Tour de Martinique des Yoles-Rondes : Ets Rosette /Orange Caraïbes gagne aux Anses d’Arlets (étape 6)

… et comme disait l’autre, elle ne gagnera pas le Tour mais elle a sauvé son Tour.

Le nuage de pluie, qui s’était positionné sur les hauteurs du Marin avant le départ, n’est jamais venu et avec lui le vent et les rafales attendues par les patrons qui avaient fait le choix de mettre une petite voile, notamment Brasserie-Lorraine/SARA Energies Nouvelles (Djany Rémi) et Zapetti/L’Appaloosa (Loic Mas). D’autres yoles avaient elles aussi des petites voiles mais cela tenait à leur capacité à porter plus grand selon le célèbre zanndoli ka pisé silon fos koko’y ou à leur logique de gestion d’une position au classement général, annou pa fè fou léga.

Ce qui a pénalisé la yole du Marin, c’est de prendre une option au large dans la longue descente vers la bouée de Ceron, et ensuite de rentrer vers la terre pour chercher du vent… A l’arrivée ça leur coûte 8 minutes épi… mais, il faut dire que depuis le matin, pratiquement toutes les radios bassinaient, comme une yole déventée, sur une onde tropicale, sur la pluie et le vent qui amènerait du mauvais temps jusqu’à dimanche.

L’étape a été tranquille. Dès la pointe Borgnesse les jeux semblaient faits. Le suspens ne demeurait que sur l’identité de la yole qui gagnerait entre CTDM/EDF (Mario Malfleury) et Ets Rosette/Orange Caraïbes (Jacques Ako Amalir),  mieux toilée.

CTDM/EDF

Il ne s’est rien passé d’autre que le plaisir de voir CTDM/EDF devant du début presque jusqu’à la fin. Dès Petite Poterie  au sortir de la baie du Marin, l’équipage a réussi à très vite s’installer alors que les autres yoles étaient encore à la recherche de l’équilibre, c’est-à-dire la juste place et la position sur les bwa-drésé, dans la yole, de chaque équipier pour l’équilibrer tant sur les côtés et éviter la gite que sur la longueur pour éviter qu’elle pioche et bien la mettre à plat. Ça c’est important pour que le trio mat, voile, coque soit en harmonie pour bien profiter de la force de propulsion du vent arrière, qui demeure l’allure la plus risquée et la plus instable.

Il a hélas manqué un petit chouia de voile à Mario Malfleury et son jeune équipage pour vaincre aux Anses d’Arlets, mais, à l’arrivée, ils étaient contents de leur performance et un peu d’avoir damner le pion à des mapipi en mal de réussite cette année.

MAPIPI

Mapipi ? C’est quoi ça ? C’est-à-dire, quand on dit mapipi, qu’est-ce qu’on entend par là ?

Un mapipi c’est d’abord un vainqueur de la « Pagaie de Mapipi » qui récompense chaque année le patron qui remporte la première compétition de la saison qui oppose en trois manches les 6 meilleures yoles de la saison antérieure. (On ne va pas entrer dans le détail de comment ces yoles sont sélectionnées, ça vous ferait rire ou hurler de rage. Peut-être une autre fois).

Mais ça ne suffit pas pour être considéré comme un mapipi.

Alors, ça pourrait être un vainqueur du Tour. Oui. Sauf qu’il y a des vainqueurs du Tour qui n’ont plus jamais gagné une course en tant que patron ou d’autres qui l’on gagné depuis tellement longtemps que ça ne compte plus. Attention, plus que les vainqueurs de la Pagaie, un vainqueur du Tour est un mapipi. Indéniablement, Jacques Ako Amalir, Charles Exilie, Frantz Ferjules, Johan Jacqua, Georges Henri Lagier, Désiré Lamon, Joseph Athon Mas, Loic Mas, Félix Mérine, Guy-albert Romer, les 9 vainqueurs d’au moins un  Tour, sont des mapipi. Certains sont les mapipi dont on parle à la radio ou dont parlent les amateurs de yoles et les suiveurs du Tour (vous remarquerez la distinction entre amateur de yole et suiveurs du Tour…. Glissons). Ils demeureront et à jamais nos héros.

En fait, pour être considérée comme mapipi par ceux qui suivent, le patron doit faire en sorte que sa yole soit dans les yoles qui année après année, course après course jouent la victoire à toutes les courses, font des résultats, gagnent des courses, des championnats, des Challenge 22 mai, des « Martinique Yole Festival »…

Voilà ce que BMJ écrivait pour présenter le Tour

http://www.bondamanjak.com/cote-caraibe-yoles-rondes-2018-yoles-arrivent-a-schoelcher/ :

Elles devraient gagner le Tour : Ets Rosette/Orange (Jacques Ako Amalir), UFR/Chanflor (Félix Mérine), Zapetti/Appaloosa (Loic Mas).

Elles pourraient gagner une étape : Brasserie-Lorraine/SARA Energies Nouvelles (Djany Rémi), GFA Caraïbes (Christophe Dédé).

Elles sauront se placer : CTDM/EDF (Mario Malfleury), SOMAREC/Petit Navire (Guy-Albert Romer), SMEM (Steeve Jacqua), Mutuelle Mare-Gaillard (Ted Rascar).

Elles seront là : Tania Chaussures/SME/MFR (Olivier Mérine), Diet Discount/ Espace Santé/Optical Center (Mike Mélidor-Fuxis) , Bricobat/Nauticam (Guy Sylvère), Ay Douvan (Marc-Emmanuel Florian), Royal Fruits de Martinique/ADEP (Philippe Attely) Mr Bricolage/Smartphone Service (Jimmy Bellune), Hôtel Brise Marine/Lipton Ice Tea/Boucherie Prudent (Mathias Rémir).

Classement de la 6ème étape

1 Ets Rosette / Orange Caraïbe

2 CTDM/EDF

3 GFA Caraïbes

4 UFR/Chanflor

5 SOMAREC / Petit navire

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