Bondamanjak

CETACES ankayés, échoués sur rivages en hausse partout sur la planète ! Pourquoi ?

 Le jeune cachalot qui n’avait pas encore fait ses dents avait été remis à l’eau au Salines, avant que soleil ne monte trop haut et ne tape trop fort, et que marée ne soit trop basse, surtout avant qu’il ne soit déshydraté et trop affaibli, après avoir été dé-ensablé,  grâce à la force et mobilisation populaire à l’aide de sangles et cordes, en présence de spécialistes martiniquais des cétacés, du Maire de la commune, d’agents chargés de la protection de la nature et police de l’écologie, de pompiers et de gendarmes mobilisés sur terre et sur mer.

Il est donc un peu prématuré (sans attendre au moins 3 jours comme le stipule protocole de suivi suite à renflouage de cétacés) de dire « hormis celui d’hier, … », d’autant plus que le cachalot du François en question demeuré ankayé, sans s’alimenter, beaucoup plus longtemps (plus de 48h) et différemment que celui des Salines, paraissait plus affaibli, et certainement avec sa peau plus écorchée et blessée. Et que de toute façon pour ces deux cas de renflouages effectifs de cachalots biens vivants, sans application par manque de moyens d’un véritable  protocole de suivi, on ne peut ni ne pourra affirmer ou infirmer si a eu lieu retrouvailles des mères et groupes, si donc il y a eu décès ou pas, en absence de cadavres précisément identifiés. Sachant encore que plusieurs cachalots d’un groupe pourraient avoir été désorientés dans une même zone au large  et au même moment (lire suite du présent article !).

Mais il ne s’agit pas de comparer les bienfaits et méfaits des manœuvres de sauvetages de ces deux jeunes cachalots, car dans les deux cas il s’agit pour les sauveteurs, selon l’adage « tant qu’il y a vie il y a espoir », en respectant des règles préconisées par spécialistes, de rechercher à maximiser chances de survie des spécimens jeunes isolés de leur parents, échoués et ankayés, mais toujours bien vivants, qui individuellement se sont égarés sans être apparemment affectés par une pathologie profonde, ou graves blessure(s) extérieures. En espérant qu’ils puissent retrouver leur groupes et mères une fois renfloués, ce qui n’est pas évident mais qui dans nos deux cas de jeunes cachalots à Sainte-Anne et au François, en valait la peine. Et ce bien entendu en s’interrogeant sur les causes et raisons de telles échouages et tels ankayaj de plus en plus fréquents!

 

Ce que ne dit pas et ne peut dire la DEAL (Etat français) à populations !

 

Que certes il y a naturellement de tout temps des échouages de mammifères marins par accidents, liés ou pas à des anomalies magnétiques, … Mais sérieusement que si l’on observe statistiquement une augmentation d’échouages sur rivages de cétacés morts ou vivants, et de décès anormaux en mer (sans blessures ou trauma visibles quelque soit l’âge), … depuis ces dernières 50 années, que ceux ci  ont autres raisons logiquement anthropiques ; et qu’études ont été réalisés pour aboutir à des conclusions dérangeantes pour les Etats puissances militaires.

Des preuves sont scientifiquement établies que pollutions par ondes sonores, lors d’opérations de navires militaires utilisant sonars (moyennes fréquences), détruisent les cétacés, … les désorientent, voire les tuent directement, avant échouages massifs. La biologiste marine ANTONELLA SERVIDIO avec une équipe de collègues scientifiques a mené investigations sur le phénomène à la demande de l’Union Européenne à qui elle a restitué et rapporté les résultats de son étude. Un document audio visuel, un film intitulé « Sounds of the Seas » expose et vulgarise les faits et des impacts et conséquences sur les cétacés des pollutions sonores sous marines.

 
Il y est expliqué comment baleines, dauphins, … peuvent mourir de noyades en groupe ou individuellement suite à accidents de décompression, causés par impact de la pollution sonore. Il est démontré encore, autopsies à l’appui, comment cette pollution sonore selon intensité et proximité, en atteignant les organes et système auditifs de certains cétacés, provoque anormalement la libération d’une substance naturellement stockée dans une glande au niveau de la base de leurs mâchoires inférieures, qui intoxique le sang des baleines et donc les tuent en quelques heures, après les avoir touchée, … Selon donc intensité de l’exposition à la pollution sonore (les cétacées percevant des sons à des milliers de km), ceux ci sont troublés, stressés, leurs groupes dispersés (jeunes plus vulnérables séparés de leurs mères), désorientés, … carrément noyés (accidents de décompression), mortellement touchés au niveau de leur système auditif, victimes d’accidents et troubles vasculaires.

Aussi bien évidemment les activités d’exploration sismique pétrolière et gazière qui émettent des signaux à basse fréquence dépassant les 200 décibels ont des impacts physiologiques (stress) et comportementaux avérés sur les cétacés. Ces derniers, qui sont alors désorientés, abandonnent leur zone de nourriture ou peuvent être sujets à des «accidents de décompression» pouvant entraîner leur mort », indique le WWF, ajoutant : « Les gouvernements s’inquiètent des menaces que font peser aux cétacés les projets off-shore (pétrolier et gazier) de plus en plus nombreux. En effet, au large des plateaux des Guyanes, comme dans les eaux de l’Arctique où vivent de nombreuses baleines, pourraient voir des géants pétroliers (Shell, Total, …) démarrer des opérations de prospections et de forage dès ce mois-ci de juillet 2012 alors que le groupe industriel reconnaît qu’aucune technologie n’existe à ce jour pour nettoyer les eaux forcement souillés par rejets de boues hydrocarburées, et plus encore en cas de fuite ou de marée noire.

Singulièrement en Martinique, avec la multiplication prévisible et expliquée anbafèy  de phénomènes d’échouages de cétacés, il faudra tôt ou tard cesser politique d’Etat d’infantilisation de la population, en ayant courage d’Etat de reconnaître les faits et contradictions. Autorisations d’Etats de rejeter boues de dragage de port en mer en biotopes fréquentés par des cétacés, autorisations d’Etats de prospecter et forer pour sociétés pétrolières au large de la Martinique et de la Guyane, manœuvres militaires marines dans la Caraïbe, … impliquent impacts sur mammifères marins, augmentation de probabilités d’échouages et de décès  immédiats de cétacés victimes de pollutions non plus seulement sonores.

Et nous ne développerons pas ici les impacts d’autres pollutions chimiques des sols, des eaux, et de l’air, ayant conséquences insidieuses comme pour l’humain, sur les cétacés, entrainant pathologies mortelles à moyen ou/et long terme. [Dérogations / autorisations d’Etats d’épandages de pesticides et autres produits toxiques pour le vivant !  1g de pesticide = 10 000 litres d’eau polluée !]

Cessez d’infantiliser, disons nous, lorsqu’au Prêcheur, des marins pêcheurs et plongeurs  sont intrigués et interrogent concernant des bruits bizarres qu’ils entendent sous l’eau et que l’on fait diversion en parlant de « phénomènes sonores mystérieux d’origine probablement sismiques ou volcaniques ! », sachant que sous marins et autre navires militaires manœuvrent dans détroit entre Dominique et Martinique, et que bien entendu dauphins, baleines, … ka pran lavòl épi sé tout !

Le destin de tous terriens singulièrement celui des mammifères cétacés est donc intrinsèquement lié au notre d’humains !