Une journée au Brésil : lundi 30 juin 2014

Il y avait des noirs dans le stade #Mané-Garrincha de Brasilia, capitale fédérative du #Brésil, cette ville géométrique construite en quatre ans par Oscar Niemeyer pour la présidence de Juscelino Kubitschek, soucieux du rééquilibrage géographique d’un pays émergent alors plein d’espoir.

Après, les militaires ont pris le pouvoir à la suite d’un coup d’état et le Brésil, ces brésiliens (musiciens, footballeurs, artistes, …) que le monde entier admire tant, vécurent pendant 21 ans sous un dictature militaire (1964-1985), sans doute moins féroce que celles subies par les argentins ou les chiliens, mais tout aussi privative des libertés essentielles. C’est dans cette période avec le développement de la télévision au Brésil que le foot a pris toute sa dimension d’opium du peuple dans le pays.

Nigeria – France ?

La #France s’est normalement qualifiée pour les quart-de-finales en battant une redoutable équipe du #Nigéria. Asphyxiés pendant plus d’une heure, les tricolores ont emporté la décision quand les nigérians, carbonisés, n’avaient plus de « jus ».

Avant, il leur a fallu tenir, rester grouper, et « piquer » par leurs contres, une équipe joueuse qui a cru en ses chances. Jusqu’à la 79ème minute, quand Pogba, massacré depuis le début du Mondial par les journalistes, a libéré les siens.

– Oh, on s’en sort ! Wé ! A ce moment-là, j’ai cru qu’on était foutu. La cheville du gars était complètement tordue. A angle droit. J’ai vu l’arbitre sortir le rouge. J’ai vu Matuidi, meilleur français de la première mi-temps, dehors. A 10 contre ces 11 types déchainés ? Ces morts-la-faim ? On était foutu j’te dis.

– L’ami, ait confiance. Deschamps sait comment aller au bout. Et nous on va aller bruler un cierge à Notre Dame d’Aparecida. Les coqs noirs, on les garde pour vendredi. En plus, ce sera le premier vendredi du mois. J’ai vu avec la « mère-de-saint » du « terreiro » de Bahia où on était allés pour le match contre la Suisse. Elle m’a donné un contact avec une collègue à elle à Rio.

– Le cierge ça me va. Mais on va aussi allumer un peu d’encens et une lampe à huile à Sri Ganesh qui lève les obstacles devant la France depuis un ti moment. Parce que battre les féticheurs nigérians, faut le faire.

Algérie – Allemagne ?

Les algériens, comme les nigérians, ont su hausser leur niveau de jeu pour menacer pendant plus de 90 minutes l’équipe d’Allemagne, dans un match que les observateurs considèrent comme le plus beau des 8èmes.

Grosse déception dans le monde arabe, énorme tristesse en Algérie. En France, à Marseille, Paris, Toulouse … on pleure, le cœur meurtri après y avoir cru. Coach Vahid mérite sa statue.

– (rêveur) … Ça aurait eu de la gueule un Algérie – France en quart. Tu imagines la symbolique du truc. Comme un genre de Martinique – France dans quelques années.

– Tu délires là… La Martinique au Mondial au Qatar ? (rêveur à son tour)… Et pourquoi pas ? On a joué bien la Gold Cup qui est comme l’Euro éti que les « matinino » ont battu le Canada. Y’avait le Mexique, le Costa-Rica, le Honduras, les mêmes qui sont au Brésil. Tu as raison l’ami. Pourquoi pas ?

Harry Herr Gol

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