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BTP Martinique : l’État tire ENFIN la sonnette d’alarme sur les fraudes
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BTP Martinique : l’État tire ENFIN la sonnette d’alarme sur les fraudes

Par Rédaction Bondamanjak
3 min de lecture
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Pendant que certains “professionnels” du bâtiment batifolent au Salon des “bâtisseurs”, jouant au concours du plus gros engin, se félicitant entre cons descendants et autosatisfaction bruyante, l’État, lui, commence enfin à regarder le secteur en face.

Mercredi 25 mars 2026, le constat de la DEETS (Direction du travail) dressé suite aux investigations menées par le CODAF (Comité opérationnel département anti-fraude) est sans appel :

- fraudes massives
- travail illégal en progression
- millions d’euros envolésLes débâtisseurs, eux, se croient au théatre. Ils clament leur volonté d’innovation et de structuration, ils se mettent en scène et se posent en représentants. Mais beaucoup voient surtout un jeu de dupes, où la légitimité se proclame plus qu’elle ne se démontre.  Les observateurs les plus attentifs se demandent encore comment le Préfet Etienne Desplanques se permet d'afficher un soutien à ces fédérations professionnelles qui ne représentent rien d'autre qu'une vaste supercherie.

Le BTP martiniquais traîne une réputation de milieu “sale”. Oui, il l'est. Le travail illégal progresse, les faux indépendants se multiplient à tous les niveaux (les ouvriers, mais aussi les faux ingénieurs qui jouent à la récolte de subventions pour s'enrichir personnellement sans rendre quoique ce soit de concret).

La fraude est massive, il ne s'agit pas d'un fantasme ni d'une exagération, le problème dépasse largement quelques dérives isolées. L'Etat l'a lui même constaté.

Cette fois, ce n’est plus un bruit de chantier.

Pendant que certains déroulent leurs plans en “12 points” pour sauver le BTP, façon Hercule sans travaux, on ne peut que rire jaune. Le secteur se fissure de l’intérieur.  Les entreprises contournent largement les règles pour survivre parfois, et pour s'en mettre plein les poches, souvent. Les marchés sont faussés façon Anicet, les concurrences déloyales, la confiance disparaît.

Au bruit s'ajoute l'odeur de ces pourceaux, ceux-là même qui aiment accuser la "crise" et parler de "conjoncture" et de facteurs extérieurs. La visqueuse vérité est encore plus dérangeante, la fraude pousse dans un climat d'entre-soi et d'arrangements abjects.

Les débâtisseurs ne sont pas une caricature.

Pendant qu’ils occupent la scène, le vrai chantier, celui de la régulation, de l’éthique et de la transparence, reste à l’abandon;

Que l'Etat vienne à la Maison du BTP pour commencer, le droit du travail n'y existe pas et la fraude se situe à tous les étages.

En Martinique, le problème du BTP n’est plus seulement de construire. C’est de savoir sur quoi reposent encore les fondations.”

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