur corps mais impuissants !
Une information de qualité à toute la population, par tous les moyens disponibles, permettant de la toucher dans son ensemble, est une priorité !!! urgente et réalisable !!!
En Martinique, un document très informatif, réalisé en 2016, intitulé :
« La pollution par la Chlordécone en Martinique » Point de la situation en 2016

Signé par la préfecture, l’ARS et l’IREPS,
N’est toujours pas diffusé largement en 2018 !!!
Ce document n’est pas, sur certains aspects, compréhensible par tout le monde, mais il a le mérite de poser très clairement la situation et les problèmes majeurs quant à la pollution. Il précise aussi les actions entreprises et en propose d’autres à entreprendre pour clarifier les enjeux et mieux protéger la population.
Il devrait être la base d’une information-formation des enseignants. D’une information des élèves de tous âges dans toutes les écoles ! Mais aussi d’une distribution gratuite à chaque famille martiniquaise !!!
Qu’attendent les services de l’Etat ?
Cette information nécessaire sur la pollution par le chlordécone, ses risques pour la santé, et la nécessaire protection individuelle et collective, doit utiliser tous les canaux de communication, et être à la portée de tous !
Elle doit se retrouver sous forme de dessins animés, de films, de vidéos succinctes…et à disposition de tous.
Car, cette nouvelle information sanitaire ne doit pas être seulement informative, et préventive, mais aussi POSITIVE, axée sur de nouvelles habitudes de consommation que devraient adopter les Guadeloupéens et les Martiniquais. Car si le #Chlordécone est notre cheval de bataille, car intentionnellement employée, malgré les connaissances connues de sa haute toxicité et de sa longue persistance dans l’environnement, nous sommes inondés par ailleurs d’une foule d’autres produits toxiques qui, associés au chlordécone, peuvent réaliser des cocktails explosifs, potentialisant les effets nocifs, des uns et des autres, sur notre organisme, et sur celui de nos enfants, et ce, sur plusieurs
générations : Augmentation de certains cancers , de l’obésité, des atteintes fœtales avec trouble du développement de l’enfant, de l’hypofertilité…et de toutes les affections hormonodépendentes ( endométriose, maladies thyroïdiennes…), la liste n’étant pas exhaustive !

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Cela impose une information et une protection générale, non seulement par rapport au Chlordécone, mais aussi en relation avec l’ensemble des toxiques potentiels que l’on retrouve,
• Dans l’eau

• Dans nos aliments achetés dans les marchés ou supermarchés, fruits et légumes, mais surtout aliments ULTRA TRANSFORMES, bourrés d’additifs nocifs pour notre santé.
• Dans l’utilisation de produits courants tels les nettoyants ménagers, les cosmétiques, sans parler des pesticides variés, et herbicides tels le glyphosate, toujours employés chez nous par une majorité d’agriculteurs, voire même dans les jardins familiaux !
Cela doit déboucher sur une réévaluation obligatoire des politiques concernant tout particulièrement l’offre alimentaire, et donc le développement de l’Agriculture et de la pêche en Martinique et en Guadeloupe.
De même que sur une aide à la consommation clairvoyante de l’ensemble des produits importés que nous retrouvons dans les supermarchés !
Concernant l’Agriculture, Rappelons qu’actuellement aucune traçabilité fiable du chlordécone ou d’autres pesticides et herbicides, n’existe sur les produits à disposition dans les marchés.
Dans les supermarchés, si le chlordécone n’est pas présent semble-t-il, une foule d’autres pesticides sont présents dans les produits végétaux (fruits et légumes) de consommation courante comme les raisins de table venant d’Europe ou du Chili, les tomates de St Domingue, Les ignames ou ananas du Costa Rica… pour ne citer que ceux-là !
Cela nous impose de mettre en place, et ce, le plus rapidement possible, une réorientation complète de notre agriculture, en particulier vivrière, afin d’alimenter notre propre population, et de ne tolérer que l’importation de produits alimentaires biologiques certifiés, pour ceux qui voudrait augmenter leur choix (pommes, raisins de table…).
Rappelons une fois de plus à tous, que tous les fruits poussant dans les arbres en Martinique et en Guadeloupe sont de qualité bio ! Car ils ne sont pas, pour l’instant produit industriellement, et ce, même s’ils poussent sur un terrain souillé par le Chlordécone !
Il en est de même de légumes comme le fruit à pain…
Personne dans nos pays n’a jamais traité aux pesticides un manguier, un pied de pomme d’eau, ou de fruit à pain. D’où la qualité nutritive exceptionnelle de ces produits qui protègent notre santé sûrement, mais qui sont de moins en moins consommés en particulier par les jeunes, et les enfants !

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1 – Pour l’agriculture, un objectif majeur :
Produire, sur place, des fruits et légumes sans pesticides d’aucune sorte, à des prix abordables pour l’ensemble de la population !
Cela nécessite une réorganisation et une restructuration complète de la filière agricole, avec une aide substantielle donnée pour cette reconversion des agriculteurs, pour des formations techniques sur de nouveaux modes de culture biologique (les méthodes sont nombreuses et variées) et ce dans un délai court !
!
Parlons un peu de la réalité aujourd’hui :
En 2017, sur un budget annuel de 1 milliard et 110 millions d’euros, la
communauté territoriale de la Martinique (CTM), a soutenu : l’agriculture,
la pêche, l’aquaculture et les activités maritimes, à hauteur de …9.5 millions
d’euros ! Parmi les derniers, juste avant le sport, la culture et le numérique
(annexe 2).
Dérisoire !
Nombre d’agriculteurs qui désirent faire une reconversion vers le bio ont
déposés des dossiers de subvention, en attente depuis 2 ou 3 ans… !
Au niveau de l’Europe, le montant alloué à la Martinique pour la période 2014-2020, pour le programme de développement rural (FEDER) est de
130 millions et 200 mille euros.
En 2018, c’est-à-dire à 2 ans de la fin du programme, moins de 30% de ce
budget, aurait semble-t-il été utilisé !!!
La réalité actuelle, est qu’une bonne partie de ces fonds européens est dévolues à l’agriculture industrielle de la banane et de la canne !!! Les petits agriculteurs eux, parce qu’ils n’ont pas d’infrastructure logistique pour monter les dossiers, peinent à se faire aider.
Or, alors que l’agriculture industrielle demande les subventions annuelles de plus en plus importantes pour une exportation que rentabilisent surtout les grands propriétaires de la banane et les exploitants de la canne, L’agriculture permettant la production de produits alimentaires pour nourrir la population locale, est complètement sous développée !
C’est un paradoxe inacceptable, quand on sait qui sont les principaux pollueurs.

S’ils continuent à obtenir leurs subventions, c’est tant mieux !
Mais les politiques publiques doivent s’organiser pour aider massivement les producteurs tournés vers la production de légumes et de fruits bio à l’usage de la population elle-même.
Il faut savoir que l’agriculture biologique, à l’inverse de l’agriculture industrielle, si elle a besoin d’investissements de départ conséquents, s’autonomise rapidement, si ce n’est pour renouveler certains matériels, puisqu’elle produit rapidement ses propres semences et n’a plus besoin d’intrants chimiques, puisqu’elle fonctionne par système de revitalisation autonome des sols.
L’agriculture industrielle, elle, requiert en permanence, semences et intrants dont elle dépend, et qui la lie forcément aux grosses compagnies de l’agrochimie !
Il faut savoir aussi, que même les fruits et légumes dits Bios, importés, subissent des traitements de conservation de toute sorte, pas par les producteurs qui ont un cahier des charges à respecter, mais par les exportateurs !!! Arrivés en Guadeloupe ou en Martinique, ils ne sont plus Bio pour la plupart !!!
• Il y a une nécessité de mobilisation urgente des terres en friches qui ne sont à priori pas chlordéconées, pour une répartition vers des jeunes agriculteurs formés à cette agriculture biologique, et ce, dans les meilleurs délais !
Le rôle de la SAFER est ici prépondérant.
• Il y a nécessité d’un enseignement actualisé sur toutes ces technologies du Bio, dans les lieux de formation (lycées agricoles, organismes de formation indépendants…) à l’usage des jeunes qui abordent la profession mais aussi de ceux qui entament une reconversion.

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• Il y a une nécessité d’incitation à la reconversion vers le bio (avec tous les soutiens financiers que cela nécessite), par leurs organismes de tutelle, de tous les agriculteurs produisant pour la consommation locale ! Et cela de façon urgente !
• Il y a nécessité de la mise en place depuis le producteur, d’une traçabilité fiable des produits proposés à la consommation et ce
jusqu’au consommateur, quel que soit le lieu où sont achetés les légumes et les fruits.
• Il y a nécessité, pour augmenter la possibilité de couvrir les besoins de la population de la mise en place de structures (coopératives ou pas) de récupération de toute la production de fruits locaux en particulier auprès des particuliers qui le désirent, qui ont des arbres fruitiers mais qui ne peuvent consommer la totalité de fruits produits.
Une bourse des prix peut être créée, sur internet, par un organisme public agréé, donnant instantanément au particulier, au jour le jour, le prix auquel peuvent être achetés ses fruits, compte tenu de l’offre globale.
• Il y a nécessité d’inciter chaque martiniquais à planter des arbres fruitiers de toute sorte sur leur propriété privée, de façon à ce que dans une dizaine d’année, la Martinique et la Guadeloupe puissent même envisager l’exportation de fruits tropicaux bio, lorsqu’il y aurait surplus par rapport à la consommation locale !
• Il y a nécessité pour les municipalités, les écoles, les lycées, les organismes publics de mettre en place des jardins fruitiers, pour offrir à la population des écoliers, mais aussi des familles à faible revenus, vivant en zone urbaine, des fruits de qualité, en quantité suffisante, par le biais des services sociaux.
• Il y a nécessité de soutenir les initiatives de troc de fruits et de légumes par l’intermédiaire de plateformes internet pour tous ceux que cela intéresse.
• Il y a une nécessité de sortir urgemment de l’agriculture normative industrielle, devenue un système de pollution hautement organisée, pour aller vers une agriculture biologique de proximité, protectrice des sols et de l’environnement, respectueuse de la nature et des hommes, permettant l’autonomie alimentaire en fruits et légumes de consommation courante de la population !
Nous ne pourrons pas survivre au Chlordécone allié à tous les toxiques de notre environnement sans cette reconversion obligatoire de notre monde agricole !!!
2 – Pour l’élevage et ses produits dérivés,
Nous ne pouvons accepter une dose tolérable de Chlordécone dans la viande ou les œufs proposés à la consommation ! Ces doses qui s’ajoutent au fil des semaines et des mois dans notre corps par bioaccumulation sont incontrôlées et incontrôlables !
Les process de production doivent être mis en place pour la commercialisation de produits de l’élevage SANS CHLORDECONE !!!
3 – Pour la pêche : empêcher le déclin…
Deux informations fondamentales, émanant du document précédemment cité, « La pollution par la Chlordécone en Martinique » :
La première :
« Beaucoup d’interrogations demeurent concernant la contamination du milieu marin, des études complémentaires sont à mener pour mieux comprendre la dynamique d’entrée et de diffusion de la molécule dans ce milieu.
Ainsi, par exemple, l’évolution de cette pollution dans le temps ou son impact sur le fonctionnement des écosystèmes marins et côtiers restent encore très peu étudiés »
Elle se passe de commentaires.
La seconde :
« La combinaison d’interdiction de pêche et de recommandation de consommation visant les espèces les plus sensibles à la contamination pourrait constituer une voie de réduction du risque d’exposition des populations sans amplification des contraintes réglementaires »
Ce document date de 2016. En 2018, on peut dire qu’aucune information ou presque n’a alerté le public concernant les espèces les plus sensibles à la contamination.
Outre les pêches sauvages, non contrôlées, par des gens qui ne sont pas de la profession, la vente de crabes de terre, de ciriques, de langoustes se fait sur les marchés et dans les supermarchés (concernant les crabes de terre à la période de Pâques) sans aucun contrôle de provenance ! Or ces crabes concentrent les produits toxiques de toute sorte venant de l’amont.
Peu de martiniquais des jeunes générations, et aussi de citadins, tous âges confondus, savent reconnaître les poissons vendus à l’étalage.
Depuis 2016, aucune information de masse n’a été faite à la population sur ce sujet.
Il est pourtant fondamental de diminuer ce risque, autrement que par l’achat de poisson importé, qui n’est pas forcément sans risque. Des cas de cigüatera (maladie pouvant être très handicapante par la douleur intense et durable qu’elle provoque liée à la consommation de certains poissons) ont été reconnus en Martinique suite à la consommation de poissons importés en provenance de l’Océan Indien !
La solution est d’informer correctement la population sur quel type de poisson, en provenance de quelle zone, il est possible de consommer sans risque, compte tenu des données actuelles…
Données qui pour l’instant n’intègrent pas d’autres types de pesticides, herbicides ou métaux lourds !!!
Il y a aussi une nécessité de certification de l’origine des poissons proposés à la vente sur les marchés ouverts !
Qu ‘attendent les services de l’Etat ?
Du côté des pêcheurs, la reconversion pour ceux résidants dans les zones frappées d’interdiction est lente.
Là aussi, d’autre modes de pêche contrôlés existent qui nécessiteraient certainement d’autres systèmes d’exploitation, un regroupement des pêcheurs, des formations adaptées, une aide à l’acquisition de matériels et moyens de pêche permettant l’accès à des zones de pêche autre que côtières…
Les problématiques sont à l’évidence complexes, et les réponses difficiles à mettre en œuvre.
Mais les réponses, que ce soit pour l’agriculture, l’élevage ou la pêche ne peuvent s’imaginer avec les moyens financiers actuels proposés à ces secteurs vitaux pour un contrôle de qualité, et une alimentation saine à disposition de l’ensemble de la population de la Martinique et de la Guadeloupe !
Outre les aspects liés à la qualité des produits devant être proposés à la population c’est à dire exempts de Chlordécone et de tout autres pesticides, le niveau d’exposition de celle-ci selon les zones d’habitation et les modes de consommation, il y a le problème, jamais évoqué des moyens de se détoxifier, à titre individuel, lorsque l’on retrouve, du chlordécone dans le sang lors d’une analyse.
De façon générale, lorsque l’on retrouve du Chlordécone dans le sang, cela veut dire que la concentration du toxique dans le foie est nettement supérieure, et qu’une certaine quantité de toxiques est stockée dans les graisses !
En 2004, chez une centaine de femmes ayant accouché en Guadeloupe, la Chlordécone était détectée dans le sang pour 87% d’entre elles !!!
Qu’en est-il aujourd’hui en Martinique et en Guadeloupe.
A ce titre, il est important de préciser que les analyses à la recherche de chlordécone doivent être remboursées, pour des prélèvements systématiques proposés à certaines catégories de population comme les femmes enceintes dans le suivi de leur grossesse, ou devant des pathologies comme l’endométriose, le cancer de la prostate ou du sein, et les suspicions d’infertilité avec recours à la PMA… par exemple.
Une liste de ces situations à risque nécessitant un prélèvement doit être élaborée pour la détoxification accélérée de ces personnes, un changement de leurs habitudes alimentaires, et le suivi de l’imprégnation toxique sur une certaine période.
Pour l’instant aucun traitement de détoxification individuelle n’est proposé à la population !
La médecine officielle, semble démunie face à ce problème.
Pourtant la naturopathie, la phytothérapie, les médecines traditionnelles chinoise et ayurvédique, ont mis au point des techniques de détoxification du foie en particulier, qui mériteraient d’être éprouvées !
Il est indispensable et urgent de mettre en place un protocole de recherche, qui étudie la validité de ces techniques afin de
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proposer rapidement à la population des solutions de détoxification actives, simples et efficaces !!!
Face à cette épée de Damoclès qui menace la population de la Martinique et de la Guadeloupe dans leur présent et leur futur, l’Etat et les autorités locales proposent des solutions d’une lenteur déconcertante, nombre d’entre elles sont encore à l’Etat d’hypothèse, près de 20 ans après la dénonciation de cette catastrophe sanitaire aux effets pour l’instant imprévisibles.
Il faut absolument accélérer les processus de mise en protection de la population de manière à la fois individuelle et collective !
Seule une mobilisation et une vigilance citoyenne, pourra permettre de sortir de cette lenteur et d’imposer une prise en compte urgente de la santé de nos populations avec,
Une seule alternative, dans le respect de la nature et des hommes :
Pour survivre au Chlordécone :
La Martinique et la Guadeloupe 100% BIO !
Dr Serge Châlons, Mars 2018

Annexe 1:
Plan Chlordécone 2014 – 2020
Le troisième plan chlordécone vise à passer d’une logique de gestion de court terme des effets collatéraux de la pollution à une véritable logique de long terme de développement durable des territoires, intégrant la problématique de la chlordécone.
Le plan chlordécone III comprend quatre axes :
Le premier axe a vocation à élaborer une stratégie de développement durable dans l’objectif d’améliorer la qualité de vie des populations et de permettre la modification rationnelle des comportements. Il met l’accent sur la communication et le partage d’information entre les acteurs. Il prévoit notamment l’élaboration de chartes patrimoniales (charte signée en Martinique, charte en cours d’élaboration en Guadeloupe) ;
Le deuxième axe favorise une approche de prévention du risque sanitaire et de protection des populations dans une stratégie de réduction de l’exposition. Il vise à améliorer et à pérenniser les actions de surveillance des denrées, en communiquant sur les résultats de cette surveillance, à initier de nouvelles études sur l’impact sanitaire de cette pollution pour compléter celles menées dans le cadre du deuxième plan et pour répondre aux interrogations de la population ;
Le troisième axe est consacré aux actions de recherche qu’il faudra soutenir et développer selon quatre grands domaines : santé humaine, santé animale, environnement (air, eau, sols, plantes) et sciences humaines, économiques et sociales ;
Le quatrième axe répond aux enjeux socio-économiques induits par la pollution par la Chlordécone et vise à accompagner les professionnels de la pêche et de l’agriculture dont l’activité est impactée par cette pollution. Des actions sont mises en place pour répondre au mieux aux attentes des professionnels de ces deux types de filières. La pêche est le principal secteur d’intervention de ce troisième plan (plus de 20% des crédits pour 2014-2016).
Pilotage et financement
S’agissant de la gouvernance nationale, le plan chlordécone III est piloté conjointement par le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et le ministère des Outremers.
Les préfets de Guadeloupe et de Martinique coordonnent la définition locale du plan pour leurs départements respectifs. Le préfet de Martinique assure la coordination interrégionale pour la gestion budgétaire du Programme d’interventions territoriales de l’État (PITE).
En ce qui concerne le financement, le plan chlordécone III a été validé pour un montant global de plus de 30 millions d’euros sur le premier triennal (2014- 2016). Pour rappel, le premier plan d’action national (2008-2010) avait déployé 33 millions d’euros et le deuxième plan d’action (2011-2013), 31 millions d’euros.

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