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Départ de Manuel Césaire de l’Atrium : L’explication de Claude Lise

Plus récemment, j’ai, en tant qu’exécutif départemental, proposé à Manuel Césaire le recours à un consultant pour l’accompagner dans la gestion du dialogue social au sein de la structure. Car, en réalité, la vraie difficulté à laquelle il s’est régulièrement heurté concerne le management du personnel. Il existe manifestement des éléments récurrents de tension au sein du personnel. Celui-ci n’est toujours pas pleinement rassuré sur son devenir au sein de la future structure unifiée.

Deuxièmement, il n’est pas sérieux de parler de divergences idéologiques. On perçoit mal, d’ailleurs, quels pourraient être les termes d’un débat idéologique entre le Directeur général de l’ATRIUM et l’Exécutif départemental. A moins que – de manière pour le moins curieuse – l’on veuille qualifier ainsi une divergence relative à la nature juridique d’une structure unique à l’ATRIUM. De fait, le Directeur général de l’ATRIUM avait manifesté sa préférence pour un Etablissement public à caractère industriel et commercial (E.P.I.C.), alors que les élus, dans leur très grande majorité, se sont prononcés en faveur d’un Etablissement public à caractère administratif (E.P.A.). Cela ne saurait justifier un conflit, d’autant que le directeur est censé s’incliner devant l’objectif fixé par ses employeurs.

 

Troisièmement, on laisse entendre que j’aurais eu des réticences à recevoir Manuel Césaire et que nous aurions « fini par nous rencontrer dans la première quinzaine du mois de mars ». Cela est faux. Depuis le début de cette année, j’ai reçu Manuel Césaire à quatre reprises sur une période d’environ trois mois (le 19 janvier, le 21 janvier, le 1er février et le 20 avril), sans compter différents échanges téléphoniques. Lors de notre dernière entrevue, je lui ai proposé le renouvellement de son contrat pour lui permettre d’achever sa mission d’ici la fin de l’année. Alors qu’il m’avait indiqué vouloir y réfléchir, je n’ai reçu de lui aucune réponse, ni verbale ni écrite, et ai pris connaissance par voie de presse de sa décision de ne pas donner suite.

Je tiens à  préciser que, lors de ces différentes rencontres, je n’ai jamais porté de critiques sur la programmation culturelle mise en œuvre.

 

Quatrièmement, l’argument selon lequel la vacance de son poste aurait subrepticement été publiée ne tient pas. Le cadre de catégorie A qu’il est ne peut ignorer que les textes prévoient que, « lors de l’arrivée à son terme de l’engagement d’un agent non-titulaire qui occupe un emploi permanent, l’emploi concerné doit faire l’objet d’une déclaration de vacance avant de procéder éventuellement au renouvellement du contrat ». La Direction des ressources humaines du Conseil général s’est donc strictement conformée à cette procédure, sans même d’ailleurs en saisir l’exécutif au moment de son déclenchement, du fait même de son caractère normal et obligatoire.

 

La véritable raison du départ de Manuel Césaire réside vraisemblablement dans les problèmes de management qu’il a rencontrés, auxquels s’ajoutent un certain nombre de difficultés de gestion qui ont fait l’objet d’observations de la part de l’exécutif départemental.

 

Voilà  donc les précisions que je tenais à apporter pour que la vérité soit rétablie.

 

Le 4 mai 2010

 

Claude LISE

Sénateur de la Martinique

Président du Conseil Général