Bondamanjak

France Télévisions répond à la Fédération des Télévisions locales privées d’Outre-mer

La loi de mars 2009, expression de la volonté du législateur, a clairement imposé des règles s’appliquant à tous.
La concurrence audiovisuelle en Outre-mer est désormais très forte avec, en moyenne, par territoire, 170 chaînes distribuées par les opérateurs commerciaux, 8 chaînes gratuites nationales de la TNT, et une à trois chaînes locales privées, tout cela initié par les pouvoirs public. L’exiguïté du marché des « territoires » d’Outre-mer et les difficultés économiques du moment complexifient la donne.
Pour autant, le service public Outre-mer (ex RFO) a lui aussi dû s’adapter à ces évolutions de marché en perdant 50 % de sa capacité de diffusion (avec l’arrêt de la chaîne TEMPO). En outre, les nouvelles chaînes 1ère ont perdu l’accès aux programmes des autres chaînes de France Télévisions, puisque dorénavant diffusées sur la TNT Outre-mer. Une contrainte qui ne s’applique pas aux chaînes privées, bénéficiant d’un contrat d’approvisionnement, exclusif, à des conditions très privilégiées, pour de grands programmes leaders de TF1 et M6.

Les moyens réels des chaînes 1ère n’ont pas augmenté ; une allocation spécifique a été dégagée par France Télévisions pour compenser la perte de près de 65 % des contenus dans ses chaînes d’Outre-mer.
Outre-mer 1ère n’a de puissance financière que celle de France Télévisions, dont elle n’est pas une filiale, mais une direction.
En fait de « débauchages massifs d’animateurs », seulement deux candidatures -par ailleurs spontanées- ont été confirmées en deux ans, sur l’ensemble des 9 TV et 9 radios. Dans la même période, les chaînes privées recrutaient une dizaine de collaborateurs du service public.
Sur le « dumping commercial » que réaliserait la régie publicitaire du groupe FTV, ses bilans mensuels démontrent un différentiel tarifaire en faveur des privées de près de 25 %, le tout dans un parfait respect de la législation en vigueur sur la publicité et le parrainage, à contrario des concurrentes privées.
Alors que toutes les études (dont celles de Médiamétrie) prouvent l’homogénéisation des horaires avec la métropole, sous l’influence du recalage des chaînes nationales diffusées par les opérateurs et la TNT, le démarrage du prime time à 18h00 en Outre-mer aurait pour conséquence le transfert du budget de publicité au bénéfice des chaînes privées locales. Alors même que beaucoup d’annonceurs confirment pourtant l’importance qu’ils attachent à la
diversité des supports et au maintien d’un marché non monopolistique.
La gratuité réclamée pour leur diffusion sur satellite a été faite en oubliant de rappeler que le gouvernement a mis en place, en 2011, d’une manière totalement «dérogatoire», un financement exceptionnel, pour 3 ans, réservé exclusivement aux chaînes privées d’Outre-mer.
France Télévisions, sous l’autorité de son Président, Rémy Pflimlin, entend faire respecter la complémentarité public/privé, dans les règles d’une saine concurrence, équilibrée et avec la seule préoccupation de demeurer quotidiennement au service aux auditeurs et téléspectateurs ultramarins.