Bondamanjak

LE 10 MAI…5 MAIRES…

Le 10 mai 2006, une délégation composée des maires des villes-capitales domiennes rencontrera la Commission Européenne à Bruxelles. Il s'agit de MM. Henri BANGOU, Maire de Pointe-à- Pitre, Jean-Pierre ARON, Adjoint au Maire de Cayenne, Dominique FOURNEL, Adjoint au Maire de Saint Denis de la Réunion, Guy GEORGES, Maire de Basse-Terre et Serge LETCHIMY, Maire de Fort-de-France. Ainsi, depuis plusieurs mois, les villes de Basse-Terre, Cayenne, Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Saint-Denis se mobilisent pour que leur statut de "ville-capitale" ultrapériphériques soit pris en compte dans la mise en oeuvre des politiques européennes. A l'initiative de la Ville de Fort-de-France, tous les Maires des villes-capitales d'Outre-Mer se rendront donc à Bruxelles le 10 Mai 2006. Cette mission est organisée par la représentation de la Datar à Bruxelles. Les maires rencontreront des représentants du Parlement européen et de la Commission européenne, essentiellement ceux ayant en charge l?urbain et la politique régionale. L'essentiel des discussions tournera autour des politiques urbaines de l'Union européenne. Contrairement aux villes françaises éligibles à l'Objectif 2 et pouvant bénéficier à ce titre de l'initiative communautaire Urban, les villes d'Outre Mer, relevant de l'Objectif 1, n'ont pas fait l'objet d'un traitement différencié permettant une intervention des Fonds structurels, adaptée aux enjeux spécifiques de ces villes, ni d'une mise en réseau favorisant des échanges d'expériences, tant sur le plan des méthodes de la revitalisation urbaine que sur le plan du montage et du suivi des dossiers faisant appel aux Fonds structurels. Pour la prochaine génération de programmes européens, l'initiative Urban va disparaître en tant que telle, mais un axe des futurs programmes opérationnels destiné aux villes reprendra la « méthode Urban ». Les villes capitales d'Outre mer se préparent pour s'approprier ces nouvelles méthodes et aussi pour développer une ingénierie urbaine répondant aux besoins spécifiques des RUP. S'agissant de la politique régionale, contrairement à l'Etat ou aux Régions, les villes ne sont pas les interlocuteurs privilégiés de la Commission. Aussi, elles ne lui adresseront pas de doléances, mais rappelleront celles qu'elles ont soumises aux autorités régionales et nationales, ainsi que les actions qu'elles ont menées à travers la déclaration de Cayenne ou encore auprès des Ministres de l'Outre-Mer, de l'Aménagement du territoire et de l'Intérieur. Car la convergence des RUP, en termes de PIB, telle qu'elle se profile pour la Martinique, par exemple, risque de se produire sans pour autant voir se résorber le retard des villes. En 2004, la Commission, dans ses projets de règlements pour la période 2007-2013, avait proposé d'accorder une place privilégiée à l'urbain ; cette démarche était particulièrement appropriée pour les RUP où les contraintes des villes sont exacerbées (charges de centralité, pression migratoire, potentiel fiscal nul). Le recentrage des priorités des Programmes opérationnels 2007-2013 sur l'économie de la connaissance, tel que décidé par le Conseil européen de décembre 2005, risque de minorer les enjeux urbains dans les futurs programmes opérationnels. Tout en comprenant les principes macroéconomiques qui guident actuellement l'action de l'Union, les villes capitales doivent attirer l'attention sur la nécessité d'accompagner la mise en oeuvre de cette stratégie économique par une remise à niveau volontariste des villes capitales, porteuse d'attractivité, de croissance et d'emplois D'une façon générale, outre l'évocation des enjeux spécifiques des villes, il s'agira d'aborder les priorités de la Commission afin de les confronter aux réalités des villes capitales.

En gros, ces élus n'ont pas eu tort de se bouger le Q.I. En gros aide toi l'Europe t'aidera…