Bondamanjak

LES JOURNALISTES FRANCAIS DE FRANCE…DES CHAROGNARDS ET DES MALPROPRES…

Les journalistes français démontrent souvent un comportement méprisant quand ils quittent leurs bases…un comportement occentrique empreint d'un parisianisme crétin…Ce jeudi 18 août 2005, la Martinique vit son drame à la grâce de Dieu comme auraient pu le dire moult grands-mères ici. Nous sommes à l'aéroport du Lamentin, il est 23h45…près de trois cents personnes occupent le hall…beaucoup d'entre eux doivent se rendre au Vénézuela…pour tenter de toucher du doigt l'évidence…il y a les familles des victimes, des personnalités politiques…des journalistes il y a du monde…l'attente côtoie l'ennui, les derniers problèmes font tout pour se trouver des solutions…tout se gère ou se digère…Mais ce faux calme est insupportable pour les journalistes de France 2 et des autres télés nationales présentes…et puisque l'actualité et le sensationnel ne vient pas à eux, ils décident de donner un coup de pouce à tout cela…Un homme un peu agacé, s'adresse à la chargée de com du Conseil Régional…c'est l'occasion rêvée…les caméras et les micros perches comme des chacals bâtards de hyènes, lui offrent une tribune, pour cet homme, c'est le rôle de sa vie…les journalistes et le ballet de caméras l'attisent comme une braise. Il est chaud, il va pouvoir faire son show. Ces salopards usent d'un mépris rare…l'important n'est pas important. De toute façon ici on est les rois…La tension monte personne ne bouge cette supercherie passe comme une lettre à la poste. Awa. Pa jodi a. Mon sang d'antillais monte dans ma tête, mes mots ont la parole et dans une colère "pa ni bagay la fèt", tout seul, je demande vertement à ces connards d'arrêter leur cinéma, leur mascarade sans masque…je réclame le respect pour mon peuple, le respect pour mon pays et ses eunuques fraîchement émasculés mettent la queue gentiment entre les jambes. J'hallucine…et je me rappelle de ces pratiques …la fausse interview de Castro par le "brillant" Patrick Poivre D'Arvor, les faux barbus…bref…mais le pire c'est que ces français de France sont encore plus étonnants en société…Mercredi 17 août 2005, dans l'ancienne aérogare, l'ambiance est pesante, les familles sont en souffrance…tout est pénible…autant qu'insoutenable…il fait chaud…on fait comme peut…les sapeurs pompiers dressent des tables et amènent des rafraîchissements, de l'eau et du cola…chacun étanche sa soif …quand une journaliste d'un hebdomadaire parisien (je l'ai appris après l'incident qui va suivre) prend une bouteille de cola dévisse le bouchon et boit à même le goulot…Le secouriste était juste parti pour chercher une cinquantaine de gobelets…la miss avale quelques gorgées revisse le bouchon et dépose la bouteille avec un naturel hexagonal…je suis avec une amie qui ouvre de grands yeux…les miens sont déjà sortis de leurs orbites… Je dis à cette charmante femme "mais vous n'êtes pas la seule à boire…" et elle de me sortir "j'avais soif et il y a plus grave que ça ici aujourd'hui vous ne croyez pas ? ". Boug mwen…tchip. Heureusement, la situation m'anesthésie…ce n'est ni le lieu ni le moment…mes amis présents…me ramènent à la maison…euh…à la raison…mais la malpropre vit mal ma remarque surtout sa consoeur au pantalon rose éternel qui me dit que je manque d'éducation. Eh oui ce monde est brusquement à l'envers. Voilà je comprends mieux pourquoi je gagnerai à être français de Martinique…euh un martiniquais.

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