Aller au contenu principal
Actualité

TOXIC ISLAND, le nouveau roman d’Ernest Pépin

Par Rédaction Bondamanjak
3 min de lecture
Partager :

Superstition, sexe, oisiveté, drogues, alcool et fêtes à gogo : le quotidien d’un aréopage de jeunes, parmi les plus vulnérables laissés en marge de la société, dans cette île paradis où bouillonnent des flots de colère, d’espoir, de désespoir, d’amour, d’humour, mais surtout d’une totale amnésie collective sur le fondok du pays natal.

Ce roman, Toxic Island, œuvre de fiction de l’écrivain guadeloupéen Ernest Pépin, présente — mais pas seulement — la face la plus complexe du pays, qui serait entré dans la modernité en faisant table rase de son histoire et de son passé, et qui, lors d’explosions de violence, de façon sporadique, appelle au questionnement mais retombe aussitôt après dans l’oubli…

TOXIC ISLAND?Prix : 17,80 euros

Avril 2010 ?ISBN : 978-2-915247-28-2

Bio auteur : Ernest Pépin, né en 1950 en Guadeloupe, est l’auteur d’une œuvre poétique et romanesque remarquée. Il a publié notamment L’Homme au bâton (1992), Tambour-Babel (1996) et Le Tango de la haine (1999) aux éditions Gallimard, ainsi que Cantique des tourterelles (Ecriture, 2004).

Incipit  : ?Je me sentais léger en ces temps désolés où la modernité massacrait l’île. Un lot d’affiches publicitaires avaient poussé sans bruit, parasitant la verdure, rendant aveugles les arbres, soumettant les carrefours à la loi du marché pour vanter de manière incongrue tel ou tel produit des supermarchés, tel ou tel crédit dont l’offre se voulait alléchante, telle ou telle voiture avec laquelle on pouvait faire le tour du monde, le monde lui-même au bout des ailes d’avions. Je me sentais peinard dans ce maquis des débrouilles où chacun tirait son diable en croyant que la vie se résumait à acheter, à baiser la fourmilière des femmes, à coquer comme ils disent du matin au soir et du soir au matin, à paraître mannequin au lieu d’exister en plénitude. C’était cela le temps que l’on m’avait légué et je faisais avec, du haut de ma jeunesse, et même parfois, je n’enviais aucun roi parce que mon royaume, à moi, relevait de l’invisible et des franges marginales où coulaient la drogue, le sexe et le rhum au gingembre. Petites arnaques à droite. Petites arnaques à gauche. Ma vie, à moi et celle de mes copains, se remplissait de rires, de risques majeurs, de cette vitesse sans frein que ne connaissent que les foutépamal. Autrement dit ceux qui s’en foutent.

© Desnel 2010

Partager cet article

Partager :

À lire aussi

Martinique : le procès MADIVIAL comme si vous y êtiez
Actualité

Martinique : le procès MADIVIAL comme si vous y êtiez

Gilles DEGRAS
MEDEF MARTINIQUE : CATHERINE RODAP QUITTE LE NAVIRE… MAIS LE NAVIRE EST-IL EN RÈGLE ?
Actualité

MEDEF MARTINIQUE : CATHERINE RODAP QUITTE LE NAVIRE… MAIS LE NAVIRE EST-IL EN RÈGLE ?

Gilles DEGRAS
Élisez la plus CONNE de ces 4 vidéos
Actualité

Élisez la plus CONNE de ces 4 vidéos

Gilles DEGRAS
Je ne suis pas RACISTE mon "CONCUBAIN" est NOIR
Actualité

Je ne suis pas RACISTE mon "CONCUBAIN" est NOIR

Gilles DEGRAS

Commentaires

Connectez-vous pour laisser un commentaire.

Aucun commentaire. Soyez le premier à réagir.