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MOUNE…

Une grande voix s’est tue. La chanteuse et comédienne guadeloupéenne #Moune De Rivel est morte ce matin à l’âge de 96 ans à #Paris.
C’était une grande dame de la chanson créole, qu’elle découvre, très tôt, à Bordeaux, où elle est née en 1918, au contact de grands artistes antillais, amis de ses parents, comme Alexandre Stellio, Léona Gabriel, ou Ernest Léardée.
A 15 ans, Moune de Rivel donne son premier récital au cabaret de la Boule blanche à Paris.
Dans les années 30, elle chante dans les meilleures salles parisiennes, accompagnée par l’orchestre de Pierre Louiss. Elle est alors remarquée par un agent artistique américain et engagée au célèbre Café Society de New-York. De retour en France, après deux ans passés aux Etats-Unis, elle effectue une tournée européenne: Milan, Berlin, Stockholm, Helsinki, etc… A l’indépendance du Burkina-Faso, Moune de Rivel est sollicitée, par les dirigeants de ce pays ouest-africains, pour composer l’hymne de la liberté retrouvée.
On la voit ensuite au cinéma, où elle tient des petits rôles, dans plusieurs films : « La Belle et le Truand », « Meurtre en sourdine », « Paul et Virginie », etc… Moune De Rivel a été honorée de son vivant, d’abord en Afrique. En 1966, elle est faite Chevalier de l’ordre national de la Haute-Volta. Un an plus tard, elle reçoit la Médaille de la ville de Paris.
En 1994, la #Guadeloupe la distingue à son tour. Elle reçoit la Médaille de la commune de Sainte-Anne, qui a vu naitre ses parents. En 1997, elle est faite également Chevalier des Arts et des Lettres. Frappée ces dernières années par la maladie d’Alzheimer, Moune De Rivel avait été admise dans une maison spécialisée à Paris. C’est là, qu’elle s’est éteinte aujourd’hui.