Bondamanjak

Lettre ouverte à messieurs Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Yves Jégo, madame Martine Aubry*, madame Ségolène Royale* et monsieur Olivier Besancenot*.

Mes chiffres ne sont peut être pas exacts à 100% mais je suis sur que l’on peut trouver quelque part les chiffres qui confirmeront ce que j’écris là.

Lorsque l’on sait que les taxes locales (octroi de mer, TVA, et autres) sont calculées sur le prix départ + le fret maritime ou aérien + l’assurance, en réduisant le coût de ces transport de 50 %, on réduit automatiquement et de façon durable les prix de tout ce que nous importons du fait de notre insularité, 98 % de tout ce que nous achetons.

Car tout est cher dans nos départements d’outre mer, vous voulez la preuve de ce j’écris, un vol Paris Miami, ou New York ou même Los Angeles ou toute autre destination Nord Américaine coute aujourd’hui 400 euros alors que la distance parcourue sur ces vols est plus longue que celles nous séparant de  notre France Métropolitaine, comment parce que au départ de la France Métropolitaine toutes les compagnies internationales décollent vers ces destinations, donc les avions de toutes sont remplis en partie seulement, bien souvent à 25 % de leur capacité car la concurrence fait rage entre les divers compagnies aériennes du monde.

Mais Vers les DOM/TOM, c’est chasse gardée pour Air France, et ce n’est pas Air Caraïbes ou Air Liberté à qui l’état a accordé une petite part du gâteau après d’âpres  combats menés durant des années et après que d’autres compagnies est été chassées par le biais de tarifications farfelues, qui pourront contredire cela. Alors on nous dit oui il y a une notion de service donné par Air France, cette notion existe dans tous les pays, par toutes les autres compagnies sauf si British Air Way ou Lufthansa ou toutes les compagnies nationales étrangères sont des sociétés peu fiables.

En fret maritime on nous dit que les navires qui arrivent dans nos départements repartent à vide, et que ce ne sont pas les containers de bananes qui peuvent compenser  le manque à gagner, mais si les navires qui partent de Hambourg, d’Amsterdam, de n’ importe où en Europe, et même du Havre qui transportent tout le fret Européen exporté vers le continent Nord Américain et les Antilles non Françaises, en passant au large de nos départements étaient autorisé à toucher nos port sur leur chemin du retour plein d’export du marché Nord Américain vers l’Europe, ces compagnies étrangères pourraient charger les containeurs de bananes certainement à un moindre coût. Et avec la même régularité étant donné le volume de fret maritime entre l’Europe et le continent Nord Américain dans les deux sens.

Enfin pourquoi nos Chambres de Commerce des DOM ne font elles par faire un audit sérieux sur les services des ports et aéroports quelles gèrent afin de faire un appel d’offre pour ces services pour en baisser le coût.

Pourquoi ? Parce que lorsque vous négocier âprement quelques centimes de moins chez les fournisseurs Français ou Européens sur les marchandises que vous importez voici comment ce décompte les frais d’approche sur les produit à faible valeur marchande comme par exemple les produit de première nécessité que nous consommons dans les DOM.

Pour un article dont le prix est compris entre 0.01 centime et 1 à 2 euros est dont le poids ou le volume est important par exemple 1 kilo de farine, de semoule, de sucre etc. etc. c’est-à-dire tout nos besoins journaliers pour manger ou vivre, Vous allez payer :

Pour un container d’environ 19 tonnes ou 20 mètres cubes de ces produits de première nécessité.  

Transitaire au port de départ pour remplir ce container et l’assurer, effectuer les formalités douanières d’export, et enfin pour charger cette boite sur le bateau peut être 350 euros**.

Pour transporter ce container sur les 7000 km nous séparant de l’Europe 1500 euros.

Soit au total 1850 euros.

Et bien  pour juste débarquer ce container depuis le pont du navire sur le quai de nos ports,  nous devons acquitter à notre Chambre de Commerce la bagatelle de 1000 euros**.

Puis ensuite nous acquittons les taxes et charges régionales (octroi de mer, TVA, etc. etc.).

Soit: Un octroi de mer allant de 5 % à 25 %, ainsi qu’une TVA modulable de 7.5 % à plus selon la matière, le pays de fabrication ou de provenance, le tout sur :

Le prix départ de la marchandise + les frais de transit, le fret maritime, l’assurance et les frais de débarquement. En moyenne nous avoisinons dans le meilleur des cas 32 % et dans le pire 100 % du prix d’usine de nos produits.

Soit au total : 1850 euros + 1500 euros = 3350 euros x par 32 à 100 %, soit un minimum 1068 à 3350 euros.

Conclusion en réduisant le coût de fret maritime ou aérien, le coût des frais de débarquement,  on réduit d’au moins 60% le coût de tous les produits importés, c’est-à-dire tous ce que nous consommons au jour le jour.

Tout cela peut être fait sans qu’il en coute rien à l’état et peut être fait par monsieur le Président de la République, seulement au détriment  des grandes compagnies nationales qui réalisent des milliards de bénéfice annuels, en bonne partie sur le compte des DOM/TOM avec le consentement depuis toujours de touts les gouvernements successifs de gauche comme de droite depuis plusieurs décennies.

Je souhaiterai que l’on prenne en compte cette lettre ouverte afin de réfléchir pour tenter de résoudre durablement les soucis des DOM, en libéralisant les prix du transport maritime et aérien, ainsi que des services portuaires et aéroportuaires nous ouvrons de nouvelles perspectives pour les DOM.

Par exemple de nombreuses entreprises Européennes qui exportant vers le continent Nord Américain et les Antilles de toutes origines, mais n’ayant pas les moyens ou le volume suffisant pour ouvrir une unité de production aux Amériques, pourraient installer une base avancée de production ou de SAV afin de prospecter tout le marcher outre mer et des Amériques afin d’offrir un meilleur service et plus réactif qu’au départ du vieux continent, ce qui créerez des emplois chez nous.

Voila je rappel que ne suis politiquement ni de droite ni de gauche, je suis un petit commerçant qui a créer 18 petites entreprises depuis 1971 à aujourd’hui, qui employé jusqu’à 21 salariés et au total plus d’une centaine, il m’en restait 2 jusqu’au 10 février, je me suis mis en cessation de paiement le 10 février auprès du tribunal de commerce qui a décider la liquidation de celle-ci, la dernière encore existante mais qui subit la grève soit disant contre les grands groupes, et en train d’agoniser, en effet je dois chaque mois trouver 30.000,00 euros pour payer les salaires des 5 employés, les charges sociales et fiscales, ainsi que les loyers des locaux et des machines nécessaires à l’exercice de notre activité de micro entreprise.

Je rappel à tous que tout comme en Métropole, les artisans, les micros, les petites et moyennes entreprises regroupe plus de salariés que les grands groupes ou usines gigantesques sur le territoire Français.

Bonne réflexion avant que nous ne sombrions définitivement dans l’irréparable car tout autour de nous le monde s’enfonce déjà dans la plus grande dépression que la terre est connue depuis le début de son activité sociale et de société humaine et moderne.

Merci à vous j’espère juste nous aider à tous nous en sortir.

 

 

 Raffael Liven